dimanche 4 septembre 2011

A ya ta tchao, a ya bila tchao!

Sekou Kyassou Diallo a publié dans Koulouba Sira 2012 "Am ba abe fo pian."
A ya ta tchao, a ya bila tchao! (« il l’a pris...
Sekou Kyassou Diallo 4 septembre 05:40
A ya ta tchao, a ya bila tchao! (« il l’a pris et l’a aussitôt laissé », chanson traditionnelle bamanan)

Djamou douman ? Touré Mandeka !

On dit de Gbagbo qu’il est boulanger pour son fin savoir de rouler le monde. Notre Général bien aimé, ATT, semble être le directeur même de la boulangerie.

Seul maitre du secret des surprises de dernière minute, fussent-elles agréables ou pas, il garde toujours jalousement sur lui les clés des issues de secours de son entreprise pour ouvrir, le moment venu, la porte qui lui permet de sortir avant tous.

En sa qualité de membre du comité ad hoc de la conférence des « amis de la Libye », il a été convié à Paris qui est déjà depuis belle lurette le temple des Dieux pour nos leaders africains. Le Bamako officiel que nous connaissons n’a cependant pas encore reconnu le CNT, sans pour autant se prononcer clairement sur la crise libyenne. Néanmoins, Oumar Mariko, l’une des “belles” fausses notes qui gâtent le concert politique malien, venait juste de saluer le courage des autorités du pays dont on attendait le « niet » définitif. Mais il faudrait rappeler à l’honorable Mariko que la volonté africaine s’arrête au premier radar installé sur les frontières françaises. Déjà dans l’espace aérien du pays de De Gaulle, tous les passagers se trouvent branchés d’emblée sur les ondes de la « radio Elysée ».

Rusé et imprévisible, notre Para Commando n’a jamais critiqué le CNT ni condamné le Guide. S’il en avait la possibilité, il aurait fait du « oui » et du « non » un seul mot. Il s’est contenté de réclamer l’arrêt des hostilités en Libye et de prôner le dialogue entre les belligérants. Cela est évidemment sage. ATT semble ne pas être partisan des méthodes musclées, même s’il est orfèvre en arts martiaux.

Mais c’est cette sagesse qui constitue la dernière carte forte qu’il abat toujours et marque ainsi le contre-pied. Essayez de lui reprocher quelque chose. Il vous sortira alors mille arguments pour sortir sec de la rivière !

L’interview qu’il a accordée en témoigne. Il déclare qu’on ne doit pas perdre du temps à reconnaitre les rebelles et invite à passer aux questions essentielles. Voilà Le vin de la reconnaissance du CNT déjà tiré, et le mali le boira jusqu’à la lie. Pour cause de défense des intérêts maliens, c’est à dire les grands investissements faits dans notre pays par le Guide et qui sont des avoirs libyens. Et surtout aussi, à cause du maintien probable de la grande diaspora malienne en Libye, car le Mali est un pays qui préfère « exporter » ses citoyens au lieu de créer des emplois.

Son homologue, l’inconditionnel Wade, est allé plus loin en voulant exhorter les autres pays du continent à ne pas trainer le pas et en approuvant même l’ingérence dans nos affaires pour instaurer la démocratie ! Entendez bien celle qui permet de modifier et remodifier les Constitutions pour rester toujours candidat « frais » à des élections qui sont aussi « transparentes que du bois d’ébène. »

Pauvre Mugabe ! Il est encore resté l’orphelin de la politique africaine. Après avoir vidé les diplomates du CNT, on trouvera qu’il n’est pas patriote et qu’il dérange fort les intérêts suprêmes de l’Afrique.

ATT a le don divin de provoquer la surprise. 48 milliards de budget d’élections et de referendum, fichier électoral et j’en passe, on peut supposer qu’il ait été le professeur de Gbagbo ou, du moins, qu’il lui conseillait la meilleure qualité de farine pour rouler le public.

Comme ATT est entêté dans son projet de réformes constitutionnelles, Koulouba serait-il une boulangerie en 2012 ?

En tout cas, on ne sait plus que penser….

Par ailleurs souhaitons qu’il abatte sa première carte, et non la dernière, pour qu’une solution rapide et adéquate soit trouvée à l’épidémie de choléra qui vient de frapper la région de Kayes.
Sekou Kyassou Diallo a publié dans Koulouba Sira 2012 "Am ba abe fo pian."
A ya ta tchao, a ya bila tchao! (« il l’a pris...
Sekou Kyassou Diallo 4 septembre 05:40
A ya ta tchao, a ya bila tchao! (« il l’a pris et l’a aussitôt laissé », chanson traditionnelle bamanan)

Djamou douman ? Touré Mandeka !

On dit de Gbagbo qu’il est boulanger pour son fin savoir de rouler le monde. Notre Général bien aimé, ATT, semble être le directeur même de la boulangerie.

Seul maitre du secret des surprises de dernière minute, fussent-elles agréables ou pas, il garde toujours jalousement sur lui les clés des issues de secours de son entreprise pour ouvrir, le moment venu, la porte qui lui permet de sortir avant tous.

En sa qualité de membre du comité ad hoc de la conférence des « amis de la Libye », il a été convié à Paris qui est déjà depuis belle lurette le temple des Dieux pour nos leaders africains. Le Bamako officiel que nous connaissons n’a cependant pas encore reconnu le CNT, sans pour autant se prononcer clairement sur la crise libyenne. Néanmoins, Oumar Mariko, l’une des “belles” fausses notes qui gâtent le concert politique malien, venait juste de saluer le courage des autorités du pays dont on attendait le « niet » définitif. Mais il faudrait rappeler à l’honorable Mariko que la volonté africaine s’arrête au premier radar installé sur les frontières françaises. Déjà dans l’espace aérien du pays de De Gaulle, tous les passagers se trouvent branchés d’emblée sur les ondes de la « radio Elysée ».

Rusé et imprévisible, notre Para Commando n’a jamais critiqué le CNT ni condamné le Guide. S’il en avait la possibilité, il aurait fait du « oui » et du « non » un seul mot. Il s’est contenté de réclamer l’arrêt des hostilités en Libye et de prôner le dialogue entre les belligérants. Cela est évidemment sage. ATT semble ne pas être partisan des méthodes musclées, même s’il est orfèvre en arts martiaux.

Mais c’est cette sagesse qui constitue la dernière carte forte qu’il abat toujours et marque ainsi le contre-pied. Essayez de lui reprocher quelque chose. Il vous sortira alors mille arguments pour sortir sec de la rivière !

L’interview qu’il a accordée en témoigne. Il déclare qu’on ne doit pas perdre du temps à reconnaitre les rebelles et invite à passer aux questions essentielles. Voilà Le vin de la reconnaissance du CNT déjà tiré, et le mali le boira jusqu’à la lie. Pour cause de défense des intérêts maliens, c’est à dire les grands investissements faits dans notre pays par le Guide et qui sont des avoirs libyens. Et surtout aussi, à cause du maintien probable de la grande diaspora malienne en Libye, car le Mali est un pays qui préfère « exporter » ses citoyens au lieu de créer des emplois.

Son homologue, l’inconditionnel Wade, est allé plus loin en voulant exhorter les autres pays du continent à ne pas trainer le pas et en approuvant même l’ingérence dans nos affaires pour instaurer la démocratie ! Entendez bien celle qui permet de modifier et remodifier les Constitutions pour rester toujours candidat « frais » à des élections qui sont aussi « transparentes que du bois d’ébène. »

Pauvre Mugabe ! Il est encore resté l’orphelin de la politique africaine. Après avoir vidé les diplomates du CNT, on trouvera qu’il n’est pas patriote et qu’il dérange fort les intérêts suprêmes de l’Afrique.

ATT a le don divin de provoquer la surprise. 48 milliards de budget d’élections et de referendum, fichier électoral et j’en passe, on peut supposer qu’il ait été le professeur de Gbagbo ou, du moins, qu’il lui conseillait la meilleure qualité de farine pour rouler le public.

Comme ATT est entêté dans son projet de réformes constitutionnelles, Koulouba serait-il une boulangerie en 2012 ?

En tout cas, on ne sait plus que penser….

Par ailleurs souhaitons qu’il abatte sa première carte, et non la dernière, pour qu’une solution rapide et adéquate soit trouvée à l’épidémie de choléra qui vient de frapper la région de Kayes.

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