vendredi 26 août 2011

Les dirigeants africains sont complices du banditisme international

Les dirigeants africains sont complices du banditisme international.

Pour moi, la démocratie en Afrique, c’est quand on te permet d’ouvrir la bouche sans que tu trouves quelque chose à mettre dedans !

Le CNT (Conseil National des Traitres) mise sur les fonds de la Libye, au total 150 milliards de dollars que le Guide a amassés à coup de sueur et d’années. Ces traitres vont bientôt se rendre à l’évidence. Hier, les USA ont décidé de dégeler une partie du butin. 1,5 milliards qui seront repartis de la façon suivante : 500 millions à des organisations humanitaires américaines choisies par Washington pour, dit-on, apporter des aides au peuple libyen ; 500 millions seront versés à des soit disant fournisseurs de carburant, qui ont soutenu l’effort de guerre et les autres 500 millions sont destinés à un quelconque mécanisme de régulation pour la Libye. Qu’est-ce c’est ce mécanisme ? On va maintenant accorder de l’aide au Libyens avec de l’argent libyen!

L’Occident est assez riche en imagination quand il s’agit de mettre de la poudre dans les yeux et qu’il s’agit d’extorquer de l’argent aux « gros bébés » de la politique africaine. Car pour eux, nous n’avons droit qu’à l’aide humiliante, plus rien dans ce monde. Vous voyez vous-mêmes que cette aide, c’est notre argent, ce sont nos milliards dont on nous verse une minime partie comme à des mendiants !

Quoi qu’il en soit, aucun mot n’a été dit sur le rôle du CNT dans le partage du magot. Au moment où je publie ces lignes, les débats font rage à l’ONU sur la cagnotte libyenne. Tous les vautours du monde ont déclaré déjà leur appétit.
Les rebelles libyens me rappellent des poules pondeuses qui pondent des œufs pour ne jamais les revoir ensuite !

Avant le début des hostilités, la Libye exportait 1.600.000 de barils par jour. Au cout de 100 dollars/baril, ce sont 160 millions de dollars par jour dont 60% (96 millions) revenaient au pays. Du pétrole de très bonne qualité et dont les couts d’extraction sont parmi les plus bas du monde. Maintenant que la Libye est en ruines à cause d’une « pseudo démocratie », il va falloir 3 années pour que le pays puisse arriver à ce niveau. Et 10 ans pour que la Libye soit reconstruite. Entendez bien par les Occidentaux eux-mêmes qui s’attribueront les contrats les plus juteux. Plus de 5000 cibles détruites dont plus de 800 chars de combat, sans compter les avions et bien d’autres ; cela fait déjà des milliards de marché à gagner à tout prix ! Les vies humaines perdues ne sont pas à considérer. Que coute la vie d’un Africain pour l’Occident ? Moins que la fosse commune pour nous enterrer !

Le Nigeria, l’Afrique du sud et le Gabon ont voté pour la résolution qui a signé le début de l’intervention de l’OTAN en Libye. Des pays africains, membres de l’Union Africaine, qui se prononcent pour le bombardement d’un autre pays africain. C’est le comble de la traitrise! Zuma et Gooluck (plutôt Badeluck) espèrent sur une place au conseil de sécurité de l’ONU, une organisation qui ne vaut même plus l’ergot d’un coq au village africain. Leur naïveté les pousse à brader nos intérêts pour des causes qui ne seront jamais honorées. Des fois, j’ai bien envie de voir ce qu’il y a dans le crane de tels dirigeants : un cerveau ou autre chose.

Autant dire que ces traitres ont versé le sang des pauvres libyens pour servir la cause des autres. Ils ne sentiront l’odeur ni du magot libyen, ni du pétrole du pays. Le premier septembre à Paris, un « club des amis de la Libye » se réunira pour discuter, parait-il, des voies et moyens d’aide au pays. De quelle aide parle-t-on encore ? Nous avons déjà vu cette « aide » qui a mis le pays à genou déjà : Toutes les belles infrastructures sont en cendres.
La réalité est que certains sont très inquiets de la montée en puissance de la Chine. Cette dernière veut faire de l’Afrique sa base de développement durable dans un esprit de collaboration franche et de respect mutuel. Un partenariat gagnant-gagnant, en un mot. Incapable de faire face à la concurrence chinoise, l’Occident, avec à sa tête son foudre de guerre que sont les USA, a décidé de faire recours à des méthodes musclées et barbares qui ne s’inscrivent dans aucun texte du droit et des relations internationales. Les Occidentaux ont proposé aux Chinois de ne pas investir en Afrique, mais plutôt de faire semblant de nous aider, car cela apporte gros. La Chine a refusé pour cause qu’elle ne veut pas s’ingérer dans les affaires des autres. Elle veut faire du business pur et simple, non lié à la politique, à l’intimidation et à l’humiliation que nous connaissons constamment avec les fauves occidentaux.

En quelques années, les Chinois ont réalisé en Afrique ce que l’Europe n’a pas fait en 400 ans.

Pour débouter la Chine qui permet à l’Afrique de prendre un envol, il a été ainsi décidé de recourir à la force, celle qui diffère un homme raisonnable d’un animal. En Côte d’Ivoire, avec la chute de Gbagbo, les Chinois ont enterré 250 millions de dollars investis dans le pétrole ; en Libye, ils viennent d’essuyer 2 milliards de pertes. Un pays qui tache de nous aider et qui est lâché par nos dirigeants quand il ne le faut pas. Voilà une des raisons qui font que la Chine se tait ou vote même pour certaines résolutions, car elle sait que l’Afrique, c’est peine perdue. Plus couards, il n’y a que les lapins !

Alain Juppé a déclaré lors de la chute de Gbagbo que l’Europe a lancé « un signal fort aux dictateurs africains ». Autrement dit, à tous ceux qui veulent un rapprochement avec la Chine. Ainsi donc, l’Afrique ne doit être orientée que vers l’Occident pour être maintenue constamment sous dominance et sous humiliation. Même la Turquie, un pays qui vient à peine de sortir de la misère, se fait inviter maintenant au « festin africain ».

D’ailleurs, le CNT a déclaré qu’aucune goutte du pétrole libyen ne sera plus destinée aux pays qui n’ont pas soutenu sa sale guerre contre Kadhafi. Ces pays, ce sont les BRICS : Chine, Inde, Brésil, Russie et Afrique du sud.

Surtout l’Afrique du sud, un pays qui a eu la naïveté de voter pour la résolution et qui se trouve maintenant jeté hors du bateau. Au moment actuel même, Zuma est en train de batailler pour « avoir sa part » du gâteau. Il n’aura désormais que ses yeux pour pleurer car il n’a pas usé de sa cervelle au moment du vote pour la résolution de l’ONU. En Afrique, les traitres finissent pareillement quand on n’a plus besoin d’eux !

L’actuel chef du CNT est celui qui a confirmé la peine de mort aux infirmières bulgares, alors qu’il était aux rênes de la Cour d’appel libyenne. C’est justement à cause de cette prise de position qu’il a pu entrer dans les grâces du Guide et a accédé ainsi au poste de ministre de la justice. C’est dire que n’eut été Kadhafi qui a gracié ces pauvres bulgares, il les aurait fait envoyer à la guillotine.

Quelle conclusion tirer alors, sachant que l’Occident n’a jamais pardonné Lockerbie au Guide ?

Les malheurs de la Libye ne font que commencer. Surtout que la bagarre vient de commencer pour le magot libyen. Tout cela se passe sous les yeux des autres leaders du continent.

Mais soyons surs qu’ils n’en tireront aucune leçon. Les comptes des banques occidentales continueront à être gonflés de l’argent africain volé. Des comptes que les seigneurs du grand banditisme international, sous couvert d’une ONU mafieuse, videront après pour régler leurs propres problèmes ou s’enrichir davantage.

Entre temps, la Tunisie, le Nigéria, le Burkina, le Sénégal, L’Ethiopie, le Tchad et bien d’autres ont déjà reconnu le CNT qui a ouvertement déclaré qu’il repenserait ses relations avec l’Afrique noire.

Mais comme les mendiants ne veulent pas être privés des mallettes d’argent libyen auxquelles beaucoup sont déjà habitués, il faut vite reconnaitre le CNT, quitte à aller faire la courbette demain devant des rebelles.

Alors, vive « l’Unité Africaine » ?

Jeunes d’Afrique, jeunes du Mali, nous voyons nous-mêmes le ridicule qui se déroule sous nos yeux chaque beau jour que le Bon Dieu nous fait connaitre. Assez de parler, assez de prendre du thé et de jouer à la belotte ; assez de faire du « wèrè wèrè ». Mettons-nous au travail, mettons-nous debout pour l’Afrique-Mère, mettons-nous debout pour l’avenir. Prenons en mains nos responsabilités, car l’avenir nous appartient en premier lieu.

Si nous n’agissons pas, notre avenir nous sera enlevé. Alors, nous nous retrouverons avec notre passé qui n’est autre que la recolonisation et l’esclavage.

Votons bien 2012 ou nous perdons !

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