lundi 16 janvier 2012

Le Festival est mort !!! Vive le DESERT !!!

 
 
 
Le FESTIVAL AU DESERT EST MORT !!! Vive LE DESERT !!!!
 
J'ai atteint l'âge où l'on acquiert le droit de raconter des Histoires.
Celle que je vais conter renvoie à un petit groupe de jeunes qui décident au début des années 80 de se retrouver ensemble chaque fois que cela est possible pour reconstituer leur identité, leur culture, noyé dans les brumes de fumée encastrées dans la cuvette du Djoliba à Bamako.
 
Le groupe évolue rapidement selon une dynamique constructive, une grande marque de vitabilité, de créativité et d'energie. Le groupe AITMA nait et perpetue toujours sa quete d'identité culturelle en montant un groupe d'animation musicale... autour de Amano, un griot mythique dans la boucle du Niger.
 
AITMA se transforme en ONG et monte de mini actions de développement dans les zones d'origine de ses membres. Vers la fin des années 90, AITMA décide de s'engager dans l'animation culturelle à une plus grande echelle en prenant appui sur un evenement culturel ancestral le temakanit organisé annuellement par les tribus du systeme lacustre du Faguibine à Eghaf n'aman, point nord du lac faguibine.
 
L'evenement va tourner entre plusieurs localités, puis se stabilise à Essakane... avant d'échouer à Tombouctou depuis deux éditions... et consacrer ainsi définitvement son echec !!!
 
Echec parce que le site ne représente aucun symbole, aucune magie et ne met nullement
 
Echec parce qu'économiquement le festival n'est pas rentable à Tombouctou et qu'il dépend de la charité du gouvernement malien qui a tenu coute que coute à le tenir,
 
Echec culturellement et socialement, parce que depuis que le Festival se déroule aux portes de Tombouctou, l'ORTM s'évertue à zapper les ''peaux rouges'' et ne zoome que sur la partie sombre du public !!! Certes, j'ai du apercevoir ma cousine mama en arriere plan derriere la ministre... mais une hirondelle ne fait pas le printemps !!!  
 
Echec parce que le fetsival s'est décredibilisé en tenant l'édition 2012 dans un contexte inapproprié au regard de la tension de l'incertitude totale suscitant l'angoisse et assourdissant des milliers de refugiés revenus d'ailleurs et sur lesquels personne ne jette un regard (ni état, ni ONG, ni mecenes...)... Y a basta !!!
 
C'est l'Etat Malien qui a signé l'arret de mort de l'evenement en exigeant son rapatriement dans les faubourgs de Tombouctou, là où les bouchers deversaient les restes des entrailles et des carcasses des betes abattues !!! Malheur à celui qui s'assied sur les traces de sang !!!
 
C'est l'Etat malien qui a tué le Festival en organisant soigneusement son encadrement par les forces de sécurité qui insécurisent les nomades et s'applatissent face aux barbus !!! Les portes de Tombouctou ne peuvent jamais proteger le festival des barbus, le temps et les evenemenst recents ont demontré que ce n'est pas le cas !!! Les barbus n'auraient jamais osé attaqué le festival, les noms des fondateurs et la zone les en protegent !!!
 
La note la plus fatale pour le Festival est tombée lors de la ceremonie de cloture dans la bouche de la prmeiere ministre malienne, laquelle à aucun moment n'a evoqué les organisateurs et les fondateurs du festival, encore moins l'association AITMA !!! tant d'ingratitude, de mépris est humiliant, indignant, ulcérant et surtout revoltant,  !!! EDHER !!!
 
 Le Festival est mort !!! Vive le DESERT !!!  
Auteur: EDHER WANNESNETTE

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