mercredi 13 avril 2011

] Libye: L'UA doit choisir entre le peuple et Khadaffi

----- Message ftranséré ----
De : Yvonne van Driel Krol <yvandrielkrol@gmail.com>
À : malilink <malilink@malilink.net>; msas mali <msas@maliwatch.org>; paix au <peace-initiative@malilink.net>
Envoyé le : Mer 13 avril 2011, 22h 56min 32s
Objet : [malilink] Libye: L'UA doit choisir entre le peuple et Khadaffi

http://fr.allafrica.com/stories/201104130427.html

Le Pays

Afrique: L'UA doit choisir entre le peuple et Kadhafi

Juste Patoin

12 Avril 2011


L'échec de la dernière mission de l'Union africaine (UA) à Benghazi n'a rien de surprenant. Il n'en demeure cependant pas moins que cette énième prestation de piètre qualité donne à réfléchir. Quoique se déroulant sous les bombes, cette sortie du panel de chefs d'Etat avait pourtant fait germer quelque espoir. L'insuccès quasi programmé des tentatives de négociation arbitrées par l'Union africaine est essentiellement dû à trois principaux facteurs.

En plus de la configuration inappropriée des équipes de facilitation, la démarche et le contenu des propositions faites aux parties en conflit dénotent souvent une impréparation et une inconséquence préjudiciables à un bon dialogue. On aurait voulu réellement éviter à l'institution panafricaine une autre humiliation, qu'on aurait été plus pragmatique dans le choix des membres du panel pour la Libye.

Ces dirigeants ne sont-ils pas venus en mission de sauvetage de leur homologue ? Ce qui est sûr, les émissaires africains connaissaient à l'avance la position du Conseil national de transition (CNT). Les insurgés estiment non négociable le départ de Mouammar Kadhafi et sa famille du pouvoir.

A défaut donc de mettre la pression sur leur homologue pour obtenir de lui des concessions utiles, ils n'avaient qu'à se déclarer incompétents et permettre ainsi à l'UA qui n'est pas en bonne forme financière, de faire quelque économie utile.

La structure embryonnaire des futurs Etats-unis d'Afrique gagnerait à démentir tous ceux qui ne croient plus en elle, en faisant au moins preuve de réalisme dans ses futures interventions.

Pourquoi ne ferait-elle pas appel à des anciens chefs d'Etat africains qui ont le courage de leur opinion et qui peuvent avoir l'audace de dire la vérité au Guide libyen précisément parce qu'ils ne sont plus au pouvoir ?

Car à l'opposé de certains présidents en exercice, des personnalités de la trempe d'Alpha Omar Konaré, Joaquim Chissano, pour ne citer que ces deux exemples, seraient plus à l'aise pour raisonner le "roi des rois" d'Afrique en lui faisant percevoir l'abîme qui existe entre les attributs d'un chef traditionnel et les devoirs d'un président d'un Etat de droit.

L'UA ne doit nullement transiger sur les espoirs nouveaux des peuples africains. Elle ne peut plus se complaire dans le soutien indéfectible et systhématique aux dirigeants, au grand dam des peuples martyrisés.

L'UA a encore le temps de rectifier le tir en choisissant de protéger le peuple libyen et non l'individu du chef de l'Etat libyen, à qui elle pourra ainsi éviter une fin triste comme celle de Laurent Gbagbo, président sortant de la Côte d'Ivoire.

Ce dernier aussi est resté sourd aux différentes propositions de sortie honorable à lui faites, croyant pouvoir toujours jouer la montre et renverser, par la roublardise, la situation en sa faveur. C'était sans compter avec la détermination des Occidentaux et de la communauté internationale à accompagner la démocratie en Afrique.


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