vendredi 16 septembre 2011

DECLARATION DE PARTIS, ASSOCIATIONS POLITIQUES ET STRUCTURES DE LA SOCIETE CIVILE

L’ADJ, l’AJDCD, les boucliers de la démocratie, la COMODE, la CONJEDEV, le FAD, GEDLADJ, Mali prospective 2050, le MODEM, l’OED, REPERES, le SADI, le SYLMA, l’UNTM, réunis en assemblée Générale le 30 juillet 2011 à la Pyramide du Souvenir, ont fait la déclaration suivante : Nous, structures ci-dessus, réunies en Assemblée Générale ce samedi 30 juillet 2011 à la Pyramide du Souvenir de Bamako. Réunies en séances de travail les 13 et 20 aout 2011 respectivement au siège du Forum des OSC et de nouveau à la Pyramide du Souvenir, avons décidé de la mise en place d’un mouvement unitaire de concertation autour de la réforme constitutionnelle baptisé « Touche pas à ma Constitution », Le mouvement, après analyse de la situation socio-politique et économique actuelle du Mali, caractérisée par une forte conjoncture, et un état de paupérisation générale. Rappelant que la motivation première de la révolution de Mars 1991 était la recherche d’un mieux-être pour l’ensemble de nos concitoyens. Que cela a été à travers l’instauration d’un mode de gouvernance transparent, axé sur la participation du plus grand nombre à la prise de décision, ainsi qu’à la gestion de la chose publique, Convaincues que la mise en place des institutions de la IIIème République, telles que pensées par la Conférence Nationale Souveraine, participait d’un souci de recherche d’équilibre de sorte à permettre que par un système de balancier, et de contrôle réciproque, le pouvoir puisse arrêter le pouvoir , Considérant que les réformes institutionnelles envisagées consistent en une remise en cause fondamentale des acquis de Mars 1991, en ce qu’elles : Introduisent une inégalité entre citoyens, notamment à travers l’introduction d’une notion de discrimination dite positive, et l’exclusion des binationaux de la candidature pour les élections présidentielles, Renforcent excessivement les pouvoirs du Président de la République, et compromet ainsi dangereusement l’équilibre des pouvoirs, partant la Démocratie et l’Etat de droit ; Induisent un accroissement exponentiel et injustifié de la dépense publique, par une augmentation du nombre des institutions (instauration du SENAT), et un renforcement des effectifs de certaines (Conseil économique social et culturel) toutes choses qui ne répondent pas à de réels besoins ; Emportent remise en cause du fait majoritaire et de l’indépendance des institutions, corrélativement au renforcement des pouvoirs du Président, lequel nomme le Premier Ministre et le révoque sans en référer, détermine la politique nationale sans considération de la configuration du parlement ; Entretiennent le flou sur le passage à une 4ème République ; Allègent dangereusement la procédure de révision constitutionnelle, laquelle pourrait désormais se faire au niveau du parlement réunit en congrès pour toutes reformes, exceptées celles touchant à la limitation et à la durée du mandat du Président de la République, la forme Républicaine et la laïcité, Tenant compte de l’inopportunité du moment , la saison hivernale qui retient les ¾ de la population dans les champs ou dans un état d’enclavement rendant toute sensibilisation ou campagne référendaire impossible. Vu la proximité des élections de 2012, et la question épineuse du fichier électorale non encore résolue ; Vu les directives communautaires interdisant toute modification de la constitutionnelle à moins de six mois des élections ; Posons avec insistance les trois questions fondamentales : A qui profite (ent) les réformes proposées ? Les difficultés liées à la pratique ont-elles empêché le fonctionnement des institutions ? Y a-t-il eu des crises majeures qui justifient aujourd’hui et à l’instant une reforme constitutionnelle ? Aussi, demandons immédiatement le retrait pur et simple du projet de la loi portant réforme constitutionnelle déposée sur le bureau de l’Assemblée ; En appelons à : Monsieur le Président de la République, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Aux honorables députés, Aux partis politiques, Aux syndicats associations, ordres professionnels, Aux différentes confessions religieuses A toutes les forces vives de la nation, Afin que l’intérêt national dicte toutes les décisions, et que l’unité et la stabilité qui ont toujours caractérisé notre Nation puisse être préservées, et mis en avant ; Recommandons que l’accent soit plutôt mis sur une bonne préparation et organisation d’élections libres, transparentes, et crédibles avec une forte sensibilisation pour une participation effective et massive des populations en 2012 ; Invitons enfin, tous citoyens, à œuvrer main dans la main pour la sauvegarde de nos acquis démocratiques, pour le bonheur et l’avancée de notre vaillant Peuple. VIVE LE MALI, VIVE LA REPUBLIQUE Ont signé les structures et organisations figurant sur la liste en annexe à la présente déclaration. Bamako, le 30 juillet 2011 La liste des Organisations La liste des Organisations N° Organisation Sigle Personnes de contact Contact 1 ADJ 2 Forum des Organisations de la Société Civile au Mali Forum des OSC 3 Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali CSTM 4 Union Nationale des Travailleurs du Mali UNTM 5 Association Malienne des Droits de l’Homme AMDH 6 Conseil National de la Société Civile CNSC 7 CNAS-FASO HERE Zoumana SACKO 8 Parti SADI 9 Haut Conseil Islamique du Mali HCIM 10 AJMPF 11 Front Africain pour la Démocratie FAD 12 CONJEDEV 13 REPERE 14 Syndicat Libre de la Magistrature SYLMA 15 COMODE 16 GEDLADJ 17 Mali Prospective 2050 Mali Prospective 2050 18 Les Boucliers de la Démocratie Les Boucliers de la Démocratie 19 TROBA 20 MODEM 21 OED 22 AJCD 23 Wildaf 24 Forum des OSC au Mali FOSC

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