lundi 11 mars 2013

FRANCOLADES ET FRANCONNERIES Le baiser du diable.



FRANCOLADES ET FRANCONNERIES
Le baiser du diable.
Moi, je suis un bêta, comme la majorité des Maliens, avec tout le respect que je vous dois, et j’applaudis des quatre mains : deux pour la France, deux pour François Hollande, le très cher Président des Français. Je ne sais qu’une chose, c’est l’intervention française qui a permis de stopper l’offensive djihadiste à Konna, et ça, nos militaires même le reconnaissent, sinon nous serions cuits. Chercher à savoir, comme le disent certains … gauchistes, comment nous en sommes arrivés là, qui a aidé qui à faire quoi, de la chute de Kadhafi à celle d’ATT, pour inculper le gouvernement français, ou américain, c’est trop compliqué pour moi. Ça, c’est trop intellectuel, franchement. Pourquoi veut-on que je me pose des questions, quand je ne saurai les répondre ? Je connais, moi, mes limites, et me contente de ce que je vois et que Rfi me livre. La France est bien là à nos côtés. Merci. Elle est pour l’unité du Mali, alors, vive la France, vive Hollande ! Ah ! Il paraît qu’elle convoite nos richesses du Nord ? Mais, qu’elle les prenne, on s’en fout ; qu’elle installe sa base si elle veut, là où elle veut, voilà ! pourvu qu’elle nous débarrasse de ces fils de Satan qui veulent venir nous imposer la charia, c’est tout, Fabrouama.
C’est vrai, je ne nie pas que les farfelus du MNLA, c’est les ânes par qui tout est arrivé. Ils ont, eux-mêmes, revendiqué le crime d’Aguel Hoc (j’espère qu’ils en répondront, maintenant qu’ils veulent divertir en se portant partie à la CPI, qui doit les juger). Ils ont ouvert les portes de Gao, Tombouctou, Kidal, aux islamistes, qui ont fini par les rosser. Toute honte bue, refugiés à Ouaga, sous la protection de Blaise, qui les a exfiltrés, les voilà qui gesticulent, revenant dans les coffres français, prétendant avoir pris Kidal, et se pavanant là, braves guerriers de cavale en cavalcade, sans livrer nulle part de combat, eux qui avait prétendu nettoyer le Sahara si la France leur donnait les moyens. Ils l’ont reçu, pour massacrer des militaires maliens désarmés, et puis... ont détalé devant leurs compères barbus, plus virils. Bof, de toute façon, c’est la pirouette française que je ne comprends pas ; qui fait chemin avec l’armée malienne jusqu’à Gao et Tombouctou, et qui, subitement, fait faux bond à nos gars, qu’elle plante pour aller à Kidal, en substituant aux forces maliennes les combattants tchadiens. Pour, ensuite, laisser le MNLA venir faire son cirque dans un Kidal vidé, abandonné, prenant des airs. Même les apatrides n’ont pas beaucoup apprécié le lapin français. Cela quand même est gênant, et m’amène forcément à douter un peu. Y a-t-il un double jeu de la France ?
J’ose tout de même m’interroger sur le deal entre la France et les farfelus du MNLA, qui, tout le monde sait, ne représentent nullement les populations touareg qui ne leur ont rien demandé, auxquelles ils nuisent douloureusement en se servant de leur nom, les poussant à fuir, à se refugier, à quitter leurs terres, à vivre la hantise de la stigmatisation, à craindre pour leur avenir, du fait de ces bourriques incapables de réfléchir aux conséquences de leurs actes. Encore, s’ils étaient capables de représenter les ânes du Tilemsi.
C’est vrai qu’ils ont eu pignon sur rue chez Mariane – bleus ; que les médias français les avaient en chouchous – blancs ; que Nouakchott et Ouagadougou ont servi de bastions contre l’Etat malien – rouges ; que leurs dirigeants se trémoussaient à l’étranger avec des passeports bien maliens, vert – jaune – rouge, pour insulter le Mali ; que certains s’offraient encore le luxe de se faire payer à l’Assemblée Nationale du Mali, et d’autres réclamer salaire au trésor malien. De quoi se demander s’ils n’étaient pas en mission de leurs partis, ou du gouvernement, dans un complot ourdi par le pouvoir, lui-même, pour prendre en otage la république, en cette veille d’élections ; une confiscation crapuleuse de la démocratie des crottes d’hyènes, qui ne dit pas son nom. Il faut bien donner raison à ce député CODEM qui remarquait, à juste titre, comme tout observateur non alimentaire, qu’ils n’ont jamais été condamnés ni exclus de leurs formations ? Quoi d’autre qu’une caution, sinon un blanc seing d’une insidieuse trahison de la nation ? Où est la France dans cette félonie qui n’engage que des acteurs maliens ? Dites le moi.
Il est vrai que Sarkozy s’est engagé contre Kadhafi, jusqu’à l’abattre, pour soi-disant sauver Benghazi qui, aujourd’hui, ironie du sort, ne veut plus sentir d’Anglais, d’Américains ni de Français, pestiférés. On a vu des combattants recrutés en Libye, lourdement dotés d’armes de guerre, venir créer le désordre au Mali, avec l’assentiment du grand coco à Koulouba, traître à la Nation. J’ai aussi appris que le Qatar, où le soudard s’était rendu quelques mois auparavant, pour négocier je ne sais quoi, intervenait auprès des djihadistes au Nord, qu’il soutenait avec l’Arabie Saoudite, tous deux inconditionnels satellites des Etats-Unis et de la France, qui les aiguillonnent. De là à trouver que s’applique la règle "des amis de mes amis", j’en doute. On sait, non, que ces puissances combattent l’islamisme, les djihadistes, partout !? Sauf peut-être en Syrie, où ils semblent être du même bord. Ces fameux islamistes, j’en suis convaincu, doivent être des mercenaires engagés pour arborer la bannière de l’islam, et faire du n’importe quoi. C’est tout de même curieux qu’ils étaient aussi du même bord en Libye, jugés plus fréquentables que le guide ; que c’était aussi le cas en Tunisie, où ils ont récupéré le pouvoir vacant, après le départ carabiné de Ben Ali ; puis, en Egypte, où les mêmes puissances ont démissionné Moubarak, qui refusait de s’en aller. On l’a enlevé et déporté, comme le père Aristide d’Haïti. Et, c’est pareil au Yémen ; l’Occident est derrière les islamistes. Mais, pourquoi ? On veut créer le chaos, que l’on s’y prendrait pas autrement. Je dois admettre qu’il y a anguille sous roche, que nos amis cachent des choses, que tout n’est pas clair. Nous sommes évidemment manipulés, Fabrouama. D’accord, mais quel intérêt ont-ils à monter des djihadistes contre le Mali, Fabrouama, et à venir ensuite les mettre en déroute ? Ma pauvre tête.
Fabrouama ne voudrait pas parler, car la parole indispose. Moi, je ne suis pas un intellectuel, mais je suis quand même sceptique devant les faits. Première chose : Je ne comprends pas qu’après l’occupation du terrain par les djihadistes, près d’un an, et qui avançaient au centre, que le revers ait simplement été de laisser fuir l’ennemi et non de l’anéantir. On rentre à Douentza, à Diabali, à Gao et Tombouctou, sans combattre, en constatant simplement qu’ils ont eu le temps (puisqu’il a été donné), à chaque fois, de plier bagage pour décamper, et on les a laissé se replier tranquillement pour se fondre dans la nature, le but recherché. A-t-on besoin d’aller à l’école de guerre pour savoir qu’il fallait obligatoirement, dans ce cas, couper la retraite à l’ennemi, en ne lui laissant aucune sortie, sachant la direction obligée de leur repli ? A quoi sert l’aviation ? Lorsqu’elle bombarde les bases logistiques de l’ennemi (dépôt de carburant, stocks de matériels, points de ravitaillement, parcs…), c’est pour ne plus lui laisser la chance d’aller loin, avec l’objectif de le coincer, sans échappatoire. Ils ne vont quand même pas marcher à pied d’un bout à l’autre du désert, et rester entiers ; et, n’importe quel véhicule serait difficilement non repérable. Combien d’entre eux pourraient se dissimuler en ville à l’insu des populations ? Tout se passe comme si on les a sciemment laissé déguerpir, ou alors les effectifs annoncés pour faire peur n’étaient que du bluff. Voyons, 2000 à 5000 hommes ne s’évanouissent pas dans le maquis en une matinée. Il y a trop de choses bizarres dans cette francolade. Je peux continuer ?
Deuxième chose : On a parlé de carnage dans le rang des assaillants à Konna, des véhicules calcinés, mais ces centaines de morts sont demeurés hors de vue, irretrouvables ? Et, c’est curieux que personne ne se soit inquiété des risques d’épidémie dans cette région que pourraient causer les cadavres dans la nature. Qui les a enterrés ? Certains dans la presse ont effectivement déploré l’opacité d’une campagne sans bilan ni identification comme tels de nos agresseurs. Qui sont-ils véritablement ? de quels franges et mouvements de ce melting-pot satanique ? avec quels moyens précis, de quelles origines, quelles fabrications ? acquis comment ? en quel nombre et état ? avec quel système de commandement opérationnel, de transmission ? Il ne suffit pas de leur supposer une appartenance commune à Ançar Eddine, Mjuao, Aqmi, et tous ces machins haram, pour évacuer les questions logiques de l’opinion, et d’un état-major digne du nom. Pourquoi, puisqu’on prétend que Boco haram est de la fête du sabbat, n’a-t-on jamais établi comment ses troupes sont arrivées chez nous, par quelle voie, quel moyen, à travers quel pays, canal, corridor, détour. Où se procurent-ils un matériel que l’on ne leur connaît pas au Nigeria, pour les manier en experts chevronnés dans le désert ? Où et quand des mouvements aussi disparates, sans liens antérieurs, sans aucune démarche ni plateforme plaidant l’unité d’action, avec des philosophies décousues et des visions éparses, se sont rencontrés et entendus en vue de convenir d’une offensive commune ? Platitude, mon frère.
La vérité, c’est qu’on nous ment. La vérité, c’est aussi que ces organisations bidons de purs mercenaires, de sicaires et d’aventuriers, créés de toutes pièces par des agences officielles américaines et françaises de subversion planétaire, pour le contrôle des ressources rares, ne sont qu’un vil montage de ces puissances, obéissant à un même commandement décalé, donc "invisible", qui les fait bouger sur le terrain comme des pions sur un damier, et qui s’en débarrassent à temps voulu. Evidemment qu’on trouve des effectifs de flottants suffisamment bornés pour suivre l’engeance pour de l’argent, sinon prêts à mourir pour ce qu’on leur fait croire. S’il n’y avait pas de morts, on comprendrait tout de suite la duperie et le stratagème. Il faut, pour convaincre certains sceptiques, nécessairement sacrifier des vies au crédit du discours haineux déchaîné contre l’Occident, mais dont les morts se comptent ailleurs, en Asie, au Moyen Orient, en Afrique, chez des populations innocentes, dans un aveuglement qui dénote une violence gratuite, allogène, tuant sans distinction et, partant, sans raison, sans aucune revendication sérieuse qui justifierait l’action en ce lieu, en ce moment, le mode opératoire de l’organisation, avec telle cible, tel message, pour telle finalité. C’est ce terrorisme idiot que le monde doit à G. W. Bush, qui continue d’endeuiller l’Irak et l’Afghanistan, où la machine infernale de la mort est désormais sans motif autre que le bilan du massacre, de la douleur, de la terreur ambiante. Les ceintures à explosif ne sont pas fabriquées dans tous les ateliers du monde. C’est une technologie avancée, sophistiquée, délicate à manier. Qui donc fournit et vend ce matériel à