mercredi 12 janvier 2011

Procès héritiers Faran Samaké contre Amadoudjicoroni : Le nouveau faux bond du ministère public

Faits Divers
Procès héritiers Faran Samaké contre Amadoudjicoroni : Le nouveau faux bond du
ministère public

L'indicateur Renouveau, 12/01/2011 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Le procès en diffamation intenté par les héritiers du Dr. Faran Samaké contre
Amadou Traoré dit Amadoudjicoroni a connu hier sa troisième audience après les
reports successifs des 2 et 30 novembre 2010. Le très grand public qui avait
fait le déplacement pour entendre les témoins cités que sont l'ancien président
de la République le général Moussa Traoré, le colonel Youssouf Traoré, le
capitaine Soungalo Samaké, Zan Coulibaly et Sémoulu Keïta, fut encore une fois
déçu car pour la seconde fois le parquet n'avait pas établi la citation desdits
témoins. Et c'est donc à regret que le président du tribunal, Karamoko Diakité,
fut obligé de renvoyer le procès au 15 mars prochain, cela après avoir écouté
l'inculpé Amadou Seydou Traoré et la partie civile, c'est-à-dire les héritiers
du Dr. Faran Samaké, Amadou et Fanta.
L'assistance a d'abord eu droit à une passe d'armes entre les avocats de la
défense que sont Mes Arouna Touré, Arouna Keïta, Mariam Diawara, Mohamed Aly
Bathily, Yakouba Koné et Bréhima Konta, et leur confrère de la partie civile,
Me Mamadou Boiré, autour de la légalité de la procédure. A force d'arguments et
de démonstration, les avocats de la défense sont parvenus à obtenir la
disqualification de Tiékoro Diakité dans ce procès. A cet effet, la plainte de
Tiékoro Diakité a été jugée non recevable par le tribunal. L'argument
péremptoire qui a valu le rejet de la plainte de Tiékoro, est fondé sur le fait
qu'il n'est ni époux, ni héritier, ni légataire universel. Ce qui signifie que
Tiékoro Diakité qui n'a pas l'une de ces qualités ne pourra plus intervenir dans
le procès.
Vifs échanges entre Amadoudjicoroni et les héritiers du Dr. Faran Samaké
C'est après cette mise au point que le président du tribunal a invité l'inculpé
Amadoudjicoroni à répondre des accusations à lui reprochées. Amadoudjicoroni a
reconnu les faits. Il a dit être l'auteur des propos rapportés par les journaux
« L'Indépendant » et « Le Challenger » suite à une conférence-débat tenue le 8
juillet 2010 à Nara où il était invité à parler de Modibo Keïta. L'inculpé a
ajouté que lorsqu'il tenait ces propos, il ne visait pas du tout Faran Samaké.
Il dit avoir révélé ce jour que « Modibo Keïta a été assassiné suite à une
injection du Dr. Faran Samaké ». Maintenant, selon Amadoudjicoroni, il s'agit de
savoir celui qui a demandé à Faran de prescrire l'ordonnance de la mort. « C'est
ce X qu'il faut rechercher et c'est pourquoi j'ai demandé la comparution du
général Moussa Traoré, qui connaît le X qui a tué Modibo, le X qui a tué Tiékoro
Bagayoko et le X qui a tué le 26 mars 1991. Donc il faut qu'il soit là pour que
toute la vérité éclate et c'est pourquoi, le procès doit continuer », a-t-il
plaidé. Avant de se demander pourquoi les fils de Faran s'attaquent aujourd'hui
à lui alors qu'il n'a fait que dire tout haut ce qui était connu des Maliens
depuis longtemps ?
S'agissant de la partie civile, la fille du Docteur Faran Samaké, Fanta, a
estimé que leur père était tellement généreux qu'il ne pouvait pas se permettre
d'assassiner quelqu'un. Elle et Amadou se disent être dans leur droit de
défendre la mémoire de leur papa, comme l'aurait fait n'importe quelle personne.
Fanta Samaké a martelé qu'il n'y a pas de preuve palpable qui corrobore
l'accusation portée par Amadoudjicoroni contre la mémoire de leur père. Et quand
Amadoudjicoroni soutient que Dr. Faran Samaké s'est suicidé parce qu'il
craignait que la vérité ne soit sue sur cette affaire, la fille de Faran répond
que cela est faux, en ajoutant que leur papa est mort en présence de ses épouses
et de son ami Tiékoro Diakité et par suite d'un problème pulmonaire.
Cette troisième audience de cette affaire hautement politique était celle des
enseignements et pourrait présager d'autres débats houleux au tribunal de
1ère instance de la commune III à condition que le ministère public ne fasse
plus de faux bond en « oubliant » encore de citer les témoins ci-dessus indiqués
à la prochaine audience fixée au 15 mars prochain.
Abdoulaye Diakité
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Posté par Jenebou 884, le 12 Jan 2011 02:20:00 GMT
LES MALIENS ONT BESOINS AUSSI DE SAVOIR LA VERITE: LE X QUI A TUE FILY DABO
SISSOKO, LE X
QUI A TUE HAMADOUN DICKO, LE X QUI TUE KASSIM TOURE PENDANT LE MANDAT DE FEU
MODIBO KEITA.

Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
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