jeudi 4 août 2011

Quand des bravaches votent la bravade d’ATT.

Quand des bravaches votent la bravade d’ATT


Napoléon Bonaparte disait que : « la vraie sagesse des nations est l’expérience ». Nous avons nourri l’espoir que cette fois-ci nos députés allaient prendre la mesure de la vraie nature des menaces qui pèsent sur notre pays. Mais non encore une fois ils ne se sont pas laissés enseignés par les leçons de l’histoire, ils ont choisi d’abdiquer leur responsabilité de représentants, élus du peuple. Et oui à cause des calculs purement politiciens ils ont voté ce projet de constitution inique, inopportun et qui cache des desseins inavoués et inavouables de son auteur.

Sinon comment comprendre quand on a été aux affaires dix ans durant et qu’on a manqué de courage politique pour mener les réformes nécessaires à la consolidation de la démocratie dans son pays, on ne peut les vouloir juste pour qu’elles viennent s’appliquer aux autres.

L’occasion était trop belle pour permettre à nos députés de nous prouver la maturité de notre démocratie et d’apporter un démenti cinglant à leurs détracteurs qui disent que nous n’avons eu qu’une caisse de résonance durant tous ces temps de consensus. Au lieu de cela ils ont scellé le sort de notre démocratie pour un bon moment en faisant passer comme une lettre à la poste « l’intention louable du patriote sincère ATT ». Comme ATT durant neuf ans de mandat, ces hommes et femmes ont manqué de courage ce mardi 2 août 2011 dans l’hémicycle, car comme disait La Rochefoucauld : « on ne peut répondre de son courage quand on n’a jamais été dans le péril ».

Or, aujourd’hui le Mali a besoin d’hommes courageux (d’État) pour restaurer l’autorité de l’État, défendre son intégrité territoriale, et lutter efficacement contre la corruption etc.

Dans un monde en perpétuel mutation seuls les hommes d’États avec une réelle vision peuvent éclairer le chemin de leur peuple dans leur quête de bien-être et de liberté.

Avec ATT, le Mali n’aura gagné que des mots et des maux et le cauchemar est loin d’être terminé car cette nouvelle pilule qu’on veut nous faire avaler sur la base d’un faux diagnostic risque de ne pas être un remède approprié à notre mal.

C’est pourquoi moi je dis non à cette nouvelle exigence du despote ATT, comme disait Louis Pauwels : « l’homme de qualité exige tout de soi. C’est un souverain. L’homme sans qualité exige tout des autres. C’est un despote ».

M. Mariko Bakary.

France.

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