ces forcenés, et par quel intermédiaire ? Si c’était les Russes, les Chinois, les Coréens, ou les Iraniens, ont aurait déjà entendu des incriminations et des menaces de nos amis. Son usage est indéniablement une question de crime terroriste, et de crime contre l’humanité, que l’Occident, visiblement, n’est pas pressé de poser. Comment comprendre que malgré le nombre illimité de victimes toujours croissant (près de 40 morts par jour en Irak, depuis l’invasion américaine jusqu’à la leçon du soulier à la face du diable ; et ça continue également en Afghanistan dans les mêmes proportions, où leur proconsul, Hamid Karzaï, agacé, a dit vouloir dégager leurs forces de certaines régions, tant ils ont crevé le plafond au compteur du distributeur automatique de la mort) l’on n’ait pas songé à freiner l’industrie de la terreur. Les Nations Unies ont su promouvoir un programme contre l’usage des mines antipersonnelles. Il doit bien se trouver des juristes et politiques sérieux pour monter un dossier contre la fabrication, la vente et l’usage de ces bidules de déstabilisation et de destruction massive. Troisième chose : Imaginez qu’en quittant l’Afghanistan, c’est au Mali que ces lâches assassins entendent promouvoir ce service de la bombe au crétinium. Comment ?
Vous vous souvenez que le gouvernement français, sous Chirac, a refusé de suivre les Etats-Unis et alliés en Irak, après que l’on venait de faire sauter mystérieusement les bureaux du représentant de l’ONU à Bagdad, qui avait soutenu que l’intervention américaine était inopportune. Mal lui a pris. Tous les spécialistes ont convenu qu’il n’y avait pas d’Al Qaïda ni de terrorisme en Irak, à l’époque. Alors ? C’est John Kerry, l’actuel Secrétaire d’Etat, ex candidat démocrate à la présidence américaine, qui a révélé, sans le savoir, le pot aux roses, lors du débat télévisé qu’il a eu avec Georges W. Bush, en annonçant la découverte de manquants au stock irakien d’explosifs, étant sous le contrôle de l’armée américaine. L’information a vite été étouffée. Mais, les bombes ont continué à s’éclater à Bagdad, Karbala, Mossoul, etc. massacrant femmes, enfants, religieux de tout bord, jeunes, forces de l’ordre, jusqu’à maintenant, avec plus de 200 000 tués.
Les comploteurs planétaires cherchaient depuis longtemps à attester que les Nègres aussi peuvent faire les kamikazes, ce qui n’est pas démontré, et loin du tempérament de l’homme noir. Il a fallu concocter l’histoire de ce jeune nigérian, sans tête ni queue, arrêté sur un avion de ligne allant aux USA, kamikaze alibi. Ensuite, on est allé chercher du côté de la Somalie, sans trop y arriver, mais avec quelques déflagrations. Maintenant, en faisant croire, et reprendre par des perroquets (qui n’en savent rien, mais répètent allègrement ce qu’ils entendent), que les djihadistes au Mali comptent de toutes les nationalités, y compris des Maliens (fusse-t-il le laveur d’auto qui ne cherchait qu’à manger, ou le muezzin qui faisait l’appel à la prière comme toujours), la franconnerie veut accréditer la thèse que les porteurs de bombe ne sont pas qu’étrangers, clairs de peau, que nous devons nous méfier de nous-mêmes, et non pas seulement des faciès tierces. Du pain béni pour désormais kamikazer toute l’Afrique, d’Alger au Cap.
Les Français, de vieille culture et civilisation, n’étaient pas d’accord avec la méthode expéditive barbare, flagrante, arrogante, du Yankee. Ils ont une meilleure expérience de la domination étrangère à travers la colonisation, et souhaitaient convertir le maison-blanchard inculte à cette méthode douce qui fait participer la victime à son immolation, avec son consentement. Une véritable expertise labellisée de la duplicité et de la traîtrise câline. Si Sarkozy s’est rallié à Bush pour se hisser, envers et contre Jacques Chirac, s’illustrant au bout, avec l’hérésie en Libye, comme un bien piètre Tony Blair de l’hexagone, au point de mettre en mal cette tradition gaullienne et diplomatique très efficace, qui faisait de la France la Nation la plus sympathique parmi les puissances, malgré son lourd passif, le Président Hollande, de meilleure culture et cuvée scolastique, qui n’a pas osé non plus dénoncé cette politique démoniaque, à tort, entend prouver qu’ils peuvent atteindre le même résultat au Mali, à la franchouillarde. Le terrain est connu, et il n’y a visiblement personne de culot, à part un agitateur agité, des populations ignorantes, une élite corrompue disqualifiée, des jeunes loups peu préparés, et de bons causeurs. D’où la retraite tactique d’Obama, qui lui envoie Joe Biden, et John Kerry à la suite, évitant de s’afficher dans le dossier malien, avec la garantie que la France promet de faire le boulot. Barack Obama, qui n’est ni va-t-en guerre ni pour la barbarie à casser la barraque de son prédécesseur, sans baraka, n’a pas lui non plus eu le courage d’affronter les caciques de son armée, qu’on a vus rire à la télé des pétards de leurs soldats qui s’amusaient à arroser de plomb les civils afghans, femmes et enfants compris. Il se contente jusque là, au nom des intérêts supérieurs de puissance, de choisir des républicains pour se sortir du bourbier. L’idée d’un contrôle stratégique du nouveau front par le truchement des Français l’arrange à plus d’un titre. Il pourra tirer les bénéfices, sans être comptable des crimes de cette abominable machination, dénoncée par un jeune député indépendant belge, Laurent Louis. Le lendemain, son compatriote, le sergent-chef Harold Vormezeele, du deuxième régiment étranger de parachutistes de Calvi, naturalisé français en 2010, trouve la mort comme par hasard au Nord du Mali, où il s’opposait, contre tous les parlementaires, à l’envoi de troupes de son pays. Etait-il pour quelque chose dans les révélations faites par le jeune parlementaire, qui a dénoncé cette guerre de l’abus de peuples vulnérables, dans l’unique but d’accaparer leurs richesses ? Les ânes restent crédules, malgré tout. La lâcheté y est pour quelque chose. On n’est plus tranquille de ne pas savoir, qu’à rester honteux à ne rien faire. Alors, on nie l’évidence, et c’est malhonnête.
La supercherie française, qui nous laisse jusqu’à présent privés des systèmes de détection d’explosifs aux lieux stratégiques à prémunir, est de nous faire admettre que nous serons la cible d’attentats, irrémédiablement, et qu’il faut qu’ils soient là, étant incapables par nous-mêmes de nous en sortir. Pour cela, Gao, principal poste avancé des troupes maliennes, est dans le collimateur ; et un écervelé y passe, avec une bombe artisanale qui ne fera de victime que le fou porteur sur sa moto. Deuxième acte, on nous montre à Gao une grosse bombe artisanale, abandonnée dans une cour par les djihadistes en fuite. Ensuite, on fomente un autre coup, plus loin, cette fois à Kidal ; et, c’est une voiture qui explose curieusement à des centaines de mètres des cibles, pour dire que la zone est actuellement piégée pour notre armée, si elle s’entêtait à franchir le Tilemsi. Après, deux bougres se font sauter à Tessalit, nous dit-on, on ne sait même plus pourquoi. L’absurde du décor est planté. La préparation psychologique des Maliens à admettre l’idée d’attentat se poursuit. Nous savons désormais par les efforts consciencieux de Rfi