mercredi 16 février 2011

Tractations en commune IV pour le contrôle de la mairie: 15 millions fcfa proposés pour trahir Moussa Mara.

Politique
Tractions en commune IV pour le contrôle de la mairie : 15 millions F CFA proposés par Conseiller pour trahir Moussa Mara
 L'Indépendant, 16/02/2011 Commentaires [ 6 ] E-mail Imprimer
Moussa Mara

Ce sont les noms de deux opérateurs économiques qui reviennent dans les conversations comme étant les bailleurs de fonds de ce projet visant à empêcher le président de Yèlèma, Moussa Mara, le vainqueur des élections partielles du 6 février dernier, d'occuper le fauteuil de maire de la Commune IV. Durant le week-end écoulé, c'est une délégation comprenant certains maires du District et des Conseillers fraîchement élus en Commune IV qui auraient été aperçus revenant d'une rencontre dont le but est de réunir une majorité opposée à Moussa Mara, composée des Conseillers des autres partis et ceux de Yèlèma, qui accepteraient de trahir Mara, contre de fortes sommes d'argent et, pour les chômeurs, un emploi à la clé. C'est désormais une véritable course contre la montre qui est engagée  entre le jeune leader charismatique et la vieille garde qui veut de sa peau. Le destin de Moussa Mara est-il  déjà scellé ? Pourra-t-il échapper au vaste complot " Tout sauf Mara ! " qui se trame dans son dos ?

Rien ne prouve, pour le moment, si l'OPA de certains partis politiques sur les Conseillers de Yèlèma réussira ou pas. Le succès d'une telle entreprise   signifierait, sans nul doute, un véritable déni de démocratie et un hymne à l'argent-roi. C'est la mauvaise gestion du foncier qui, apparemment, fait trembler certains barons qui ont eu à bénéficier, de manière illégale, dans la commune qui craignent le retour du jeune maire, dont le surnom " Monsieur Propre " fait peur à la mafia politique. Qui a désormais juré d'avoir sa peau.

En 2009, certains partis politiques lui ont déclaré la guerre au motif qu'il était " indépendant ". Maintenant qu'il a créé un parti, en l'occurrence Yèlèma, c'est toujours la même déclaration de guerre et, cette fois-ci, ces mêmes partis disent ne pas le gober parce qu'il est…trop jeune. D'où cette machination de la part de certains partis, que nous ne citerons pas pour le moment, qui veulent mettre la tête du jeune leader à prix à hauteur de centaines de millions F CFA.

En effet, dans les couloirs des hôtels et dans les salons feutrés de la capitale, il est en train d'être proposé par Conseiller élu sur la liste de Yèlèma, la rondelette somme de 10 à 15 millions F CFA pour les débaucher. Afin de fragiliser le président Moussa Mara et lui barrer le chemin conduisant au fauteuil du maire. De hauts responsables politiques sont cités comme étant les commanditaires de cette basse manœuvre aux conséquences incalculables. Les noms de deux richissimes opérateurs économiques sont cités comme étant des bailleurs de ce coup bas. Pour quel intérêt ceux-ci, bourrés d'argent grâce à la bénédiction du pouvoir, ont-ils à se mêler dans une histoire qui se transforme en conflit au-delà même des frontières de la commune. En tout cas, le parti Yèlèma, dont le président a   toujours rendu compte à ses électeurs et aux populations, est décidé à prendre, encore une fois, ceux-ci à témoins de ce qui se trame contre le vote des électeurs. Rappelons que l'élection partielle du 6 février avait donné les résultats suivants :

Yèlèma : 19 Conseillers (soit 9721 voix), RPM : 8 (4283 voix), Adema : 6 (3178 voix), PDES : 3, MPR : 3 et URD 2. Comme il est facile de le constater, le parti de Moussa Mara devance de plus de 4 000 voix son principal concurrent dans cette commune, à savoir le RPM d'IBK. En plus, sur l'ensemble des 15 centres de vote des huit quartiers de la commune, le parti Yèlèma est arrivé en tête, partout sauf dans deux centres à Sébénikoro, le fief d'IBK. C'est dire que les populations, dans les différents quartiers en commune IV, ont déjà fait leur choix, en ce qui concerne le futur maire. Dans ces conditions, quel micmac pourra contrarier cette volonté. On n'en voit pas. Même l'argent-roi risquera de se casser le nez quand il va tenter de s'opposer à cette volonté.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que certains partis, opposés à cette OPA antidémocratique, vont signer voire formaliser devant les médias et l'opinion, aujourd'hui dans l'après-midi à l'espace Bouna, un accord avec Yèlèma en vue de la composition du prochain bureau municipal. Il s'agit, en l'occurrence du MPR et de l'URD, qui ont déjà signé, et, probablement, du PDES qui a également décidé de rejoindre le parti de Moussa Mara. Et l'Adema dans tout ça ? Car, c'est précisément sur ce parti, dont le président est  Dioncounda Traoré, habitant de la commune, que pèsent de lourds soupçons de tentative de débauchage des Conseillers de Moussa Mara. Sa présence ou son absence à cette cérémonie de l'Espace Bouna nous édifiera.

Bruno D SEGBEDJI

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Posté par koudis  1018,  le 16 Feb 2011 13:25:02 GMT
 
J'arrive pas à y croire mais si cette information est vraie je pense que les partis au Mali
doivent tous disparaître. C'est quoi cette comedie!!!
 
 Répondre à < koudis >
Posté par samakeba2  87,  le 16 Feb 2011 12:38:06 GMT
 
Que la démocratie triomphe sans argent.
 
 Répondre à < samakeba2 >
Posté par rire  89,  le 16 Feb 2011 12:31:44 GMT
 
Si dogo mara n.est pas maire en commune pour kelke raions ke soit la 2mocratie est bafouee
et la voix du peuple ignorer, js8 de la commune 1 type tres humble et bosseur vive la
2mocratie.
 
 Répondre à < rire >
Posté par Apema  3700,  le 16 Feb 2011 12:07:36 GMT
 
Avec 19/41 conseillers, je pense qu'il faut reconnaitre sa défaite et rendre la Marie à
l'Elu. Je ne connais pas ce Moussa Mara, je ne suis pas de la commune, mais avec les echos
que j'a eus à Bamako, ici sur ce site prouvent qu'il suscite un espoir pour la commune. Vive
la democratie.
 
 Répondre à < Apema >
Posté par ouadiakaan  205,  le 16 Feb 2011 12:02:59 GMT
 
Vive la démocratie.
 
 Répondre à < ouadiakaan >
Posté par boni  22,  le 16 Feb 2011 11:56:17 GMT
 
Toute personne qui tentera de voler à coup d'argent et de complot la victoire du jeune
Maire, trouvera sur son chemin plus nombreuses encore les populations de la commune IV tout
Parti confondu. Je conseille à ces gens de cesser de vouloir ternir l'image de la politique.
L'affaire Moussa Mara sera de plus en plus l'affaire de tous et non l'affaire du seul Parti
Yèlèma.
 
 Répondre à < boni >



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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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