mardi 4 octobre 2011

La crise économique internationale en cours.

La crise économique internationale en cours Introduction Le présent papier a pour but de partager avec vous un regard permettant de comprendre la crise économique actuelle depuis ses fondements idéologiques jusqu'à ses conséquences possibles. Cette crise perdure, s’étend, s’approfondit et se transforme. Elle vous concerne ; nous concerne car ses coûts sont et seront payés par les groupes sociaux les moins fortunés y compris les couches les plus défavorisées du monde. La crise fait partie de l’économie. Elle est une douleur. Toujours. Elle est aussi une opportunité pour un monde nouveau de naitre. Toujours. De ce fait la crise n’est pas importante en elle-même ; ce qui l’est c’est ce que l’on fait pour en sortir et quelle situation d’après-crise on contribue à construire. Volontairement ou involontairement, nous sommes des acteurs de la présente crise. En cela, ce que la période d’après-crise sera dépend de nos comportements individuels et surtout collectifs. Puisque nous sommes des acteurs non rétractables, choisissons d’être des acteurs conscients et responsables en étant informés afin de faire que le monde émergeant soit un meilleur monde. Les racines historiques et idéologiques de la crise présente économique La réalité du monde est que depuis les années quatre-vingt, la spéculation aidant, il y a dans le monde, en circulation, plus de biens financiers que de biens tangibles. Pour avoir une idée de cette situation, rappelons qu’il y a peu, le monde produisait 4000milliadrs de biens et services par an alors que sur les deux marchés de New York, 4000milliards US Dollars étaient échangés chaque jour. Cette réalité a fait qu’aucun gouvernement n’est en mesure de résister à la volonté du marché. Cela signifie, entre autres, qu’aucun gouvernement ne peut ignorer l’opinion des grands operateurs financiers internationaux. La force du marché a été, de tout temps, reconnue et même promue par le gouvernement américain dont les besoins financiers ont toujours été assurés par le marché à hauteur de 75%. Pour des raisons historiques et sociales, les pays européens, la France en particulier, ont toujours développé une grande méfiance à l’endroit des marchés libres des capitaux. Le modèle de financement de référence en Europe est que le gouvernement doit tirer 75% de son financement des banques locales et seulement 25% des marchés de capitaux. Ceci a créé en Europe, en France en particulier, un lien particulier entre les autorités gouvernementales et les banques. En France, l’administration des banques n’a jamais été réellement indépendante de l’autorité politique. On peut observer que, pour les autorités gouvernementales françaises, tout au long des dix-neuvième et vingtième siècles, les banques ont été un instrument au service de la politique expansionniste de l’Etat, y compris de l’Etat colonial. Sous François Mitterrand, le Crédit Lyonnais et la Société Générale ont été les bras financiers de l’Etat français dans ses activités non publiques partout dans le monde, principalement en Afrique. Tout au long des années soixante et soixante-dix, la Banque Atlantique a été l’institution par laquelle passait les financements des actions subversives y compris le salaire de mercenaires comme Bob Denard. L’Etat français, son bras pétrolier, Elf-Aquitaine s’étaient associés à la famille Bongo, principalement Oumar Bongo et sa fille Albertine pour créer à Paris, au Grand Duché Luxembourg, au Gabon, au Congo Brazzaville, la Banque TransAtlantique. Cette période a pris officiellement fin au début des années quatre vingt dix avec la crise du Crédit Lyonnais. Cette période « grise » est sans doute révolue mais elle a sans doute permis d’établir de solides traditions. C’est ainsi que pour soutenir sa place de pilier de la construction européenne, le gouvernement français a engagé sa propre signature pour financer les besoins de certains pays européens aux budgets déficitaires. Mais la France a aussi veillé à « se faire accompagner » par les banques françaises dans cette entreprise. On verra que cette utilisation de la banque comme instrument de politique extérieure est ce qui va