samedi 8 octobre 2011

Des résistances à la pénétration coloniale aux fronts de refus de la nouvelle constitution : le salut du FNC aux patriotes !

« À ton appel Mali Pour ta prospérité Fidèle à ton destin Nous serons tous unis Un Peuple un But une Foi Pour une Afrique Unie Si l’ennemi découvre son front Au dedans ou au dehors Debout sur les remparts Nous sommes résolus de mourir » Tel retentit le premier couplet de notre Hymne national qui semble avoir été entendu par tou(te)s les combattant(e)s et résistant(e)s de notre très ancienne terre de dignité et de bravoure, tant les sacrifices pour l’honneur et le respect furent nombreux et suprêmes, jusqu’au 26 mars 1991. Salut aux Malien(ne) combattant(e)s de l’intérieur, militants et militantes de haute envolée, des premières heures des mouvements de décolonisation au coup d’état du 19 novembre 1968, ayant souffert dans la chair et dans l’âme, les calvaires et humiliations de la séquestration, de la déportation, de l’embastillement dans un de ces cachots sinistres du Nord désertique du pays. Salut aux martyrs tombés sur les champs d’honneur, pour la plupart dans l’anonymat le plus complet ou dans le silence absolu de la clandestinité et, pour quelques regrettés, accompagnés des adieux les plus solennels, à la mesure des fanfares de la République ! Le FNC témoigne sa profonde gratitude aux acteurs encore vivants et salue la mémoire des fondateurs et animateurs disparus des partis politiques clandestins ou officiels et des associations politiques ou civiles des années d’indépendance à nos jours, pour leur apport inestimable dans la construction du Grand Mali et pour leur sens du patriotisme. Salut aux militants et sympathisants héroïques de l’Association des Étudiants et Stagiaires Maliens en France (AESMF), l’Association des Étudiants et Stagiaires Maliens à Dakar (AESMD), l’Association des Étudiants et Stagiaires Maliens en Union Soviétique (AESMUS), l’Union des Élèves et Étudiants Maliens (UNEEM) et son héritière l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), aux groupes de diplômés sans emploi. Salut aux soldats, aux regroupements informels de petits commerçants et détaillants, aux artistes, comédiens et cinéastes nationaux. Salut à la diaspora laborieuse, consciente, vigie à l’engagement entier et persévérant ! Les décennies de luttes frontales ou clandestines multiformes (politiques, syndicales, artistiques, scolaires et estudiantines) tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, ont enfin abouti. Ainsi, le 26 Mars 1991 a cristallisé la détermination infaillible du Peuple Malien à se réapproprier les voies et moyens de son histoire, la volonté nationale exprimée sans relâche au travers de deux slogans : « anw tè kôrôlen fè, fo kura »et « ko kaa jè » (« nous ne voulons plus de l’ancien, mais du neuf » et « laver proprement »), repris en refrain dans toutes les chansons, dans les cris et pleurs, dans les discours qui ont quotidiennement rythmé les heures brûlantes de la révolution populaire. Hommage aux preux journalistes des années d’airain, engagés dans les conditions difficiles auprès des associations, relayant et amplifiant les douleurs individuelles et collectives, pourfendant les persécutions subies par la majorité comme une fatalité. Mais les promesses des sacrifices ont-elles été tenues ? Non, bien évidemment ! Les deux slogans majeurs du 26 Mars (« Nous ne voulons plus de l’ancien, mais du neuf » et « Laver proprement ») ont été, depuis belle lurette, détournés de leurs exigences révolutionnaires : « on fit du neuf», mais avec du vieux ; on tenta de«laver proprement », mais l’eau était déjà souillée ! « L’Afrique se lève enfin Saluons ce jour nouveau Saluons la liberté Marchons vers l’Unité Dignité retrouvée Soutient notre combat Fidèles à notre serment De faire l’Afrique unie Ensemble, debout mes frères Tous au rendez-vous de l’honneur. » Ainsi s’égrènent les vœux prémonitoires et commandements prédits du 4èmeet dernier couplet de l’Hymne du Mali. Allons, « Tous au rendez-vous de l’honneur »,pour saluer ceux et celles qui ont fait les champs fleurir d’espérance, vibré les cœurs de confiance, Oui, «Saluons la liberté » de ceux et celles qui ont sorti les champs de la jachère, restitué la confiance confisquée aux cœurs, Oui, avec cette nouvelle «Dignité retrouvée »,sachons rester «Fidèles à notre serment de faire l’Afrique unie » juste et prospère ! Le FNC salut la cohérence et le courage du parti SADI par rapport à ses choix relatifs aux grandes questions nationales. Ensemble, préservons le grain de l’envahissante ivraie, pour que l’espérance et la confiance à jamais demeurent dans les cœurs ! -- ---------------------- " Le Mali ou rien : Nous avons choisi ! " P / FNC - France La Coordination (00 33) 6 63 92 86 49 et (00 33) 6 59 66 37 44 ______________________________________

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