lundi 20 décembre 2010

Investiture d'Alpha Condé - Une délégation de Gbagbo refoulée à Conakry


Investiture d'Alpha Condé - Une délégation de Gbagbo refoulée à Conakry


Il n'y a pas plus sourd que celui qui refuse d'entendre. Laurent Gbagbo, qui a perdu la présidentielle du 28 novembre dernier, ne veut rien entendre ni voir actuellement. Aveuglé par sa volonté démesurée de s'accrocher à un pouvoir qu'il a perdu, le président sortant continue de vouloir animer la diplomatie avec ses hommes. Avant-hier, une délégation qu'il a envoyée en Guinée, pour prendre part à l'investiture du nouvel homme fort de Conakry prévu pour demain, a été purement et simplement éconduite. Alpha Condé ne veut pas s'afficher avec des envoyés d'un président illégal et illégitime. Cette tentative des émissaires de Gbagbo n'est pas la première. Déjà après la victoire d'Alpha Condé, le président Gbagbo s'était vite empressé de lui envoyer une lettre de félicitation. Mais le successeur du Général Konaté n'a jamais répondu ni appelé au téléphone le candidat battu à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Contrairement à Alassane Ouattara à qui il téléphone régulièrement. Et pour monter qu'il reste dans la ligne et la logique de la CEDEAO, le nouveau chef d'Etat guinéen avait refusé de recevoir Voho Sahi et ses amis avant le sommet de la CEDEAO sur la Côte d'Ivoire. Mieux, l'ancien opposant guinéen a accepté de recevoir tous les ambassadeurs de la sous-région à l'acception du diplomate ivoirien qui se reconnait en Laurent Gbagbo. Le diplomate Zoro Bi Bah Jeannot a tenté d'avoir un entretien avec SEM Alpha Condé, mais il a encore essuyé un refus poli. L'homme fort de Conakry lui a gentiment demandé de s'adresser au ministre des Affaires étrangères de Côte d'Ivoire. Et comme à l'instar de la CEDEAO, l'UA, l'UE, l'ONU et le monde entier, le pouvoir de Conakry ne reconnait que le ministre des Affaires étrangères nommé par le nouvel homme fort d'Abidjan, Alassane Ouattara. Cet autre revers de la diplomatie des hommes de Gbagbo vient leur rappeler, si besoin en était, que le vent du changement a sonné et que ce n'est pas en jouant au sourd qu'ils parviendront à se maintenir à un pouvoir qu'ils ont perdu dans les urnes depuis le 28 novembre 2010. «Un pouvoir que Gbagbo usurpe et qu'il est sommé de rendre au plus vite», dixit le président français, Nicolas Sarkozy. Koné Lassiné



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