mercredi 9 février 2011

Réaction de B. Mariko!


                                                                    LE MALI assassiné !  

Le 05 février 2011 vers 21 heures la police a reçu un appel pour lui signaler qu'une infraction a été commise au stade omnisports  Modibo Keita situé entre le Djoliba et la colline du pouvoir à Bamako.

Dès son arrivée sur les lieux, elle a pris en compte la scène de l'infraction pour éviter qu'elle soit souillée avant l'arrivée des enquêteurs.

C'est l'inspecteur principal de la brigade d'investigation judiciaire(BIJ) l'épervier du Mandé qui a été chargé de l'enquête par le procureur de la république Monsieur AT.

En tant que criminologue sa méthode est basée sur « l'observation des riens » et il a décidé d'utiliser les sciences forensiques à travers la criminalistique pour la recherche des preuves afin d'établir la vérité.

L'inspecteur principal et son équipe ont procédé à la matérialisation des traces et indices, à la fixation des lieux et au prélèvement des traces et indices, avant ils avaient découvert sur la victime sa pièce  d'identité qui portait les filiations suivantes :

Nom et prénom : Mali né le 22 septembre 1960 en Afrique, fils du feu soudan français et de l'union soudanaise RDA.

Après le médecin légiste a procédé à la constatation de la mort à travers les signes négatifs de la vie et les signes positifs de la mort, avec  le tableau de Vibert il procéda à la datation de la mort, le corps était chaud, souple et sans lividité le Mali est mort entre 14h et 20h c'est-à-dire que sa mort remonte entre 6 à 8heures.

 L'autopsie du corps  et l'analyse toxicologique révélera que la victime est morte d'over dose de haute trahison, de concussion, de corruption, de complicité, de complaisance, d'indifférence et de laxisme.

 Analyse de la scène du crime et des différents éléments forensiques ont révélé  qu'il s'agit d'une mort suspecte avec comme mobile : culte de la personnalité, mégalomanie.

Ainsi pour mener  à bien l'enquête,  l'inspecteur et son équipe ont tenté d'élaborer un profil type du ou des assassins en ayant recours à la victimologie,  à l'analyse comportementale et au profilage criminel.

Les enquêteurs ont appliqué les grands principes de la victimologie qui disent : ( « qu'on n'est jamais victime par hasard » que « tout agresseur a été victime et que toute victime peut devenir agresseur » que le ressenti de la victime l'emporte sur la gravité sociale ou juridique des faits ») pour arriver à la conclusion que peut être le ou les suspects ont  été  victime dans le passé.

C'est en ce moment que les enquêteurs ont appris  qu'il y a 20 ans dans un village, des jeunes ce sont réunis pour pourchasser un lion, acculé ce dernier en a tué plusieurs d'entre eux et quand toute la population s'est levée c'est ainsi qu'un Homme a pris le devant pour débarrasser le village du danger c'est ainsi qu'il est devenu un Simbo, un vrai maître chasseur qui a bénéficié de tous les honneurs dû à son rang, surtout lorsqu'il a décidé  avec tout le village qu'aucun lion n'entrera dans la tanière sans être dégriffé et autorisé par la majorité du village, il est devenu l'enfant adulé, un héros, un mythe.

Pendant 10 ans il a bénéficié de l'estime de tous, et c'est dans ces conditions qu'il a procédé à la réalisation de soi à travers les missions de médiations, les œuvres humanitaires et son besoin d'affection et d'acceptation lui a poussé à redevenir le lion du Village après avoir enlevé ses griffes.

Comme il vit dans un environnement à risque  au fil des ans il est devenu  un assassin multirécidiviste, il a commis son premier crime  le 06 juillet 2006 avec la signature des accords d'Alger, le 08 mars 2008 il a commis le deuxième avec sa fameuse phrase « BE BI BA BOLO », en février 2010 il a  échangé des terroristes contre Pierre Camatte  et depuis c'est escalade criminelle.

 Les enquêteurs savaient déjà  que l'homme était narcissique, qu'il était incapable de faire du bien à ses proches(Rônier), que s'était un Evitant : (« l'évitant rêve de paix et de relations humaines sans aspérités. Il a horreur du conflit, voire de la divergence, il déteste les chocs. Alors il préfère ne pas s'exprimer, car s'exprimer, c'est s'exposer, il préfère le contournement à l'affrontement, le silence à la parole, il séduit l'adversaire et cède tant qu'il peut »).

Avec l'escalade criminelle  les enquêteurs ont établi  un nouveau profil type de notre suspect, ils pensent qu'il  a tous les éléments de la paranoïa : dépendance affective anormale, méfiance,  psychorigidité, l'hypertrophie du moi, la fausseté du jugement, la dénégation et la projection.

 Mais dans tout ça l'épervier et son équipe veulent savoir quel a été l'élément déclencheur chez notre suspect ? Ils en concluent à la souffrance car depuis un certain temps l'enfant adulé, le héros, le mythe fait face à la réalité, son comportement fait que ses villageois se méfient de lui, il ne supporte pas qu'on doute de lui par rapport à son départ de la tanière en 2012, qu'on dise de son armée qu'elle  est une armée d'amateurs(Wikileaks), que son village soit occupé malgré lui par des armées étrangères et qui viennent tuer ses complices sans même lui consulter.

Ainsi pour prouver à lui-même qu'il est un héros que son village l'adule toujours, qu'il est un mythe il a instigué la grande farce du 05 février dernier pour faire dire qu'il est le plus grand des lions de son village or cela est une illusion car avant lui il y a eu un grand lion du nom de Modibo Keita qui a industrialisé son village en 8 ans dans une conjoncture difficile, or aujourd'hui lui bénéficie de la mondialisation et de l'argent des Chinois,  aussi  il y a eu un autre grand  lion du nom de Alpha Oumar Konaré  qui a laissé le pouvoir de façon démocratique, or lui est parti en 1991 malgré lui parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas se maintenir après la révolution du 26 mars c'est pourquoi il s'est empressé de revenir en 2002. Même l'acte de laisser le pouvoir aux civils n'a pas commencé avec lui en Afrique avant lui il y a eu Olesegun Obasanjo au Nigéria.

En définitive les enquêteurs ont conclu que l'assassinat du Mali a été commis par une bande de prédateurs courtisans sous l'instigation du lion du village même, avec comme mobile : culte de la personnalité,  dépendance affective, mégalomanie.

Les causes de la mort sont : over dose  de haute trahison, de concussion, de corruption, de complicité, de complaisance, d'indifférence et de laxisme.

Au regard des éléments du dossier le procureur de la république a décidé de mettre en examen les prévenus avec comme chef d'accusation : haute trahison, concussion, corruption.

Après l'instruction du dossier l'accusé principal a avoué  au cours du procès  qu'il en est l'instigateur principal et que le crime lui est allé droit au cœur plus que tous les autres  qu'il a commis ou qui ont été commis en son nom et que ses complices en soient chaleureusement remerciés, mais en tant que parano il s'est rendu compte aussitôt que cette déclaration peut lui coûter cher, il s'est rétracté en disant qu'il était tout simplement au mauvais endroit au mauvais moment et que c'est lui-même qui a alerté la police et à son arrivée il lui a remis les biens de la victime car il connaissait bien la victime, il savait qu'elle  n'était  pas riche et avait des enfants en bas âges qui ne mangent pas à leurs faim, ne vont pas à l'école et ne sont pas soignés à cause de la pauvreté.

Son avocat monsieur PDES a pris la parole pour dire en effet, que le suspect est innocent, qu'il est un héros, un mythe, un repère, qu'il a fait des choses  que personne n'a jamais encore fait dans son village que c'est pourquoi on veut le salir parce que ces accusateurs sont les villageois jaloux, aigris et méchants.  En conséquence il demande à la cour de le relaxer.

Le procureur a pris la parole pour dire qu'il y a des bienfaits tellement grands qu'ils ne peuvent être récompensés que par l'ingratitude. Et c'est ce qui arrive ici car la victime(Mali) a tellement fait pour vous monsieur l'accusé, elle vous  a fait monter dans la tanière deux fois en tant que grand lion, en un mot elle vous a tout donné en contre partie vous vous êtes associés avec des bandits pour l'assassiner.

Monsieur l'accusé  savez-vous  que vous tirez votre légitimité de l'histoire et non de la compagnie de vos laudateurs courtisans, vous étiez un mythe mais vous ne l'êtes plus à nos yeux car les mythes pour durer doivent savoir se retirer à temps ou ne pas s'exposer c'est pourquoi je  demande à la cour de vous maintenir dans le lien de l'accusation en vous condamnant à la peine maximale.

Accusé levez- vous après délibération la cour vous déclare coupable de haute trahison, de concussion, de collusion avec les milieux mafieux,  de complicité, de complaisance, de culte de la personnalité et de mégalomanie. Elle vous condamne par sursis jusqu'au 08 juin 2012 sans possibilité d'appel  et en cas de récidive c'est la prison (révocation) pure et simple.

Je demande au « sofa en rupture de société » de bien veiller à l'exécution de la sentence, l'audience est levée.

Le lendemain matin nos grands journalistes (ST, AT et notre ami YD) ont titré le Mali assassiné ; la médaille de la honte et voyant les titres notre grand analyste de New Jersey Monsieur FO  s'écria  en faisant la  prière de Victor Hugo en le paraphrasant : « oh seigneur éloigne-moi du Mali, ce Mali qui n'est plus le Mali ».

 

                                                                                           M. Mariko Bakary.

                                                                                                      France.

 

 

 

 

 



Aucun commentaire: