mercredi 8 décembre 2010

LE VRAI POUVOIR DE ALASSANE OUATTARA SE MET EN PLACE, AVEC UNE GRANDE INTELLIGENCE...

 LE VRAI POUVOIR DE ALASSANE OUATTARA SE MET EN PLACE, AVEC
                           UNE GRANDE INTELLIGENCE...
Après l'avoir proprement battu dans les urnes, le Président Alassane Ouattara est en passe
de faire plier Gbagbo sans jeter ses militants à la rue ou se salir les mains. A travers une
batterie de mesures aussi intelligentes que redoutables décidées avec la précieuse
collaboration des Institutions financières internationales, le président de la République
vient de priver Gbagbo d'un instrument incontournable de la gouvernance : le pouvoir
financier.
En tant que nouveau président élu et reconnu par l'ensemble de la communauté
internationale, Alassane Ouattara a décidé de mettre à profit cette reconnaissance
mondiale dans sa bataille pour anéantir la résistance que Gbagbo, son adversaire du
second tour, veut lui opposer. Ainsi, le Président Ouattara a écrit il y a quelques jours à la
Bceao pour demander à la Banque centrale de suspendre tout décaissement ordonné par
Laurent Gbagbo qui, après le 28 novembre n'est plus légitimement fondé à agir au nom
de la Côte d'Ivoire. En fait le Trésor public ivoirien détient un compte auprès de la
Banque centrale auquel l'Etat se réfère pour ses transactions financières importantes.
C'est un découvert qui permet à l'Etat de disposer de liquidité afin de faire face à ses
engagements financiers. Tous les Etats membres de la Bceao fonctionnent de la même
manière.
Sachant que l'argent est le nerf de la guerre sans lequel aucun Etat ne peut rien
entreprendre, le Président Ouattara a écrit à la Bceao afin que cette Institution commune
n'honore plus les décaissements ordonnés par Gbagbo. Et selon nos sources, la Banque
centrale aurait répondu à Ouattara pour lui signifier qu'il accepte de suspendre ces
décaissements à l'ordre de Gbagbo.
En effet le 5 décembre dernier, le président Alassane Ouattara a adressé au Gouverneur
de la Bceao un courrier dont la teneur suit : " En attendant des instructions plus précises
sur les modalités de fonctionnement des comptes publics ivoiriens ouverts dans les livres
de la Bceao, je vous demande d'instruire nos services d'avoir à soumettre à l'approbation
préalable du Premier ministre de Côte d'Ivoire M. Soro Kigbafori Guillaume tout
mouvement interne ou en direction de l'extérieur effectué sur les comptes du Trésor
public et de ses démembrements ainsi que sur ceux des entreprises financières à
participation publique ".
Il faut donc s'attendre à ce que d'ici quelques jours, le régime Fpi éprouve de réelles
difficultés à faire face à ses obligations financières. Ce d'autant plus que, selon nos
sources, le Président de la République ne se serait pas limité à la Bceao. Tous les autres
guichets auxquels la Côte d'Ivoire s'approvisionne ont été fermés momentanément. Il en
va ainsi de la Banque de France, de la Bad, du Fmi, de la Banque mondiale, etc. Mais
aussi de toutes les structures financières regroupées au sein de l'association des banques
et établissements financiers de Côte d'Ivoire.
Des ambassadeurs militants sanctionnés
La seconde mesure importante arrêtée par le Président de la République est le rappel à
Abidjan de tous les ambassadeurs que compte la Côte d'Ivoire à l'étranger. Tous doivent
recevoir les directives des nouvelles autorités. Le président Alassane Ouattara a
également adressé des courriers officiels le 07 décembre à des chefs d'Etat pour mettre
fin aux fonctions de plusieurs diplomates ivoiriens à l'étranger.
Au Secrétaire général de l'Onu Banki Moon, le président écrit ceci : " Excellence
monsieur le Secrétaire général de l'Onu, à la lumière de la situation qui prévaut en Côte
d'Ivoire, j'ai décidé de retirer à M. Alcide Djédjé, représentant permanent de la Côte
d'Ivoire auprès des Nations Unies ma confiance.
Aussi ai-je l'honneur de vous prier de ne tenir à compter de ce jour aucun compte des
engagements que celui-ci pourrait être amené à prendre ni de donner crédit à ce qu'il
pourrait déclarer en mon nom ou au nom de la République de Côte d'Ivoire et des
Institutions.
Dans le même temps, je procède à la nomination de son successeur " écrit le président
Alassane. Qui dans le même élan a adressé un courrier similaire à M. Manuel Barosso
(Union européenne) et au Roi Albert II de Belgique pour mettre fin aux fonctions de la
diplomate Marie Gossé, ambassadeur auprès du Royaume de Belgique et de l'Union
européenne. Un autre courrier adressé à Nicolas Sarkozy pour également mettre fin aux
fonctions de Pierre Kipré en sa qualité d'ambassadeur à Paris. En outre des courriers
similaires ont été adressé au président Barack Obama et au Premier ministre David
Cameron d'Angleterre pour mettre respectivement fin aux fonctions de Koffi Yao
Charles (Etats-Unis) et Djangoné Bi (Angleterre).
Au Golf hôtel d'Abidjan où il a établi temporairement ses quartiers, le Président Ouattara
continue d'enregistrer des ralliements de taille. De hautes personnalités civiles et
militaires, tout grade confondus se rendent à l'hôtel du Golf dans la plus grande
discrétion, souvent nuitamment, pour faire allégeance à Alassane Ouattara.
Fait important à souligner, parmi ces visiteurs nocturnes de Ouattara se trouvent des
barons de l'ex-régime. Ils ne vont pas tous dans l'intention de solliciter un poste au
sommet de l'administration publique mais pour chercher protection auprès du nouveau
président élu. Progressivement le président de la République est en train de retrouver
l'impérium, la plénitude de ses prérogatives de numéro un de l'Etat ivoirien.
                                                                      Akwaba Saint Clair


--
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44
skype: djaladjo32
site: http://www.aboubacrine-assadek.com/

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

Aucun commentaire: