samedi 26 février 2011

Réaction de B. Mariko à M. Kemenani!




De: MJDPS <fasomalidanbe@yahoo.fr>
Objet: Réaction de B. Mariko à M. Kemenani!
À: fasomalidanbe@yahoo.fr
Date: Samedi 26 février 2011, 2h06

Bonjour à tous,

Merci à Monsieur Kemenani d'avoir réagit à mes propos, et d'intervenir  pour la première fois sur notre espace débat, sur lequel  personne n'est de trop, car toute politique sans contradicteurs est corrompue.

En effet, j'ai  lu avec beaucoup d'intérêt votre réaction, je tenterai de répondre à votre interpellation avec beaucoup de souplesse, je dis bien avec beaucoup de souplesse, car en vous lisant, j'ai eu l'impression que nous ne sommes pas sur la même planète.

Monsieur Kemenani,  si le fait de dire le feu peut brûler la bouche, alors oui, je suis un propagandiste des occidentaux de bonne foi. Sauf que dans cette propagande je ne considère pas l'occidental comme un maître ou un être supérieur à moi, mais comme un Homme normal avec qui je partage des valeurs d'humanité tout court.

Je ne suis pas de la race de ces hommes politiques et intellectuels Africains coincés dans leurs têtes  et atteints de la paranoïa aiguë, qui ne connait la misère que par les statistiques et qui pense que tous leurs malheurs viennent de l'occident, car à cause de leur paranoïa ils ont la fausseté du jugement ,et sont  incapables de se remettre en cause en faisant une analyse critique lucide de leur situation pour tenter de trouver des solutions idoines.

Sinon comment vous pouvez assimiler ces bels exemples de courage et de conviction des peuples  Tunisien, Egyptien et Libyen dans leurs quêtes de liberté, de justice  et de bonheur, en une simple manipulation occidentale ? Mieux comment pouvez- vous  comparer ces révolutions à l'invasion Irakienne par des armées étrangères ? C'est pourquoi je dis que nous ne sommes pas sur la même planète !

Monsieur Kemenani, on dit que : « la vertu se noie dans l'intérêt comme les fleuves dans la mer », que : «  les Etats n'ont pas d'amis mais des intérêts »  Pourrions-nous tout justifier au nom de ces maximes ?

Je ne pense pas que ce sont les occidentaux qui ont demandé  à ces dictateurs d'opprimer  et de  voler de façon éhontée  leurs peuples ! 

Comme je ne crois pas non plus à votre théorie du complot de l'occident contre les peuples souverains Africains car à mon sens personne ne peut réussir un complot contre un peuple souverain, car il se libère toujours tôt ou tard.

Par contre ce que je crois et que j'admire c'est le courage et la volonté inébranlable de ces peuples à prendre leur destin en charge à travers ce vent de révolution  dont les causes sont profondes mais qui est parti de l'acte d'un Homme qui a perdu espoir à son pays, et qui est devenu son héros (Monsieur Mohamed. B.)

En ce qui concerne la situation de nos frères en Libye et dans le monde arabe j'en souffre énormément car chaque fois que l'Homme souffre moi je baisse la tête. C'est vrai il y a en nous tous une part de racisme.

Monsieur Kemenani, selon vous le fait que M. Kadhafi fonde son système sur les noirs est-il un fait stratégique ou l'a t-il fait par amour ?

Pensez- vous  qu'au jour d'aujourd'hui M. Kadhafi soit défendable quelles que soient les raisons ?

Pour ma part je pense que non rien ne peut justifier la folie meurtrière de Kadhafi contre son peuple.

Pour moi il n'y a que deux lois qui régissent les sociétés.

La loi de haine et de mort qui s'attache à servir en premier le plus puissant. Et la loi de paix et de vie qui veut servir en premier le plus souffrant.

C'est pourquoi, je suis choqué et indigné en tant que citoyen du monde par le traitement que notre Chaîne nationale (l'ORTM) fait de cette actualité brulante cela par la faute de son directeur M. Sidiki Konaté,  car pour moi la mondialisation n'est plus un pur concept réservé à quelques économistes spécialisés, elle est devenue avant même que nous nous apercevions, une donnée humaine morale qui est l'affaire de tout citoyen.

 En définitive je dis  que l'humanité a un choix à faire, un choix qu'elle pratique quotidiennement. Tantôt atténuant le mal, tantôt s'y laissant entrainer. Nous devons agir en faisant, chacun à la mesure de nos forces, ce que nous pouvons pour que le choix de la sagesse ait lieu le plus tôt possible et pour le plus grand nombre.

Bien à vous

Cordialement

M. Mariko Bakary.

 

 




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