jeudi 20 septembre 2012

Hommage de Moussa Sow à Dialla Konaté.


Hommage à Dialla Konaté 

 
Deux personnes m’ont donné la curiosité et l’envie de connaître Dialla Konaté. Mon oncle, feu Adama Sissoko, qui fût son directeur à l’École Normale Supérieure (ENSUP), l’a présenté comme une «intelligence phénoménale». Mon aîné, l’Ambassadeur Cheick Oumar Diarrah, qui l’a connu, en 1989, à Paris où il avait créé le Laboratoire International de Calcul et d’Intelligence Artificielle (LICIA), a dit de Dialla Konaté qu’il possédait «une intelligence supérieure» et que c’était un «homme d’idées, un fin analyste». L’opinion de ces deux personnes a suscité en moi le désir ardent de rencontrer ce personnage spécial.

J’ai rencontré «virtuellement» Dialla Konaté. Nous avons noué le contact via Internet; puis, nous nous entretenions hebdomadairement et quotidiennement, par téléphone, sur tous les sujets de l’actualité politique nationale et internationale. Ces échanges étaient fructueux et féconds. Ils m’ont donné l’occasion de mesurer toute la densité du savoir du professeur. Je garde en mémoire ces conversations stimulantes qui étaient une véritable délectation de l’esprit.

J’ai découvert en Dialla, un ardent patriote qui était profondément animé du désir de servir son pays. Excellent pédagogue, Dialla a voulu mettre son savoir au service des masses. Pour lui, la jeunesse devait être le fer de lance de la Renaissance du Mali. Mais, une jeunesse éduquée, disciplinée, consciente de ses devoirs, plus que de son droit, et déterminée à préserver la dignité du Peuple malien, et à faire triompher la justice sociale sans laquelle rien n’est possible.

A l’heure actuelle, où le Mali traverse la crise la plus grave de son existence contemporaine (effondrement institutionnel, discrédit irrémédiable de la classe politique, partition de facto du territoire national, affaiblissement diplomatique…), Dialla Konaté est une boussole pour la jeunesse qui doit vaincre l’obscurantisme et le confusionnisme, qui ont été savamment «inoculés» dans le pays par les dirigeants de la Troisième République (et leurs affidés) afin de se maintenir au pouvoir. Comme Ibrahima Ly, Mamadou Lamine Traoré, Dialla fait partie de ces intellectuels qui ont choisi d’être aux côtés du peuple malien. Jeudi 13 septembre 2012, le professeur nous a quitté (Ses analyses pertinentes, ses spéculations cartésiennes sublimes, nous manquent déjà ! )

Selon un adage de chez nous : «la mort peut manger le corps, les os, la chair mais elle ne saurait manger le nom». Le Saint Coran nous enseigne: “Certes, nous sommes à ALLAH et c’est à Lui que nous retournerons”. (Sourate 2: 156).
En ces heures douloureuses, nous devons nous inspirer de l’engagement patriotique de Dialla pour analyser la crise profonde qui secoue notre pays afin de forger les outils de la Renaissance du Mali. Il nous faut absolument réaliser l’unité des forces patriotiques saines de ce pays afin de mettre fin aux souffrances de notre Peuple.

Le Mali dispose de réserves incommensurables. Le Peuple du Mali trouvera en lui-même la force et les ressources indispensables pour sortir du chaos actuel. Le Peuple du Mali se redressera. Et debout, comme un seul homme, il proclamera à la face du Monde que l’histoire de cette contrée d’Afrique n’est pas finie. Bien au contraire, le Peuple du Mali surprendra tous les oiseaux de malheur qui sont présentement à son chevet et qui pensent qu’ils ont gagné! Du chaos actuel, jaillira un Mali nouveau, resplendissant, plus fort que jamais, plus déterminé à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’Afrique et de l’Humanité.
Dors en paix, cher Aîné. Qu’ALLAH, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux t’accorde Sa Grâce et Sa Miséricorde et qu’IL t’accueille en Son Royaume.
Ton frère Moussa Sow, Washington DC USA
Msow59@hotmail.com.
,,,.

Aucun commentaire: