mercredi 16 novembre 2011

Réaction du Front pour le NON à Monsieur Baby.

Cher Monsieur Baby (si toutefois ce nom n’est pas d’emprunt !), À votre style et à la hauteur de votre ton, aucun Malien engagé des belles années de lutte AEEM ne perdrait du temps à accorder une réaction à ce qui n’est rien d’autre que votre état d’âme ! Mais, puisque cet état d’âme est brodé de confusions de tout genre, d’affirmations sans argumentation et de propos presqu’injurieux, nous prenons la peine de nous réjouir de votre patriotisme et de votre intérêt appuyé pour la construction du Mali. Ainsi, à votre zèle, nous mesurons et louons les avancées de notre démocratie à travers notre Constitution en vigueur consacrant et exaltant la liberté individuelle et ses expressions, en ses articles : - 2 : « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l'origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l'opinion politique est prohibée. » - et 4 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'opinion, d'expression et de création dans le respect de la loi. » Dans ces conditions, pourquoi estimez-vous, Monsieur Baby, que cette liberté individuelle doit servir les uns davantage que les autres ? Depuis quand est-il interdit au Mali «… d’écrire ou d’organiser des manifestations pour dénoncer la situation » ? Situation, qui, au demeurant, semble tellement vous convenir (c’est votre droit indiscutable) qu’elle vous ôte toute aptitude à la retenue et à la distance ; mais passons, c’est le consensus ! En vertu de quel pouvoir, vous croyez-vous permis de qualifier de « … dangers publics, bandes d’apatrides, de démolisseurs … », ceux qui ne pensent pas comme vous et qui l’affirment à visage découvert, puisque vous les reconnaissez si aisément ? Et vous osez poser la question à un camarade de lutte : « Pourquoi vous ne faites pas comme les autres responsables de l’AEEM en acceptant un poste de conseiller à Koulouba ou dans un Ministère pour exploiter votre talent au service du bien ? » Mais, bon sang, c’est simplement parce que la conviction du camarade ne lui permet pas de muer comme ceux qui, à force de retournement de veste, n’ont plus que la peau sur leur gras ! Vous faites allusion furtive au FNC, mais vous feriez plutôt mieux de rapprocher les organisations en résistance à Bamako et ailleurs au Mali, pour vous informer et arrêter de fantasmer. Contactez, par exemple, le collectif « Touche pas à ma Constitution », entre autres, vous serez édifié s’il vous reste encore une possibilité de discernement. Enfin, cher Monsieur Baby, le Mali que nous avons mis en orbite à la suite de notre révolution populaire victorieuse du 26 mars 1991, ne se construit pas simplement en images compilées dans les publi-reportages et autres revues conjoncturelles. Nous aussi sommes les constructeurs de ce pays que nul, y compris ceux qui l’ouvrent béatement tout en commandant aux autres de la fermer, ne peut revendiquer l’exclusivité de la propriété ! Soyez donc rassurez, cher compatriote, que nous ne prétendons pas nous approprier votre part de liberté et d’actions (si vous saviez en faire autres que des images), mais souffrez que nous exprimions les nôtres pleinement d’où que nous nous trouvons, n’en déplaise aux amuseurs de la galerie ! Bien fraternelles salutations. -- ---------------------- " Le Mali ou rien : Nous avons choisi ! "

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