mardi 22 février 2011

Blaise dégage!!!

Blaise doit quitter le pouvoir
À la lumière de la révolution du jasmin en Tunisie qui a fait partir Ben Ali et
son RCD et à ce qui se passe en Égypte, le peuple burkinabè doit aussi se
mobiliser pour faire partir Blaise Compaoré et son CDP.

De nombreuses similitudes existent entre Blaise Compaoré et Ben Ali. Les deux
sont arrivés au pouvoir en 1987. Blaise Compaoré et son clan tout comme Ben Ali
et le sien ont fait main basse sur la quasi totalité des secteurs de l'économie
de leur pays respectif et cela en passant par les assassinats, l'intimidation,
la corruption, et les détournements de fonds publics.

Ouédraogo Alizata, la belle-mère nationale a le monopole du secteur du cuir,
depuis les années 90 et ce jusqu'à maintenant. Elle s'est accaparé les secteurs
de l'immobilier (tous les pauvres des zones déguerpies par force s'en
souviennent), des grands travaux (routes, ponds, échangeurs). Il suffit de jeter
un coup d'œil sur l'octroi des marchés lors des conseils de ministres pour s'en
convaincre.

Mme Chantal Compaoré, l'épouse du président, a détourné la clinique médicale
Souka de Pissy à son profit, alors que cette clinique avait été construite pour
désengorger le CMA de Gounguin. La clinique Souka s'est transformée en une
structure privée avec des coûts de consultation et de séjour exorbitants alors
qu'elle devait être au service des populations démunies.
En Tunisie, les hommes d'affaire ont reproché au clan Ben Ali de s'être octroyé
des actions de leurs sociétés. Bien d'hommes d'affaire du Burkina pourront
témoigner de la même chose car pour avoir des marchés publics au Burkina, il
faut avoir la carte du CDP ou avoir un parrain.

Les jeunes tunisiens et égyptiens se sont révoltés contre le chômage, la misère
et l'arrogance du pouvoir de Ben Ali. Les raisons qui ont engendrées ces
révoltes existent chez nous. Par exemple, l'université de Ouagadougou n'est que
de nom. Dans cette université amorphe, seuls les enfants des pauvres y
séjournent. La presque totalité des enseignants, ministres et autres directeurs
n'osent, pour le moment, y inscrire leurs enfants qui se trouvent dans les
universités nord américaines et européennes.

Comme le disait feu Alidou Soré, « le CDP est devenu un nid de voleurs» en
effet, la Cité de Somgandé (surnommée par les Ouagalais Cité de l'impunité),
Ouaga 2000, les immeubles gigantesques, et les enfants inscrits dans les grandes
universités américaines sont les preuves intangibles du pillage de nos
ressources financières.

Face à ces dérives et manquements graves, j'invite le peuple burkinabè à se
débarrasser de la peur et à se soulever. J'invite le peuple burkinabè à réclamer
le départ de Blaise Compaoré et de son CDP. J'invite le peuple burkinabè à
exiger un lendemain meilleur.
J'invite chaque burkinabè de la diaspora à se mobiliser, à faire l'inventaire
des biens détenus dans les pays occidentaux par Blaise Compaoré et son clan, car
à l'heure venue, nous réclamerons des comptes.
La bravoure tunisienne et égyptienne doit nous galvaniser. Elle doit nous
mobiliser
Pour une société de renouveau :
« Blaise dégage. »
«24 ans, c'est trop»
«CDP, c'est fini»

Christine Paré
Christine_pare@yahoo.fr Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44

Aucun commentaire: