vendredi 31 décembre 2010

L'option militaire de la CEDEAO toujours d'actualité



L'option militaire de la CEDEAO toujours d'actualité
(Afrique en ligne 31/12/2010)

L'usage de la force pour écarter le président ivoirien sortant reste une option malgré les négociations en cours entre la CEDEAO et Gbagbo, a indiqué jeudi le porte-parole de l'organisation régionale, Sunny Ugoh.

'Les chefs des armées (de l'Afrique de l'Ouest) qui se sont réunis à Abuja pendant deux jours ont terminé leur travail. Il ne reste plus qu'à valider cette option militaire', a indiqué Ugoh à la PANA sur place.

Il a réfuté les spéculations selon lesquelles la CEDEAO avait abandonné ou retardé sa menace d'user de la force légitime pour débarquer Gbagbo, s'il refusait d'abandonner le pouvoir et permettre à Alassane Ouattara, vainqueur des élections présidentielles du 28 novembre et reconnu comme tel par la communauté internationale de prendre fonction.

M. Ugoh a indiqué que la décision de la délégation de la CEDEAO, qui a délivré l'ultimatum de l'organisation à Gbagbo mardi, de retourner à Abidjan, lundi prochain est une bonne chose, celle-ci étant apparemment basée sur la situation qu'a rencontré la délégation en Côte d'Ivoire.

''Ce n'est pas un jeu à somme nulle. Si la délégation se rend sur place et que la personne à qui elle rend visite fait des propositions, il serait irresponsable de sa part de ne pas prendre cela en considération', a-t- il affirmé. 'Il n'est donc pas vrai que la CEDEAO a abandonné la décision prise lors du sommet extraordinaire du 24 décembre sur la Côte d'ivoire'.

'Les résultats du sommet sont clairs: Gbagbo doit quitter ou faire face à l'usage de la force légitime. Nous savons qui a gagné les élections en Côte d'ivoire. Nous avons clairement indiqué quelles sont les limites. Le départ de Gbagbo n'est pas négociable', a indiqué le porte-parole de la CEDEAO.

Les trois présidents Yayi Boni du Bénin, Pedro Pires du Cap-Vert et Ernest Bai Koroma de la Sierra Leone, qui composaient la délégation qui a rencontré Gbagbo, ont briéfé le président de la CEDEAO et par ailleurs président du Nigeria Goodluck Jonathan à Abuja mercredi.

Le président Jonathan a par la suite qualifié de 'positif ' le résultat de la mission de la délégation et a indiqué que les présidents retourneront lundi à Abidjan.

Les chefs d'état-major des armées des 15 pays membres se sont réunis au siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja, lundi et mardi.

Bien que la réunion était tenue à huis clos, des sources ont indiqué à la PANA que les dirigeants ont finalisé le plan pour un éventuel déploiement de forces et de la logistique permettant d'appliquer la décision des dirigeants de la CEDEAO d'utiliser la force contre Gbagbo s'il refuse de quitter le pouvoir.

Au moment où Gbagbo et Ouattara revendiquent le fauteuil présidentiel, la tension reste élevée dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest riche en cacao.

Selon certains observateurs, le pays pourrait retourner dans la guerre civile de 2002-2003 qui a divisé le pays en deux si la situation persistait.

Déjà, l'ONU a indiqué que 173 personnes ont été tuées alors que des milliers de personnes ont fui vers les pays voisins.

Pana 31 décembre 2010

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Kamano

 

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Mr ASSADEK aboubacrine
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