dimanche 14 juin 2009

BVG : Le Canada au secours du Vérificateur général


BVG : Le Canada au secours du Vérificateur général
13/06/2009 11:20:00 Le Sphinx
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image Sidi Sosso Diarra

Le Canada a décidé de défendre vaille que vaille le Vérificateur général, Sidi Sosso Diarra. Pour lui éviter d’être, encore une fois, la risée des spécialistes, le Bureau du Vérificateur général du Canada lui a envoyé sa Directrice de Communication, Mme Johanne Mc Duff et un expert du nom Christiane Kirkland pour l’appuyer techniquement dans l'élaboration du rapport annuel 2008.



Afin de pallier à l’absence de plusieurs cadres rompus, surtout à celle de notre confrère Adam Thiam à qui revenait quasiment la lourde et exaltante tâche, selon la note d’information en date du 2 juin 2009 signée par Sidi Sosso Diarra dont « Le Sphinx » a obtenu copie, du mardi 2 juin au vendredi 5 juin, les hôtes du Végal malien, ont avec l’appui d’Ismael Diawara, responsable de la communication et les « vérificateurs communicateurs » (sic) Sikoro Kéïta et Moumouni Guindo ont travaillé sur les rapports de performance et de vérification financière de l’INPS, de l’ORTM et du PASAOP, sur le rapport DAF du Ministère de l’Elevage et de la Pêche, sur le rapport de vérification financière de l’ANICT, sur celui de la Caisse des Retraites du Mali, du PASC et sur le rapport de suivi de recommandations de la BHM.

Les canadiennes ont eu un échange avec le Végal sur le plan de la communication annuel du BVG qui a coûté l’an dernier plus de 90 millions. (Plusieurs hommes de médias se sont léché les doigts). Une revue des rapports traités au cours de la semaine devrait, comme l’indique la note, être effectuée avec chaque équipe selon un calendrier convenu entre la Directrice de communication du BVG canadien et l’équipe.

On ne comprend pas l’immixtion du BVG du Canada dont le concours doit se limiter à un appui financier et à la formation du personnel

Leur implication donne un sacré coup à notre orgueil, car ils seront les premiers à prendre connaissance du rapport 2008 dont nos autorités ignorent le contenu.



Malgré les innombrables casseroles que traîne le Vérificateur malien, le Canada voudrait qu’on le maintienne à son poste jusqu’au terme de son mandat. On aimerait bien savoir la réaction des citoyens canadiens si leur Vérificateur avait équipé, entretenu, faire surveiller et payer le loyer de sa résidence aux frais du contribuable, s’était fait évacuer à hauteur de plus de 80 millions, toujours aux frais du contribuable pour se faire ensuite rembourser par son assurance-maladie ; payer ses factures téléphoniques, toujours aux frais du contribuable ; faire et user du faux, se faire corrompre avec un champ de 100 ha ; se rendre coupable de fractionnements de marchés. Quelle aurait été la réaction des autorités canadiennes si elles découvraient que leur Vérificateur général était de moralité douteuse ?

Pour avoir acheté une plaquette de chocolat avec l’argent du contribuable, un Premier ministre norvégien a rendu le tablier. Pour avoir tout simplement demandé à une entreprise de construction de routes de réparer la devanture de sa maison, un maire danois a été contraint à la démission. Pour avoir acheté un bâton de rouge à lèvres à sa femme avec sa carte de crédit de fonction, le Président de la Chambre des Communes, l’équivalent de notre Président de l’Assemblée nationale vient de démissionner en Angleterre, une démission qui prendra effet le 21 juin prochain



De grâce, très chers amis canadiens, ne nous imposez pas ce que vous ne sauriez accepter chez vous. Avec tout le respect et toute la reconnaissance que l’on vous doit, ne faites pas de notre pays une République bananière



Adama Dramé

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