lundi 19 septembre 2011

AFRIQUE::POINT DE VUE LETTRE OUVERTE AUX JEUNESSES DES PAYS AFRICAINS: LE FIL ROUGE DU PATRIOTISME.

Lettre:Camer.beIl y a un fil rouge qui doit guider la lutte nécessaire contre l’impérialisme, pour la liberté, la démocratie et le développement. Sa trame s’enracine dans le socle que constituent la Nation, le Patriotisme, et la Souveraineté nationale. L’Afrique est-elle perdue pour les Peuples Africains ? La question s’adresse d’abord aux jeunesses des Pays Africains, dont les perspectives d’avenir sont bouchées. L’horizon se rétrécit à chaque génération. C’est d’abord à la jeunesse que la question est posée, parce qu’elle est l’avenir, parce que nul avenir n’est écrit par avance, parce qu’il se construit aujourd’hui et que personne ne dessinera à sa place l’avenir de ses vœux. La question s’adresse ensuite aux élites dirigeantes d’une poignée de Pays Africains qui s’efforcent de composer avec la réalité du monde en marche, au mieux des intérêts de leurs peuples, au mieux, mais sans le degré de courage politique à la hauteur de la légitimité de la souveraineté d’un peuple sur son sol. Elle s’adresse moins aux élites dirigeantes de l’écrasante majorité des Pays Africains, à celles des anciennes Colonies Françaises en particulier : leur choix délibéré, conscient, de placer leur action au service des intérêts étrangers et des leurs propres, contre les besoins et aspirations de leurs peuples, les conduirait plutôt devant les tribunaux pour crimes de « trahison et d’intelligence avec l’ennemi ». Car les Peuples Africains font bien face à un ennemi identifié qui porte un nom, impérialisme, ou néocolonialisme. L’Afrique, en raison de son mode d’insertion actuelle dans le monde en marche, pourrait, bientôt, ouvrir l’ère des générations humaines entières hors sol, sans aucuns moyens propres de production et d’existence, sans racines, sans mémoire, sans âme, sans Histoire. La soumission de la jeunesse à une logique qui produit un tel cours des choses signerait, pour les Peuples Africains, la perte à terme de leur sol, de leur terre, de toute capacité d’exister par eux-mêmes. Les jeunesses des Pays Africains n’ont pas d’autre choix que la résistance et la lutte pour faire échec à l’impérialisme, en suivant un fil rouge, qui, en pareilles circonstances, est l’unique voie responsable : le patriotisme. Le fil rouge du patriotisme dans la lutte contre l’impérialisme. La plus grave menace qui pèse sur l’humanité et toute la biosphère aujourd’hui est la poursuite du processus de la mondialisation, c’est à dire du capitalisme à son stade actuel, « dans un monde (qui est) devenu un ensemble unique d’activités interdépendantes et non entravées par les frontières nationales ».[1] Le défi le plus urgent auquel sont confrontés les Peuples Africains est de faire émerger, dans leurs pays respectifs, des élites dirigeantes patriotiques, c’est à dire des hommes et femmes organisés et déterminés à faire prévaloir des choix au service de leurs Nations respectives. L’urgence est à la hauteur de la brutalité de l’impérialisme en Afrique. Elle croît à mesure que la part de la production sociale mondiale confisquée par l’Occident se réduit, avec l’émergence de nouveaux pôles de développement et de puissance dans le monde. Nous tenons la souveraineté nationale, la non-ingérence, le respect des différences et la coopération pour principes de base autour desquels doivent s’organiser une coexistence responsable sur notre planète. Lutter pour ce mode de coexistence, c’est lutter contre la logique impérialiste, suicidaire pour l’humanité ; c’est prendre part aux luttes d’émancipation humaine qui, sous toutes les latitudes et dans tous les pays, visent à rendre effectives la liberté et la dignité humaine pour tous. Ce manifeste invite les Peuples et Pays Africains à se mobiliser et se donner les moyens d’y prendre activement part. Il importe donc avant tout qu’ils s’organisent dans un but précis : reconstruire des capacités propres d’organisation, dans tous les domaines qui engagent leur existence. Ils y parviendront en s’assignant deux priorités. La première est de construire des Etats-Nations dignes de ce nom, des Etats de Droit, dont l’action sera guidée par les soucis de souveraineté nationale, de justice et de cohésion sociale. Cette priorité, au dessus de toutes les autres, implique : La récupération du contrôle des ressources naturelles nationales pour en faire le levier du financement des infrastructures de base matérielles et humaines du développement ; Le contrôle de l’instrument d’orientation de la production économique et du développement qu’est la monnaie et le système bancaire ; L’organisation de systèmes de défense et de sécurité pertinents au regard