vendredi 30 décembre 2011

Les voeux pour l'année 2012 du candidat Moussa MARA.

Chers amis;
 
A l'orée de l'année 2012 et comme d'habitude il me plait de vous adresser mes voeux de bonheur, de prospérité, de réalisation individuelle mais surtout familiale et collective.
Prions tous le seigneur, notre créateur, Maître du temps et de l'espace, pour qu'il aide notre pays et notre continent, mais aussi toute l'humanité, à surmonter les tensions sociales, politiques et économiques et à avancer un peu plus vers la solidarité, le partage et le partenariat qui sont gages de progrès collectif.
 
L'année 2011 qui s'achève fut riche en evenements. Je pense que chacun d'entre nous a sa préférence en matière de fait marquant mais il est incontestable que nous avons tous été emballés par ce qu'on appèle desormais le "printemps arabe", commencé en fin 2010 en Tunisie et qui a boulversé la donne socio politique dans de nombreux pays. Chacun s'est posé des questions, a douté pour ensuite espérer et constater que ce qui apparaissait au début comme un petit soulevement localisé s'est transformé en véritable torrent emportant beaucoup de pouvoirs qu'on pensait durablement installés. Le changement obtenu grâce à ces revolutions a ainsi consacré l'apparition de nouveaux pouvoirs, élus de manière démocratique, annonciateur d'un certain lendemain pour les pays concernés. Esperons que demain sera beau pour ces pays. Esperons qu'il le sera pour tous les autres!
 
La leçon fondamentale qu'il faut retenir du printemps arabe est qu'un peuple débout est irrésistible. Aucun pouvoir et aucune force ne peuvent resister à la volonté populaire. Les dirigeants d'aujourd'hui doivent intégrer cette donne et s'engager résolumment vers la satisfaction des besoins légitimes de leurs peuples, la seule vocation qu'ils doivent avoir. Ils doivent enfin se tourner vers leur raison d'être, la satisfaction du citoyen pour mériter sa confiance et la confiance du citoyen pour travailler avec lui dans l'édification de sociétés justes et prospère. Car sans la confiance du citoyen, aucune construction collective durable n'est possible. En Afrique sub saharienne, là où le peuple est encore ténu à l'écart de la gestion publique, là où il est infantilisé, manipulé, désinformé, diverti pour ne pas s'intéresser à son sort, cette confiance est encore plus indispensable à instaurer afin que les intelligences et la force physique des populations puissent accompagner les leaders, comblant ici où là les deficits financiers dans un contexte de pénurie de réssources. Plus qu'ailleurs nous avons bésoin d'ériger le peuple en partenaire. Plus qu'ailleurs nous avons bésoin de l'éclairer, de le former, de l'éduquer, de l'organiser pour qu'il puisse comprendre, s'engager, accompagner et jouer sa partition. Plus qu'ailleurs nous devons accepter la contrepartie de ce partenariat : l'exigence de résultat, l'obligation de rendre des comptes, la nécéssité pour le leader d'être exemplaire, la restauration de la transparence et de l'alternance comme ciments de l'édifice de confiance....
Les leaders et le personnel politique actuels sont ils capables d'accepter, de mettre en oeuvre et de soutenir cette contrepartie? Il faut en douter mais il faut travailler à l'amélioration de ce leadership et à l'accroissement de la qualité de ce personnel politique.
L'Afrique entière a besoin d'un accroissement de la qualité de son leadership. Cela passera sans doute par l'arrivée sur l'echiquier public de femmes et d'hommes capables d'engager nos pays vers le nouveau partenariat présenté dans les lignes précédentes. Je le disais deja l'année dernière en evoquant la crise ivoirienne qui a heureusement eu un denouement legitime.
 
Chers amis,
 
Notre pays, le Mali, comme plusieurs autres en Afrique, s'apprête à organiser en 2012 les 5è élections générales (Présidentielle et legislatives) pluralistes de son histoire democratique qui consacreront notamment la troisième alternance majeure dépuis 1992. Ces elections ancreront sans doute encore davantage le Mali dans la démocratie. Il est néammoins utile de rappeler que les élections, pour jouer pleinement leur rôle de catalyseur d'évolution democratique, doivent être organisées dans les meilleures conditions. L'équité entre les candidats, l'égalité entre les electeurs face au vote (carte d'électeur et pièce d'identité accessibles), un fichier électoral acceptable, une campagne basée sur les idées pour permettre un choix objectif des électeurs, des agents électoraux jouant éffectivement toutes leurs prérogatives, un Etat impartial dans l'organisation du dispositif, des acteurs de contrôle présents sur tout le territoire et objectifs dans leurs analyses et enfin un dispositif judiciaire impartial constituent le bréviaire d'élections apaisées.
Il est indispensable que les forces de la société civile, l'ensemble des acteurs politiques et l'Etat s'emploient à tendre vers cet idéal dans la bonne foi et avec la participation de tous les amis du Mali. Prions pour que cela soit et pour que tous les pays africains qui passent par cette étape electorale franchissent le seuil d'élections apaisées afin que plus jamais une élection ne puisse être un moment de tension mais seulement un processus normal de dévolution de pouvoir prélude à un renouveau. Que les élections fassent parti du quotidien afin de faire entrer plus profondement nos pays dans la normalité démocratique.
 
Prions pour que l'année 2012 se termine dans la paix et la quietude. Pour vous tous et pour tous les êtres qui vous sont chèrs.
 
Bien à vous tous
 
Moussa MARA 

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