mardi 29 mars 2011

LETTRE OUVERTE A BAN KI-MOON


LETTRE OUVERTE A M. BAN KI-MOON, SECRETAIRE GENERAL DE L'ONU

 

M. le secrétaire Général,

C'est avec une très grande tristesse que je vous écris cette lettre pour attirer une fois de plus votre regard et à travers vous le regard du monde entier sur la tragédie qui se déroule sous nos yeux en Côte d'Ivoire et l' « holocauste » qui s'en suivra indéniablement si rien n'est fait maintenant.

M. le Secrétaire Général, c'est avec humilité que je reconnais que vous êtes mieux informé que moi sur le dossier ivoirien et qu'autant que moi, vous êtes préoccupé au plus haut degré par les graves violations des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire. Cependant, permettez-moi de vous ouvrir mon cœur à ce sujet.

I / Genèse de la crise.

A/ origine lointaine

   A l'accession à l'indépendance le 7 Aout 1960 sous l'égide de l'Homme de paix Félix Houphouët Boigny, la Côte d'Ivoire s'est ouverte au monde entier. Ce fait s'est traduit par l'élaboration d'un code d'investissement souple qui à attirer beaucoup d'opérateurs économiques qui ont contribués à bâtir l'économie de ce pays. Comme conséquence logique, il fallait  de la main d'œuvre suffisante pour soutenir l'activité économique du pays sur le plan bien sur de la production. C'est pourquoi, en plus des ivoiriens, le pays eut recours aux travailleurs immigrés venus des pays voisins notamment le Burkina Faso, le Mali, la Guinée, etc.

Conformément à la volonté du père de la nation, ces immigrés trouvèrent en Côte d'Ivoire une terre d'espérance et un pays de l'hospitalité légendaire. Ils furent tellement bien accueillis par leurs frères et sœurs ivoiriens qu'ils s'intégrèrent sans le vouloir et même sans en avoir conscience dans le tissu social ivoirien. Ils s'étaient « ivoirisés » sans le vouloir en amont, c'est plutôt la nature hospitalière du régime en place qui l'a voulu pour eux. Ces immigrés s'attelèrent corps et âme à la tâche en vue de relever les nombreux défis de développement de la patrie d'adoption. Tout allait mieux entre population autochtone et population étrangère.

Mais vers la fin du règne du vieux sage, certaines voix disharmonieuses avaient déjà commencées à fustiger la présence de ces immigrés sur le sol ivoirien.

 

.La grande amalgame diabolique

A la mort d'Houphouët, constatant que la présence d'étrangers sur le sol ivoirien pouvait être exploitée à des fins politiques, certains responsables franchirent le pas qu'ils n'auraient jamais dû : il suffisait de taxer d'étranger tout concurrent sérieux à un poste politico-admistratif, l'intoxication et la désinformation faisant le reste. C'est une trouvaille machiavélique qui a fonctionné. Les auteurs ont pu réussir chaque fois que la situation le nécessitait à écarter les adversaires potentiels pour se maintenir au sommet. Mais, elle est à l'origine de la crise actuelle en Côte d'Ivoire.

B/ La guerre civile actuelle.

    Sensé ramener la paix définitivement en Côte d'Ivoire, le second tour du scrutin présidentiel ivoirien s'est soldé par un imbroglio total. L'une des parties à cette élection a d'abord saboté la proclamation des résultats par la commission électorale indépendante pour ensuite rejeter en bloc le verdict donné par celle-ci. D'après les chiffres de la commission électorale, le vainqueur de la présidentielle de Novembre 2010 est M. Ouattara. C'est aussi le verdict de toutes les institutions internationales y compris africaine.

Seule la cour constitutionnelle ivoirienne, après avoir annulé plus de 600.000 voix exprimées en faveur de M. Ouattara a proclamé M. Gbagbo vainqueur.

D'un côté, la commission électorale et toute la communauté internationale reconnait la victoire de Alassane Ouattara et de l'autre seul le conseil constitutionnel reconnaît M. Laurent Gbagbo. D'après les règles démocratiques, un seul ne peut pas l'emporter sur plusieurs. Par conséquent, Laurent Gbagbo doit tirer les conséquences et s'en aller.

II / SEULE SOLUTION POSSIBLE A L'IMPASSE QUI PREVAUT

   En ce moment même ou vous lisez ces lignes, la crise post électorale a fait un demi-millier de morts et plus d'un million de refugiés.

C'est la résultante de la volonté ferme de M. Gbagbo de s'accrocher illégitimement au pouvoir. S'il n'a pas accepté de quitter le pouvoir quand cela pouvait le rendre plus grand, ce n'est pas maintenant qu'Il cèdera le pouvoir après s'être condamné au mépris international. Laurent Gbagbo ne cèdera jamais le pouvoir de gré : c'est une vérité mathématique. Je le cite « Alassane Ouattara ne sera jamais président de côte d'Ivoire de mon vivant » ou « après moi, c'est le chao »

L'Onu doit prendre ses responsabilités historiques en Côte d'Ivoire avant que ca ne soit trop tard. Comme au Rwanda, nous ne devons plus compter des centaines de milliers de morts alors que nous avons les pleins pouvoirs de les empêcher.

III/ L'APPEL

Le compte à rebours a commencé. Désormais, la situation peut exploser à tout moment. Tous les ingrédients pour un massacre sont maintenant réunis sur le terrain. Les évènements macabres n'attendent que l'effet détonateur pour se produire. Une fois en marche, personne ne pourra les arrêter.

C'est pourquoi, d'un côté, j'appelle solennellement le camp Gbagbo à quitter la rébellion internationale et à rejoindre le camp de la légalité internationale pendant qu'il est encore temps. PERSONNE N'EST ASSEZ PUISSANT POUR COMBATTRE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, même pas le rusé Gbagbo.

De l'autre, j'invite l'ONU à trouver rapidement une formule adéquate afin de pouvoir dans un bref délai, montrer ses muscles en Côte d'Ivoire. Ce qui permettra de sauver de nombreuses vies humaines.

On l'a fait en Libye alors qu'aucun des deux camps en bélligérence n'a la légitimité du peuple avec lui, au nom de quoi ne peut-on pas le refaire en Côte d'Ivoire ou l'un des protagonistes a la légitimité du peuple ivoirien exprimé le 28 novembre 2010?

M. le Secrétaire Général, réfléchissez y et prenez la décision qu'il faut ! Tout dépendra de ce que vous voudrez que l'histoire retienne de vous !

 

M. Moussa DJOMBANA, Professeur de mathématiques

M. Moussa DJOMBANA,
Professeur d'Enseignement Secondaire Général option: mathématiques
Tel: 00223- 76-43-26-84





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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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