vendredi 3 mai 2013

MOTS DU DOCTEUR ABOUBACRINE ASSADEK POUR SOIGNER LES MAUX DU MALI.


MOTS DU DOCTEUR ABOUBACRINE ASSADEK POUR SOIGNER LES MAUX DU MALI.



Maliennes et maliens,

Le Mali fait face aujourd’hui à des défis qui sont entrain de menacer son présent et son futur. Entre autres défis, il y a : gérer l’après-guerre, guérir une école malade, assainir une administration et une justice corrompues, établir une paix sociale fragilisée, circonscrire une crise alimentaire toujours possible, contenir les conséquences néfastes d’une crise économique mondiale et construire une économie nationale viable, restaurer totalement l’intégrité territoriale en neutralisant tous les groupes armés, restaurer l’autorité de l’Etat au Nord et au Sud du Mali. Dans ce contexte d’inquiétude et d’incertitude, le Mali se prépare pour les prochaines échéances électorales à venir (présidentielles, législatives et municipales) qui constituent les vraies opportunités démocratiques de changer la voie vicieuse du déclin en une vertueuse avenue vers de meilleurs lendemains où le peuple de notre grand pays saura, victorieusement et dans l’unité, relever tous les défis. Il est de notre Devoir de citoyens bâtisseurs de prendre du recul, de nous poser les bonnes questions et ensemble de leur apporter des solutions réconciliant les maliens d’aujourd’hui entre eux d’un coté, les maliens d’aujourd’hui et les générations à venir, de l’autre.

Etat des lieux
Dans les pays du monde où la citoyenneté a une signification concrète, on sait que la réalité actuelle est celle d’un monde en transition. Partout les valeurs morales, économiques, culturelles, sociales sont remises en cause. Il ne s’agit pas de désespoir, il s’agit du repositionnement de l’Homme et de son Milieu (ou son Environnement) en interaction. Les réponses sont à trouver par l’Homme pour sa survie et son destin. La responsabilité historique, pour chaque communauté humaine, consiste à partir de ses propres valeurs à s’inventer un chemin éclairé menant vers l’étape suivante de son cheminement.

Nous attendons tout des autres, pour nous plaindre ensuite. Les autres nous avaient dit ce que nous devrions faire et nous avaient apporté des recettes, des ingrédients. Il s’est agit de l’ajustement structurel, du multipartisme, de la bonne gouvernance, du micro crédit, etc… Nous en avons fait quoi?
Nous en avons fait un bon prétexte pour:

détruire notre système éducatif, l’avenir de notre Mali;
donner de la promotion au maître d’école qui ne respecte pas la déontologie et l'éthique du métier d'enseignant;
humilier le travailleur honnête;
développer et institutionnaliser la corruption;
exemplifier le voleur de biens publics;
promouvoir le juge malhonnête, ignorant et arrogant;
rendre honorable l’agent de santé qui assassine le malade avant de fouiller ses poches;
envoyer nos enfants se jeter dans la mer ou les obliger à se transformer en faux étudiants (faux diplômés), devenant souvent de vrais hors la loi illettrés;
multiplier les partis politiques dont beaucoup sont sans militants et sans programmes de développement national;
élire des hommes politiques dont beaucoup se sont révélés être sans éthique, sans morale et donc inaptes à représenter un peuple qu’ils se sont efforcés de diviser en clans et qu’ils essaient de transformer en clients;
compromettre la consolidation de la république et l’affirmation de la démocratie.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous avons, sans cesse, obtenu les mêmes résultats parce que nous ne changeons pas notre façon d’aborder les questions. Nous en avons récolté les mêmes souffrances, les mêmes plaintes, les mêmes frustrations, les mêmes renoncements, les mêmes tares qui rendent aujourd’hui la société malienne non reconnaissable, sans fondement morale, sans avenir identifiable.

Que faire?
La solution, à notre avis, comme chaque fois que la «longue nuit de l’ignorance et de l’incivisme» s’est abattue sur notre pays est que des femmes et des hommes allument la lumière qui sera le lieu de rassemblement. De ce lieu, nous marcherons sans peur ni reproche vers de meilleurs lendemains.

Partons des acquis. Nous avons des règles, certes imparfaites mais des règles permettant de construire la république comme espace de vie, avec la démocratie comme mode de vie, des institutions étatiques comme formes de gouvernement, des écoles comme lieu de formation des citoyens. Nous allons partir de ces acquis pour lutter contre des comportements. Lorsque des femmes et des hommes se seront indéfectiblement associés à ces comportements, nous allons lutter contre ces femmes et ces hommes.

