samedi 19 février 2011

Où va le Mali?

OU VA LE MALI ?

Cette question, je me rappelle, Alpha Oumar Konaré, ministre de la Jeunesse du Mali sous le régime de Moussa Traoré avait lancé cette interrogation. Il n'a pas trouvé la solution, il est devenu le Président de la République du Mali quelques années plus tard. A-t-il trouvé la réponse à son interrogation ? je n'en sais rien. Mais aujourd'hui je prends mon courage à deux mains et je repose la même interrogation devant le spectacle qui se passe au sommet de l'Etat.

Avons-nous besoin au Mali, ne serait un petit comptable pour prouver, la délinquance financière et  la corruption ? Non, changeons d'expression, disons tout simplement l'expression  de biens mal acquis. Avons-nous besoin de quoi au Mali pour prouver que nos dirigeants ont VOLE, de 1968 à nos jours ? La réponse est tout simple : nos 2 yeux.

Un fonctionnaire qui ne gagne pas 100.000 FCFA de salaire par mois a  des dépenses de 300 000 FCFA. Avez-vous besoin d'aller à l'ECICA pour démontrer que son budget mensuel est déficitaire de 200 000 FCFA ? Non.

Les signes extérieurs de richesse ne manquent pas au Mali et c'est le pays où le fonctionnaire est plus riche que le salarié du privé, les nombreuses et insolentes villas dans les nouveaux quartiers de Bamako le confirment. Leurs enfants les coutent plus à l'extérieur par mois que leur permet leur salaire. Comment justifient-ils ces biens ?

Après le spectacle pathétique de décoration  de notre bien aimé Général-Président par le groupe se réclamant du secteur privé, c'est au tour des ministres de la république de nous donner en spectacle en organisant  une conférence de presse pour porter la contradiction ou pour saboter le travail du Vérificateur Général (Végal) . Y a t –il un Capitaine dans le bateau Mali ?? Le rôle constitutionnel d'arbitre entre les institutions du Président de la République  l'autorise à nous épargner un tel spectacle.

Au lieu de venir nous dire que la qualification de « manque à gagner » n'est pas utilisée par je ne sais quelle organisation, prouvez nous que ce qu'il dit est faux. Le Vegal n'a pas à qualifier la faute, cela revient aux juges de le faire, il a tout simplement pour mission de «  contrôler la régularité et la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par tout organisme bénéficiant de concours financiers de l'Etat « ( loi n°03-030 du 25 Aout 2003).

Voilà en termes clairs la mission du Végal conformément à la loi de la République du Mali.

En accomplissant une telle mission, il se rend compte d'un manque à gagner, c'est un terme pas plus clair que des dépenses ou des recettes ne sont pas régulières ou pas sincères. Sa mission s'arrête là. Il  soumet  ce constat au Président de la République qui normalement n'a que la mission de transmettre ce rapport à l'autorité judiciaire qui est à même  de confirmer ou d'infirmer le constat du Végal. C'est au juge du Pole économique qui a la compétence et la mission de vérifier les dires du végal et de prendre la décision de donner suite ou de classer l'affaire. Voilà comment ça marche dans les pays sérieux. Ne nous prenez pas pour des cons, chers messieurs.

Une autre interrogation me vient à l'esprit : pourquoi maintenant ? oui pourquoi maintenant alors depuis toujours le terme manque à gagner est utiliser par le vegal dans ces rapports et celui la même est en fin de contrat. Oui pour qu'il ne puisse pas porter la contradiction ou c'est une menace à peine voilée pour le nouveau ?

Messieurs les Ministres, ça suffit !

Le Bateau Mali tanguera mais ne coulera jamais.

Je reviendrai dans les prochains articles sur les enseignements tirés du dernier rapport du végal comme c'est vous qui le mettez à l'ordre du jour et nous analyserons à la loupe mot par mot ce qu'il dit.

 

Moussa COULIBALY

Chef d'entreprise                     

1er Vice Président Démissionnaire de MJDPS

Fondateur du Cercle de Réflexion et d'Action Politique « Le Toguna »

Secrétaire politique du PDES France

Fondateur du Club des Entrepreneurs Maliens de France 


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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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