mardi 14 décembre 2010

C'est grave


 

--- On Tue, 12/14/10, Aboubacar SANGARE <sangabou@yahoo.com> wrote:

From: Aboubacar SANGARE <sangabou@yahoo.com>
Subject: C'est grave
To: "Sidi Haidara" <haidara01@sbcglobal.net>
Date: Tuesday, December 14, 2010, 12:55 AM

  Politique    Publié le: 13/12/2010

Violences postélectorales
Une dizaine de personnes tuées ce week-end sous le couvre-feu

Il figurait dans les effectifs des Forces armées nationales. Depuis samedi dernier, il ne l'est plus. Il, c'est l'adjudant Issouf Bakayoko. Ce valeureux soldat des FANCI a été exécuté samedi 11 décembre à son domicile d'Abobo Akéikoi. Le militaire a été assassiné par des hommes habillés en treillis noir. Ces derniers sont arrivés au domicile du malheureux aux alentours de 16 heures. Arrivés sur les lieux, ils ont réussi à pénétrer dans la cour du militaire qu'ils ont trouvé sereinement installé chez lui. Sans autre forme de procès, les intrus ont ouvert le feu à bout portant sur le maître des lieux. Avant de repartir tranquillement comme ils sont venus. Il faut rappeler que ce cas n'est pas un cas isolé. Dans la nuit du vendredi à samedi, cinq autres personnes ont été tuées pendant le couvre-feu. A Abobo, le jeune Alassane Dembélé a été froidement exécuté à son domicile par des hommes en treillis noir. Mme
Koffi née Kouakou N'Guessan a trouvé la mort par arrêt cardiaque suite à une descente des forces de l'ordre à son domicile. Ces agents indélicats ont non seulement lancé des grenades lacrymogènes dans la cour de la victime, mais ils ont tiré à balles réelles sur la population. Arrivés devant la cour de la victime, les éléments des FDS ont donné de violents coups au portail d'entrée. Effrayée par ce comportement inhabituel, dame Koffi a piqué une crise cardiaque qui l'a emportée. A Port-Bouët, dans la nuit du vendredi à samedi, toujours à l'heure du couvre-feu, des supplétifs libériens, appuyés par des éléments de forces de l'ordre venus de la cité universitaire de Port-Bouët I se sont rendus à bord d'un véhicule de type 4x4 de couleur blanche au quartier Abattoir où ils ont assassiné trois personnes : Alassane Bayo, Jean-Marie Paul Gbaié et Moumouni Sawadogo. Hormis les assassinats, des militants de
l'opposition ont été enlevés. A Yopougon, Issiaka Bakayoko, superviseur du RDR, a été enlevé pour destination inconnue. Moussa Isaac, commissaire politique du RDR, a été enlevé par le CeCOS aux environs de 19h10 pour une destination inconnue. Dans la nuit du jeudi à vendredi Ali Drissa Yao, employé à GETMA Côte d'Ivoire et son frère cadet, ont été enlevés par des FDS. Cette liste n'est pas exhaustive. Car de nombreux cas, non encore signalés, n'ont pas pu être répertoriés pour le moment. Mais il faut signaler que chaque jour à l'heure du couvre-feu et parfois même en dehors, des braves citoyens sont persécutés, pourchassés, enlevés voire assassinés par des tueurs à la solde du pouvoir moribond de Laurent Gbagbo. Il est donc temps pour le nouveau pouvoir élu et la communauté internationale de mettre définitivement fin à ce régime de terreur que tente d'installer le Président sorti et ses camarades.
Jean Claude Coulibaly
Source le patriote




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