vendredi 4 mars 2011

Fwd: [Gouvernance] Causes des rébellions, selon le Gabon



---------- Message transféré ----------
De : Michel <michel_filion_qc@yahoo.fr>
Date : 4 mars 2011 14:23
Objet : [Gouvernance] Causes des rébellions, selon le Gabon
À : Bonne_gouvernance_et_gestion_de_l_Etat@yahoogroupes.fr


 

Chers amis,

D'abord merci à Gaston, du Gabon, pour cette tentative d'explication. Dans son message, il suppose qu'il y a des causes internes qui expliquent l'acceptation ou le rejet d'une politique publique. Interne à quoi? Interne au système qui propose ou subit cette politique. Il parle aussi d'écart entre les objectifs poursuivis par les parties prenantes du système interne et les objectifs implicite de la politique en cause. Finalement, avec l'image du cabri, il suggère que la perception des gains et des coûts a quelque chose à voir dans le processus de mobilisation des acteurs.

J'espère que je n'embête personne en schématisant et en parlant de politique publique en générale plutôt que d'une situation particulière de niveau national dans un pays sur lequel nous avons d'ailleurs que des informations partielles.

Je tente d'établir un modèle explicatif pour tous ceux qui doivent prendre des décisions dans des ministères.

A partir de ce que propose Gaston et de l'actualité, nous pouvons affirmer :

1 - La rébellion contre la politique annoncée par l'Autorité constituée est possible;

2 - Cette rébellion peut avoir des causes internes au système
Ces causes peuvent être l'écart entre la perception des objectifs des uns et des autres

3 - Elle sera d'autant plus forte, cette rébellion, si les acteurs sentent qu'ils n'ont plus rien à perdre ou, et c'est moi qui ajoute, s'ils croient qu'ils bénéficient de l'impunité.

Je vous relance donc! Présumant qu'il n'y aurait que cela à conclure des événements en Tunisie et en Égypte, quelle est la prescription pour vous qui avez à influencer les décisions de votre État? Comment éviter les rébellions des parties prenantes dans votre système interne?

Au plaisir de vous lire!

Michel Filion

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En réponse à NKOUELE NANG Gaston (Gabon)qui a écrit :

"quels sont les éléments qui ont amené des milliers de personnes à rejeter la politique nationale du gouvernement de Tunisie, du gouvernement d'Égypte et qui amènent des milliers de personnes dans les rues de Sana'a et de Manama?"
 
C'est la goûte d'eau qui fait déborder le vase. Chaque peuple aspire au bonheur. L'envie de vivre comme d'autres peuples, le rêve de trouver un emploi qui ne se réalise pas, le besoin de se soigner, d'apprendre... conduisent des milliers de personnes à rejeter la routine qui n'améliore aucune condition pour l'avenir.

Dans mon pays, on dit :"cabri mort n'a pas peur du couteau". Autrement dit, lorsqu'un peuple perd tout espoir de s'épanouir, il n'a plus rien à perdre. Ainsi, les milliers de personnes se retrouvent dans les mêmes conditions et se lèvent comme un seul homme pour chercher à mettre à une situation qui reste insupportable. C'est un comportement humain. ça commence au Magrheb ou dans les pays arabes. Cela va se généraliser dans les pays où les gens ont les mêmes difficultés à s'épanouir.
 
NKOUELE NANG, Gabon

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Mr ASSADEK aboubacrine
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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