mardi 22 mars 2011

Gaddafi doit Partir

Gaddafi doit Partir

 

Je suis pour l'invasion de la Lybie pour neutraliser son armée contre le peuple Lybien.

Je soutiens la révolution du Jasmin qui, après la Tunisie et l'Egypte, se répand en Lybie comme l'épée de Damoclès pour punir ces Présidents à vie qui asservissent leur peuple.

Ces Présidents qui ne rendent plus de compte à leur peuple, ni à leurs dieux.

Qui pensent qu'eux, leurs familles et entourage sont au-dessus de la loi.

Ces Présidents qui pensent que l'économie du pays leur appartient impunément.

Ces  Présidents qui mettent en prison tous ceux qui les critiquent ou ne les aiment pas; qui croient que le peuple n'a plus le droit à la parole, aux soins sanitaires, ni même au travail.

Ces Présidents qui font honte à l'Afrique qui dit oui au progrès, à la justice pour tous, et à la démocratie.

Ces Présidents qui font tout ce que les puissances Occidentales leurs demandes de faire, et qui n'écoutent pas leur peuple, ne l'aiment pas, ne s'aiment pas eux-mêmes en réalité.

 

Je suis pour la neutralisation de Gaddafi pour mettre fin à une tragi-comédie qui n'a que trop longtemps duré. Gaddafi qui armait les rebelles pour déstabiliser les pays limitrophes du Sahara; qui nourrissait le racisme et la xénophobie contre les noirs; qui préférait voir les pauvres et les Africains mourir dans le désert plutôt que de les laisser émigrer vers le pays de son ami Berlusconi.

Gaddafi le Chef des Chefs tribaux du Ghana au Swaziland; Gaddafi le démagogue musulman qui divisait l'Afrique et le monde Arabe; Quadafi, l'homme des défilés de mode organisés avec des jeunes filles mineures du Sénégal; Gaddafi qui vit dans son Palais à Tripoli, mais qui insiste à dormir sous sa tente aux Champs-Elysées et à Manhattan.

Tout cela m'incite à désirer beaucoup plus de Jasmin en Lybie et dans d'autres pays Africains et du monde Arabe.

 

Mais je suis contre les envahisseurs, la France, l'Angleterre et les Etats-Unis, qui n'agissent le plus souvent que dans leurs propres intérêts économiques et politiques.

Je suis contre ces envahisseurs qui maintiennent l'apparence de la démocratie pour la réalité de la démocratie en Afrique; qui n'hésitent pas à soutenir Gaddafi, Mubarak et Ben Ali au pouvoir quand cela va dans leurs intérêts (pétrole, guerre contre le terrorisme et l'immigration, et le maintient du tourisme moins cher en Afrique).

Je suis contre ces envahisseurs qui ne peuvent pas agir contre leurs intérêts égoïstes pour soutenir la paix dans le monde; qui n'ont pas la force morale de soutenir le droit de l'homme, la justice pour tous et la démocratie en Afrique, sans qu'il ne soit question de cacao, d'uranium, d'or noir, ou du cas d'Israël et de la Palestine.

Comment voulez-vous que je crois à la bonne volonté de ces envahisseurs quant tout le monde sait qu'ils n'agissent que pour des raisons secrètes dans leur intérêt ou sous la pression de leurs électorats politiques.

Mais je suis pour la fin du régime Gaddafi, comme d'autres régimes autocratiques en Afrique et dans le monde Arabe, parce que les gens en ont assez.  Ils sont fatigués des répressions policières et de la corruption; ils ont besoin de liberté et de travail.

Vous me direz alors, "Que faire, sans l'aide d'Obama et de Sarkozy ?" qui sont, après tout, élus pour défendre les intérêts de leurs pays ?

 

Je dirais d'abord qu'il faudrait au moins qu'Obama, élu contre toutes les attentes liées au racisme en Amérique, ait le courage moral d'aider à combattre l'oppression et l'ignorance en Afrique.  Cela ne voudrait pas dire trahir le statu quo en Amérique (l'intérêt économique et politique en premier lieu), mais de croire à une nouvelle vision du monde.  Si Obama peut changer en changeant l'Amérique sans que cette dernière ne se dissolve—pour paraphraser Edouard Glissant—l'Afrique et les Africains peuvent aussi changer, sans se dénaturer, en se débarrassant des Gaddafi, et en s'enrichissant des vrais valeurs démocratiques de l'Occident. Cela n'a rien à avoir avec l'assimilation, puisque c'est le monde entier qui est en train de changer en échangeant les valeurs des uns et des autres; c'est le monde entier qui est en train de se re-fabriquer, à partir d'une nouvelle conscience et autorité morale plutôt qu'économique et religieuse.

 

Cette proposition déplairait, sans doute, aux nationalistes en Afrique, en Europe et en Amérique, qui pensent à la suprématie et à la pureté de leurs cultures, et qui ont peur du changement.

Je dirais surtout à mes amis nationalistes en Afrique et dans le monde Arabe que s'ils ne changent pas de leur bon gré et dans leur propre intérêt, les envahisseurs les changeront pour encore mieux les exploiter. Au lieu d'une résistance stérile, je choisis la performance et la compétitivité.

 

Je suis pour la fin du régime Gaddafi, mais je pense que pour mieux la réussir, les Lybiens ont besoin de l'aide de tous les peuples épris de liberté en Afrique et au Moyen-Orient, pour démontrer que nous sommes derrière le peuple Lybien ; ils ont besoin de l'aide de l'Egypte et de l'Algérie pour faire voir à Gaddafi qu'il y a plus fort que lui.  Les Lybiens ont besoin de l'union Africaine qui devrait se mettre au-devant de ces changements pour se prononcer et montrer que toute l'Afrique est prête pour la démocratie.

 

 


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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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