transformer la crise financière mondiale (d’origine américaine) en une crise économique mondiale (née en Europe). Comment la crise de financière est devenue économique ? Dans un monde dominé par l’économie financière, les institutions financières et bancaires y compris les assurances s’étaient mises à fabriquer de la monnaie à partir de tout et rien. Un simple bout de papier signé par quiconque pouvait débuter une chaine de fabrication de monnaie sous la garantie de cette signature qui pouvait ne pas valoir plus que ce bout de papier sur lequel elle était posée. A l’échéance des instruments, de nombreux garants ont fait défaut et tout le système économique international, infiltré par ces flots énormes d’instruments douteux en circulation, a été à deux doigts de s’effondrer. La réaction en Amérique a été de nationaliser les banques et les grandes entreprises et d’assurer les paiements. Ainsi la signature de l’Etat a assuré d’être le garant de dernier ressort de tous les engagements pris. L’Etat a, en un coup, accru son endettement d’un montant de l’ordre de 3mille milliards de dollars. Grace aux efforts conjugués de l’administration et de certains des esprits les plus brillants des américains la crise financière apparue en 2008 a été maîtrisée en 2010. Le schéma de sortie de crise prévoyait une régulation nouvelle incluant la vérification de la qualité de toutes les signatures y compris celles des Etats. Cette vérification était d’autant plus nécessaire que la pratique venait d’établir que la nationalisation était la solution ultime lorsqu’une banque importante était en difficulté. On a découvert, qu’à des titres divers (dont nous avons déjà débattu lorsque la crise financière battait son plein) de nombreux pays européens que l’on a regroupés sous le vocable de Piigs (Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) étaient en danger de ne pas pouvoir honorer leurs engagements financiers. Le fait que ces pays soient tous membres de l’Euro-group a mis un doute sur la valeur de la monnaie Euro. Le principal ennemi de l’économie est le doute ou, si l’on préfère, le manque de confiance. Du coup les banques françaises sont apparues fragiles à la mesure de leurs engagements dans des pays aux douteuses capacités d’auto ajustement que sont : la Grèce, l’Italie (3eme économie européenne), l’Espagne et le Portugal. Mais, nous l’avons vu, la France qui est surendettée elle même, dépend, structurellement, à 75% de ses banques pour financer ses besoins financiers. Lesquelles banques, en Europe, finançant les Etats à 75% financent également les petites et moyennes entreprises, le cœur du système productif, à 100%. Cela fait que la mise en cause des banques française est un risque réel pour le système économique européen tout entier. La crise financière, en se calmant en Amérique a fait naitre une crise économique en Europe. L’Europe est l’un des piliers de l’économie internationale et alors la crise économique est une crise internationale. Quel est le visage de cette crise? Une crise économique nationale se lit à travers les performances du système économique national et, souvent, cette crise est soit un accroissement du chômage, soit une apparition de l’inflation, soit une baisse de la compétitivité des entreprises, etc... Le système économique international crée, en temps de paix, des échanges de biens et services entre nations. Ces echanges créent de la richesse dans chaque pays et supporte grandement le progrès social et humain. Les Accords de Bretton Woods ont installé un système économique international dont le circuit était simple. Il juxtaposait deux circuits, en réalité. Le premier circuit constituait le cœur du système économique international. A l’aide d’échanges commerciaux et financiers équilibrés, il créait mutuellement de la richesse dans chaque pays développé. Le second circuit constituait la périphérie du système économique international. Il mettait en jeu des échanges structurellement déséquilibrés par la détérioration des termes de l’échange. Il reliait des économies productrices de biens manufacturés, détentrices du savoir scientifique, du savoir-faire technologique (celles de pays développés), des économies consommatrices de biens manufacturés et productrices de matières premières, (celles de pays non développés). Les crises dans ce système économique originel étaient simples à identifier, à circonscrire et à résoudre. En temps de paix, une crise était visible à travers le chômage des travailleurs, la fermeture des entreprises, la perte de valeur de l’unité monétaire sur le marché intérieur encore appelée inflation. En général, il suffisait, en cas de ralentissement de l’activité économique ou d’inflation de faire baisser les prix des matières premières. En plus, dès les années cinquante, les pays développés ont inventé l’aide au développement et le crédit exportateur. Ce sont des mécanismes qui stimulent la production dans les pays développés, assurent des débouchés solvables à leurs produits industriels et y soutiennent le plein emploi. Ces éléments se sont révélés être de très efficaces antidotes à toute crise frappant les pays développés, pendant longtemps. Les données de base ont changé depuis trente ans. La Chine est devenue le plus gros exportateur du monde, le plus gros détenteur de réserves en devises du monde. L’innovation technologique vient aussi de l’Inde. C’est cela le visage du monde économique actuel. En face de ces données nouvelles, la crise se présente sous la forme d’un excès de liquidité dans les grandes banques internationales, un endettement excessif des Etats, un chômage grandissant, une baisse de la production industriel, un accroissement des charges sociales (retraites et maladies). Le plus gros détenteur de réserves, la Chine achète des matières premières provenant des pays non développés mais a insuffisamment ouvert son marché intérieur aux produits de consommation courante provenant des pays développés. Donc la Chine ne peut être une partie immédiate de la solution consistant à relancer le couple production-consommation au niveau mondial afin de juguler la crise courante. Les trois principales erreurs européennes Une structure, Etat ou entreprise, prise dans une crise a urgemment besoins « d’oxygène ». Cette oxygene ce sont les ressources financières et les ressources humaines. Dans la crise de 2008, en 24heures, l’Administration Bush a réagit en apportant de l’argent frais aux institutions financières et aux entreprises en difficultés. Dans la crise européenne ce sont des Etats et non des entreprises qui ont été atteints en première ligne. Il fallait donc et de toute urgence apporter aux premiers pays atteints des ressources financières suffisantes (c’est la solidarité financière) ; leur apporter des soutiens pour sauver des emplois (c’est la solidarité sociale). L’Europe n’a pas agit promptement. Ce fut la première erreur européenne. Elle a plutôt fait pression sur la Grèce en imposant au gouvernement de ce pays d’augmenter la pression fiscale dans un pays où, déjà, la tradition est de ne pas payer d’impôts !!! En conséquence de cela, le marché a dévalué les notes attribuées à la signature grecque ; les taux d’intérêts appliqués aux prêts consentis à ce pays ont atteint 18% voire 20% pour seulement 2% a l’Allemagne. A un tel taux d’intérêt, la Grèce se trouve simplement dans l’incapacité arithmétique de payer ses dettes. La seconde erreur européenne c’est encore du retard augmenté d’un dénie de la réalité. Les pays européens, la France en tête refusent de reconnaitre que leurs banques ont besoin de capitaux. Autrement dit les Etats européens, à commencer par l’Etat français, s’obstinent à ne pas nationaliser leurs banques. Chaque jour qui passe accroit le coût auquel ces banques seront sauvées, si elles doivent l’être. La troisième grave erreur de l’Europe est d’ignorer totalement des pays dont la situation est à rattacher à une crise économique classique comme l’Irlande, pays que je connais et auquel je me sens personnellement très attaché. Ce manque d’intérêt donne le temps aux jeunes irlandais bien formés de s’expatrier vidant ce merveilleux pays de sa substance et le condamnant à retomber dans la pauvreté dont l’Europe avait réussi à le tirer. La particularité de l’Allemagne et de la Suisse. Dans le monde actuel face à la crise, quelques pays présentent un visage particulier. Il s’agit de la Suisse, de l’Allemagne, en particulier. La Suisse est l’un des pays les plus économiquement stables au monde. Ce pays a en commun avec l’Allemagne de privilégier le financement de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, l’innovation par la recherche-développement. Dans ce deux pays, à la différence de la France, la création monétaire va vers les besoins des entreprises, en premier lieu. Les ressources de l’Etat sont le fruit de la croissance créée par la capacité des entreprises à être performantes. En France, l’Etat contrôle les banques et donc la distribution des ressources aux entreprises. De ce fait une erreur politique peut devenir rapidement une erreur industrielle, financière et économique. Le modèle « germano-suisse » crée une « distance-tampon » qui protège le circuit économique des erreurs politiques, du moins pendant un certain temps. La crise donne raison aux Etats-Unis et à Keynes La doctrine monétaire américaine affirme qu’un Etat moderne ne peut ignorer le marché. Le financement des besoins financiers du gouvernement américain vient du marché à 75%. La France considérait, dans une doctrine datant du General De Gaulle que l’indépendance d’un pays exige de relever, pour son financement, de l’épargne de ses citoyens. Le financement des besoins financiers de l’Etat français est bancaire à 75%. Nous sommes dans un monde où les banques commerciales traditionnelles sont devenues aussi des banques d’affaires plaçant leurs fonds sur le marché. Nous sommes dans un monde où l’épargne nationale est totalement insuffisante à couvrir les besoins d’un Etat souffrant d’un déficit budgétaire structurel et ayant une ambition de puissance mondiale. En ce sens, la crise a prouvé que le marché était incontournable et, ainsi, a donné raison à la doctrine américaine. La doctrine dite néolibérale édicte que l’Etat n’a aucun rôle à jouer dans le fonctionnement du marché qui serait appelé, par nature, à s’autoréguler. Cette vision fut largement celle du gouvernement américain. Mais la crise de 2008 a conduit le gouvernement américain à nationaliser les principales banques y compris des banques d’affaires et des grandes entreprises industrielles dépendant du marché. Le rôle prééminent de l’Etat s’est donc trouvé reconnu, son rôle de régulateur réinstallé. En ce sens, la crise a donné raison à Keynes autant qu’à la stratégie américaine donnant un rôle central au marché dans le financement des besoins financiers des Etats économiquement sains. Je n’affirme pas qu’il s’agit là de la fin de l’histoire. Qui paiera ? Lorsqu’un Etat est endetté, il dispose de deux types de solutions et deux seulement. La première consiste à accroitre les ressources de l’Etat et la seconde consiste à réduire les dépenses de l’Etat. Les Etats-Unis ont décidé de réduire les depenses sociales (les aides aux pauvres) et d’augmenter les ressources de l’Etat en procédant à une relance économique avec le risque de provoquer une inflation. Les pays d’Europe, la France en tête, veulent réduire fortement les dépenses de l’Etat avec le risque d’aggraver le chômage. Aussi bien eux Etats-Unis qu’en Europe, une taxation des revenus financiers, c'est-à-dire une contribution des hauts revenus, peut régler la crise presque instantanément, du moins en arithmétique. Les Etats Unis et l’Europe ont décidé de faire payer la crise par les classes sociales les moins favorisées. Il est, à mes yeux, moralement inacceptable de réduire les financements alloués à l’éducation et aux actions sociales alors même que, par exemple aux Etats-Unis, les taux de l’impôt sont de 11% pour un milliardaire et de 40% pour une femme de ménage. Quelle solution ? Ma conviction personnelle est qu’une fois de plus, les « grands pays » reviendront à la raison démocratique qui consiste à ce que les gouvernements fassent appel aux esprits les plus brillants pour résoudre la crise actuelle dans un sens conforme aux choix politiques exprimés par les citoyens. Toute solution à cette crise devra, à mon avis, prendre en compte la conscience de la vulnérabilité du monde créée par le modèle de « consommation à l’américaine ». Dans l’usage de l’instrument monétaire le modèle germano-suisse décrit