jeudi 24 février 2011

Quelles dispositions le Mali doit -il prendre pour faire à l’après Blaise Compaoré

Quelles dispositions le Mali doit -il prendre pour faire à l'après Blaise
Compaoré
Peut-on faire une lecture de la crise arabe pour prévoir de ce qui se passera
probablement au Burkina - Faso en cas de trouble et proposer des pistes de
solution pour protéger le Mali dans le futur ?

Puisque le Mali et le Burkina font frontière il va de soit que l'on examine
l'après Compaoré. C'est en tout cas l'exercice auquel que je propose aux
autorités maliennes dans ce nouveau mondialisation des soulèvements et
contestations en particulier celui de notre continent.

La révolution tunisieno- égyptienne qui a entraîné la chute de Hosni Moubarak et
Ben Alli a redonné la voix à la rue et fait revivre une vision plus juste de
notre monde. Alors vu les circonstances qui ont amené le président Blaise
Compaoré au pouvoir en 1987 et vu les nombreux mecontents risquent un jour le
mette au dehors du système. Les principales déclarations de ses détracteurs ne
cessent de se faire valoir tous les ans.
Ainsi au lendemain de la mort en 1998 d'un journaliste burkinabé appelé Norbert
Zongo tué par les membres de la garde présidentielle, plusieurs organisations,
dont des syndicats, des partis politiques d'opposition ainsi que des
organisations de défense des droits de la personne ont créé ce qu'on appelle le
Collectif d'organisations démocratiques de masse et de partis politiques.

Les objectifs de ce collectif, qui compte actuellement plus de 70 organisations,
sont, entre autres, d'exiger du gouvernement de faire toute la lumière sur les
circonstances de la mort de Norbert Zongo, d'amorcer la réforme de la justice et
de mettre fin à l'impunité mais également les contestations des résultats des
élections.

Parmi les membres du collectif, on trouve certaines organisations telles que «
Collectif de France Affaire Norbert Zongo » (COFANZO) ou le « Collectif du
Canada Affaire Norbert Zongo (COCANZO) », etc.
Le désir de changement lorsqu'il va se faire valoir le peuple descendra dans la
rue et dit non à Blaise, ce jour le Mali va sentir dans sa chaire. Nous
assisterons donc à des milliers de réfugies dans notre pays qui viendra
aggraver nos problèmes surtout avec cette interminable crise ivoirienne qui ne
fait monté les prix des denrées alimentaires du pays.
J'ai peur du pouvoir de Blaise, qui peut être considéré comme une bombe à
retardement mais aussi du coté de la Cote D'Ivoire qui ne fini pas de l'autre
Wade qui pense à son fils pour lui succédé et enfin celle de la Guinée qui vient
du font du puits et continu toujours

Le président du Burkina doit céder car il ne répond plus aux aspirations d'un
nombre croissant d'individus. Cette élection permanente à 60% ou 80% au premier
tour est une chose dangereuse pour un pays.
En ce qui concerne La Côte d'Ivoire, ce qui n'a peut-être pas été assez dit,
c'est qu'au deuxième tour des élections présidentielles, les Ivoiriens se sont
retrouvés devant un choix impossible : Laurent Gbagbo qui a fait dix ans sur un
pays divisé en deux, ou Alassane Ouattara dont le passé politique et la
personnalité étaient controversés dans la partie sud du pays. Par ailleurs, on
peut se demander si les conditions étaient réunies pour la tenue d'élections
libres et transparentes.

De toutes les façons le pays de Houphouët n'est pas loin de la Divion : une
partie au sud dirigé par Gbagbo et une partie au nord par Alassane Ouattara.
Aujourd'hui, la cassure sociale n'a jamais été aussi profonde.

A mon avis on peut dire que Gbagbo peut se prévaloir d'être entièrement dans
son droit étant donné
qu'il a été déclaré président de la République par le Conseil constitutionnel
qu'on ne peut pas mettre en cause puisqu'il est la constitution de son pays.
Alors qu'Ouattara a été déclaré vainqueur par la Commission électorale
indépendante. Pour confirmer la victoire d'un candidat c'est la cour
constitutionnelle du pays et cela pour tous les pays du monde

Enfin pour le cas du Sénégal Wade à intérêt à ne pas monter son fils a sa
succession. Pour celui de la Guinée, est loin d'être terminé puisque l'opposant
perdant Dallein Diallo continu son interminable voyage de contestations et
compte pousser les Peulhs partout au monde pour déstabiliser le nouveau élu.
Pire invité spécialement pour l'investiture de Conde, il voyage et refuse de
venir joindre au palais pour aider le nouveau président dans sa tache ardue

Face à ces nombreuses crises qu'entourent notre pays le gouvernement malien doit
prendre des mesures de prévisions pour que nos pauvres citoyens n'en pâtissent
pas. N'oublions pas surtout l'après Blaise notre pays risque être secoué par des
émeutes de ses détracteurs.

Pour terminer mon propos je demande à l'ensemble de nos camarades de l'extérieur
comme de l'intérieur de faire une réflexion la dessus
Mr Moctar C. Dicko
Chef Unité Statistique
CPS/JUSTICE
Tél Bureau: (00223) 20293150
Mobile: (00223)79245272
FAX: (00223) 20293160
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44

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