samedi 21 mai 2011

[Gouvernance] Re : Le FMI, la question Genre ou le sexe ? et le pouvoir

Bonjour Michel et tous les membres du groupe,

 
J'ai bien aimé le titre attribuée à ta toute dernière communication à savoir "la question du genre et le pouvoir". Dans ton développement tu fais le lien entre ce qui est aujourd'hui une affaire de meurs et ce que pourrait être demain, son impact sur des questions de développement, et précisement en rapport avec la situation actuelle de la Grèce, mais de manière plus générale avec la situation économique de l'Europe et de sa monnaie vis à vis du dollar américain.
 
Certes le scandale DSK est plus que récent et mérite que l'on s'y attarde aujourd'hui. Sa méthode et son mode opératoire sont aussi différents dans les précédentes affaires mais le fond demeure le même: l'infidélité des hommes, la tromperie, le mensonge, la duplicité et la duperie, une illusion de puissance associé au succès et à de l'argent. 

Nous ne devons pas oublier qu'il y a eu des précédents graves de comportement des hommes admis comme étant les plus puissants du monde. Nous avons même observé que cela a fini par être banalisé et traité comme des faits divers, sans que les auteurs ne soient véritablement punis ni poursuivis, et parfois ils s'en sont tirés à très bons comptes.
 
Après l'affaire Bill Clinton et Monica, le premier a fini tranquillement son second mandat de Président des USA et jouit aujourd'hui d'une retraite très enviable. Plus grave encore, Paul Wolfovitz (ancien président de la BM) avait certes été démissionné mais avec une indemnité de séparation équivalente à 36 mois de son salaire, et sa petite amie est probablement demeurée personnel à la BM. Le prince Charles D'Angleterre a fini par faire un second mariage après des infidélités servies officiellement à la regrêtée "accidentée" Lady Diana de célèbre mémoire. Silvio Berlusconi continue d'être un incontournable homme d'état italien malgré des scandales sexuels revelés presque semestriellement. La liste est très longue.
 
Ce qui précède pourrait nous mener à plusieurs conclusions, mais je passe à celles qui me paraissent les plus évidentes:

1. au plan charnel, l'homme se satisfait difficilement d'une seule femme;

2. au plan spirituel, les responsables des institutions et pays montrés comme les plus puissants du monde ne le sont pas;

3. le monde occidental devrait cesser de combattre le mariage polygamique.

4. il faut revenir aux valeurs universelles positives.
 
La psychologie enseigne que l'humain est fait de deux entités: le corps fait de cher et d'os (la matière) et l'âme (imatérielle) qui contient l'esprit. La bible nous précise d'ailleurs que "les besoins de la chair sont contraires aux besoins de l'esprit" et ce concept non seulement permet d'expliquer la dualité de l'humain, mais le différencie fondamentalement des autres animaux qui, d'après certains auteurs n'ont que de la matière et une âme instinctive. L'humain (homme et femme) a donc les mêmes besoins charnels et spirituels. Du point de vue réligieux (croyances dominantes, sectes, arts martiaux...) et même scientifique, la puissance d'un humain réside dans sa capacité à soumettre son corps à l'expression de son esprit. Les dirigeants du monde qui succombent à la moindre tentation, aux besoins de leur corps ne sont pas puissants.
 
Compte tenu dela réalité démographique dans le règne humain et dans la majorité des pays de la planète, toutes les femmes ne pourront jamais s'offrir chacune un époux même si tous les hommes décidaient de devenir monogame; et donc les infidélités seront faites tant que les deux sexes coéxisteront.
 
Pour revenir au titre de la communication "la question genre et le pouvoir" je me refererais avant tout aux questions de participation et de lecture de l'impact du travail de l'agent féminine dans le développement, s'il m,avait été donné de le développer dans un exercice de dissertation. La femme est certinement avant tout une femelle et donc un sexe, non en opposition mais complémentaire à l'autre qu'est le male. La cohéxistence spatiale fonctionnelle des deux permet non seuleument la production au sens de la fabrication, mais également la confection au sens de l'education des humains (homme et femmes). Le résultat de la fabrication va conférer le sexe et celui de l'éducation le genre à l'un et à l'autre. Ces deux théories bien que totalement imbriquées sont quand même distinguables jusqu'à un certain niveau.
 
Je voudrais percevoir que dans les scandales que nous avons évoqués plus haut, il s'agit beaucoup plus des questions de sexe et proposer que le titre de ce débat s'il doit se poursuivre mue plutôt en "la question du sexe et le pouvoir". Toutefois je dois avouer que je continue à chanceler dans cette proposition tant il est vrai que comme je l'ai dit au début il s'agit d'une affaire de meurs et qui meurs ne dit-il pas éducation...
 
Bonne lecture.  

Jean-Jacques AKAMBA ABAH (Cameroun)
IDPM, MPH, MSc.
International Development Project Manager
Public Health Expert & Epidemiologist
Biologiste Clinicien
Consultant

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En réponse à Michel Filion qui écrivait:

"Chers amis,

La capture de Dominique Strauss-Khan, directeur général du Fonds Monétaire International, aux États-Unis par la police de la ville de New York, pour une question d'agression sexuelle, soit pour l'attaque à l'intégrité physique et psychologique d'une personne est au carrefour de toutes nos discussions des derniers mois.

D'abord la question des droits des femmes: sans présumé de la culpabilité du DG du FMI, nous pouvons dire de façon générale que quand une femme dit non, c'est non. Ce n'est pas «peut-être », ce n'est pas « elle ne sait pas ce qu'elle veut ». C'est non. Et décider d'aller au-delà du non est un crime. De la même façon que les avances et, à plus fortes raisons, le harcèlement, en milieu de travail constitue un abus de pouvoir. Consommer par la force une concession sexuelle peut aussi constituer un crime.

De ce côté de l'Atlantique, on ne lésine pas là-dessus.

L'une des premières exploitations des femmes est sexuelle. Le rapport de domination Homme-Femme s'exprime beaucoup en matière de reproduction.

Ensuite, nous avons parlé sur ce groupe des facteurs déterminant une politique publique et son acceptation. Cet accident de parcours â€" je l'appelle comme cela encore faute d'un jugement de la Cour de New York â€" vient changer la donne pour le gouvernement grec - pour nommer celui-là. Un élément extérieur permettra à des acteurs locaux, tenants d'une politique plus libérale de s'exprimer avec plus de force. Si la suite des choses est assumée au FMI par un professionnel moins lié au socialisme, les réformes grecques pourraient plus drastiques encore.

Ce choc extérieur a un effet sur ce pays européen similaire à la révolution tunisienne sur les populations marocaines en ce moment; un stimulant pour les tensions internes pré-existantes.

Ajoutons comme troisième élément que les nouvelles forces de la Gouvernance mondiale (pour reprendre l'expression favorite d'Abdoulaye Ali Diallo du Mali), comme le Brésil et l'Inde, s'activent pour détrôner la France de son monopole à la direction du FMI.

On ne doit pas exclure la manipulation. Pour démontrer à tous que je ne suis pas qu'un homme naïf (sic), l'origine de la victime et la mort suspecte d'un Guinée lié au pouvoir de son pays, en banlieue de Montréal, l'an dernier m'amènent à redoubler de prudence. Y aurait-il, par effets du hasard et des réseaux maffieux, un service secret guinéen qui se mettrait au service de certains puissants. Reste qu'après l'admission de relations sexuelles par le DG, nous sommes au moins en présence d'un manque de jugement grave de la part du plus haut cadre de cette institution internationale.

Réitérons que la dénonciation de la victime a bien plus de force que toute autre présomption.

J'aimais bien la couleur qu'avait pris le FMI avec ce DG. Dommage.

Bonne fin de semaine!

Michel

PS : Puis-je être moralisateur? Demandons-nous, messieurs, si nos comportements sont aussi progressistes que nos discours?
PS2: Je ne voudrais une avalanche de courriels en provenance de Conakry. Je ne présume rien sur la nature profonde des Guinéens. Bien sûr que non."

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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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