samedi 15 janvier 2011

Tunisie - issue heureuse après 90 morts


Une issue de la crise que l'on peut considérer heureuse (en dépit des 90 morts ou plus) pour ce peuple tunisien à l'apparence calme qui a étonné le monde entier de part sa bravoure, sa solidarité et sa générosité. A condition qu'il reste vigilant dans la gestion de cette phase critique de la transition. Le démon à horreur du vide. Mais je pense que l'on peut faire confiance à son intelligence, sa modernité ou sa « civilité » pour réussir cette transition et renouer rapidement avec son développement économique et social en plus des libertés retrouvées.

Ben Ali s'est enfui après 90 morts dont il semblait ne plus maitriser les tueries. Nous sommes à environ 300 en Cote d'Ivoire après les élections (c'est le chiffre connu, cela pourrait être pire). Multiplier ce nombre par 10 ou 20 ne fera pas perdre son sommeil à Laurent Gbagbo. Le même nombre de morts n'a pas fait pilier Moussa Traoré n'eut été la force pour le déloger. Si des évènements similaires avaient lieu en Iran, en Algérie, au Maroc, en RDC, au Congo Brazzaville, au Togo, au Cameroun, etc., trois milles ou un million de morts ne feront pas ciller également ces dirigeants. L'exemple du Kényan est encore présent dans les esprits où plus de 6000 morts n'ont pas empêché au président sortant (et perdant) ou à son premier ministre de circonstance de vaguer à leurs occupations le plus naturellement du monde en étant responsables de ces génocides.

Les êtres humains sont dotés de consciences différentes qui dictent leurs actes. Ce sont ces consciences qui font que certains sont plus proches des bêtes féroces que des êtres humains.

Kamano

 

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Savoir, c'est porter la responsabilité d'agir, et agir c'est s'engager dans la voie de la reforme de la société. L'engagement est une responsabilité sociale de l'intellectuel


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