lundi 7 mars 2011

Réaction de G. Diallo!



Mes chers amis,

Je suis comme d'habitude avec un vif intérêt le débat auquel j'appartiens et auquel j'appartiendrai toujours car sain jusqu'à maintenant. Qu'il y ait des débordements, des surchauffements, c'est normal car nous sommes tous des humains et chacun avec ses gènes propres différents obligatoirement de ceux d'autres personnes intervenant dans les différents débats. Tant que nous resterons dans l'éthique morale dans laquelle le débat a été placé depuis le départ, je suis sûr que nous apporterons beaucoup à la classe politique pour la recherche de voies et moyens pour mettre en place une vraie démocratie bien imprégnée de nos us et mœurs, de nos cultures et non une démocratie clé en main et pas conforme à nos habitudes de vie.

Nous sommes sûrs que les langues vont se délier les jours et semaines à venir pour présenter les hommes qui veulent briguer la magistrature suprême de notre pays, tels qu'ils sont, leur histoire et leur historique sur l'échiquier politique. Ceci nous permettra ensuite de bien choisir la personne à même de conduire nos intérêts à la tête de notre chère patrie. Ne nous trompons surtout pas de combat.

Nous de l'extérieur, quoi qu'on dise, nous avons la chance de pouvoir, avec la force qu'il faut, critiquer positivement la réalité politique et économique de notre pays. Pourquoi? Tout simplement par le fait que nous ne craignons aucunes représailles, aucune perte de poste, aucune perte de salaire. Nous avons donc l'obligation de dire la vérité rien que la vérité afin que ceux qui nous gouvernent sachent qu'ils ne peuvent plus faire ce qu'ils veulent, qu'ils sont tenus à des résultats.

Pour revenir à la réaction de Monsieur Dabo que je trouve un peu dilatoire par rapport à un probable candidat, je crois très sincèrement qu'il y'a beaucoup d'autres choses connues et pas divulguées des actions de pas mal de nos actuels, anciens dirigeants par rapport non seulement à l'éthique morale mais aussi à la gestion calamiteuse des deniers du pays.

Chaque prétendant qui parle, le fait soit disant pour le peuple, mais lequel de ceux-ci s'est émeut de toutes ces délinquances financières dans notre pays depuis plus de quinze ans donc depuis notre deuxième accession à l'indépendance (1991)? Donc arrêtons un peu d'avoir la langue fourchue.

Ce qu'il faudrait maintenant pour crédibiliser notre classe politique, qui prend la politique seulement sous l'angle de l'ascenseur social, c'est un audit à tous les niveaux pour repartir du bon pied. Si le peuple savait qu'un fonctionnaire avec son salaire annuel de 1 million de francs CFA arrive avec toutes les charges sociales à construire une maison de plus de 15 à 20 millions de FCFA en deux ou trois ans, je crois bien que les choses évolueront. Si le peuple, dont plus de 80% est rural savait que l'Etat c'est lui, au même titre que ceux de Bamako, Ségou, Gao ou autre, il pourra demander des comptes sur la gestion de tout et je dis bien de tout ce qui relève du domaine de l'Etat et le concerne au plus haut niveau.

Ce que nous devrons combattre aujourd'hui, ce ne sont pas les hommes, mais le système. Quand on dit que la jeunesse est l'avenir d'un pays et que l'on voit cette jeunesse s'acoquiner sinon intégrer ces systèmes, hélas, ce ne serai pas demain la veille de la fin du système.

De très belles actions ont été faites dans notre pays depuis des décennies mais sont-elles économiques? Sont-elles une réponse aux attentes du peuple? Ont-elles bénéficié à qui?

C'est bien de dire que Bamako n'a rien à envier des capitales occidentales, mais je pense très sincèrement qu'on aurait aimé qu'on dise que les maliens ont la chance d'avoir une vie moins chère. Cela veut dire que l'Etat surveille les prix, que l'Etat prend soin de la bonne gestion du denier public, cela veut dire que nos responsables dirigeants sont d'une honnêteté sans pareil.

Un monument de Bamako, aussi beau soit-il coute la bagatelle somme de quelques millions si l'on s'en tient à la facture pro forma de départ du marché. Cette somme aurait servi à construire combien d'écoles de combien de classes? Combien de dispensaires pour nos villages? De creuser combien de puits donnant accès à l'eau potable pour nos populations rurales?

Si nous examinons du même point de vue, les sommes astronomiques VOLEES, n'ayons pas peur des mots, le peuple se réveillera.

Tout le monde est conscient que la majeure partie de ce peuple est analphabète et rien n'est fait pour l'en sortir de là. On ne lui dit que ce dont il a droit, c'est à dire les mensonges ce qui arrange les hommes au pouvoir mais jamais ce qui pourrait aiguiser sa critique. Et malheureusement eux aussi de la brousse (excusez-moi, ce n'est pas péjoratif) pensent que c'est le problème des citadins, que ce n'est pas le leur.

Si nous mettons tous les maliens au même niveau d'informations par nos langues, par des plages à la radio nationale et à la télé nationale, je pense que les choses bougeront et que ceux qui se disent intellectuels et qui pensent que les autres sont des "cons" (excusez-moi du terme )en prendront pour leur grades.

Descendons dans ces différentes arènes pour leur expliquer le fonctionnement de l'Etat, le budget de l'Etat et surtout les dettes pour lesquelles on les engage et ce qu'il en est fait, nous pourrons parler de DEMOCRATIE qui voudra réellement dire KA FANGA FORBAYA. 
Je voudrais donner mention spéciale à Monsieur Ouattara qui ne tarit point d'initiatives pour nous balancer des sujets de débat utile. Je reviens aux vœux que j'avais formulé depuis le début des débats de MJDPS, celui de rédiger à la fin de chaque débat une synthèse de tout ce qui a pu être dit par-ci et par là. Nous donnerons là la preuve que nous sommes capables de dialoguer et de nous retrouver sur ce qui nous unit, qui nous est utile.

Vive le Mali. 

 

Guillaume DIALLO
Ingénieur Gestionnaire
de Projets- Paris
tél: 00 33 617540503

 

 

 



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