lundi 18 août 2014

DE LA DESTRUCTION A LA DIFFAMATION EN PASSANT PAR L’EXPROPRIATION FORCEE DES RUINES DU COMPLEXE MEDICAL DE KATI : QU’EST-CE QUI ATTEND ENCORE LE DOCTEUR ELMEHDI ?

DE LA DESTRUCTION A LA DIFFAMATION EN PASSANT PAR L’EXPROPRIATION FORCEE DES RUINES DU COMPLEXE MEDICAL DE KATI : QU’EST-CE QUI ATTEND ENCORE LE DOCTEUR ELMEHDI ?





Comme vous le savez, le complexe médical (pharmacie et polyclinique) du Dr Elmehdi a été saccagé, pillé et brûlé lors des marches de Kati du 1er février 2012. Cette polyclinique médicale Allama a été Equipée partiellement grâce à un prêt contracté auprès de la Banque comme toute entreprise. Après les casses, le Dr Elmehdi a dû quitter le Mali dans des conditions qui font honte à tout Etat normal. Quelques jours plus tard, il a informé ses partenaires commerciaux  et financiers de la destruction totale de ces biens personnels et professionnels pour des mesures conservatoires. Il ne pouvait donc plus honorer ses engagements pour des raisons violentes et extérieures à la gestion normale. Le promoteur du complexe médical verra les restes de son bien immobilier en ruine saisis par la banque qui menace maintenant de mettre les mettre en vente  le 25 août prochain. Peut-être la Banque fait-elle son travail ? Mais peut-on dire la même chose de nos politiques ? Monsieur le Premier Ministre Moussa Mara  expert comptable de son Etat donc tenu au respect éthique, déontologique de sa profession ordinale et du devoir de retenue et de réserve sur les informations des comptes concernant ses clients comme le complexe médical du Dr Elmehdi à l’époque des faits propage, selon de sources concordantes, que le Dr Elmehdi n’honorait pas ses échéances six mois avant les casses. En répétant cela à ses visiteurs et dans des milieux dont l’intervention peut permettre un règlement politique raisonnable de cette grave affaire d’Etat, le Premier ministre Moussa Mara veut-il justifier l’acte de la saisie et de la vente ? Notre réponse : d’abord, il est absolument faux que le Docteur Elmehdi avait des arriérés de paiement vis-à-vis de la Banque. Il était à jour et bien à jour de ses engagements. Ensuite, les difficultés de paiement que peut avoir un client ne doivent conduire ni  aux violences honteuses du 1er février 2012  ni à la saisie bancaire de biens saccagés ce jour où l’Etat a failli à son devoir régalien de protection des citoyens en premier lieu et ensuite à sa responsabilité constitutionnelle qui fait sa légitimité. Que Monsieur le Premier Ministre Moussa Mara propage de telles informations diffamatoires à l’endroit du Dr Elmehdi qui le porte en estime, nous dépasse et nous ramène sur la piste dont notre famille s’est toujours écartée : celle d’un Mali à deux vitesses, avec un Nord et un Sud, des Noirs et des blancs, des forts et des vulnérables. C’est tout simplement en dé ça de ce qu’on peut attendre du Premier ministre d’un Etat qui se veut un et indivisible, juste et fort.

Bamako, le 16 Août 2014
Dr Aboubacrine ASSADEK



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