mercredi 1 juin 2011

Declaration du RpDM sur le fichier électorale


 
DECLARATION
A moins d'un an des prochaines élections générales, un climat d'incertitude et de méfiance s'installe insidieusement au sein de la classe politique face aux atermoiements du gouvernement. Le moins que l'on puisse dire est que l'heure n'est pas à la sérénité ni à l'optimisme.
Le RpDM joint sa voix à celles de beaucoup d'autres pour tirer sur la sonnette d'alarme en déclarant avec force que pour des élections transparentes et régulières , il faut nécessairement un fichier électoral fiable.
Nos compatriotes de l'intérieur comme de l'extérieur ont salué l'annonce faite par le Président de la République dans son Discours à la Nation, le 22 Septembre 2009, de proposer l'annulation des listes électorales  actuelles et la confection d'un nouveau fichier électoral à partir des résultats du RAVEC. Pour tous, un autre grand pas venait d'être franchi dans la consolidation de notre processus démocratique.
Mais voilà qu'à la surprise générale, il se murmure l'éventualité d'utiliser encore, pour les échéances prochaines, les fameuses listes si décriées par les acteurs politiques et les spécialistes des questions électorales.
  Notre parti tient à réaffirmer que pour 2012, tout doit être mis en œuvre pour doter notre pays d'un fichier électoral biométrique et d'une carte d'électeur numérisée.  
 Au RpDM, nous pensons que ceci est bien possible  si la volonté politique est clairement affichée et que les parties prenantes se rassemblent et concentrent leurs efforts essentiellement sur la préparation des élections. Point n'est besoin de disperser  nos maigres ressources. A ce propos, notre parti propose de surseoir à l'examen du projet de loi de révision constitutionnelle, conforté en cela par la recommandation forte contenue dans la conclusion du Rapport de la Mission de Réflexion sur la Consolidation de la Démocratie largement diffusé sur la toile et qui rappelle au Président de la République qu' «une révision constitutionnelle ne peut être entreprise et aboutir sans organisation et méthode, sans prise en compte du facteur temps. Elle met en jeu des forces et des intérêts. L'expérience a montré qu'une telle entreprise rencontre moins de difficultés si elle est engagée bien avant l'approche d'échéances électorales ayant des enjeux de premier ordre. » Cette position de principe, sage et lucide, devrait retenir l'attention des acteurs politiques et des gouvernants.
Pour notre parti, la préparation et l'organisation des élections doit être la priorité des priorités.
  Nous disons en connaissance de cause que le temps qui reste est suffisant pour procéder à la consolidation des résultats du RAVEC et à l'opération d'épuration du fichier. Pour ce qui est des ressources financières, l'on peut avoir des scrupules à demander encore aux partenaires techniques et financiers de contribuer à une éventuelle amélioration des listes actuelles au motif qu'il n'est pas possible de disposer d'un fichier issu du RAVEC pour lequel ils ont participé à concurrence de plus de francs CFA : 6 582 000 000.
 Pour notre part, nous sommes disposés à accompagner le gouvernement auprès des partenaires et amis du Mali, nombreux à travers le monde, pour réunir les fonds nécessaires à la confection d'un fichier biométrique avec carte d'électeur informatisée. 
 En tout état de cause, il est évident pour tout le monde que la résolution des crises postélectorales nées de résultats contestés est plus onéreuse et plus difficile que la préparation et l'organisation d'un scrutin transparent et crédible.
 
Dr. Cheick Modibo DIARRA
                                                                              





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