jeudi 28 juillet 2011

La version "affaire du trésor" de Docteur Soumana Sacko.

 L'Affaire dite du Trésor n'était qu'une série d'abus par le Chef de la Recette Générale du District (un service régional du Trésor,donc sur lequel ni le Ministre des Finances , ni a fortiori le Premier Ministre n'avait un contrôle direct) d'une prérogative parfaitement réglementaire que le Règlement Financier reconnaît au comptable assignataire ( l'agent du Trésor chargé du recouvrement d'une créance de l'Etat, en l'occurrence des droits de douanes et autres taxes) d'accorder aux débiteurs de l'Etat des facilités de paiement, mais sous sa responsabilité.Ces abus ont consisté, pour le Receveur Général  à accepter des chèques antidatés ( au lieu d'obigations cautionnées ) qui, à l'échéance, se sont avérés être des chèques sans provision, à émettre des avis de crédit (attestations émises par le comptable certifiant que tel contribuable a payé ou mis en dépôt au niveau du Trésor tel ou tel montant,etc.) dont une partie s'est avérée être des avis de crédit fictifs ou de pure complaisance.Dans un certain nombre de cas, le Receveur Général a remis de l'argent cash (pour un montant limité) à quelques opérateurs économiques contre des chèques dont il savait qu'ils étaient sans provision (ce swap, en termes comptables, est une opération blanche...jusqu'au jour où un contrôle externe découvre qu'il s'agit de chèques en bois).Pour masquer ces ''recettes fictives'' au niveau du TOF, le Receveur Général les a contrebalancées avec une inscription équivalente en '' dépenses extrabudgétaires'' ( un terme technique qui recouvre non seulement des dépenses non prévues dans le Budget de l'exercice en cours, mais aussi des dépenses imputables aux exercices antérieurs, des dépenses dont l'imputation comptable reste à déterminer,etc).

Ces pratiques abusives ont commencé bien avant la Transition. Le montant de 4,5 milliards de FCFA est donc un cumul incluant les pratiques antérieures à la Transition.C'est la BCEAO ( ou la SE, laquelle ne relève pas du Gouvernement) chargée des opérations de compensation entre le Trésor et les banques) qui aurait pu attirer l'attention du Ministre des Finances sur le nombre important de chèques sans provision).Le Ministre des Finances aurait pu avoir des "soupçons" si il y avait eu des difficultés de trésorerie au niveau de l'Etat, ce qui n'est pas arrivé sous la Transition.

En fait, c'est le Premier Ministre lui-même qui, alerté par une relation personnelle, a découvert le pôt-aux-roses et ordonné: a) au Minsitre Konimba Sidibé de mener une enquête, dont le rapport ne lui a été remis que le 5 juin 1992, jour même de la démission symbolique du Gouvernement ;au Minsitre Oumar Kassogué de recouvrer les créances correspondant aux chèques sans provision et aux avis de crédit fictifs, de mettre en garde, par message radiodiffusé et télévisé dans la nuit du 14 avril 1992, les opérateurs économiques contre ce genre de pratiques et d'interdire aux agents de la Recette Générale l'usage de la prérogative (bien que reconnue par les textes) consistant à accorder des facilités de paiement des créances de l'Etat sur les opérateurs économiques.De fait, une bonne partie desdites créances ont été recouvrées dans les derniers mois de la Transition Dans le cadre de la passation des pouvoirs, le Premier Ministre de la Transition a remis le rapport du Contrôle Général d'Etat à Younoussi Touré,tandis qu'ATT remettait le même rapport à Alpha Oumar Konaré.Arrivée aux affaires, la IIIeme République aurait dû se frotter les mains et considérer la partie non encore recouvrée comme un matelas financier (restes à recouvrer); au lieu de cela, elle a voulu en faire une exploitation purement politicienne contre la Transition avant de découvrir que leur propre Ministre ( Abdoulaye Camara, un entrpreneur nommé Ministre des Mines dans le Gouvernement de Younoussi Touré avait bénéficié des dites facilités abusives, ce qui lui a valu d'être débarqué du Gouvernement).Lors des enquêtes menées par la IIIeme République, le Ministre Oumar Kassogué a été convoqué et entendu par la Police.Le jugement de la dite ''Affaire du Trésor a eu lieu (en 2004, je crois) et aucun membre du Gouvernement  n'a été mis en cause.C'est le lieu de rappeler que ni le Premier Ministre, ni aucun membre du Gouvernement de Transition n'a bénéficié ni ne bénéficie d'immunité.

Les enquêtes de police menées après la Transition ont mis à nu le fait que 2 ou 3 membres du CTSP ( mais aucun membre du Gouvernement ) avaient ''recommandé'' des opérateurs économiques auprés du Receveur Général du District.En son temps, l'avocat du Receveur Général sous la Transition (Me Gakou) a fait publier dans la presse la liste des personnes qui avaient recommandé des opérateurs économiques.

