vendredi 3 mai 2013

ELECTION PRÉSIDENTIELLES JUILLET 2013 : LES GRANDES LIGNES DE MON PROGRAMME

Election présidentielles juillet 2013 : Les grandes lignes de mon programme




Maliennes et maliens,
Le Mali fait face aujourd’hui à des défis qui sont entrain de menacer son présent et son futur. Entre autres défis, il y a : gérer l’après-guerre, guérir une école malade, assainir une administration et une justice corrompues, établir une paix sociale fragilisée, circonscrire une crise alimentaire toujours possible, contenir les conséquences néfastes d’une crise économique mondiale et construire une économie nationale viable, restaurer totalement l’intégrité territoriale en neutralisant tous les groupes armés, restaurer l’autorité de l’Etat au Nord et au Sud du Mali. Dans ce contexte d’inquiétude et d’incertitude, le Mali se prépare pour les prochaines échéances électorales à venir (présidentielles, législatives et municipales) qui constituent les vraies opportunités démocratiques de changer la voie vicieuse du déclin en une vertueuse avenue vers de meilleurs lendemains où le peuple de notre grand pays saura, victorieusement et dans l’unité, relever tous les défis. Il est de notre Devoir de citoyens bâtisseurs de prendre du recul, de nous poser les bonnes questions et ensemble de leur apporter des solutions réconciliant les maliens d’aujourd’hui entre eux d’un côté, les maliens d’aujourd’hui et les générations à venir, de l’autre.
I- La Paix et réconciliation nationale : la crise malienne a révélé que notre pays n’a pas su créer les conditions d’une paix durable. Aux revendications légitimes des rebellions au nord Mali se sont greffés les narcotrafiquants, des terroristes, des bandits de tous ordres… Le gouvernement central n’ayant pas pu apporter la solution idoine s’est vu vite dépasser par la spécificité et l’ampleur du problème. Les conséquences ont été catastrophiques pour les populations du nord, pour le Mali avec la guerre et ses cortèges de malheur.  C’est pourquoi pour recoudre le tissu social je reconduirai le comité de dialogue et de réconciliation. Sa feuille de route sera clairement adoptée par l’assemblée nationale, sa composition reflètera plus de la composition de la société malienne dans son ensemble. Un débat national sera organisé avant mon un an de prise de pouvoir qui sera conduit par ce comité. Les résolutions et recommandations seront immédiatement mises en œuvre par le gouvernement. L’assemblée nationale assurera son suivi et évaluation. Les actions actuellement menées pour la reconstruction d’une armée républicaine doit être soutenues et pérennisées.
II- La décentralisation : c’est le cadre idéal pour la gestion de proximité de l’ensemble des préoccupations des maliens. Même si le Mali a amorcé cette belle œuvre, il n’est pas allé au bout. Il faut donc achever la décentralisation. Cela passe par donner plus de moyens et de missions aux collectivités décentralisées en respectant le principe : les missions = les moyens. Cette forme de gestion permettra sans doute l’éclosion de nouvelles initiatives, l’innovation et l’émergence des acteurs locaux, la dynamique locale. Une nouvelle constitution sera proposée au referendum. Elle prendre en compte les changements majeurs et renforcera les pouvoirs du parlement si elle est adoptée.
III- Le développement économique, la justice sociale et le respect de l’environnement : J’inscris ces trois piliers dans une doctrine qui va fonder toutes les mesures et accompagnements de l’Etat dans tous les projets. La finalité de toutes actions doit mettre au centre des préoccupations : l’Homme. Le vivre ensemble, le bien être de chacun en harmonie avec son environnement sont plus que nécessaires.
ü  Le développement économique du Mali passe par le développement de l’agriculture. Il faut d’ores et déjà assurer l’autosuffisance alimentaire. Nous devrons avoir une politique agraire attirante et agressive. L’aménagement des terres, l’accompagnement des agriculteurs sera ma priorité. Il faut que le métier de l’agriculture soit reconnu. Il faut chaque année initier une opération pour valoriser une culture de niche (opération gombo, patate,…) après une étude sérieusement menée en fonction de la demande sur le marché national, sous régional et international. Il faut que le secteur crée désormais de la plus-value en produisant des produits alimentaires industriels prêts à la consommation. Il faut arriver à nous imposer sur le marché du coton en stimulant des partenariats plus importants et plus profitables aux cotonculteurs.
