lundi 20 décembre 2010

Suite à l’échec de la dernière tentative de médiation L’UA envisagerait une intervention militaire en Côte-d’Ivoire


 




Suite à l'échec de la dernière tentative de médiation L'UA envisagerait une intervention militaire en Côte-d'Ivoire

L'échec est patent : Gbagbo a refusé en bloc les propositions de règlement pacifique du conflit dont Ping était porteur.

http://www.presse-dz.com/revue-de-presse/16290-l-ua-envisagerait-une-intervention-militaire-en-cote-d-ivoire.html

19 Décembre 2010,   Le Jeune Indépendant

L'Union africaine (UA) semble privilégier une action militaire pour déloger Laurent Gbagbo. Le Nigeria est favorable à une intervention militaire africaine tandis que le président Bouteflika pencherait pour une solution diplomatique.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, qui était vendredi dernier à Abidjan, la capitale économique ivoirienne pour tenter de trouver une solution à la crise politique née de la présidentielle du 28 novembre, est reparti bredouille.

Il était chargé par les chefs d'Etat africains dont Abdelaziz Bouteflika d'une médiation de la dernière chance entre les deux présidents proclamés de Côte-d'Ivoire, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Jean Ping n'a pas réussi à désamorcer la crise qui risque à tout moment de dégénérer en guerre civile.
L'échec est patent : le président sortant a refusé en bloc les propositions dont Ping était porteur.

Il lui a remis une lettre dans laquelle il lui demande de partir. La réponse à la lettre de Goodluck Jonathan faite par Laurent Gbagbo est la suivante : «Je suis le seul président élu.» La visite de Ping fait suite à une précédente tentative de médiation de l'organisation africaine menée par l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, qui n'a pas réussi à désamorcer la crise.

Le président de la commission de l'UA, qui a passé une semaine en Algérie dans le cadre du 50e anniversaire de la résolution 1514 et de la réunion du CAERT, a eu d'intenses contacts avec le président Bouteflika et les anciens présidents africains Obasanjo, Thabo Mbeki, Kenneth Kaunda sur la question.

Jean Ping s'est envolé directement, au lendemain (vendredi) de son entrevue avec Gbagbo, pour Alger afin de discuter avec le président Bouteflika de la mise en place d'une éventuelle force d'intervention de l'UA en Côte-d'Ivoire. Mais les pays africains sont divisés : certains, comme le Nigeria, veulent une intervention militaire d'urgence pour déloger Gbagbo du pouvoir, d'autres, comme l'Algérie, préfèrent encore privilégier une solution diplomatique.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a estimé que l'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale du pays, doit être autorisé à entrer en fonctions : «Alassane Ouattara doit être autorisé à entrer en fonctions après sa victoire lors du scrutin du 28 novembre», a dit Ban ajoutant que «toute autre solution serait une parodie de démocratie et de l'Etat de droit», en référence au refus du président sortant Laurent Gbagbo de céder le pouvoir.

Alassane Ouattara a été désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, mais le Conseil constitutionnel, acquis au président sortant, a invalidé ces résultats et proclamé la victoire de Laurent Gbagbo.

La crise ivoirienne a dégénéré jeudi dernier en violences meurtrières faisant entre 11 et 30 morts, selon diverses sources, lorsque les forces de l'ordre ont dispersé des manifestants partisans d'Alassane Ouattara qui voulaient marcher sur la télévision d'Etat ivoirienne, contrôlée par Laurent Gbagbo.

L'ensemble de la communauté internationale, dont l'Union africaine et l'ONU, a reconnu la victoire d'Alassane Ouattara au scrutin présidentiel et appelé Gbagbo à céder le pouvoir, ce que ce dernier refuse toujours.

Mahmoud Tadjer

 


Aucun commentaire: