mercredi 10 août 2011

MA VISION POUR LE MALI

MA VISION POUR LE MALI


1. Economie / Gouvernance :

• Revoir le système d’attribution des marchés : Ce sont toujours les mêmes personnes ou entreprises qui sont adjudicataires des marchés et dans tous les domaines.
Conséquences : Frustrations des autres concurrents, mauvaise répartition des richesses et du travail.
• Revoir le système de nomination aux postes de responsabilité- Les critères de compétence et d’intégrité doivent être déterminants.
• Encourager la création d’industries de transformation génératrices d’emplois et sans laquelle tout développement est impossible en accordant des facilités fiscales aux opérateurs du secteur
• Doter le pays d’usines de ciment capables de satisfaire au moins la demande locale d’ici cinq ans.
• Réorganiser le secteur minier pour une meilleure visibilité de son impact sur l’économie nationale

2. Education

Oui à la quantité pour faire plaisir aux bailleurs de fonds et pour améliorer l’IDH (indice du développement humain), mais puisque nous demeurons constamment parmi les cinq derniers, pourquoi ne pas voir autrement notre système éducatif. Je dis qu’il nous faut un enseignement de qualité aussi. Pour ce faire : instituer les systèmes d’évaluation en instaurant le CEP et l’oral au baccalauréat. Pour passer en classe supérieure, une moyenne de 5/10 sera exigée de la 1ère année en sixième année et 10/20 au niveau du second cycle.

Moraliser les éducateurs, et radier tout enseignant qui sera coupable d’abus sexuels sur ses apprenants.

Créer une université par an. En 20 ans toutes les régions seront dotées d’au moins une université.
malilink@malilink.net
Adapter l’éducation à nos réalités socioculturelles en mettant l’accent sur la formation professionnelle et technique. Ce que je propose : 10 écoles professionnelles de qualité par an au niveau des chefs lieu de cercle.

Donner une formation de base assortie d’une attestation à tous les travailleurs du BTP. Il faut réorganiser et redynamiser le secteur.

Dans les cinq ans à venir, aucun travailleur du BPT (maçon, ferrailleur, menuisier etc) n’aura le droit d’exercer le métier s’il n’est pas détenteur d’une formation. Grosso modo, tous les secteurs de métier doivent être revus, harmonisés et structurés (mécaniciens, soudeurs, commerçants, domestiques appelées bonnes, etc…). Il faut cultiver le travail bien fait et dans tous les domaines.


3. Une meilleure adéquation Population/Richesse/Espace.

Vous n’êtes pas sans savoir que la population du Mali atteindra 100 millions d’habitants dans cinquante ans et au cours de cette même période la superficie ne variera d’un iota.

Vous n’êtes pas sans savoir aussi que Bamako a le taux d’accroissent de sa population le plus élevé du continent.

Vous n’êtes pas sans savoir aussi qu’une minorité de privilégiés du régime s’adonne à l’expropriation des terres de nos vaillants paysans,

Face à ces constats, il nous faut imaginer une nouvelle politique globale du foncier intégrant les facteurs de démographie et de création de richesses

4. Accroitre la création de richesses internes par une imposition sur tous les TF. Informatiser le secteur pour un meilleur suivi et pour une meilleure attribution des logements sociaux.

5. Assainir la justice par des mesures fortes allant de la sanction à la radiation pure et simple de tout magistrat qui ne dit pas le droit.

6. Restaurer l’autorité de l’Etat qui s’est effritée depuis l’avènement de la démocratie. Si les politiques ne veulent pas sévir de peur de perdre leur électorat, l’administration doit le faire et elle est dans son rôle.

7. En matière de politique environnementale, il faut initier une journée de salubrité mensuellement au niveau de tous les chefs lieu de commune sur l’ensemble du territoire malien. Interdire l’importation et la circulation au Mali de tout véhicule ayant plus de 15 ans. Subventionner les GIEs qui œuvrent dans le domaine de la collecte et du ramassage des déchets liquides et solides

8. Dans le domaine des NTICs , aider les maliens de la diaspora qui ont des compétences avérées en télécommunications à s’installer au Mali et pourquoi pas leur attribuer une licence d’opérateur global de téléphonie ? Ainsi nous contribuons à mobiliser nos recettes intérieures

9. Tout marché dans le cadre des grosses infrastructures ou de nouvelles technologies attribué à une société étrangère doit être exécuté en partenariat avec une société de la place en vue de favoriser le transfert des compétences

10. Nous sommes en 2011 et le Mali a 0 km de réseau autoroutier quand le Maroc en est à 1150 kms. Cela est inconcevable. Il est impératif de faire une programmation pour les 20 ans à venir. D’ici 10 ans amener le réseau autoroutier de 0 à 500 kms et les 10 autres années atteindre les 1000kms. Gouverner c’est prévoir a-t-on l’habitude de dire.

11. Dans le domaine de la santé : voici quelques pistes :

• Contrôle rigoureux de tous les produits de consommations aussi bien à l’importation que sur les marchés de la place assorti de fortes sanctions en cas d’infraction.
• Concevoir des spots publicitaires au niveau de la télévision et de toutes les radios sur notre hygiène de vie.
• Doter tous les cercles du Mali d’un centre de santé avec toutes les commodités y compris le personnel qualifié et les équipements de pointe.
• Alléger la misère des accompagnateurs des malades du Point G en imaginant un système de transport financé par l’Etat pour faciliter leur déplacement entre la ville et l’Hôpital. Dans cet ordre idée, il est temps que Bamako avec ses 2 millions d’habitants ait un service de transport en commun digne de ce nom. Cas de la Sotrac à Dakar et de la Sotra à Abidjan.

12. Arrêter avec le mimétisme des occidentaux. J’avoue que quand je vois Commissariat de Police du 10è ou 11è arrondissement, je me demande de quel arrondissement s’agit-il ? La ville de Paris est divisée en 20 arrondissements et chaque arrondissement a son commissariat. Est-ce le cas à Bamako ? Que non. Je préfère Commissariat de la commune I ou II si une commune en a plusieurs commissariat A , B, C de telle commune.

13. Lutter contre la corruption par des actes concrets et une volonté de sévir et non par des discours et des états d’âme. Il est clair que si nous ne voulons pas humilier un chef de famille, ce dernier humiliera tout simplement le Mali. A nous de choisir.

14. Arrêter la politique du ventre. Mobiliser la population à s’intéresser à la politique mais autrement. Pas par les donations de thé, sucre, pagnes tee-shirts, billets de banque, mais en étant acteurs de la politique. Nous devons toujours avoir à l’esprit le projet de société porteur pour le Mali avant d’accorder son vote à tel ou tel parti.

15. Travailler à l’émergence de citoyens nouveaux en leur inculquant l’esprit de patriotisme de civisme et de dignité.

16. Financer le secteur rural par la mise à la disposition des fonds aux ruraux pour intensifier les travaux d’agriculture et d’élevage et maitriser l’exode rurale.

17. Rendre accessible l’eau potable au plus grand nombre en créant au 1000 points d’eau (puits à grand diamètre) par an. Ce qui permet de doter tous les villages du Mali de points d’eau d’ici 20 ans.

18. Prévoir l’électrification par EDM de quinze arrondissements par an et de 100 villages par l’AMADER par an. Ce qui permettra de couvrir l’ensemble des arrondissements dans 20 ans et la plus part des gros villages du Mali pendant cette même période

Que Dieu sauve le Mali

Anourou Cissé
Bamako







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