ü  Il faut redynamiser l’élevage et la pèche. Cela passe nécessairement par l’industrialisation et la mise en place de circuits de distribution plus appropriés respectant les normes internationalement reconnues. La pisciculture est un atout incontestable qui attitrera toute mon attention.
ü  Le Mali doit faire un audit de son secteur minier. Comment comprendre qu’avec tant de richesses les maliens, les localités où les mines sont extraites sont aussi pauvres ? Nous devrons renégocier  ces contrats de la honte. L’Etat doit aller vers l’acquisition des parts plus importants d’actions dans tous ces contrats, d’actionnaire minoritaire à actionnaire majoritaire. L’Etat doit avoir dans ce secteur ses propres entreprises à défaut il doit contribuer l’émergence d’actionnaires privés nationaux. Des législations plus mobilisatrices à des investissements publics et privés, nationaux et internationaux seront prises. 
ü  L’administration doit jouer son rôle. Le Mali souscrit à la charte de l’administration adoptée par les pays de la CEDEAO. A ce titre l’auto-évaluation serait faite chaque année. Chaque citoyen doit être informé par toutes les  administrations que l’ensemble de ses services, les coûts, les délais de chaque service fourni. Il doit avoir un moyen de recours en cas de manquement de cette obligation. Tout manquement doit être désormais sanctionné. Il faut l’homme à la place qu’il faut. La justice doit être reformée en suivant les résolutions et recommandations du Programme Décennal de Développement de la Justice (PRODEJ). Les résultats du travail du vérificateur général doivent être déposés directement sur la table du procureur général de la république. Chaque année le parlement s’auto saisit du dossier pour apprécier les résultats obtenus en interpellant le ministre de la justice.
ü  L’eau et l’électricité doivent être fournis en quantité et en qualité à tous les maliens. Les efforts déjà entrepris sont à pérenniser et accentuer.
ü  Toutes les actions publiques et privées de développement doivent d’abord s’inscrire dans le respect de l’environnement y compris tous les contrats miniers en particulier.
IV- L’éducation, la formation professionnelle et l’emploi : Il faut que le programme de formation des élèves s’oriente plus vers les secteurs économiques du Mali. Permettre aussi l’adéquation entre la formation et les secteurs de forte demande en emploi.
ü  L’école malienne souffre depuis plus d’une vingtaine d’année. Il est urgent de mettre en œuvre les recommandations du Forum de l’Education tenu en Octobre 2008; rétablir au plus vite la confiance entre les partenaires et les acteurs de l’éducation. Pour cela il faut vite se mettre à table pour créer un véritable dialogue.
ü  Il faut appuyer les structures existantes (ANPE, APEJ, AFPA,..). Mais la vraie révolution sera l’appui et la redynamisation des acteurs de développement local. L’Etat va accorder toute son attention aux secteurs de l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, l’artisanat, le tourisme et hôtellerie… qui peuvent être des secteurs de formations et d’emploi de masse pour les jeunes. L’entreprenariat doit intéresser les jeunes, c’est pourquoi l’Etat doit accompagner les porteurs de ce projet. Les associations, les ONG, les organisations de développement sont des secteurs d’emploi qui résistent mieux aux crises. L’Etat se doit de les accompagner.   
V- La valorisation de la culture malienne :
La culture malienne est très riche et est le produit qui se vend le mieux en dehors du Mali. Les artistes maliens au même titre que les autres hommes de cultures les sont les meilleurs ambassadeurs de notre pays. Aujourd’hui l’ensemble des œuvres culturelles maliennes souffrent de la piraterie, du vol, de l’abandon, de la destruction... C’est pourquoi des lois plus répressives seront prises pour protéger les œuvres de l’esprit, sanctionner l’ensemble des actes qui constituent des menaces contre notre culture. Les moyens seront donnés pour la protection de nos biens artistiques et culturels.
Dr Aboubacrine ASSADEK.

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