lundi 6 juin 2011

Réaction de Maître Mamadou Ismaila Konaté au compte rendu sur la violence à l'université de Bamako.

A Tous,

Au delà de vos réprobations compréhensibles, de vos indignations fort justes et
même de vos complaintes fort légitimes, il y a lieu, face à cette situation
indescriptible que vient de nous brosser Dialla KONATE, inacceptable et
intolérable à tous points de vue, de mettre en cause toutes les personnes qui
sont directement responsables de cette situation de violence et d'escalade dans
cette violence au sein de l'école.

Pour moi les premiers responsables de cette situation sont les élèves et les
étudiants eux mêmes et en tout premier : Ceux-là ont fait le choix de s'arrêter
de vivre en s'arrêtant d'aller à l'école. Ceci constitue un choix de vie pour
eux. J'espère simplement qu'ils sont tout aussi bien conscients de leurs
responsabilités que des conséquences dommageables pour eux et pour la nation
ensuite de leurs gestes maladroits et bêtes.

Mais en même temps, que ces personnes décident d'empêcher les populations de
vivre dans la quiétude en empestant leurs vies de violence et de mépris, il y a
lieu de les mettre en cause au plan de la responsabilité. Pour ce faire,
n'importe quel citoyen a le droit d'intenter des actions à leur encontre, y
compris judiciaires mais surtout à l'encontre des autorités de l'école.

En premier lieu, j'appellerais à porter une plainte contre les ministres en
charge des questions d'éducation pour leurs incapacités à préserver l'école et
les gens de l'école de la violence et à assurer leurs quiétudes ;

Ensuite, j'appellerais à porter plainte contre les autorités policières pour
leurs incapacités à assurer la sécurité des gens sur le domaine scolaire ;

Enfin, j'appellerais à porter une plainte contre le gouvernement de la
république du mali pour son incapacité à assurer aux enfants du mali leurs
droits légitimes d'accès à l'éducation et au savoir.

Ces plaintes, je les envisage au plan symbolique : il s'agira d'installer un
tribunal populaire composé de notables du mali, de gens éclairés pour condamner
l'ensemble de ces incapacités que j'ai pointées du doigt.

Plus concrètement et dans un second temps, il s'agira de mettre en cause les
ministres de l'éducation, les autorités policières et sécuritaires, le
gouvernement de la république du mali par-devant la Cour de justice de la
CEDEAO. Leur tort aura été de laisser faire voire de favoriser la négation
absolue du droit fondamental à l'éducation, à la paix contre la violence, à la
quiétude, à la justice.

Cette dernière action devra être menée par des citoyens épris de paix et de
justice et qui ont encore quelques fibres en eux qui vibrent pour le mali, notre
pays qui ne devra jamais sombrer face aux incapable et aux incapacités.

Meilleures salutations

Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
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