dimanche 4 septembre 2011

Poème: Les moustiques


Les moustiques

Sale petite bête assassine.
Tu me survoles et m’empêche de dormir paisiblement.
Bouge de là.
Fous-moi le camp.

Chaque nuit avant d’aller au lit,
Je t’assassine.
Éloigne-toi de moi, de mes frères et sœurs.
Bouge de là.
Fous le camp.

Sale petite bête qui m’offre le paludisme.
Comme seule récompense de ta présence.

Je t’extermine sinon c’est toi qui me piques.
Pour m’envoyer droit à l’hôpital.
Dans mon pays et tant d’autres,
Tu es la pire des bêtes noires de l’homme.

Sale petite bête assassine,
Bouge de là.
Fous le camp.

Que chacun mette du sien pour se prémunir des moustiques.
Que ce soit les moustiquaires et insecticides
En tous genres.
L’essentiel que cette sale petite bête,
S’éloigne définitivement de nous.
A défaut nous n’avons pas fini de pleurer.
A longueur de jour et d’enterrer les morts.
Y’en a plus que marre.
Bouge de là.
Fous le camp.
Ignoble petite bête meurtrière.

#
Aboubacar Eros Sissoko


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