Nous ne luttons pas contre les institutions de la République. Nous voulons bâtir une République du Mali une et indivisible, un Etat malien impartial et juste, un Gouvernement qui représente la majorité de notre population et travaille pour servir l’intérêt national. Nous ne luttons pas contre les partis politiques. Nous voulons combattre les rassemblements de voleurs, les sanctuaires pour gredins et cupides.

Notre démarche commune a débuté en 1997 avec la naissance des réseaux digitaux de communication de masse par un appel à se rassembler pour sauver l’école malienne. Cet appel a atteint une étape significative mais insuffisante par la tenue du Forum sur l’éducation. Notre démarche a ensuite sollicité l’organisation d’une réflexion nationale sur la corruption. A présent, en réaction à la situation générale de notre pays, nous devons aller plus loin. Il nous faut aller à la racine de la vie publique qui est l’organisation politique de notre pays.

Comment faire?

C’est donc en vue d’atteindre nos objectifs que nous affirmons notre foi qui est que la lutte politique démocratique est le moyen, les élections politiques propres et impartiales sont le lieu, les élus authentiques et légitimes sont les fantassins de ce combat sans fin pour une vie meilleure et digne d’une Nation malienne unifiée dans l’efficacité économique, la justice sociale et la liberté politique.

Dès lors, et de façon légitime, nous appelons à un rassemblement de toutes les forces patriotiques à se réunir en une grande alliance autour du Dr Aboubacrine Assadek Ag Hamahady en vue des élections générales de 2013 et au-delà.
Les objectifs de cette alliance sont divisés en deux ordres : les objectifs à court terme et les objectifs à long terme.

Parmi les objectifs à court terme nous pouvons citer, entre autres :
Dissoudre "temporairement" l'AEEM qui, dans sa forme actuelle, nuit plutôt à l'école malienne ; et la remplacer par des structures "autonomes" dans chaque faculté, institut et école (genre coordination des responsables de classe de tel ou tel établissement)
application immédiate, sous la conduite d’une commission autonome, des recommandations du Forum de l’Education tenu en Octobre 2008;
application immédiate, sous la conduite d’une commission autonome, des recommandations des Etats Généraux sur la Corruption et la Délinquance Financière;
reconduction du comité de dialogue et de réconciliation. Sa feuille de route sera clairement adoptée par l’assemblée nationale, sa composition reflètera plus de la composition de la société malienne dans son ensemble. Un débat national sera organisé avant mon un an de prise de pouvoir qui sera conduite par ce comité. Les résolutions et recommandations seront immédiatement mises en œuvre par le gouvernement. L’assemblée nationale assurera son suivi et évaluation. Les actions actuellement menées pour la reconstruction d’une armée républicaine doit être soutenues et pérennisées.;
mise en place immédiate d’une commission autonome pour le salut économique de la nation qui aura autorité pour évaluer la situation de l’emploi, du tissu industriel, de la situation de l’agriculture et des mines et de préconiser des mesures immédiates;
de mettre en place un mode de scrutin uninominale à un ou deux tours pour les élections législatives et communales;
instituer immédiatement une Commission Nationale d’Audit chargée, d’évaluer automatiquement, l’état d’enrichissement de tout malien vivant sur le territoire national en recherchant ses biens connus ou cachés, y compris en recevant les dénonciations publiques provenant d’associations civiques reconnues, en appelant à de telles dénonciations, et en assurant la transmission de tout dossier de corruption à la justice et son suivi;
Mise en place progressive d’une administration publique transparente par l’instauration immédiate d’un serveur informatique de l’administration publique sécurisé dans son accès et son fonctionnement. Ce progrès technologique est possible au Mali comme il l’a été, entre autres, dans certains pays africains comme le Cap Vert, les pays du Maghreb.

L’alliance continuera à établir la liste des objectifs à court et long termes et travaillera à les atteindre en décidant les modalités de ses actions et des alliances nécessaires pour les atteindre.

Nous appelons nos compatriotes, de l’intérieur, de l’extérieur, les partis politiques authentiquement patriotiques, les associations civiques, les syndicats, les amis du Mali, etc… à se joindre à cet effort et à constituer des réseaux d’activités. Un comité national provisoire sera installé le plutôt possible.

Personne ne recevra de thé ou de sucre pour sa participation, mais chacun sera assuré de devenir citoyen d’un pays où l’état est efficace à soutenir la création de richesses économiques. Personne ne recevra, en échange de sa participation une place et des privilèges, mais chacun sera conforté de contribuer à faire un pays juste. Personne ne recevra, contre sa participation, de passe-droit ou de la protection du malfaiteur, mais chacun aura participé à l’aventure de faire Une Nation Malienne Juste, Prospère, Démocratique et Républicaine.

Le 28 avril 2013.
Dr Aboubacrine ASSADEK.

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