que les attentats ont lieu au Mali, même si dans des zones assez éloignées ; et, nous le concevons avec détachement, dès lors qu’il n’y pas eu de victime choquante pour le moment, si ce n’est les cinglés eux-mêmes ; ce qui nous semble un juste châtiment du démon. Des experts convoqués sur les plateaux télés et radios continuent d’évoquer leur crainte de voir Bamako visée, repris par des journalistes du dimanche. Et, voilà François Soudan, du haut de son vieux « Jeune Afrique » brumeux, dans le secret des Dieux de l’Elysée et de la tourmente africaine à Paris, qui enfonce le clou : « La question ne se pose pas, d’après lui, si à Bamako il y aura des attentats, le tout est de savoir quand, puisqu’il n’y a aucun doute qu’il y en aura ». Voilà comment la France attend de faire du pays le plus paisible d’Afrique, voire du monde, un capharnaüm, une terre d’insécurité. Et, ce sera le début d’une longue série, pas qu’au Mali, mes frères. Tous les pays du champ seront remerciés à leur manière par le festival démentiel des bombes, kamikazes, colis et autres voitures et motos piégées, instigué par des Occidentaux, à l’abri derrière leurs barricades et retranchements, nous envoyant leurs singes domptés, cobayes et robots humains. Ils feindront de légères éraflures et secousses pas plus graves, avec moins de victimes blanches, quelques unes, et nous nous trinquerons, et ne finirons plus d’enterrer nos morts par la faute de dirigeants irresponsables, qui poussent la lâcheté à tout subir, tout admettre, tout laisser passer, mieux, à ne rien voir. Et, je trouve suspect que les Français soient allés sécuriser le barrage de Markala, pour ensuite l’abandonner aux mains de nos frères Burkinabé. En cas de pépin, prévu, voilà un autre contentieux entre le Mali et le Burkina ; que Dieu nous en préserve. Nous tiendrons nos gouvernants actuels pour responsables, coupables d’impéritie inexcusable, si jamais quelque chose arrivait à cet ouvrage stratégique qui demande forcément une présence malienne souveraine, comme tous les autres. Car si nous admettons le ridicule des bombes artisanales, comme celle du Tunisien contre l’ambassade de France à Bamako, sous ATT, demain, ce sont des systèmes sophistiqués qu’aucun témoin ne racontera dont les Occidentaux vont inonder notre pays, et l’Afrique entière. Ceux qui n’ont rien compris peuvent continuer à dormir. Wa salam !
Faut-il répondre aux cervidés (pour cerveaux vidés) avec leurs cornes d’apatrides, qui, l’air triomphal, demandaient où sont passés ceux qui s’opposaient à l’intervention étrangère ? Je n’en fais pas partie, même si j’ai dénoncé la diète imposée à l’Armée malienne, en la sevrant de matériels pour nous contraindre à la venue de troupes d’occupation, comme au Congo RDC, laissant le problème entier. Quand la France lèvera l’énigme sur la mise à l’écart de nos troupes dans la reconquête de Kidal à Tessalit, je serai prêt à reconnaître mon erreur d’analyse, si c’était le cas. En attendant, force est de laisser brouter ceux qui en ont plus dans la bouche pour le ventre que dans la cervelle. La réalité est bien triste. Nous devons être vigilants et toujours curieux de vérifier. La corruption est telle qu’il ne faut pas compter sur la loyauté de tous. Ils sont nombreux parmi nous, les crétins prêts à prendre de l’argent, sans se poser de questions. Et, il faut prévenir les populations d’éviter dorénavant cette serviabilité coutumière des Maliens dont peut profiter des personnes mal intentionnées, nos ennemis en l’occurrence, pour nous atteindre, car le diable reste dans sa forteresse, pour nous envoyer ses guenons. Qui vivra, verra.
Mais, une chose est certaine, la Résistance malienne s’organise, et elle répliquera, d’une manière ou d’une autre, aux coups bas de nos amis obligés, car nous savons que ce complot est dans leurs ambassades depuis. Le pire appelle le pire.
07 mars 2013
Fabrouama et consort
Mohamed Coulibaly
Ingénieur

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