dimanche 16 janvier 2011

Déclaration du Bureau National au meeting du 15 janvier 2011 au Centre Djoliba

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Cadre de Réflexion et d'Action des Jeunes

(CRAJ)

 

 

Déclaration du Bureau National au meeting du 15 janvier 2011   au Centre Djoliba

Depuis le 22 juillet 2006 au lancement des activités de notre association, nous avons été très clair qu'il s'agit nullement de plaire ou de déplaire quelqu'un  mais d'être au rendez vous de la défense du peuple  partout ou il sera brimé dans ses droits.

Le courage et le langage de vérité demeurent aujourd'hui les traits essentiels de notre association qui  ne peuvent s'accommoder à de l'opportunisme lorsqu'il s'agit de poser un regard critique sur les crises qui secouent notre pays et notre continent.

Le Mali, notre pays est plus que jamais dans un état d'alerte permanente. Et cela se manifeste de plus en plus sur les médias internationaux et nationaux. Notre pays devient de plus en plus cher et presque aussi le nid d'un nouveau type de banditisme.

En effet, le nord du Mali est en proie d'être désigné un territoire placé sous l'autorité de la France et des Etats Unis (Communauté Internationale), tant nos plus hautes autorités ne cessent de clamer leur incapacité à assurer la sécurité sur l'ensemble du pays.

Les armes, la drogue, les pistes d'atterrissage d'avions occultes, le banditisme transinternational s'imposent dans le septentrion du Mali par le fait que la volonté politique d'y faire face souffre d'un laxisme notoire.

Des récentes attaques de notre armée par le nébuleux site Wikileaks, traitant notre Armée de tous les noms d'Israël. Ceci est une atteinte très grave à notre intégrité physique et morale. Le Mali est toujours selon la même source, considéré comme le maillon faible dans la lutte contre ces nouveaux fléaux. Malheureusement la diplomatie malienne et tout l'Etat trainent dans une tergiversation abracadabrante.

Désormais Bamako est au cœur des attaques meurtrières ou attentats avec la récente perpétrée contre  l'ambassade de France début janvier 2011.  

C'est le lieu pour le CRAJ de réaffirmer notre confiance et  tout notre soutien à notre vaillante Armée tout en invitant les plus hautes autorités à assumer pleinement la mission régalienne de l'Etat.

En outre c'est le lieu de rappeler les difficultés économiques auxquelles les familles maliennes sont confrontées.  La vie au Mali est très chère, souvent née de la spéculation de certains commerçants véreux.

Cette spéculation outrageante malgré les grandes difficultés financières du peuple ne semblent inquiétées les autorités car aucune sanction réelle n'est prise et l'Etat brille par son absence (devenant le quotidien des maliens). Les prix des denrées de première nécessité flambent avec ses corolaires de subventions anarchiques accordées par l'Etat.

Cette cherté s'impose à une population qui vit avec  moins de 2 dollars (1000 FCFA) par jour en plus rongée par le chômage et la délinquance financière. 

D'autre part le CRAJ demeure attaché à l'intégration africaine source de son unité. C'est pourquoi nous ne saurons nous tenir dans un silence coupable face à la crise Ivoirienne.  Aujourd'hui nous assistons  aux différentes dérives verbales et physiques menant à une montée de tension sociale dans ce pays avec son corollaire d'assassinats.

Si rien n'est fait d'abord par les ivoiriens de sortir de cette crise, ils compromettront tous, l'avenir des générations futures innocentes.

Après les massacres : au Rwanda, en Sierra- Léone, au Libéria  c'est le tour de la Côte d'Ivoire, victime de l'irresponsabilité, de l'égocentrisme et de manipulations de la classe politique dans sa grande majorité.

En 1990 lors du sommet Baule Afrique- France un homme d'Etat européen ne disait il pas que « la démocratie est un luxe pour l'Afrique ». Mieux récemment 2009 à Dakar Nicolas SARKOSY ne lançait t il pas un défi à l'Afrique pour dire que l'homme noir ne parvenait pas à faire un bond dans l'histoire.

Certes, les réactions ont souvent été les plus virulentes mais aujourd'hui nous devons poser des actes plus responsables pour nous affirmer afin de mettre en échec toute opportunité d'ingérence dans les affaires intérieures de nos pays.

Aujourd'hui il y a un paradoxe en Afrique pendant qu'un Ivoirien manifeste son opinion à Paris ou à Washington tandis qu'au même moment un Burkinabè ou un Malien est tué   en Côte d'Ivoire pour l'opinion ou la position politique de son Etat.

La démocratie est en danger en Côte d'Ivoire et aujourd'hui ni la CEDEAO, ni l'ONU n'ont la clé à cette crise. Elle passe par une prise de conscience et un engagement de tous les ivoiriens à sauver la démocratie garant d'un Etat de droit.

Nous condamnons « l'ethnicisassions » de la politique gage des charniers de la guerre civile en Afrique.

Le peuple Ivoirien, par extension africain a besoin des hommes aux esprits dialectiques. Sinon cette situation engage  des millions d'hommes et de femmes à subir dans leur chair une féroce répression  qui va nourrir l'énergie des combattants de la liberté  à briser les chaines de l'asservissement. Pour ce faire,  elle est dans son essence, une grave atteinte à la paix, à l'instauration de la vraie démocratie en Afrique.

Nous nous refusons à l'amalgame facile du moment où il s'agit de déceler les causes des tensions. Ainsi,  nous interpellons les protagonistes de la crise ivoirienne à parler le langage de la réconciliation dans l'intérêt d'abord du peuple ivoirien et de toute l'Afrique. Aussi, il faut se convaincre qu'aucune paix ne sera possible si les deux parties au conflit ne regardent pas le peuple ivoirien dont elles se réclament. Il n y a point de développement sans paix.

Somme toute, dans le souci de trouver un Mali  ou il fait bon  de vivre il faut une bonne gouvernance gage d'une justice sociale. L'Etat malien doit s'assumer pour reconnaitre qu'il a l'obligation d'assurer son autorité sur la plénitude du territoire.

Enfin le CRAJ félicite le nouveau Bureau du Conseil National des Jeunes du Mali (CNJM) issu des assises de son 3ème Congrès, dirigé par le Camarade Abdoulaye TOURE.

Cette élection est pour nous sans nul doute la voie de l'alternance au sein de notre institution.

Cependant le CRAJ exhorte l'ensemble de la jeunesse africaine en général et malien en particulier à plus de cohésion et à s'extirper du joug des aventuriers politiques afin de faire face aux défis de l'Education, de l'Emploi, de la Santé et de la démocratie.

 

 

P/ le  Bureau National

                                                                                                                                                         Le Président

 

 

 

Mahamane MARIKO

 

 

 

 

                                                                                                                                        

 

 

 


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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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