mardi 1 novembre 2011

Discours de Mamatal Ag Dahmane.

Discours de Mamatal Ag Dahmane
Chers sympathisants, Cher(e)s ami(e)s, Chères soeurs et chers frères, Cher(e)s camarades épris de liberté, C’est avec honneur et privilège que je vais m’adresser à vous aujourd’hui. Et c’est avec un grand plaisir que j’ai répondu sans hésiter une seule seconde à cet appel, à votre appel, à notre appel, à l’appel de tous ceux qui sont convaincus qu’aucun peuple au monde, je dis bien aucun peuple, ne peut se construire, ne peut s’affimer et ne peut progresser sans libertés, sans droits et sans démocratie. Il y a presque quelques mois de cela, dans un pays, qui nous est loin ou proche, selon nos origines, notre histoire, notre localisation géographique, s’est levé un cri de liberté si fort que où que nous soyons, quoi que nous soyons, quoi que nous pensions et quoi que nous fassions, nous ne pouvons, et nous ne devons, en être indifférents, car au délà des frontières, au délà des origines, au délà des couleurs, au délà des statuts sociaux, au délà des histoires et des politiques, nous luttons toutes et tous, au jour le jour, consciemment ou inconsciemment, pour nos grandes et petites libertés individuelles et collectives. Permettez-moi donc d’associer ma voix, celle d’un jeune touareg malien qui aspire et rêve des mêmes droits pour tous les hommes, à la vôtre pour soutenir ce peuple si meurtri, ces dignes femmes, ces braves hommes et ces innocents enfants de Tripoli, de Benghazi, de Brega et d’Ajdabiya, qui bravent au jour le jour le feu de la déraison, les flammes de la dictature, et l’enfer de la tyrannie. Pemettez-moi cher(e)s ami(e)s, cher(e)s frères, cher(e)s camarades, d’élever ma voix aussi haut que possible, et si possible plus haut que les missiles, les fusils, et les canons qui détonnent au moment même où je vous parle sur ces pauvres innocents pris au piège qui ne demandent rien d’autre qu’un peu plus de liberté, de la démocratie et le respect de leurs droits fondamentaux. Permettez-moi d’élever ma voix au dessus des politiques nationales et internationales, au dessus de l’OTAN et de l’ONU, au dessus des Etats et de leurs intérêts, pour ne parler qu’au nom des femmes, des enfants et des hommes qui souffrent en Libye et qui ont aujourd’hui plus que jamais besoin de toutes les voix, celles de la Place Trocadéro et de toutes les places du monde; celles de vos femmes, de vos maris, de vos soeurs, de vos frères, de vos enfants et de vos amis ici et ailleurs. Notre devoir et notre intérêt nous commandent de soutenir chaque peuple meurti, chaque peuple reprimé à travers le monde. Nous devons soutenir la Libye et les libyens en ces moments historiques et difficiles que nous soyons amazigh, arabes, européens, asiatiques, américains ou africains car nous sommes toutes et tous et avant tout des Hommes épris de justice, de paix et de liberté et cela quelque soit nos couleurs et nos appartenances. Enfin, permettez-moi d’oser espérer que nos voix et nos actions, si petites soient-elles, mais réunies ensemble, grandiront jour après jour, et ce jusqu’à ce que plus aucune liberté ne soit baffouée, plus aucune femme, enfant et homme ne soit victime de l’aveuglement des politiques nationales et internationales, et ce jusqu’à ce partout où besoin sera la liberté soit enfin un droit! Je vous remercie!

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