lundi 28 mars 2011

Proposition de correction de la révolution du 26 mars


Bonjour,

En lisant le bilan ci-dessous de la transition au Niger, j'ai pensé qu'il sera peut-être nécessaire de reporter au besoin les élections présidentielles prévues en 2012 pour faire d'abord un vrai travail d'assainissement des finances publiques. Ce qui permettra d'éliminer de la course, tous ceux et toutes celles qui sont impliqués dans des détournements de fonds publics et organiser les élections avec une classe politique vierge. Ce travail pourra être confié à une structure indépendante du pouvoir exécutif et judiciaire. Pourquoi pas une sorte de transition composée de sages et installée après le mandat du président de la république qui se chargera du même coup de l'organisation de vraies élections démocratiques. Ce qui nous épargnera un autre « tripatouillite » ou tour de passes-passes secrets pour nous livrer, comme un colis, un président que nous n'avons pas élu.

Pour cette seule raison, je suis pour un report des élections présidentielles, car il ne sert à rien, sinon à préparer une nouvelle révolution populaire, d'aller à un simulacre d'élections pour l'élection d'un président de la république si les mêmes pratiques devaient continuer au mépris de l'intelligence des maliens. Cela sera une façon de corriger notre révolution inachevée du 26 mars 1991. Une sorte de révolution bis.

-----------------------------------

Le bilan de 13,5 mois de transition du soldat Djibo, à la tête du pays le plus pauvre du monde, sous embargo économique et sous forte pression de la communauté internationale pour débarrasser le plancher. Ce qui ne l'a pas permis d'aller au bout de son programme d'assainissement des finances publiques et du même coup, l'assainissement de la classe politique (les deux vont de paire en Afrique) pour organiser les élections avec une nouvelle classe politique vierge. Ce qui lui a été reproché par la société civile nigérienne. Mais il remettra les clefs du palais à son successeur avec état des comptes publics clair, les caisses du trésor public non raclées et en plus des biens matériels détournés reversés dans le patrimoine de l'Etat. Tout le contraire de notre transition démocratique ainsi que les diverses passations du pouvoir successives. Lorsque les données de départ sont fournies intentionnellement floues et/ou fausses, on ne peut qu'aboutir à un résultat médiocre.

Kamano

------------------------

NIAMEY -- Plus de 6,5 milliards de francs CFA ont été recouvrés et versés au trésor national nigérien par la Commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale et pour la promotion de la bonne gestion des biens publics, après onze mois d'exercice, dans le cadre de l'assainissement des finances publiques, a annoncé vendredi le président de la Commission, M. Abdoul Karim Mossi.

En mettant fin le 18 février dernier à la tentative de l'ancien président de la République Mamadou Tandja, de vouloir illégalement prolonger son mandat de trois ans, en violation de la constitution, le Conseil suprême pour Restauration de la Démocratie (CSRD) avec à sa tête le général de corps d'armée Djibo Salou, alors chef d'escadron, s'était fixé trois objectifs fondamentaux à savoir la restauration de la démocratie, l'assainissement des finances publiques, et la réconciliation nationale.

Présentant les résultats de leurs travaux, l'inspecteur général d'Etat, M. Gabriel Martin, a indiqué que l'inspection a concerné toutes les grandes institutions de l'Etat dont la Présidence de la République, l'Assemblée nationale et la Primature, les grandes sociétés de l'Etat (Société nigérienne d'Electricité, Société nigérienne des produits pétrolier...), ainsi que les grands projets et certains ministères (Défense nationale, Santé publique, Equipement), pour la période d'activités allant de 2000 à 2010.

Des irrégularités financières de plus de 86 milliards de francs CFA ont été décelées, dont 77 milliards de détournement ou de manque à gagner pour l'Etat. Elles mettent en cause 3.000 personnes au titre de diverses malversations financières, allant de détournements de deniers publics aux indemnités indûment perçues, en passant par des fraudes fiscales.

Les travaux de la Commission ont également concerné les biens matériels de l'Etat. Ce qui a permit de récupérer d'importante quantité de biens meubles et immeubles et de les reverser dans le patrimoine de l'Etat.

Selon le président de la Commission, M. Abdoul Karim Mossi, " de nombreuses personnes interpellées ont déjà remboursé les montant par eux reconnus détournés. Cependant, face au refus de certains soit de reconnaître les faits, soit de rembourser ce qu'on leur reproche d'avoir détourné, la commission de moralisation a mis à la disposition de la justice leurs dossiers, qui, a procédé à l'arrestation de ces personnes présumées coupables de détournement".

Ce rapport général, a conclu l'Inspecteur général, ne met pas fin à l'inspection, mais dressé sur instruction du chef de l'Etat pour les besoins de la passation du pouvoir avec le Nouveau Président de la République le 6 avril prochain.

La Commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale et pour la promotion de la bonne gouvernance dans la gestion des biens publics a été créée le 11 mai 2010, pour, entre autres, recouvrer les sommes dues à l'Etat et à ses démembrements, formuler des recommandations et proposer les mesures visant à assainir et à moraliser la gestion des biens de l'Etat et de ses démembrements, rappelle-t-on.

Kamano

 

______________________________________
Savoir, c'est porter la responsabilité d'agir, et agir c'est s'engager dans la voie de la reforme de la société. L'engagement est une responsabilité sociale de l'intellectuel 


Aucun commentaire: