jeudi 14 avril 2011

La fascination des peuples pour les boureaux


Pourquoi l'homme aime et respecte son bourreau et fait tourner qui l'aime et le respecte en bourrique?

La stupidité de l'être humain fait qu'il est fasciné par les tortionnaires pour des questions de défit et de fascination. Les criminels fascinent parce qu'ils se posent au-dessus des lois de la société et parce qu'ils semblent ne ressentir aucune pitié, ni aucun remord.

Il existe aussi un fantasme d'être le « privilégiée d'un bourreau»: Cela exprime le désir inconscient d'être reconnue dans votre unicité. C'est à dire d'arrivé à être le seul qui puisse révéler des sentiments de tendresse et de douceur à ce bourreau. Une sorte de défit à soi-même en quelque sorte.

Mais surtout, nous sommes inconsciemment fascinés par le fait qu'il ait osé braver l'interdit.

Les crimes du bourreau

Critique

Un ouvrage très documenté décortique les mécanismes liés à la fascination pour les grands génocidaires.

Par MARIA MALAGARDIS

C'est une photo parue dans le Figaro en 1994 : on y voit des enfants, rescapés du génocide qui a ensanglanté le Rwanda cette année-là, «faire la queue pour un repas», nous dit la légende accompagnant l'image. Et qui s'achève par cette phrase surprenante : «La haine et l'appétit de vengeance se transmettent de génération en génération.» Rien n'indique pourtant que ces gamins inoffensifs vont devenir des brutes sanguinaires. Rien, si ce n'est ce préjugé tenace qui suggère que victimes et bourreaux sont interchangeables, et que le mal est un monstre tapi en nous, toujours prêt à bondir.

L'Afrique se prête souvent à ce genre de fantasmes délirants, déplore Charlotte Lacoste. Mais cette jeune professeure de littérature observe la généralisation inquiétante de cette confusion des rôles et des responsabilités. Dans un ouvrage très documenté et parfois effrayant, elle fustige notamment cette nouvelle mode qui consiste à donner la parole aux bourreaux pour expliquer les crimes de masse. Avec toujours l'idée sous-jacente, qu'ils ne sont pas si coupables que ça, ces bourreaux auxquels nous sommes incités à nous identifier : victimes des circonstances, obéissants, «consciencieux».

Kamano

 

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Savoir, c'est porter la responsabilité d'agir, et agir c'est s'engager dans la voie de la reforme de la société. L'engagement est une responsabilité sociale de l'intellectuel



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Mr ASSADEK aboubacrine
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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