dimanche 31 mai 2009

Un référendum constitutionnel controversé


Un référendum constitutionnel controversé
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MauvaisTrès bien Écrit par RFI
Dimanche, 31 Mai 2009 13:44
Les réactions réservées voire hostiles se multiplient après que le président Mamadou Tanja eut annoncé vendredi son intention d'organiser un référendum constitutionnel destiné à lui permette de briguer un nouveau mandat. Alors que les Etats-Unis ou encore au Canada expriment leur inquiétude, l'opposition nigérienne parle de passage en force voire de coup d'Etat.
Le président Mamadou Tandja a donc confirmé, vendredi soir dans un message à la Nation, l'organisation d'un référendum sur une nouvelle Constitution, qui lui permettrait de se maintenir en fonction au-delà de la fin de son second mandat, prévue le 22 décembre. La loi fondamentale en vigueur actuellement limite le mandat présidentiel à deux quinquennats consécutifs. Le président Tandja n'a pas précisé la date de cette consultation. L’avis défavorable, émis lundi dernier, par la Cour constitutionnelle à l'organsiation du référendum, n’aura aucune incidence car ni son avis, ni d’ailleurs celui du Parlement ne s'imposent au président de la République, a déclaré Mamadou Tanja. selon le principal parti d'opposition nigérien, il s'agit d'un coup de force.

Pour Mohamed Bazoum, vice-président du PNDS (Parti nigérien pour la Démocratie et le Socialisme, principale formation de l'opposition), le scénario proposé par le président Tanja s'apparente à une forme de coup d'Etat.

Mohamed Bazoum, vice-président du PNDS:
«... d'ordinaire ceux qui font des coup d'Etat prennent une ou deux années, lui, il en prend jusqu'à trois. C'est surréaliste... »

Alioune Tine, le président de la RADDHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme), joint à Dakar, parle de coup d'Etat constitutionnel et appelle la communauté internationale à réagir.


Alioune Tine, président de la RADDHO:
« ... nous sommes vraiment indignés parce qu'en réalité il s'agit d'un véritable coup d'Etat institutionnel... une nouvelle page d'instabilité politique s'ouvre au Niger... ».

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