des vraies menaces qui pèsent sur la souveraineté nationale, et des véritables obstacles à la démocratisation et au développement en Afrique Sub-saharienne. La seconde est d’investir massivement dans les domaines de l’alphabétisation, de l’instruction, de la formation des compétences organisationnelles, scientifiques et techniques, c’est à dire sur la formation des capacités humaines propres d’organisation, sur l’avenir. La jeunesse ne doit pas attendre qu’un chef lui tombe du ciel pour organiser et conduire la lutte. L’essentiel est qu’elle s’engage sur le but ci-dessus comme phare pour s’orienter, qu’elle le décline en objectifs précis à horizons temporels pertinents comme programme, et qu’elle s’organise et lutte pour la conquête du pouvoir politique sur ces bases. C’est cette lutte elle-même qui révélera des personnalités et des compétences spécifiques, fera émerger des Dirigeants et des Elites Patriotiques, ouvrant ainsi la voie à la formation d’un pouvoir politique déterminé à faire prévaloir l’Intérêt National. Nous devons rester attentifs aux expériences des autres. Nous devons apprendre des autres. Parmi les facteurs explicatifs de la réémergence de la Chine comme pôle de développement et de puissance, il y en a un dont les Gouvernements Chinois successifs ont fait un atout majeur : le contrôle de son gigantesque marché intérieur. Le capitalisme fonctionne sur deux modes articulés : concurrence-entente (pour ne pas dire guerre-entente) entre capitalistes, et rivalité-connivence-coopération entre capitalismes nationaux des puissances capitalistes pour la conquête des marchés étrangers. Le contrôle de son marché intérieur (si convoité) par la Chine est un atout qui a joué et continue de jouer la fonction de levier du financement de son développement, dans un cadre d’orientations et conditions fixées par elle comme non négociables au regard de la souveraineté nationale : Partenariat national obligatoire, majoritaire et décisionnel pour toute implantation d’entreprise étrangère sur le sol Chinois ; transfert des technologies et des savoir-faire ; ouverture des marchés aux produits chinois par les pays d’origine des entreprises postulant à une implantation en Chine,… Sans avoir l’importance du si convoité marché chinois, quelques pays africains sont dotés d’un volume de population qui les mettrait en mesure d’emboiter le pas à la Chine ; et pratiquement tous les Pays Africains sont en mesure d’adopter la même démarche, en substituant au facteur « contrôle du marché intérieur » du cas chinois le facteur « contrôle des ressources naturelles », notamment du sol et du sous-sol, incontournables, aujourd’hui, pour les filières industrielles, indispensables à l’activité des firmes capitalistes, base de leur prospérité et de la puissance des pays impérialistes. A l’exception de la Libye du Colonel KHADAFI, aucun ne l’a fait, aucun ne le fait. Bien au contraire. Mieux, la Libye du Colonel KHADAFI est abandonnée à elle-même par l’UA (Union Africaine) dans la guerre d’agression coloniale lancée par la France, la Grande Bretagne et les USA contre le peuple Libyen. Exit l’objectif de « défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses Etats membres » (Article 3(b) de l’Acte constitutif de l’UA). Autre illustration, avec un cas d’école, le miracle de la cocardière « indépendance énergétique » de la France : 80% de l’énergie électrique produite en France est d’origine nucléaire. 40% de l’uranium servant à cette production provient du Niger, pays d’Afrique, indépendant, « souverain », « pauvre ! », réduit à compter sur l’« aide au développement » (notamment de la France !), sur la charité internationale pour la survie des populations. Il n’empêche : L’« indépendance énergétique » de la France est proclamée et revendiquée avec une constante et cocardière fierté par les élites politiques, économiques, intellectuelles, médiatiques et syndicales hexagonales. Pas un mot sur la spoliation des Peuples Africains, qui explique ce miracle, aucune allusion sur le lien possible entre la prospérité et la puissance en France d’une part, et de l’autre, la « pauvreté » décrétée des Peuples et Pays Africains braqués et volés. L’uranium nigérien est exploité depuis six décennies par la France, contribuant ainsi de manière déterminante à l’« indépendance énergétique », à la puissance, au développement et au rayonnement de l’ancienne puissance coloniale, au bien-être des citoyens français. L’industrie française du nucléaire et de l’électricité prospère, à l’intérieur de l’hexagone et à l’international ; elle crée activités et emplois, à la légitime satisfaction des centrales syndicales des salariés des secteurs électricité et nucléaire. La France se développe, le Niger s’enfonce dans le sous-développement, les populations du Niger dans la pauvreté, le chômage et la misère. Ignorance, parti pris colonial, mépris raciste ? Il est difficile de comprendre les raisons qui, en France, ont fait d’un criminel et pur mensonge d’Etat une vérité d’évidence colportée de génération en génération depuis les indépendances des Colonies Françaises d’Afrique, depuis 1960. L’« indépendance énergétique » de la France est construite sur la confiscation armée du pétrole du Gabon, du Kamerun, du Congo Brazzaville, sur l’uranium du Gabon et du Niger. Dans un documentaire[2] récent, les acteurs français ayant construit le dispositif de contrôle et d’accaparement en témoignent de la manière la plus crue. Action organisée. Faire prévaloir des choix politiques dans un pays sera toujours, en définitive, le privilège du pouvoir politique. De ce fait, la conquête du pouvoir politique et son exercice constituent un passage obligé de la lutte pour la liberté, la souveraineté nationale, la démocratie, le développement. La stratégie d’organisation de cette lutte doit s’inscrire dans une démarche de rassemblement autour du « fil rouge » (le but défini plus haut), et non pas une démarche d’exclusion. Ne pouvant commander, ni aux circonstances, ni au contexte, cette stratégie d’organisation ne doit pas non plus s’interdire a priori un mode de conquête du pouvoir politique. Les élites dirigeantes interpellées plus haut le sont en tant que catégorie. Qu’elles soient Gouvernantes, d’« opposition », ou de la société dite « civile », aucune de ces catégories d’élites dirigeantes n’est monolithique du point de vue du sentiment national, du patriotisme et de l’aspiration à la souveraineté nationale qui animent ses membres individuels, personnes physiques ou personnes morales. Les patriotes, il y en a dans chacune de ces catégories, y compris au sein des institutions d’un régime dont l’action conduirait ses principaux dirigeants devant les tribunaux pour crimes de « trahison et d’intelligence avec l’ennemi ». En effet, la responsabilité suppose une certaine capacité de choix, et il n’est pas donné à tous cette capacité de résistance qui permet à une poignée de patriotes de toujours placer l’intérêt national avant leurs intérêts personnels. Dans tous les cas, il faut survivre pour « poursuivre le combat »[3] tout en faisant vivre ses proches dont on a la responsabilité. Les patriotes, il y en a parmi les larges masses de la population. Tous, sans exception, sont légitimes et ont vocation à être mobilisés dans un Mouvement national qui se donne pour mission de poursuivre le but défini plus haut. Comment construire ce Mouvement est affaire de conditions particulières propres à chaque situation nationale, à l’histoire, à la géographie politique de chaque pays. Ce qui semble évident, c’est que la construction d’une « Unité active » patriotique nationale ne peut pas être rythmée par les seules échéances électorales. Œuvre d’intelligence collective, l’ « Unité active » patriotique, Unité active fondamentale, est pérenne ; son temps est un temps long. Nous empruntons à Thierry de Montbrial les concepts d’Unités actives, « composantes élémentaires » sur lesquelles raisonne la praxéologie, définie comme « la science des activités humaines organisées, appréhendées sous l’angle de l’exercice du pouvoir ». Une Unité active se définit comme « un groupe humain dont les membres individuels sont liés par : 1/ un système stable de pratiques, de références et de croyances, autrement dit une culture (…) ; 2/ une organisation, effective sur l’ensemble du groupe, et tendue vers des buts à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du groupe (…). Un même individu (personne physique) appartient généralement à plusieurs Unités actives, et peut se trouver ainsi confronté à des situations de contradiction et éventuellement de rupture. (…) En règle générale, les Unités actives ne se réduisent pas à une agrégation homogène de personnes physiques. On y distingue des sous-unités actives qui ont en tant que telles une identité. (…). L’Organisation effective à l’échelle du groupe tout entier a pour missions : a/ de renforcer sa cohésion et donc de poser son existence en tant qu’unité ; b/ de faciliter son adaptation, sans perte d’identité, face aux circonstances ; c/ plus généralement de définir l’action collective du groupe en tant que tel et donc ses buts (…), et de prendre les mesures nécessaires pour les atteindre [4] » Au Kamerun se profilent des scrutins nationaux dans les mois à venir. Notamment le scrutin présidentiel, qui a la vertu de réveiller de foisonnantes vocations, anciennes et nouvelles. Avec, sous le bras, leur catalogue de mesures sans colonne vertébrale en guise de projet, chacun des « opposants » candidats s’estime personnellement investi de la mission d’occuper le fauteuil squatté depuis trente ans par le chef du RDPC. Tout ce cirque est légitime si l’on accepte que la démocratie se réduise, pour notre peuple, à se rendre aux urnes à intervalles pour porter au pouvoir des hommes et femmes qui, une fois en place, estiment n’avoir de comptes à rendre qu’aux puissances étrangères. Or, il existe bel et bien un espace orphelin, déserté, celui d’une perspective gagnante pour notre peuple, pour notre pays, et porteuse de reconnaissance pour les hommes et femmes qui auront su faire converger une ambition personnelle (légitime) avec l’intérêt de la Nation. Faute de légitimité aux yeux de notre peuple, aucun des partis politiques actuels n’a, à lui seul, la capacité (pour autant qu’il en ait la volonté) d’occuper cet espace orphelin. Pas même l’UPC, dont la Direction a saboté la stratégie au tournant des années 1990-1991. A condition de s’émanciper du tropisme présidentiel de leurs dirigeants, des partis politiques (UPC, MANIDEM, AFP, SDF, MDR,…), plus des personnalités extérieures d’horizons divers, pourraient initier la formation d’une Unité active fondamentale, une Alliance Patriotique, ouverte y compris aux membres du RDPC en phase avec cette initiative. Cette initiative peut aussi bien être le fait de personnalités extérieures aux partis politiques, qui approcheraient ces derniers dans le même but. Toutes les parties prenantes membres de l’initiative seraient des Sous-unités actives de l’Alliance Patriotique ; elles garderaient leurs identités respectives, le but commun, contraignant pour tous, étant le « fil rouge du patriotisme » énoncé plus haut. Il est peu probable qu’une initiative de cette nature soit prise par les dirigeants des partis politiques actuels, avec le mode de fonctionnement qui est le leur actuellement. Quand ils ne trônent pas à la tête de leurs partis aux seules fins de pure parade, leur engagement au rassemblement se conclut toujours d’une manière ou d’une autre par un « derrière moi », qui doit être compris pour ce qu’il signifie : l’intérêt national est second par rapport à leur auguste personne. C’est donc aux jeunes générations de ces partis politiques, chacune dans son propre parti, « fil rouge du patriotisme » sous le bras et devoir d’insurrection au corps, qu’il incombe la responsabilité de pousser à l’émergence d’une Alliance Patriotique nationale. Elles parviendront à créer une dynamique efficace si elles se montrent capables de tourner le dos aux modes de fonctionnement sectaires, en échangeant et débattant avec les jeunes des autres partis et les sans parti, sans exclusive, des voies et moyens de dégager l’horizon et construire un avenir acceptable pour la jeunesse. L’Alliance Patriotique nationale n’est pas une fin en soi. C’est un instrument qui a pour mission d’émanciper notre pays de la domination étrangère et de l’asservissement aux intérêts étrangers, autrement dit, de poser les bases institutionnelles et économiques de la Souveraineté nationale, de la démocratie et du développement. [1] Eric J. Hobsbawn. L’Empire, la démocratie, le terrorisme. André Versailles éditeur, Le Monde Diplomatique. 2009. [2] Françafrique, La Raison d’Etat. Documentaire en deux parties. Par Patrick BENQUET. Compagnie des Phares et Balises. Conseiller historique, Antoine GLASER. [3] Et non pas “mourir pour son idéal”. [4] Thierry de Montbrial. L’action et le système du monde. PUF, Paris 2eme édition 2002. P3 à P9. © Correspondance : ABBO A BEYECK From: Ibrahima Baber To: assadekab@gmail.com; peace-initiative@malilink.net; coalitionja@yahoogroupes.fr; touaregs@yahoogroupes.fr; hmtafro21@gmail.com; dickoabdramane@yahoo.fr; fanta.diallo@gmail.com; vingtdeuxseptembre@yahoo.fr; barousod@yahoo.fr; saddoag@gmail.com; pr_stoure@yahoo.fr; msas@maliwatch.org Sent: Sunday, September 18, 2011 1:38 PM Subject: [msas] Protocol for Mosquito Rearing (A. gambiae) """"" J Vis Exp. 2007; (5): 221. Published online 2007 July 4. doi: 10.3791/221 Suchismita Das, Lindsey Garver, and George Dimopoulos This protocol describes mosquito rearing in the insectary. The insectary rooms are maintained at 28°C and ~80% humidity, with a 12 hr. day/night cycle. For this procedure, you'll need mosquito cages, 10% sterile sucrose solution, paper towels, beaker, whatman filter paper, glass feeders, human blood and serum, water bath, parafilm, distilled water, clean plastic trays, mosquito food (described below), mosquito net to cover the trays, vacuum, and a collection chamber to collect adults. """""" Voir la video" http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2557088/

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