plus haut me semble avoir été sélectionné par la crise comme étant le meilleur. La crise a établi que l’’Etat doit être reconnu dans son rôle de régulateur et aussi de garant de dernier ressort. L’accès au marché doit être accepté, de plus en plus, comme une juste métrique pour juger de la valeur de la signature de tout pouvoir public et de toute entreprise. Cependant pour contrebalancer le poids exclusif des marchés, un renforcement des rôles originels du FMI ou/et la création de zones de solidarités sociales et économiques me semblent inévitables. Ceci permettrait de mettre à la disposition, très promptement, de tout pays membre entrant en difficulté des soutiens financiers mais aussi des moyens pour sécuriser ses ressources humaines. En tout état de cause, je suis convaincu que les gouvernements européens seront contraints de recapitaliser leurs banques. L’immobilisme européen a déjà coûté très cher et ce coût pourrait monter bien plus haut avec le temps. Il faudra bien qu’un jour les décideurs s’avisent de faire payer les riches aussi. Du reste, aux Etats-Unis, certains milliardaires qui ne supportent plus de payer moins d’impôts que leurs secrétaires réclament de devoir en payer plus. L’Afrique contribue t-elle à la naissance du monde nouveau ? Malheureusement, l’Afrique vit largement dans l’amateurisme sous la direction de femmes et d’hommes dont certains ignorent tout ou presque des mécanismes économiques nationaux et internationaux. L’Afrique vit à la marge d’un monde où les décisions ne se prennent plus à la seconde ni même au dixième de seconde mais, grâce à la technologie, ces décisions se prennent au millième, voire au millionième de seconde. Partout ailleurs dans le monde, la bataille qui se mène est celle de l’éducation, de l’acquisition du savoir scientifique et du savoir-faire technologique. En Afrique, pour les élites, le combat est encore largement machiavélique : il s’agit de prendre le pouvoir, de le conserver et d’en retirer le maximum d’avantages pour soi et les siens proches. Ainsi plutôt que de développer des aptitudes à créer, à innover, à gérer, les élites africaines se noient dans des comportements irrationnels comme l’égoïsme, la malhonnêteté. Hélas pour certains en Afrique, participer à l’économie internationale, revient à faire circuler des valises pleines d’argent entre chefs d’Etats et aspirants chefs d’Etats en dehors du Continent et dans le Continent, plutôt que de produire des biens à haute valeur ajoutée dont les autres citoyens du monde ont besoin. Je ne puis dire combien de temps cela durera. Si les intellectuels africains ne font pas l’incontournable révolution d’améliorer le sort commun des africains qui regardent chaque jour le reste du monde à travers les écrans de la télévision et les écrans d’ordinateur, alors cette révolution sera faite par la rue. On nous annonce, ces dernières années, des chiffres flatteurs de croissance pour l’Afrique. Pour ma part, je considère que ces chiffres sont plus induits par l’émergence massive de la Chine gourmande de matières premières que des signes d’un développement qui serait finalement arrivé en Afrique. De nombreux observateurs sont défiants par rapport à l’idée d’une Afrique qui pourrait rapidement émerger. La défiance de ces observateurs est résumée par l’ancien Premier Ministre Britannique Tony Blair, qui s’était pris, un temps, d’une grande passion pour ce continent, dans le rapport « Africa Commission 2005 ». Tony Blair justifie la mise à l’ ecart de l’Afrique par le comportement des africains eux mêmes. Plus précisément, il dit ceci : « L’histoire de l’Afrique ces cinquante dernières années a été ternie par deux faiblesses : une incapacité et une irresponsabilité. L’incapacité est celle de son leadership de n’avoir pu créer et mettre en place des visions politiques crédibles. L’irresponsabilité est celle de l’intelligentsia africaine de n’avoir pas cherché à construire et à proposer des solutions propres et locales même approximatives aux demandes et questions formulées clairement par les populations africaines. » Ce jugement est sans appel. Dialla Konaté Bamako, 3 octobre 2011

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