Voilà, dans toute sa nudité, ce que des apprentis-sorciers de la politique politicienne ont appelé l'Affaire du Trésor.Pour de plus amples détails, on pourra se reférer à l'hebdomadaire ''Le Démocrate'' de Toumani Diallo dans une série de parutions courant dernier trimestre 1993 intitulée '' Défense et Illustration de la Transition Démocratique Malienne" dans laquelle votre serviteur (sous le pseudonyme de Sonni Ali Ber) répondait point par point à toutes les attaques politiciennes fomentées par la IIIeme République contre la Transition ( y compris le Pacte Social et le Pacte National; dont il avait été qu'ils étaient autant de mines plantées par la Transition pour faire sauter la IIIeme République!).
Il convient de signaler que l’utilisation abusive et frauduleuse par des agents du Trésor de leurs prérogatives a continué sous la IIIeme République, notamment à Sikasso (pour près de FCFA 11 milliards de chèques sans provision) et à Kati (pour environ FCFA 6 milliards).”Heureusement” qu’il ne s’est pas trouvé des politicards pour faire remonter la chaîne de responsabilité,voire de culpabilité, du niveau des agents du Trésor à celui du Président Alpha Oumar Konaré en passant par ses Ministres des Finances et ses Premiers Ministres successifs.
Votre serviteur n'a jamais prétendu qu'il n'y avait pas ''plus intègre que lui". Tout ce qu'il dit et affirme haut et fort, c'est que personne, après pourtant mille enquêtes menées contre lui aussi bien après sa démission du poste de Ministre des Finances ( SE, Police, Gendarmerie,etc) que par la IIeme République (qui a mené des enquêtes policières et judiciaires sur l'Affaire du Trésor et effectué un audit complet de la Transition) n'a pu démontré que votre serviteur a détourné un sous de l'Etat ou s'est rendu coupable ou complice (même par omission) de magouilles ou de corruption.Au demeurant, ceux qui avaient fait un tapage politicien sur l'Affaire du Trésor ( par méchanceté autant que par méconnaissance des mécanismes de fonctionnement de l'Etat, et particulièrement du Trésor) sont les premiers à rougir aujourd'hui de leur naïveté enfantine. Il est donc curieux que ce soit M.Assadeck, pour qui j'ai par ailleurs beaucoup de respect, qui essaie de ''rechauffer'' ce plat pour des fins que j'ignore mais qui, en tout état de cause, ne l'honorent pas du tout.

Soumana Sako
Ancien Ministre des Finances et du Commerce
Ancien Premier Ministre,
Chef du Gouvernement de Transition du Mali

Date: Thu, 28 Jul 2011 07:16:21 +0100
From: assadekab@yahoo.fr
Subject: Re : [msas] Zoumana Sacko est le meilleur
To: seribakonare@yahoo.fr; msas@maliwatch.org
CC: zoumsak@hotmail.com
Bonjour à toutes et à tous,
merci pour ce lien, "Le parcours de Dr. Sacko plaide éloquemment en sa faveur. Tous les Maliens sont unanimes que Dr Sacko est compétent, travailleur, consciencieux, rigoureux, responsable, patriote etc. Croyez-moi, chers Maliens, cet homme n’a pas fini de nous surprendre. Avec tout le bonheur qu’il réserve en termes de développement intégral à tous les niveaux pour notre pays, faisons le pari de l’avenir. Confions les rênes du pays à Dr Sacko !", justement les qualités de Zou ainsi citées sont des tares du Mali d'aujourd'hui où les valeurs sont inversées. N'a-t-on pas entendu, un de nos hommes politiques dire que "si on ne vote pas ATT on ira en prison", ou bien un candidat aux législatives dire "votez pour moi sinon j'irai en prison"?.
Si l'on veut un Mali bien gouverné c'est un candidat de profil de Zou qu'il nous faut, il existe un malien surement plus intègre que Zou, il suffira de le chercher, n'oublions pas aussi l'affaire du trésor sous la transition, le peuple veut des précisions par rapport à cette affaire.
Vivement un président qui pourra justifier ses biens et qui a le profil de Zou et plus.
Cordialement. 
 
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44



De : seriba konare
À : msas msas
Envoyé le : Jeu 28 juillet 2011, 5h 37min 30s
Objet : [msas] Zoumana Sacko est le meilleur
 Bonjour Tout le monde,
Tous les candidats de 2012 ont leurs qualites, mais Zoumana Sacko a quelques choses de speciales.  Voir le lien suivent http://www.maliweb.net/category.php?NID=79064
Bonne journee,
 
Seriba KONARE.
Ehime's University, Japan
phD candidate
 
 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ahhh ouiii c'est un homme de droit,moi à mon avis et le bien de nous les maliens il nous un bon citoyen comme et il y a pas deux c'est lui seul qui a le secret du Mali sinon aucun autre candidat. Tous ces candidats ont été des ministres et des presidents au niveau de l'assemblée nation. Vous savez une chose si ta pas de niveau ta pas de niveau c'est tout. Vie Mali et vive Zou