samedi 25 juin 2011

LE GRAND LION DU DESERT BLESSE

LE GRAND LION DU DESERT BLESSE

Dans le grand désert de l'antique Tripolitaine

Pleuvent des tonnes de bombes toutes dédiées à la tête coriace du grand Kadhafi

Les nouveaux cartographes assoifés de pétrôle et de gaz entendent dépèçer le
grand gibier désertique mais si charnu

Parceque l'Homme vit de l'Homme

Le pétrôle est, depuis la révolution post charbon, la boisson préférée des forts

Ils ont pendu Sadam

Ils entendent liquider le seul dirigeant viril du continent

Afin que l'Afrique-Maman , désormais émasculée, sans couilles

Puisse oublier les vertus libératrices du NON

Car lui seul Kadhafi osait encore dire NON

En ces temps de la mise au pas

Et dans ce bouillon de l'Histoire sans fin (tant pis pour Hegel et Fukuyama)

Où l'Europe prépare DEMAIN dans l'UNION

Volant au secours de la Grèce la terre des antiques philosophes

Pour sauver la face à sa commune monnaie

Coquille vide pacotille de circonstance

l'Union africaine passée double maîtresse de la désunion et du vagin offert

Masochisme d'une jouvencelle onirique qui refuse de grandir

Assiste impuissante au déluge de feu sur le lion du désert

Qui, même dos au mur, nous délivre, dans ses derniers cris

De bête cernée, l'Ethique d'un devoir de Résistance

l'Esthétique d'un NON au nom de la dignité

Et quand cesseront les bombes

Que le gouvernement de Bengazi s'installera à Tripoli

Commercera le grand bal du partage

Les ressources nationales seront si occidentalisées, pardon, privatisées

Que le gouvernement ne servira qu'à exécuter les diktats d'un ordre nouveau

Dont l'OTAN, l'ONU et autres manchins ne sont que les bras cachés

Légitimant l'indicible et l'impensable

Parceque depuis que Westphalie même est au musée

Le réel commande et le droit international, Droit des plus forts

Se fait réplique de la voix des maitres actuels du monde

C'est vrai que le lion de Tripoli a dévoré tant de proies

Qu'il a, un temps, inspiré la terreur tant pour les siens, l'Occident et même
pour des pays comme le Mali et le Niger dont les rebellions trouveaient douce
oreille chez lui et écoute parcimonieuse quand elles fragilisaient la marche de
ces Etats-Nations africains en proie aux irrédentismes,

C'est vrai que le guide a règné par la terreur, plus hobbésien que Montesquien

Mais au nom de quel droit fait-on pleuvoir des bombes sur des civils?

Au nom de quel ordre nouveau fallacieusement démocratique

Tue t-on des centaines d'innocents?

La désunion africaine logée à Addis Abeba déshonore par son silence

Le grand Continent qui, après 50 ans , devrait pouvoir régler ses propres
palabres

L'Afrique de demain ne se fera pas avec ce manchin sartrien

Dont on avait espéré que l'existence précéderait l'essence pour le Meilleur

Il faut un nouvel ordre épistémique à même de drainer les multitudes africaines
organisées autour de cet bel idéal panafricain

Pas le faux idéal trafiqué de tous ceux qui, tirés par le nombril, disent et
font

Faussement au nom des masses africaines, masses majuscules éplorées!

Comment comprendre le silence des grandes Voix africaines ( Soyinka, Mbeki,
Konaré, Rwalings et autres) qui sans charge présidentielle

Peuvent se permettre une insolence du refus qui n'est que Beauté

Comment saisir ce grand silence terrifiant qui recoupe avec la terreur des
bombes tripolitaines?

L'Otan a et ses architectes du monde nouveau ont-ils fini avec les dictateurs
asiatiques et autres pour se faire grands altruistes devant l'Eternel de la
solidarité

Avec les peuples sous dictature?

La France et autres n'ont-ils pas déroulé le grand tapis rouge au grand guide
pour le grand Pétrôle?

La guerre de l'Energie est une guerre stratégique, donc diabolique

Elle ne peut être nullement démocratique!

YAYA TRAORE


Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
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