mercredi 23 mars 2011

La conscience universelle à l’odeur du pétrole

 Aube de l'odyssée c est le nom donné à l'intervention de la coalition sous le
mandat du conseil de sécurité dans l'esprit de la résolution 1973 qui autorise l
usage de la force « légitime » en Libye dont le régime tombe sous le coup du
chapitre VII de la charte des nations unies du 26 juin 1945, la charge retenue
contre le guide « violence des droits de l'homme et atteinte à la vie
humaine ».Une mission salvatrice  menée comme toujours par les grandes
puissances au nom du principe sacro saint des droits  de l'homme et de la vie
humaine.Cette intervention surprenante par son caractère précipité et faisant la
part belle a toutes  les étapes de la procédure de la mise en application du
chapitre VII de la charte des nations unies peut susciter beaucoup des questions
chez l'observateur le plus novice en matière de la justice internationale.
Sur le plan juridique, une telle opération doit découler de la proposition de
l'assemblée générale de l'ONU ou de tout un autre état qui constate une menace
ou une rupture de paix ; le conseil de sécurité examine la demande et prend les
dispositions nécessaire à la majorité en élaborant une résolution pour servir de
base juridique à toute future action puisse t'elle faire appel à l'usage de la
force. l usage de cette force n est pas immédiat si on reste dans l'esprit de la
charte et notamment sont chapitre VII , l'article 41 de ce chapitre est édifiant
il stipule que « Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures
n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner
effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer
ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle
des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes,
aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de
communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques. Et c est
seulement après constat de l'inadéquation de ses mesures que le recours de la
force s'impose.

Force est de constater que dans le cas de la Libye toutes ces voies n'ont pas
été observées et le faisceau d'indices servant de base à une action armée n'a
pas été prospecté..

Ainsi nous sommes amenés a nous posés des questions sur l'enjeu véritable de
cette intervention..

La vie humaine est sacrée l'article 3 de la déclaration universelle de 1948 nous
le rappelle « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa
personne » et l'un de but de l'ONU est de protéger cette vie en veillant à
maintenir la paix dans le monde pour épargner les hommes des affres de la guerre
et son cortège des morts des souffrances. Si tous les hommes sont égaux et la
vie humaine sacrée cela doit être effectif à l'échelle mondiale sans distinction
de race et de milieu géographique.

Pourquoi alors laisser l'Israël tuer les enfants palestiniens ; la Birmanie
martyriser son peuple et  les Etats unis attaqué l'Irak ou hier le Rwanda
s'enflammer sans que l'ONU intervient efficacement et  aujourd'hui agresser la
Libye sous le même motif ? alors qu'on peut régler la situation par des vois
contraignantes autres que la force brutale..
La conscience universelle tant mise en avant doit elle être sélective et
s'appliquer à des cas spécifiques ?

Tant des questions qui ne sauront  trouver des réponses que dans l'anarchie qui
caractérise les relations internationales et le dysfonctionnement de l'ONU cet
éléphant aux pieds d'argile qui est la tribune ou trouvent matérialisation les
intérêts égoïstes des grandes puissances. le droit international norme qui doit
régir les rapports entre les Etats est malheureusement d'une imperfection
notoire mais aussi une arme a double tranchant pour les supers puissances qui
peuvent s'en servir au gré  de leurs intérêts au mépris de l'autre communauté
internationale celle des sans bouches ..

Ces Etats agissent en sachant que la justice internationale et ses tribunaux
fantoches ne sont la que pour les états faibles. car le juge est partie et la
police aussi..

De toute évidence  nous les états africains entre autres, nous n'avons pas
participé à l élaboration de ce droit ; on nous l'a imposé, il était né ou du
moins se formé alors que nous étions encore sous colonisation. Toute prudence
gardée nous subissons ses règles sans les comprendre véritablement.

Dans la crise libyenne  l'Afrique s'est fait remarqué par son absence ; nous
n'avons pas été approchés lors de la prise des décisions  comme si nous ne
sommes pas membres de cette institution ; les chefs d'états africains aux
antipodes de leurs peuples ont brillé par leur silence coupable.  Les puissances
aujourd'hui n'ont même pas fait mention de l'Afrique, alors que la Libye est un
pays africain ; la ligue arabe à eu plus de poids que nous car elle a eu son mot
a dire. Comme toujours nous sommes restés ces pays en retards et spectateurs
lors de la prise des grandes décisions concernant le devenir  de l'humanité.

Qu'est ce qui serait arrivé si un état africain saisit le conseil de sécurité
pour l'usage de la force contre  Israël qui est en toute logique sous le coup du
chapitre VII de la charte ? «  rien » si c est ne des déclarations a gymnastique
juridique pour contourner son action. La France l'a fait un seul jour et la
toute puissance de la machine guerrière  de l'occident s'est mise en marche et
les missiles pleuvent sur la Libye devant le regard impuissant  mais aussi
coupable de la communauté internationale.

Tous les états sont égaux en droit, dans le fait ils ne le sont pas, c est une
vérité simple  et attaquer un état souverain fusse t'il diriger par un dictateur
ne doit pas se faire en violation  des normes internationales car la
souveraineté n est soumise à aucune condition de forme du régime. La Libye est
dirigé par un tyran mais il reste un pays souverain et cette dernière doit être
respectée, mais la Libye n est pas Israël, cet état démocratique plus grand
violeur des droits de l'homme qui joue avec la conscience collective et joue sur
le terrain de l'impunité. La Libye est simple état riche en ressources
pétrolifères et qui est resté fermé aux avances et autres intrigues des
occidentaux. Comme a une autre époque ; « tu te refuse a nous on te viole ».

Je ne suis pas pour Kadhafi un tyran parmi tant d'autres mais la manière dont on
'l'attaque me révolte, car la Libye est un état indépendant et sa souveraineté
doit être respectée. Si le pouvoir en place viole les droits de l'homme et il ne
pas le seul à le faire , il ya des mesures qui peuvent le faire revenir à la
raison, quant elles s'avèrent inefficaces c est  toute la communauté
internationale qui doit l'obliger par des méthodes légales et légitimes.

Des civils doivent être protégés en Libye, l idée est noble mais qui sont ces
civils ?
Des insurgés nostalgiques de la monarchie d'avant la révolution armés jusqu'aux
dents et attaquant aussi des villes en mettant en péril la vie des autres
libyens qui ne sont pas avec eux. Et dans cette situation quel est le devoir de
tout état autoritaire soit il pour faire face cette violence ? La dissuasion par
la violence légitime reste le dernier recours et ce droit qu'on refuse a
Kadhafi.

Les medias ne parlent que de l'Est de la Libye, Benghazi ville rebelle est
magnifiée et le sud de la Libye favorable a Kadhafi n'a t'il pas son mot a dire,
les habitants de l'ouest de la Libye ne sont pas des citoyens à part entière,
ils sont passés sous silence car ils ne peuvent aider l'entreprise occidentale.

Cette intervention est sujette à la contingence, sa manière est tristement
maladroite et son idéal douteux.

l'imperfection du droit international me révolte tout aussi cette politique a
géométrie variable «  les enfants palestiniens sont laissés a eux même devant
l'une des plus puissantes armées au monde, ils sont traités des terroristes
alors qu'ils n'ont que des cailloux pour se défendre , alors que des civils
surarmés sont protégés en Libye » aidez moi à comprendre comme l'a dit un
journaliste du figaro.

Cette machine infernale qui va transformer la Libye en un second Irak me fait
peur moi Nigérien, voisin immédiat de la Libye et qui aspire a la stabilité et
la prospérité de mon cher pays, ce rêve risque d'être compromis  une fois que ce
voisin sera déstabilisé, toute la bande sahélienne le sera aussi et le vieux
rêve des grandes puissances pour contrôler cette zone  va se réaliser.

Le sort de toute l'humanité est entre les mains d'une minorité qui par intérêt
ouvre des foyers des tensions au nom d'une conscience universelle qui sent le
pétrole et qui de toute évidence sélective

Le droit international cesse d'être et cette jungle dont parle Hobbes,
inspirateur des réalistes qui dirigent ce monde reprenne ses droits …


Elhadj Anaba Moussa

J'aime ·  · Partager
       * Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44





===================================================================
MSAS: Forum de discussion

To subscribe send a message to msas-subscribe@maliwatch.org
To unsubscribe send a message to msas-unsubscribe@maliwatch.org
===================================================================




--
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44
skype: djaladjo32
site: http://www.aboubacrine-assadek.com/

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

Aucun commentaire: