mardi 14 septembre 2010

Côte d'Ivoire : La République en danger.

Chers compatriotes je voudrais partager avec vous cette reflexion sur l'avenir de notre pays la Côte d'Ivoire

 

 

LA REPUBLIQUE EN DANGER : IVOIRIENS MES FRERES, IVOIRIENNES MES SŒURS, LEVONS NOUS POUR SAUVER LA PATRIE.

 

Le 7 Aout 2010, à l'occasion de la célébration du cinquantenaire controversé de la Côte d'Ivoire (le pays court depuis Cinq (5) ans après des élections présidentielles), le Chef d'Etat par tolérance (de l'opposition) de notre pays a lancé à l'endroit des généraux à qui il venait d'attribuer des grades exceptionnels et injustifiés : « Si je tombe, vous tombez aussi! ».

 

Ces propos, dont l'indécence a choqué tous les ivoiriens y compris les concernés (seuls Guiai Bi Poin a sourit) et qui sonnent comme un chantage et une volonté affichée de confiscation du pouvoir en violation de la constitution (article 31), ne sont pourtant que la conclusion de propos et comportements et surtout d'appels récurrents du pied à la grande muette pour consolider un pouvoir acquis dans le sang et dont la grande majorité des ivoiriens vomissent.

 

En effet, le 23 mai 2009 recevant un prix pour la paix à lui décerné par l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO), Laurent Gbagbo en profita pour faire l'apologie des armes. Devant une assistance médusée par des propos en contradiction flagrante avec l'esprit et la lettre du prix qu'il venait de recevoir, Gbagbo Laurent poussa le cynisme et l'incohérence, jusqu'à condamner ses prédécesseurs qui auraient construit des écoles et des hôpitaux plutôt que de bâtir une armée offensive.

 

De retour de la célébration du cinquantenaire du Cameroun, le 21 mai 2010, le Chef de l'Etat faisait les éloges de l'armée camerounaise et en profitait pour assimiler les problèmes de notre pays à un manque de défense forte (Comme si Houphouët Boigny avait eu besoin d'une armée forte pour bâtir la Côte d'Ivoire moderne et permettre quarante (40) ans de stabilité et de paix).

Les ivoiriens se sont maintes fois posés la question de savoir ce que cachait, ce curieux intérêt pour le surarmement de leur FDS alors qu'il y a d'autres priorités notamment les réductions du coût de la vie, de la pauvreté et du chômage alors que les FDS n'ont jamais été aussi nombreuses et équipées qu'aujourd'hui. Pourquoi le vocabulaire de Laurent Gbagbo appartient toujours au champ sémantique de la guerre et de la violence ?

 

Laurent Gbagbo va leur donner la réponse en faisant tomber son masque lors de la célébration du Cinquantenaire boycotté par l'opposition et la communauté internationale (Aucun chef d'Etat étranger n'a daigné faire le déplacement)!

En effet après avoir attribué à des FDS qui n'ont pas gagné la guerre, des grades exceptionnels (2 généraux de corps d'armées alors que rien ne le justifiait et de nombreux généraux de division et de brigade pour un effectif n'excédant pas les 50 000 hommes), le Chef de l'Etat lia publiquement son destin à celui des généraux promus violant dans la foulée le principe de continuité de l'Etat (article 34 de la constitution). Cet acte, qui démontre toute la fébrilité et la certitude d'une chute imminente de sa part, est une tentative de redéfinition du rôle des FDS dont le rôle régalien est de défendre la nation et l'intégrité du territoire (article 24) et non la défense d'un régime ou d'un individu.

En effet, la souveraineté étant la propriété exclusive du peuple, toute confiscation par une section du peuple où un individu est formellement défendue (article 31).

Sachant que la souveraineté du peuple s'exerce par les élections en témoigne l'article 32 de la loi fondamentale, l'on est en droit de se demander d'où le Chef de l'Etat actuel tire t-il sa légitimité après 10 ans d'exercice du pouvoir là où l'article 35 est sans équivoque « Le Président de la République est élu pour cinq (5) ans renouvelable une fois…». Au regard donc de toutes ces dispositions constitutionnelles, l'on peut aisément affirmer que le Chef de l'Etat est un Chef illégitime qui se maintient au pouvoir à coups de mensonges et d'usages abusives de la force publique.

Le chantage public fait aux généraux fraichement promus participe donc de la volonté de Gbagbo Laurent à s'imposer par la force des armes. On comprend dès lors pourquoi l'omniprésence des armes dans son vocabulaire habituel. Elle est pourtant évidente et peut être traduite de cette façon : « Si j'ai une armée forte et si je distribue des galons aux généraux et je les laisse faire ce qu'il veut, alors je peux me maintenir au pouvoir sans crainte et gare à celui ou celle qui osera me contester. ». Les évènements de mars 2004, de novembre 2004 et ceux de février 2010 en sont des illustrations parfaites.

 

C'est le lieu d'attirer l'attention de nos FDS sur le danger que leur potentielle complicité avec Laurent Gbagbo peut faire courir à notre pays.

En effet, en sortant de la constitution et en se cachant derrière les FDS, le Chef de l'Etat engage une épreuve de force avec ses adversaires qui ne repose sur aucune base légale (voir plus haut). Que va-t-il se passer si ses adversaires refusent cette dictature et décident d'y répondre ? Que va-t-il se passer si le peuple souverain refuse cette situation et décide de riposter ? L'anarchie ne semble plus loin…

Et quand on y ajoute les récents propos qu'il a tenu lors de l'installation de la CRS 3 à Divo le vendredi 27 Aout 2010 « …Ne réfléchissez pas, matez les fauteurs de troubles… », on ne peut que conclure que le régime voudrait provoquer encore un bain de sang. « Ca passe ou ça casse, advienne que pourra ! » pourrait résumer l'état d'esprit du Chef de l'Etat et de son régime. Les ivoiriens accepteront-ils cela ? L'opposition politique notamment le RHDP, la société civile et la communauté internationale accepteront-ils cela ?

Assurément non, à en témoigner la détermination des populations, de l'opposition et de la société civile à aller aux élections. Et ce n'est pas le fiasco humiliant du FPI lors du contentieux judiciaire qui dira le contraire. La principale leçon à tirer de ce dénouement est un constat de rejet de la méthode FPI par les ivoiriens et la justice !!!

En décidant donc de contourner la constitution qui est le socle de la société ivoirienne, Laurent Gbagbo transforme notre pays en une jungle où la LOI DU PLUS FORT EST LA MEILLEURE. Inutile de préciser que, dans un tel contexte, tous les coups seront permis !

La Côte d'Ivoire naguère modèle de stabilité en Afrique, de développement économique et humain, de tolérance et de paix, risque donc de sombrer dans le chaos par la faute d'un seul homme qui refuse d'assumer les conséquences des crimes de sang et économiques dont il s'est rendu coupable avec son régime durant la décennie qui vient de s'écouler.

Les généraux promus et les soldats doivent-ils obéir aveuglement à Gbagbo sachant que ce monsieur est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir même s'il faut pour cela détruire la République, et surtout sachant que les principes de Nuremberg planent sur leurs têtes comme une épée de Damoclès?

Ce monsieur étant rancunier, egocentrique, brutal et roublard, les FDS accepteront-elles de le maintenir au pouvoir sachant qu'une fois son pouvoir consolidé, ces dernières seront ses 1ères victimes ? Aucun Chef ne saurait s'accommoder de la présence de militaires capables de le faire ou le défaire surtout pas ce monsieur qui s'accroche au pouvoir et qui est prêt à couper toutes les têtes qui se mettront en travers de son chemin ?

Les généraux promus accepteront t-ils de légitimer la violence et la force comme moyen de maintien au pouvoir là où la constitution donne la souveraineté au peuple ?

 

Sachant que le peuple et l'opposition ne se laisseront pas faire et ont les moyens d'éradiquer cette dictature naissante, les FDS accepteront-elles de devenir les bannies de la nouvelle société ivoirienne?

Entre deux maux, il faut choisir le moindre a-t-on coutume de dire.

Primo si les FDS se rangent du coté de Gbagbo, et qu'ils gagnent ce qui est utopique vue le changement de direction du vent actuel, elles seront les « héros » mais quand on sait ce qui est arrivé aux jeunes gens de décembre 1999, inutile de dire que le régime tentera de consolider ses bases et le classique voudrait, que le régime déstabilise peu de temps après l'équipe qui l'a maintenu. On peut donc parier qu'ils seront les prochaines cibles du régime violent qu'ils auront contribué à maintenir. Ce qui voudra dire que la lune de miel ne durera pas sans compter les éventuelles poursuites devant les juridictions internationales. Et là les principes de Nuremberg sont une fois de plus très explicites.

 

Mais s'ils échouent, ce qui est très certain, alors ils seront persona non gratta dans leur pays : exil assaisonné de poursuites internationales pour les plus chanceux, disparition pour d'autres etc. surtout ceux qui auront fait le plus de zèle. Mais dans les deux cas, la suite sera très amère pour eux et leurs proches.

Secundo si les FDS prennent le parti de la République soit en rappelant le Chef de l'Etat à l'ordre ou en restant neutre dans la bataille politique qui s'annonce en vue des élections présidentielles, alors elles auront redoré leur blason vis-à-vis du peuple qui verra en elles des sauveurs ! Le peuple aura désormais confiance en ses FDS, ce qui aura pour avantage de mettre en garde tous les politiciens qui refuseront de respecter la constitution et qui tenteront de manipuler les FDS pour détruire les bases de la République pour leurs égoïstes intérêts.

Elles auront joué leur rôle d'incarnation de l'unité nationale, de la défense de la constitution donc de la République. Quel beau modèle ce sera !

Le nouveau Président organisera un forum de réconciliation plus sincère que celui de 2001 en vue de consolider l'unité nationale et le vivre ensemble.

NB : les articles cités sont tirés de la loi fondamentale de notre pays, la constitution du 1er Aout 2000.

 

Les principes de Nuremberg : http://www.icrc.org/dih.nsf/FULL/390

 

VIVE LA REPUBLIQUE, VIVE LA CONSTITUTION, VIVE LES FDS REPUBLICAINES.

A BAS LES FDS PARTISANES ET LAURENT GBAGBO ENNEMIS DE LA COTE D'IVOIRE.

KONATE DRAMANE AYMAR

 


--
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44
skype: djaladjo32
site: http://www.aboubacrine-assadek.com/

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

Aucun commentaire: