jeudi 31 juillet 2008

Ils ont marché sur la capitale française

Dodi

bonjour Dodi, je suis rentré en contact avec le groupe de Ab… tout à l’heure.ils m’ont declaré le soutient qu’il apporte à notre mouvement tant que le gouvernement malien continue d’envoyer ses renfort militaires. Alors,voila moi je le suis dans cette voie et je crois sincèrement de quoi se revolter.

Ins

Je diffuse l’info merci de me tenir au courant amitiés et courage ! Dodi

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

« Cri d’alarme » Depuis la reprise des combats entre le rebelle touaregs et l’armée malienne, les conditions de vie de la population civiles ne cessent de se détériorer dans la région de kidal.

En effet, la restriction des libertés des populations à s’émouvoir et s’occuper de leur affaires quotidienne, les menaces d’une éventuelle représailles de l’armée malienne sur les populations civiles,la rareté des produits alimentaires et de santé et les mauvaises conditions climatiques aggravent les conditions de vie des populations nomades. Le mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète et Kidal est sans nul doute la région la plus pauvre du mali.

Accablées par les dures conditions climatiques (saison sèche) et les tensions militaro-politique ; Les populations de la région de Kidal (Tessalit,Abei-bara,Boughassa, et Tin-assako) sont en ce moment dans la tourmente des événements.

Les nomades, craignent une éventuelle bavure de l’armée malienne en leur en contre,ce qui les dissuadent de conduire leur troupeaux dans certaines zones de la région,riche en pâturage pendant cette saison difficile. Ces zones qui sont contrôlées par l’armée malienne sont pourtant essentielle pendant cette saison de pénurie des pâturages .craignant pour leur sécurité les nomades s’éloignent aussi des quelques rares point d’eaux existants .cette aventure est périlleuse d’autant plus que la saison est difficile.

Cela occasionne, alors la mort d’hommes et des animaux. Alors faut-il supporter les humiliations des militaires maliens ou faire face à l’adversité ? Tel semble le combat, au quel sont confronté les nomades touaregs, dans les profondeurs de leur Ténéré

En même moment, les villes sont entrain de se vider leurs habitants. Craignant la dégénérescences des événements, les population s’exilent en masse vers des pays frontaliers,qui ne pas sont aussi accueillant que cela. Le coût de vie devient de plus en plus élever, chose que les détaillants ne compte pas alléger. cette situation est provoqué faut-il le rappeler par les attaques perpétrées par les rebelles touaregs sur des positions de l’armée malienne .celle-ci ne sachant plus entre les « chèvres » durcissent le ton sur les populations civiles, comme quoi « les pauvres ont toujours tort »et payerons le plus grand tribu.

Cette situation, catastrophique ne semble guerre inquiéter les autorités du mali,qui double de jour en jour leur arsenal militaires au dépens de la misère des touaregs,condamné ou mourir sur leur terre ou s’exiler. Compte tenu de ces situations critiques et urgentes, j’invite l’ensemble des partenaires du mali, des touaregs à redoubler leurs efforts pour venir en aide à la population concernée

Ins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

France/Gabon : Premier round pour la souris

Le 5 juillet 2007 à Libreville, la France et le Gabon signaient un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le codéveloppement.

Alors que la mise en pratique tardait à arriver et que gabonais et français commençaient à se renvoyer désormais leurs immigrés, l’AFP et d’autres agences de presse annoncent que l’Assemblée nationale française vient (le 10 avril) d’autoriser la ratification par Paris de l’accord qui tardait à arriver.

Cet accord prévoit entre autres, la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux".

Mieux, et on l’attendait depuis le rapatriement de la jeune étudiante de Toulouse, il facilite le séjour en France des étudiants gabonais ainsi que celui des jeunes salariés gabonais.

Qu’importe si les médias diffusent des sujets sur les résidences du Président Bongo au moment le plus critique, ce dernier vient de démontrer qu’on ne fuit pas un éléphant pour le bruit qu’il fait dans la forêt, il faut qu’il ait de réelles raisons de vous écraser. La souris vient de se faire entendre.

Au suivant !!!

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le Président Laurent Désiré Kabila, assassiné. Assassinée aussi, Aimée Kabila ! Y a t-il un lien de parenté entre ces deux Congolais ?

Dans un « Démocratique » Congo riche comme Crésus mais ballotté d’un conflit à l’autre par ses enfants et les nations étrangères, il ne manquait que l’assassinat d’une mère de famille pour faire goutter à la nation entière, une nouvelle pomme de discorde.

Depuis celle d’Adam et Eve, la RDC les collectionne toutes. L’actuelle, aux allures de règlements et même de solde pour tous comptes en familles est tellement amère qu’elle ne laisse aucune langue insensible.

Alors qu’on aurait dû les laisser se remettre du deuil de leur regrettée mère, voilà que le pays tout entier soumet les orphelins de Aimée Kabila à l’épreuve de la suspicion sur les origines parentales de leur mère.

Etait-elle la fille du Président de la République dont l’assassinat, alors qu’il était au plus haut de son autorité, a laissé choir son peuple qui relevait le premier genou ? La grand-mère de ces pauvres enfants savait-elle compter ses amants ? Combien étaient-ils ? Aimé Kabila était-elle le produit du concentré de Laurent Désiré du même nom ? Même si personne n’en parle, ces questions s’invitent obligatoirement. Dans un pays qui n’a pas non plus cessé de pleurer tous ses dirigeants disparus, cela fait un désordre supplémentaire. On ferait mieux de laisser se poursuivre l’enquête sur l’assasinat, c’est probablement le plus important et l’urgence s’y applique.

Même si ôter une vie est toujours un acte abominable, quelle que soit la raison, s’en prendre à celle d’une mère est impardonnable ; salir ensuite sa mémoire ou la remuer en présence de sa progéniture est aussi inqualifiable.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ca gronde à l’IEP de Toulouse : Les étudiants font grève

Les étudiants de l’I E P de la ville rose sont rouges de colère, les années passant les rendent amères, d’où leur décision de le faire savoir autrement. Si le projet de réforme des droits d’inscription dévoilé par leurs responsables était maintenu, il leur faudrait désormais débourser 650 € pour les étudiants de la 1ère à la 3ème année et 850 € pour ceux de 4ème et 5ème année pour franchir la porte de l’institut.

Au moment où le nœud des cordons de la bourse a plutôt tendance à rester serré, Ils entreprennent la pratique d’un travail non demandé mais utile pour pouvoir se sentir dans la peau du prolétaire qu’ils ne seront pas demain.

Rien n’est fait à la hâte. Une pétition signée par plus de 350 d’entre eux est arrivée à destination, peine perdue ou pas tout à fait encore. Pour qu’elle ne le soit donc pas, ces futurs cadres sont passés à l’offensive.

Selon nos sources, certains responsables de l’institut (dont la directrice Laure Ortiz) ont été privés de sortie, du soir du 07 avril 2008, au matin suivant, par des étudiants en colère, ils font grève. Les administrateurs ont alors rapidement été convoqués en réunion. Est-ce afin de donner satisfaction aux uns et aux autres, au moment où s’y invite les manifestations des lycéens qui apportent leur soutien aux étudiants enfermés dans les locaux de l’établissement ?

L’histoire nous dira bientôt auquel des deux camps reviendra le dernier mot à l’I E P. La direction a demandé (lors de sa réunion du 08 avril)à tout le corps administratif de la soutenir dans ses décisions.

Dans tous les cas, ils commencent de plus en plus tôt, nos jeunes. verrons-nous bientôt les enfants des maternelles marcher pour l’entrée des biberons dans les classes ? Mieux, les bébés à naître choisiront-ils un jour leurs parents ? C’est peut-être à prévoir, qui sait !!!

Des scènes de violence ont été signalées, elles circulent d’ailleurs sur internet.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Mandats présidentiels illimités au Cameroun : Pour bientôt ?

L’illimitation des mandats présidentiels au Cameroun s’est faite, plus précisément sur la constitution du pays. Le Président de la République s’engagera désormais à servir la nation pour aussi longtemps qu’il pourrait gagner les élections prévues tous les sept ans.

Dans l’ancienne constitution datant de 1996, le législateur avait prévu dans l’article 6(2) que “ le Président de la République soit élu pour un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois ”.

Modifié, le même article dit désormais : Le président de la République est élu pour un mandat de sept (07) ans. Il est rééligible ”.

Avec cette reformulation, les camerounais qui soupçonnent l’actuel Président de vouloir s’arroger la magistrature suprême à vie, s’inquiètent sur la transition qui tarderait à venir par voie des urnes. L’amour du pouvoir restant humain, on imagine mal son successeur revenir sur une constitution modifiée malgré lui mais pour lui tout de même.

S’il s’agissait d’une présidence à vie, Paul BIYA qui n’a pourtant encore rien révélé sur ses intentions à la fin (en 2011) de son mandat, n’est-il pas victime de ces rumeurs qui viennent d’en bas comme il a déjà eu à le dire.

Si seule la vérité vient d’en haut, il est utile qu’elle ne tarde quand même pas dans un Cameroun où chacun fait des mains et des pieds pour garder la tête hors de l’eau en cette période de conjoncture économique mondiale bien mauvaise. Les camerounais perdraient-ils donc de vue que même en cas de présidence à vie, la fonction ne durerait que le temps d’une vie, puis viendraient celui des autres lorsque ce même temps aura prélevé sa taxe comme il le fait pour tout humain.

Comme le dit si bien la rue, les camerounais ne croient pas en un homme providentiel pour combler leurs nombreuses attentes. N’ont-ils plus le temps, et les occidentaux, les montres ? Les évènements de février 2008 ont démontré qu’ils ont dépassé l’âge de se faire embrigader par des politiciens qui leur promettent les étoiles. Encore faut-il qu’ils les aient déjà.

Cette réforme montre enfin que le pays de Paul Biya ne fait que suivre le monde comme il marche. Des émeutes pour la vie chère, jusqu’à cette révision constitutionnelle qui a beaucoup fait parler d’elle, le Cameroun ne fait rien qui ne soit remarqué ailleurs dans le monde, quelle que soit la région. Il est plus que jamais engagé dans la longue marche de l’humanité, mondialisation oblige.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Relations France/Gabon

Un Français vivant au Gabon écrit à Nicolas Sarkozy

Outré par les agissements des autorités de son pays d’origine, un sujet du Sarkoland qui réside au Gabon depuis 1998, n’a que très modérément digéré les expulsions des étudiants gabonais et le traitement réservé à OBO par les médias hexagonaux.

Alain MONGIN pas franchouillard du tout, qui déclare être un militant de l’UMP et avoir voté pour Nicolas Sarkozy est vraiment très amer. Pour ne pas dire plus. Le 08 mars 2008, il a expédié une missive vitriolée au Napoléon de l’Elysée. Personne ne lui a placé une arme sur la tempe pour rédiger son courrier.

Une correspondance qui lui aurait déjà valu une interpellation de son ambassadeur à Libreville. Jean-Marc Simon n’aurait pas apprécié la franchise avec laquelle son compatriote a fait état de son (in)action à Libreville. Commentaires du journal satirique le NGANGA

« En ma qualité de citoyen français résident au Gabon depuis 1998, Officier de l’ordre National du Mérite Gabonais, membre de L’UMP, je ne peux que réagir aux mesures prises par votre gouvernement concernant l’expulsion d’étudiants gabonais en France dans des conditions dignes d’un régime d’un autre temps, entraves aux bras, menottes aux poignets, comme de vulgaires criminels.

Ceci n’est pas acceptable et indigne de la République Française et je tenais, précisément, à vous faire part de ma plus parfaite indignation contre de telles mesures. Avant de prendre une telle décision, votre ministre Brice HORTEFEUX et le Préfet du département concerné ont-ils pensé aux conséquences pour les français qui vivent et travaillent au Gabon. Il est vrai que dans leurs palais et salons dorés de la République, la sécurité des français installés au Gabon est bien la dernière de leurs préoccupations. (…).

Croyez-vous sérieusement que le patrimoine immobilier du Président Gabonais en France intéresse le téléspectateur français ? Il est vrai que pendant la diffusion d’un tel reportage on ne parle pas de sujets qui fâchent comme le pouvoir d’achat, les retraites, le chômage, les délocalisations des entreprises, le logement, et j’en passe. Pour en venir à l’expulsion de ces étudiants gabonais, pensez- vous sérieusement que le Gabon veut envahir la France ?

Ce pays de 1.200.000 habitants va-t-il s’installer chez nous ? Qui plus est, un pays qui n’a pas une politique d’immigration ? Quant à votre ambassadeur de France à Libreville, Jean Marc SIMON, j’ai eu honte en tant que français en écoutant sa déclaration sur RFI suite aux évènements ci-dessus énumérés. Une platitude, un manque de charisme, comme a son habitude il n’a pas su gérer cette crise et il est temps, Monsieur le Président, de nommer une « vraie » personnalité, digne de représenter la France au Gabon car je doute que Jean- Marc SIMON ait une oreille attentive au Bord de mer.(…)

Face à cette humiliation, les autorités gabonaises viennent de décider d’appliquer le principe de réciprocité. Je ne peux qu’approuver cette décision car si des Français (et ils sont nombreux) se trouvent sur le territoire gabonais en situation irrégulière, c’est bien qu’ils soient expulsés du Gabon.

Ce qui est plus grave, Monsieur le Président, c’est que votre décision ou pour le moins celle de votre gouvernement et du Préfet concerné met en danger toute la communauté Française au Gabon à la lecture des articles des journaux locaux.

Pour autant, c’est bien cette décision d’expulsion d’étudiants gabonais qui aujourd’hui engendre cette haine anti français et vous en êtes le Premier Responsable.

Monsieur le Président de la République, je profite de cette lettre pour vous dire que je ne partage pas cette nouvelle politique Africaine de la France et je ne partage pas non plus la politique intérieure Française que vous menez actuellement, ce cadeau fiscal aux plus fortunés et rien aux plus démunis, rien pour le pouvoir d’achat, rien pour les retraites alors que les prix ne cessent d’augmenter.

Vous dites vouloir la rupture, mais quelle rupture ? Puisque non seulement rien ne change mais que la situation quotidienne des Français continue à se dégrader.

Quid des salaires des grands patrons, des indemnités faramineuses versées par les conseils d’administration à des dirigeants qui plantent leur société ? Quid de ces scandales à répétition comme le puissant syndicat de la métallurgie, la Société générale ? Non, Monsieur le Président, les français sont fatigués de ces débauches d’argent alors que la vie devient pour eux de plus en plus difficile chaque jour.

En effet, je ne me reconnais plus dans un mouvement qui accumule les erreurs, avec une stratégie à la petite semaine, qui n’a pas de ligne politique claire, qui s’adapte en fonction des circonstances, qui, contrairement à ses déclarations, ne se préoccupe pas de la vie quotidienne des français et surtout des plus démunis. »

Alain MONGIN

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Zimbabwe : Bon appétit, messieurs les politiques.

Les chacals sont pressés au Zimbabwe, ils ont tous faim. Alors que le vieux lion (Robert Mugabe) n’a pas encore rendu l’arme, l’opposition revendique déjà la victoire aux législatives, ainsi que l’élection au premier tour pour la présidentielle. Monsieur Morgan Tsvangirai rêve désormais de palais et des comptes bien garnis. Mais ça, n’en parlons pas encore, nous verrons bien dans quelques mois.

Quel exemple pour une opposition annonçant vouloir rétablir la démocratie et sur laquelle comptent les zimbabwéens pour faire entendre les voix de tout le peuple ! Tendai Biti, secrétaire général du parti du MDC qui convoite la présidence annonce ses propres chiffres, 50,3% des voix. S’ils sont exacts, il n’y aurait pas de second tour.

Si aucun zimbabwéen n’a encore vu Robert MUGABE déménager de la présidence, Il est imprudent de crier victoire dès à présent. Un lion diminué ou simplement blessé dans son orgueil réserve de curieuses surprises.

D’ailleurs, son départ après plus d’un quart de siècle de règne pourrait-il se faire sans violence ? C’est tout le mal qu’il y a à souhaiter au peuple de Robert MUGABE. Quant à son successeur, qu’il fasse sienne cette réplique d’un camerounais à son frère qui lui parlait sans cesse d’alternance :

« IL n’y a pas d’homme providentiel, le prochain nous fera souffrir d’une façon ou d’une autre, un peu plus peut-être. »

Lorsque vous fuyez un éléphant, vous êtes loin d’imaginer qu’un océan peut vous barrer le chemin. Danger.

Le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu parle déjà d’une force internationale de maintien de la paix qui serait nécessaire pour protéger les droits de l’Homme au Zimbabwe. Il se dit en faveur d’une "force mixte composée d’Africains et autres". N’en a-t-il pas trop fait sur les ondes de la radio 4 ?

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

QUE DE REVOLTES, QUE DE RAISONS !!!

Des milliers de personnes handicapées et leurs accompagnants qui visitent Paris à leur manière, cela fait embouteillage. Samedi 29 mars, à l’invitation du collectif "Ni pauvre, ni soumis". Nos frères et soeurs n’étaient pas en villégiature dans la capitale, ils étaient en "révolte". En révolte contre une société et une politique qui s’évertuent à rendre leur pouvoir d’achat proportionnel à leur très faible état physique. Les handicapés veulent percevoir au moins le SMIC brut en France. Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles, ils font tous partie de ces diversités qui souffrent.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ils ont marché sur la capitale française

Paris a connu un cortège de fauteuils, de béquilles, de cannes blanches et de ces chiens que nous offrons à nos frères humains pour excuser nos absences et nos faillites au moment de leur porter assistance. 35.000 claudicants, roulants ou rampants (appelons-les comme nous voudrons, l’origine de leur mal être est ailleurs), ont paralysé Paris, c’est le cas de le dire.

L’escargot tant décrié était pour une fois de la partie. S’il le faut une fois de plus, il n’y a pas de doute qu’ils reviendront dans la ville où les pseudo supporteurs du PSG, après avoir jadis jeté des bananes au gardien de buts Joseph Antoine BELL et imité des cris de chimpanzés à chaque toucher de ballon de George WEA, s’attaquent désormais aux joueurs de Lens qu’ils accusent d’être des pédophiles, des consanguins et des chômeurs.

Grâce à eux, nous savons désormais qu’être chômeur en France, c’est une tare doublée d’un délit qu’il faut traiter à la hauteur du mal que ce personnage fait supporter à la société.

Faute de grives dans leurs résultats, les voilà se contentant de Mer…les du PSG. S’il y a un Dieu dans le foot, ne serait-il pas en train de payer ces parisiens et leurs dirigeants qui s’obstinent à ne pas remettre de l’ordre au sein de leurs bruyants sympathisants ! Si le toulousain se reconnaît malin, devra t-on aussi penser que ces parisiens ont les têtes que l’on peut leur attribue ailleurs ?

Le provincial ne suivra pas le moindre parisien dans cette escalade de bassesse qu’il condamne. Un jour, ces pseudo parisiens qui se disent du saint germain football s’attaqueront à leur propres jambes et les dévoreront, comme le criquet. D’ailleurs, c’est le cri de cet insecte qu’ils poussent déjà.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

MARS 08

Chapeau bas, Monsieur Le Maire

IL est désormais « Monsieur Le Maire », nous devrons rapidement nous y habituer. Jean-Paul MAKENGO n’en fait pas trop, loin de là, en revêtant son nouveau costume d’adjoint au maire.

L’histoire de ce jeune homme de 33 ans en 2008 se confond avec celle de Toulouse qui fait de lui, le Premier Conseiller municipal noir. Les toulousains ont misé sur lui pour le changement, quelques points portent déjà à croire que ce choix pourrait être (un) bon. Il n’y a lieu d’aucune manière, de penser que cet ardent militant et animateur de la vie associative vienne à oublier toutes ces diversités pour lesquelles il n’a cessé de mouiller sa chemise.

Quand il annonce (à l’émission FRANC-PARLER) sur radio canal sud n’avoir changé, sinon, juste dans la manière devenue plus active d’aider ses compatriotes à mieux vivre leur ville, il dégage cette sérénité de ton et de langage qui ont toujours été son trait de caractère, même aux heures les plus ingrates de son dévouement.

Son enfance au Congo n’est un secret pour personne, ni ses batifolages aux côtés de ses amis du quartier de la Reynerie, accompagnés de ces histoires teintées de xénophobie ordinaire, à cause d’une couleur de peau ou d’un accent qui trahit une origine. Mais il y a aussi eu du bon dont il se souvient sans peine.

CV conséquent ! Jean Paul MAKENGO n’est pas un parvenu que l’on place ici pour faire genre. IL est un digne représentant, un de ces pionniers de la recherche d’une autre figure Française, plus équitable quand la nation commence à compter sur toutes ses diversités. Dommage, elle a pris une cinquantaine d’années de retard sur les autres nations occidentales, mais tout reste possible, c’est d’ailleurs le moment.

Un symbole ? Non, dit–il, sincère. « Ma présence au conseil municipal est un peu historique, mais elle l’est surtout vis-à-vis de toutes les personnes qui ne se sentent pas reconnues dans cette ville ».

« S’il y a symbole c’est plutôt celui-ci : Le conseil municipal m’a élu le jour même de la Journée mondiale de la lutte contre le racisme »

« À travers moi, beaucoup peuvent se sentir fiers, mais moi, met-il en garde, je ne serai pas un guichet d’enregistrement de plaintes pour quelques-uns. Je vais travailler pour tous les Toulousains. La diversité, c’est aussi la lutte contre l’homo phobie, contre la discrimination des seniors, des handicapés… »

Ce membre Fondateur du Conseil représentatif des associations noires est marié et père de deux enfants. Que demander de plus, il y a des moments de vie qui viennent comme envoyés du ciel, pour rendre espoir à ceux qui ont tendance à en perdre.

Quand on habite la ville rose, il est impossible d’imaginer une démocratie non calquée sur l’image des toulousains. Des couleurs au Capitole, c’est choses faite, l’heure est désormais au travail.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Que gagnent nos maires ?

Les indemnités de fonction des élus locaux sont basées sur l’indice 1015 de la fonction publique qui se monte à 3 722,64 euros mensuels. Voici leur montant au 1er février 2007. Pour que les conseillers municipaux bénéficient d’une indemnité non pas de fonction mais compensatrice pour perte de revenu, le budget communal doit la prévoir. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, l’indemnité allouée au maire est fixée automatiquement au taux maximal, sauf si le conseil municipal en décide autrement par délibération (article L. 2123-20-1 du code général des collectivités territoriales).

Pour les cumulards, l’indemnité totale ne peut pas dépasser une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire qui est de 5 583,96 euros, au 1er février 2007.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce que gagne un conseiller municipal

Les conseillers municipaux auxquels le maire délègue une partie de ses fonctions peuvent percevoir une indemnité de fonction, indépendante de l’indemnité compensatrice, votée par le conseil municipal dans la limite de 6% de l’indice 1015, soit 223,36 euros bruts mensuels depuis le 1er février 2007. Montant des indemnités brutes mensuelles (au 1er février 2007) Maires Communes de moins de 500 habitants = 17% de l’indice 1015, soit 632,85 €. Communes de 500 à 999 habitants = 31% de l’indice 1015, soit 1154,02 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 43% de l’indice 1015, soit 1600,74 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 55% de l’indice 1015, soit 2047,45 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 65% de l’indice 1015, soit 2419,72 € Communes de 20 000 à 49 999 habitants = 3350, 38 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 4094,90 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants et au-delà = 5397, 83 € Adjoints Communes de moins de 500 habitants = 6,6% de l’indice 1015 soit 245,69 € Communes de 500 à 999 habitants = 8,25% de l’indice 1015 soit 307,12 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 16,5% de l’indice 1015 soit 614,24 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 22% de l’indice 1015 soit 818,98 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 27,5% de l’indice 1015 soit 1023,76 € Communes de 20000 à 49999 habitants = 1228,47 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 1637,96 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants = 2456,94 € Communes de plus de 200 000 habitants = 2698,92 €

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Un Socialiste dégaine : GRAND CORPS MALADE DE LA DEFAITE ?

Je suis étonné du silence des noirs de Toulouse, de tous les noirs devant l’énormité d’un acte criminel commis par un noir de Toulouse à mon égard lors des primaires Socialistes pour la désignation de la tête de liste socialiste aux élections Municipales de Toulouse.

Après trois débats d’une importance capitale, un noir qui prétendait m’aider à conquérir la ville de Toulouse est venu dans mon bureau pour m’administrer du poison avec l’aide d’une femme noire dont le rôle a consisté à m’endormir. La dépêche du Midi en a parlé dans son numéro du 1er Janvier 2008.

A ce jour, pas une seule réaction d’un noir puis que tous les noirs de Toulouse trouvent normal qu’un noir élimine par l’administration du poison un autre noir bien placé pour gagner la primaire socialiste. Il fallait être là devant les militants du parti socialiste le Vendredi 5 Octobre 2007 à partir de 19 H pour comprendre cette réalité.

Il est bien connu que pour éliminer un noir, il faut recourir à un autre noir, lequel sans état d’âme est prêt à accomplir la sale besogne ! Mais delà à ce que tous les noirs de Toulouse approuvent un acte ,aussi criminel et abominable, il y a un pas que je ne franchirai jamais !

J.H. WOTO.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

NOTRE REPONSE

Monsieur, Votre correspondance nous est bien parvenue, celle dans laquelle vous évoquez l’empoisonnement dont vous avez été victime pour vous empêcher d’être tête de liste pour les municipales. Si la Dépêche a relaté l’acte dont vous faites part, nous le savons, c’est parce que "vous" en avez fait cas au journal. Si désormais vous trouvez enfin utile d’en faire part à d’autres médias, nous n’en serons que très heureux. Il est par ailleurs, si vos propos sont réels, inadmissible qu’ils passent sous silence. L’émission FRANC-PARLER vous propose d’aborder le sujet avec vous. Seulement, comme son nom l’indique, nous voudrons des noms.

Votre silence vaudrait abandon de la démarche à votre initiative et nous serions désormais obligé d’en parler sans vous, en citant le courrier que vous nous faites parvenir ici. Vous êtes sans ignorer que les questions des auditeurs fuseront et il est à imaginer que cela ne manquera pas de faire mal. A qui ? La question est à poser.

LA PRODUCTION DE FRANC PARLER

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ils ont marché sur la capitale française

Dodi

bonjour Dodi, je suis rentré en contact avec le groupe de Ab… tout à l’heure.ils m’ont declaré le soutient qu’il apporte à notre mouvement tant que le gouvernement malien continue d’envoyer ses renfort militaires. Alors,voila moi je le suis dans cette voie et je crois sincèrement de quoi se revolter.

Ins

Je diffuse l’info merci de me tenir au courant amitiés et courage ! Dodi

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

« Cri d’alarme » Depuis la reprise des combats entre le rebelle touaregs et l’armée malienne, les conditions de vie de la population civiles ne cessent de se détériorer dans la région de kidal.

En effet, la restriction des libertés des populations à s’émouvoir et s’occuper de leur affaires quotidienne, les menaces d’une éventuelle représailles de l’armée malienne sur les populations civiles,la rareté des produits alimentaires et de santé et les mauvaises conditions climatiques aggravent les conditions de vie des populations nomades. Le mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète et Kidal est sans nul doute la région la plus pauvre du mali.

Accablées par les dures conditions climatiques (saison sèche) et les tensions militaro-politique ; Les populations de la région de Kidal (Tessalit,Abei-bara,Boughassa, et Tin-assako) sont en ce moment dans la tourmente des événements.

Les nomades, craignent une éventuelle bavure de l’armée malienne en leur en contre,ce qui les dissuadent de conduire leur troupeaux dans certaines zones de la région,riche en pâturage pendant cette saison difficile. Ces zones qui sont contrôlées par l’armée malienne sont pourtant essentielle pendant cette saison de pénurie des pâturages .craignant pour leur sécurité les nomades s’éloignent aussi des quelques rares point d’eaux existants .cette aventure est périlleuse d’autant plus que la saison est difficile.

Cela occasionne, alors la mort d’hommes et des animaux. Alors faut-il supporter les humiliations des militaires maliens ou faire face à l’adversité ? Tel semble le combat, au quel sont confronté les nomades touaregs, dans les profondeurs de leur Ténéré

En même moment, les villes sont entrain de se vider leurs habitants. Craignant la dégénérescences des événements, les population s’exilent en masse vers des pays frontaliers,qui ne pas sont aussi accueillant que cela. Le coût de vie devient de plus en plus élever, chose que les détaillants ne compte pas alléger. cette situation est provoqué faut-il le rappeler par les attaques perpétrées par les rebelles touaregs sur des positions de l’armée malienne .celle-ci ne sachant plus entre les « chèvres » durcissent le ton sur les populations civiles, comme quoi « les pauvres ont toujours tort »et payerons le plus grand tribu.

Cette situation, catastrophique ne semble guerre inquiéter les autorités du mali,qui double de jour en jour leur arsenal militaires au dépens de la misère des touaregs,condamné ou mourir sur leur terre ou s’exiler. Compte tenu de ces situations critiques et urgentes, j’invite l’ensemble des partenaires du mali, des touaregs à redoubler leurs efforts pour venir en aide à la population concernée

Ins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

France/Gabon : Premier round pour la souris

Le 5 juillet 2007 à Libreville, la France et le Gabon signaient un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le codéveloppement.

Alors que la mise en pratique tardait à arriver et que gabonais et français commençaient à se renvoyer désormais leurs immigrés, l’AFP et d’autres agences de presse annoncent que l’Assemblée nationale française vient (le 10 avril) d’autoriser la ratification par Paris de l’accord qui tardait à arriver.

Cet accord prévoit entre autres, la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux".

Mieux, et on l’attendait depuis le rapatriement de la jeune étudiante de Toulouse, il facilite le séjour en France des étudiants gabonais ainsi que celui des jeunes salariés gabonais.

Qu’importe si les médias diffusent des sujets sur les résidences du Président Bongo au moment le plus critique, ce dernier vient de démontrer qu’on ne fuit pas un éléphant pour le bruit qu’il fait dans la forêt, il faut qu’il ait de réelles raisons de vous écraser. La souris vient de se faire entendre.

Au suivant !!!

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le Président Laurent Désiré Kabila, assassiné. Assassinée aussi, Aimée Kabila ! Y a t-il un lien de parenté entre ces deux Congolais ?

Dans un « Démocratique » Congo riche comme Crésus mais ballotté d’un conflit à l’autre par ses enfants et les nations étrangères, il ne manquait que l’assassinat d’une mère de famille pour faire goutter à la nation entière, une nouvelle pomme de discorde.

Depuis celle d’Adam et Eve, la RDC les collectionne toutes. L’actuelle, aux allures de règlements et même de solde pour tous comptes en familles est tellement amère qu’elle ne laisse aucune langue insensible.

Alors qu’on aurait dû les laisser se remettre du deuil de leur regrettée mère, voilà que le pays tout entier soumet les orphelins de Aimée Kabila à l’épreuve de la suspicion sur les origines parentales de leur mère.

Etait-elle la fille du Président de la République dont l’assassinat, alors qu’il était au plus haut de son autorité, a laissé choir son peuple qui relevait le premier genou ? La grand-mère de ces pauvres enfants savait-elle compter ses amants ? Combien étaient-ils ? Aimé Kabila était-elle le produit du concentré de Laurent Désiré du même nom ? Même si personne n’en parle, ces questions s’invitent obligatoirement. Dans un pays qui n’a pas non plus cessé de pleurer tous ses dirigeants disparus, cela fait un désordre supplémentaire. On ferait mieux de laisser se poursuivre l’enquête sur l’assasinat, c’est probablement le plus important et l’urgence s’y applique.

Même si ôter une vie est toujours un acte abominable, quelle que soit la raison, s’en prendre à celle d’une mère est impardonnable ; salir ensuite sa mémoire ou la remuer en présence de sa progéniture est aussi inqualifiable.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ca gronde à l’IEP de Toulouse : Les étudiants font grève

Les étudiants de l’I E P de la ville rose sont rouges de colère, les années passant les rendent amères, d’où leur décision de le faire savoir autrement. Si le projet de réforme des droits d’inscription dévoilé par leurs responsables était maintenu, il leur faudrait désormais débourser 650 € pour les étudiants de la 1ère à la 3ème année et 850 € pour ceux de 4ème et 5ème année pour franchir la porte de l’institut.

Au moment où le nœud des cordons de la bourse a plutôt tendance à rester serré, Ils entreprennent la pratique d’un travail non demandé mais utile pour pouvoir se sentir dans la peau du prolétaire qu’ils ne seront pas demain.

Rien n’est fait à la hâte. Une pétition signée par plus de 350 d’entre eux est arrivée à destination, peine perdue ou pas tout à fait encore. Pour qu’elle ne le soit donc pas, ces futurs cadres sont passés à l’offensive.

Selon nos sources, certains responsables de l’institut (dont la directrice Laure Ortiz) ont été privés de sortie, du soir du 07 avril 2008, au matin suivant, par des étudiants en colère, ils font grève. Les administrateurs ont alors rapidement été convoqués en réunion. Est-ce afin de donner satisfaction aux uns et aux autres, au moment où s’y invite les manifestations des lycéens qui apportent leur soutien aux étudiants enfermés dans les locaux de l’établissement ?

L’histoire nous dira bientôt auquel des deux camps reviendra le dernier mot à l’I E P. La direction a demandé (lors de sa réunion du 08 avril)à tout le corps administratif de la soutenir dans ses décisions.

Dans tous les cas, ils commencent de plus en plus tôt, nos jeunes. verrons-nous bientôt les enfants des maternelles marcher pour l’entrée des biberons dans les classes ? Mieux, les bébés à naître choisiront-ils un jour leurs parents ? C’est peut-être à prévoir, qui sait !!!

Des scènes de violence ont été signalées, elles circulent d’ailleurs sur internet.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Mandats présidentiels illimités au Cameroun : Pour bientôt ?

L’illimitation des mandats présidentiels au Cameroun s’est faite, plus précisément sur la constitution du pays. Le Président de la République s’engagera désormais à servir la nation pour aussi longtemps qu’il pourrait gagner les élections prévues tous les sept ans.

Dans l’ancienne constitution datant de 1996, le législateur avait prévu dans l’article 6(2) que “ le Président de la République soit élu pour un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois ”.

Modifié, le même article dit désormais : Le président de la République est élu pour un mandat de sept (07) ans. Il est rééligible ”.

Avec cette reformulation, les camerounais qui soupçonnent l’actuel Président de vouloir s’arroger la magistrature suprême à vie, s’inquiètent sur la transition qui tarderait à venir par voie des urnes. L’amour du pouvoir restant humain, on imagine mal son successeur revenir sur une constitution modifiée malgré lui mais pour lui tout de même.

S’il s’agissait d’une présidence à vie, Paul BIYA qui n’a pourtant encore rien révélé sur ses intentions à la fin (en 2011) de son mandat, n’est-il pas victime de ces rumeurs qui viennent d’en bas comme il a déjà eu à le dire.

Si seule la vérité vient d’en haut, il est utile qu’elle ne tarde quand même pas dans un Cameroun où chacun fait des mains et des pieds pour garder la tête hors de l’eau en cette période de conjoncture économique mondiale bien mauvaise. Les camerounais perdraient-ils donc de vue que même en cas de présidence à vie, la fonction ne durerait que le temps d’une vie, puis viendraient celui des autres lorsque ce même temps aura prélevé sa taxe comme il le fait pour tout humain.

Comme le dit si bien la rue, les camerounais ne croient pas en un homme providentiel pour combler leurs nombreuses attentes. N’ont-ils plus le temps, et les occidentaux, les montres ? Les évènements de février 2008 ont démontré qu’ils ont dépassé l’âge de se faire embrigader par des politiciens qui leur promettent les étoiles. Encore faut-il qu’ils les aient déjà.

Cette réforme montre enfin que le pays de Paul Biya ne fait que suivre le monde comme il marche. Des émeutes pour la vie chère, jusqu’à cette révision constitutionnelle qui a beaucoup fait parler d’elle, le Cameroun ne fait rien qui ne soit remarqué ailleurs dans le monde, quelle que soit la région. Il est plus que jamais engagé dans la longue marche de l’humanité, mondialisation oblige.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Relations France/Gabon

Un Français vivant au Gabon écrit à Nicolas Sarkozy

Outré par les agissements des autorités de son pays d’origine, un sujet du Sarkoland qui réside au Gabon depuis 1998, n’a que très modérément digéré les expulsions des étudiants gabonais et le traitement réservé à OBO par les médias hexagonaux.

Alain MONGIN pas franchouillard du tout, qui déclare être un militant de l’UMP et avoir voté pour Nicolas Sarkozy est vraiment très amer. Pour ne pas dire plus. Le 08 mars 2008, il a expédié une missive vitriolée au Napoléon de l’Elysée. Personne ne lui a placé une arme sur la tempe pour rédiger son courrier.

Une correspondance qui lui aurait déjà valu une interpellation de son ambassadeur à Libreville. Jean-Marc Simon n’aurait pas apprécié la franchise avec laquelle son compatriote a fait état de son (in)action à Libreville. Commentaires du journal satirique le NGANGA

« En ma qualité de citoyen français résident au Gabon depuis 1998, Officier de l’ordre National du Mérite Gabonais, membre de L’UMP, je ne peux que réagir aux mesures prises par votre gouvernement concernant l’expulsion d’étudiants gabonais en France dans des conditions dignes d’un régime d’un autre temps, entraves aux bras, menottes aux poignets, comme de vulgaires criminels.

Ceci n’est pas acceptable et indigne de la République Française et je tenais, précisément, à vous faire part de ma plus parfaite indignation contre de telles mesures. Avant de prendre une telle décision, votre ministre Brice HORTEFEUX et le Préfet du département concerné ont-ils pensé aux conséquences pour les français qui vivent et travaillent au Gabon. Il est vrai que dans leurs palais et salons dorés de la République, la sécurité des français installés au Gabon est bien la dernière de leurs préoccupations. (…).

Croyez-vous sérieusement que le patrimoine immobilier du Président Gabonais en France intéresse le téléspectateur français ? Il est vrai que pendant la diffusion d’un tel reportage on ne parle pas de sujets qui fâchent comme le pouvoir d’achat, les retraites, le chômage, les délocalisations des entreprises, le logement, et j’en passe. Pour en venir à l’expulsion de ces étudiants gabonais, pensez- vous sérieusement que le Gabon veut envahir la France ?

Ce pays de 1.200.000 habitants va-t-il s’installer chez nous ? Qui plus est, un pays qui n’a pas une politique d’immigration ? Quant à votre ambassadeur de France à Libreville, Jean Marc SIMON, j’ai eu honte en tant que français en écoutant sa déclaration sur RFI suite aux évènements ci-dessus énumérés. Une platitude, un manque de charisme, comme a son habitude il n’a pas su gérer cette crise et il est temps, Monsieur le Président, de nommer une « vraie » personnalité, digne de représenter la France au Gabon car je doute que Jean- Marc SIMON ait une oreille attentive au Bord de mer.(…)

Face à cette humiliation, les autorités gabonaises viennent de décider d’appliquer le principe de réciprocité. Je ne peux qu’approuver cette décision car si des Français (et ils sont nombreux) se trouvent sur le territoire gabonais en situation irrégulière, c’est bien qu’ils soient expulsés du Gabon.

Ce qui est plus grave, Monsieur le Président, c’est que votre décision ou pour le moins celle de votre gouvernement et du Préfet concerné met en danger toute la communauté Française au Gabon à la lecture des articles des journaux locaux.

Pour autant, c’est bien cette décision d’expulsion d’étudiants gabonais qui aujourd’hui engendre cette haine anti français et vous en êtes le Premier Responsable.

Monsieur le Président de la République, je profite de cette lettre pour vous dire que je ne partage pas cette nouvelle politique Africaine de la France et je ne partage pas non plus la politique intérieure Française que vous menez actuellement, ce cadeau fiscal aux plus fortunés et rien aux plus démunis, rien pour le pouvoir d’achat, rien pour les retraites alors que les prix ne cessent d’augmenter.

Vous dites vouloir la rupture, mais quelle rupture ? Puisque non seulement rien ne change mais que la situation quotidienne des Français continue à se dégrader.

Quid des salaires des grands patrons, des indemnités faramineuses versées par les conseils d’administration à des dirigeants qui plantent leur société ? Quid de ces scandales à répétition comme le puissant syndicat de la métallurgie, la Société générale ? Non, Monsieur le Président, les français sont fatigués de ces débauches d’argent alors que la vie devient pour eux de plus en plus difficile chaque jour.

En effet, je ne me reconnais plus dans un mouvement qui accumule les erreurs, avec une stratégie à la petite semaine, qui n’a pas de ligne politique claire, qui s’adapte en fonction des circonstances, qui, contrairement à ses déclarations, ne se préoccupe pas de la vie quotidienne des français et surtout des plus démunis. »

Alain MONGIN

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Zimbabwe : Bon appétit, messieurs les politiques.

Les chacals sont pressés au Zimbabwe, ils ont tous faim. Alors que le vieux lion (Robert Mugabe) n’a pas encore rendu l’arme, l’opposition revendique déjà la victoire aux législatives, ainsi que l’élection au premier tour pour la présidentielle. Monsieur Morgan Tsvangirai rêve désormais de palais et des comptes bien garnis. Mais ça, n’en parlons pas encore, nous verrons bien dans quelques mois.

Quel exemple pour une opposition annonçant vouloir rétablir la démocratie et sur laquelle comptent les zimbabwéens pour faire entendre les voix de tout le peuple ! Tendai Biti, secrétaire général du parti du MDC qui convoite la présidence annonce ses propres chiffres, 50,3% des voix. S’ils sont exacts, il n’y aurait pas de second tour.

Si aucun zimbabwéen n’a encore vu Robert MUGABE déménager de la présidence, Il est imprudent de crier victoire dès à présent. Un lion diminué ou simplement blessé dans son orgueil réserve de curieuses surprises.

D’ailleurs, son départ après plus d’un quart de siècle de règne pourrait-il se faire sans violence ? C’est tout le mal qu’il y a à souhaiter au peuple de Robert MUGABE. Quant à son successeur, qu’il fasse sienne cette réplique d’un camerounais à son frère qui lui parlait sans cesse d’alternance :

« IL n’y a pas d’homme providentiel, le prochain nous fera souffrir d’une façon ou d’une autre, un peu plus peut-être. »

Lorsque vous fuyez un éléphant, vous êtes loin d’imaginer qu’un océan peut vous barrer le chemin. Danger.

Le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu parle déjà d’une force internationale de maintien de la paix qui serait nécessaire pour protéger les droits de l’Homme au Zimbabwe. Il se dit en faveur d’une "force mixte composée d’Africains et autres". N’en a-t-il pas trop fait sur les ondes de la radio 4 ?

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

QUE DE REVOLTES, QUE DE RAISONS !!!

Des milliers de personnes handicapées et leurs accompagnants qui visitent Paris à leur manière, cela fait embouteillage. Samedi 29 mars, à l’invitation du collectif "Ni pauvre, ni soumis". Nos frères et soeurs n’étaient pas en villégiature dans la capitale, ils étaient en "révolte". En révolte contre une société et une politique qui s’évertuent à rendre leur pouvoir d’achat proportionnel à leur très faible état physique. Les handicapés veulent percevoir au moins le SMIC brut en France. Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles, ils font tous partie de ces diversités qui souffrent.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ils ont marché sur la capitale française

Paris a connu un cortège de fauteuils, de béquilles, de cannes blanches et de ces chiens que nous offrons à nos frères humains pour excuser nos absences et nos faillites au moment de leur porter assistance. 35.000 claudicants, roulants ou rampants (appelons-les comme nous voudrons, l’origine de leur mal être est ailleurs), ont paralysé Paris, c’est le cas de le dire.

L’escargot tant décrié était pour une fois de la partie. S’il le faut une fois de plus, il n’y a pas de doute qu’ils reviendront dans la ville où les pseudo supporteurs du PSG, après avoir jadis jeté des bananes au gardien de buts Joseph Antoine BELL et imité des cris de chimpanzés à chaque toucher de ballon de George WEA, s’attaquent désormais aux joueurs de Lens qu’ils accusent d’être des pédophiles, des consanguins et des chômeurs.

Grâce à eux, nous savons désormais qu’être chômeur en France, c’est une tare doublée d’un délit qu’il faut traiter à la hauteur du mal que ce personnage fait supporter à la société.

Faute de grives dans leurs résultats, les voilà se contentant de Mer…les du PSG. S’il y a un Dieu dans le foot, ne serait-il pas en train de payer ces parisiens et leurs dirigeants qui s’obstinent à ne pas remettre de l’ordre au sein de leurs bruyants sympathisants ! Si le toulousain se reconnaît malin, devra t-on aussi penser que ces parisiens ont les têtes que l’on peut leur attribue ailleurs ?

Le provincial ne suivra pas le moindre parisien dans cette escalade de bassesse qu’il condamne. Un jour, ces pseudo parisiens qui se disent du saint germain football s’attaqueront à leur propres jambes et les dévoreront, comme le criquet. D’ailleurs, c’est le cri de cet insecte qu’ils poussent déjà.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

MARS 08

Chapeau bas, Monsieur Le Maire

IL est désormais « Monsieur Le Maire », nous devrons rapidement nous y habituer. Jean-Paul MAKENGO n’en fait pas trop, loin de là, en revêtant son nouveau costume d’adjoint au maire.

L’histoire de ce jeune homme de 33 ans en 2008 se confond avec celle de Toulouse qui fait de lui, le Premier Conseiller municipal noir. Les toulousains ont misé sur lui pour le changement, quelques points portent déjà à croire que ce choix pourrait être (un) bon. Il n’y a lieu d’aucune manière, de penser que cet ardent militant et animateur de la vie associative vienne à oublier toutes ces diversités pour lesquelles il n’a cessé de mouiller sa chemise.

Quand il annonce (à l’émission FRANC-PARLER) sur radio canal sud n’avoir changé, sinon, juste dans la manière devenue plus active d’aider ses compatriotes à mieux vivre leur ville, il dégage cette sérénité de ton et de langage qui ont toujours été son trait de caractère, même aux heures les plus ingrates de son dévouement.

Son enfance au Congo n’est un secret pour personne, ni ses batifolages aux côtés de ses amis du quartier de la Reynerie, accompagnés de ces histoires teintées de xénophobie ordinaire, à cause d’une couleur de peau ou d’un accent qui trahit une origine. Mais il y a aussi eu du bon dont il se souvient sans peine.

CV conséquent ! Jean Paul MAKENGO n’est pas un parvenu que l’on place ici pour faire genre. IL est un digne représentant, un de ces pionniers de la recherche d’une autre figure Française, plus équitable quand la nation commence à compter sur toutes ses diversités. Dommage, elle a pris une cinquantaine d’années de retard sur les autres nations occidentales, mais tout reste possible, c’est d’ailleurs le moment.

Un symbole ? Non, dit–il, sincère. « Ma présence au conseil municipal est un peu historique, mais elle l’est surtout vis-à-vis de toutes les personnes qui ne se sentent pas reconnues dans cette ville ».

« S’il y a symbole c’est plutôt celui-ci : Le conseil municipal m’a élu le jour même de la Journée mondiale de la lutte contre le racisme »

« À travers moi, beaucoup peuvent se sentir fiers, mais moi, met-il en garde, je ne serai pas un guichet d’enregistrement de plaintes pour quelques-uns. Je vais travailler pour tous les Toulousains. La diversité, c’est aussi la lutte contre l’homo phobie, contre la discrimination des seniors, des handicapés… »

Ce membre Fondateur du Conseil représentatif des associations noires est marié et père de deux enfants. Que demander de plus, il y a des moments de vie qui viennent comme envoyés du ciel, pour rendre espoir à ceux qui ont tendance à en perdre.

Quand on habite la ville rose, il est impossible d’imaginer une démocratie non calquée sur l’image des toulousains. Des couleurs au Capitole, c’est choses faite, l’heure est désormais au travail.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Que gagnent nos maires ?

Les indemnités de fonction des élus locaux sont basées sur l’indice 1015 de la fonction publique qui se monte à 3 722,64 euros mensuels. Voici leur montant au 1er février 2007. Pour que les conseillers municipaux bénéficient d’une indemnité non pas de fonction mais compensatrice pour perte de revenu, le budget communal doit la prévoir. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, l’indemnité allouée au maire est fixée automatiquement au taux maximal, sauf si le conseil municipal en décide autrement par délibération (article L. 2123-20-1 du code général des collectivités territoriales).

Pour les cumulards, l’indemnité totale ne peut pas dépasser une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire qui est de 5 583,96 euros, au 1er février 2007.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce que gagne un conseiller municipal

Les conseillers municipaux auxquels le maire délègue une partie de ses fonctions peuvent percevoir une indemnité de fonction, indépendante de l’indemnité compensatrice, votée par le conseil municipal dans la limite de 6% de l’indice 1015, soit 223,36 euros bruts mensuels depuis le 1er février 2007. Montant des indemnités brutes mensuelles (au 1er février 2007) Maires Communes de moins de 500 habitants = 17% de l’indice 1015, soit 632,85 €. Communes de 500 à 999 habitants = 31% de l’indice 1015, soit 1154,02 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 43% de l’indice 1015, soit 1600,74 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 55% de l’indice 1015, soit 2047,45 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 65% de l’indice 1015, soit 2419,72 € Communes de 20 000 à 49 999 habitants = 3350, 38 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 4094,90 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants et au-delà = 5397, 83 € Adjoints Communes de moins de 500 habitants = 6,6% de l’indice 1015 soit 245,69 € Communes de 500 à 999 habitants = 8,25% de l’indice 1015 soit 307,12 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 16,5% de l’indice 1015 soit 614,24 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 22% de l’indice 1015 soit 818,98 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 27,5% de l’indice 1015 soit 1023,76 € Communes de 20000 à 49999 habitants = 1228,47 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 1637,96 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants = 2456,94 € Communes de plus de 200 000 habitants = 2698,92 €

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Un Socialiste dégaine : GRAND CORPS MALADE DE LA DEFAITE ?

Je suis étonné du silence des noirs de Toulouse, de tous les noirs devant l’énormité d’un acte criminel commis par un noir de Toulouse à mon égard lors des primaires Socialistes pour la désignation de la tête de liste socialiste aux élections Municipales de Toulouse.

Après trois débats d’une importance capitale, un noir qui prétendait m’aider à conquérir la ville de Toulouse est venu dans mon bureau pour m’administrer du poison avec l’aide d’une femme noire dont le rôle a consisté à m’endormir. La dépêche du Midi en a parlé dans son numéro du 1er Janvier 2008.

A ce jour, pas une seule réaction d’un noir puis que tous les noirs de Toulouse trouvent normal qu’un noir élimine par l’administration du poison un autre noir bien placé pour gagner la primaire socialiste. Il fallait être là devant les militants du parti socialiste le Vendredi 5 Octobre 2007 à partir de 19 H pour comprendre cette réalité.

Il est bien connu que pour éliminer un noir, il faut recourir à un autre noir, lequel sans état d’âme est prêt à accomplir la sale besogne ! Mais delà à ce que tous les noirs de Toulouse approuvent un acte ,aussi criminel et abominable, il y a un pas que je ne franchirai jamais !

J.H. WOTO.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

NOTRE REPONSE

Monsieur, Votre correspondance nous est bien parvenue, celle dans laquelle vous évoquez l’empoisonnement dont vous avez été victime pour vous empêcher d’être tête de liste pour les municipales. Si la Dépêche a relaté l’acte dont vous faites part, nous le savons, c’est parce que "vous" en avez fait cas au journal. Si désormais vous trouvez enfin utile d’en faire part à d’autres médias, nous n’en serons que très heureux. Il est par ailleurs, si vos propos sont réels, inadmissible qu’ils passent sous silence. L’émission FRANC-PARLER vous propose d’aborder le sujet avec vous. Seulement, comme son nom l’indique, nous voudrons des noms.

Votre silence vaudrait abandon de la démarche à votre initiative et nous serions désormais obligé d’en parler sans vous, en citant le courrier que vous nous faites parvenir ici. Vous êtes sans ignorer que les questions des auditeurs fuseront et il est à imaginer que cela ne manquera pas de faire mal. A qui ? La question est à poser.

LA PRODUCTION DE FRANC PARLER

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Réponse à Serge N FOSSO

Notre réponse à Serge N FOSSO

Monsieur, nous sommes en pleines festivités, la commémoration de l’abolition de l’esclavage, de la xénophobie et de la maltraitance bat son plein. Vous ne nous racontez pas ici une histoire d’un siècle révolu, nous sommes bien au troisième millénaire.

Il est non seulement curieux mais aussi honteux de voir les humains ainsi traités. Allez donc le faire à un animal et vous en répondrez amèrement.

En nous alignant derrière le vocable (à la mode) diversité, nous réalisons que nul n’échappe à ces traitements de défaveur, mais certains les vivent bien plus qu’à l’ordinaire. Ordinaire serait même banaliser ces faits et nombreux sont ceux qui veulent qu’ils le soient, tout aussi honteux qu’ils soient pourtant.

Le chemin est long et difficile. Le plus dur c’est d’en enlever la première herbe. Votre témoignage y contribuera, nous en sommes certains. Beaucoup, de tous bords, pensent comme vous et sont avec vous.

Nous n’ausons pas imaginer où sont actuellement ces defenseurs des droits de l’homme qui vont chercher plus loin ! Non, nous nous trompons, la Chine c’est ici, c’est vous et ceux que vous defendez qui êtes sur une autres planète. Tenez bon, la civilisation y arrivera ... aussi.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

AVRIL 08

Rien qu’à boire et à manger, s’il vous plaît :

Tout petit, lorsque j’avais mal et que je me sentais fébrile, ma mère sortait un tube au mercure et vérifiait ma température et faisait venir un médecin. Lorsque c’est un pays qui commence à mal aller, on ne lui recommande rien d’autre pour commencer, qu’un institut de sondage, c’est ce qui vient d’être fait en France.

Les instituts nous révèlent que notre moral s’est encore dégradé en avril, et cela fait 11 mois que ça dure. Il paraît que c’est de mauvais augure pour la consommation.

L’Insee révèle que notre opinion a reculé et que notre température est de -37, point le plus bas depuis que la série a commencé en janvier 1987. Si ce même moral, revenait correspondre à la température prise sur un corps d’humain, nous aurons déjà tous rendu nos âmes à Dieu. En dessus ou en dessous de 37, rien ne va plus en l’humain.

Dégringoler de 74 degrés, cela ne sera jamais possible de notre vivant. Il reste maintenant que les médecins se penchent sur notre cas. Mais lesquels donc nous enverra t-on ? Des économistes ? Des Chefs d’entreprises ? Des politiques ? Quelques nationalistes en quête d’un voix ou deux de nos brebis égarées ? Ou alors devrons-nous simplement lever les yeux vers le ciel ?

Ne parlons pas de notre Président de la République qui fut le candidat du pouvoir d’achat, il vient de jeter l’éponge et laver les mains tel Pilate sur cet épineux problème, comme sur celui des droits de l’homme dans certains pays seulement, à condition qu’ils soient de potentiels clients. La Libye et la Tunisie en font partie. En ce qui concerne la Chine, il ne s’est pas encore décidé. Cela dépendra (peut-être) de la direction que prendront le vent, les contrats, les athlètes et de la portée des cris du premier des reporters sans frontières.

Dans tous les cas, le Darfour, le Mali, le Niger et tous les autres attendront le passage de la caravane olympique ou présidentielle française.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Scandales dans les familles

L’innommable histoire d’un homme (Josef Fritzl) qui séquestre sa propre fille et des enfants qu’il a eus d’elle, en Autriche ne peut soulever qu’étonnements et indignations. Durant 24 ans, il l’a pourtant fait dans la cave de sa maison. Comment cet Autrichien de 73 ans a-t-il donc pu le faire sans le concours de son épouse et sous le regard indifférent du voisinage ?

Aveu, oui, mais ne devra t-on pas juger tout un quartier, et même cette séquestrée qui trouve la force d’obliger son mari et père de conduire leur fille aînée à l’hôpital ?

Le père incestueux a reconnu avoir séquestré et eu sept enfants avec sa fille, dont un est mort peu après sa naissance. Tels des médecins après la mort, les 23000 habitants d’Amstetten ont vite fait d’organiser une veillée aux chandelles pour donner, ou se donner un signe d’espoir après le drame qu’ils auraient peut-être pu éviter dans un monde simplement humain où l’on se soucierait des autres.

Quelques points curieux tout de même :

Une fille déclarée disparue, qui fait pourtant des enfants, lesquels sont reconnus légalement par le père et sa véritable épouse, laquelle n’est pas inquiétée par les enquêteurs ! Quant aux services sociaux souvent si pointilleux, ils n’auraient rien su, eux non plus dans une ville de 23000 langues qui n’ont rien eu à dire pendant tant de temps ! Incroyable mais (semble t-il) vrai.

Un cas similaire a été signalé en France, la victime se bat seule pour se faire entendre. Le pire dans son cas, c’est qu’elle en parlait, que tous les habitants de la municipalité (y compris la mairie) et bien d’autres gens le savaient mais jamais personne n’a levé la moindre voix. Ils fuient toujours micros et caméras. Quelle lâcheté !!!

Mieux vaut donc parler de la poutre dans l’œil de l’autrichien. Celle qui encombre le mien, je ferai comme s’il n’a jamais existé. C’est moi le coq, jouons les bons.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

JO-2008 – Ni badge ni boycott pour Eunice Barber

Notre Eunice Barber, cinq fois championne du monde, excelle dans l’art du contre-pied. Elle a enfin donné son point de vue sur le débat qui agite actuellement les milieux sportifs et humanitaires français : Badger ou non nos coqs et poules ? Simplement les convaincre du bien fondé d’un Boycott des Jeux olympiques ?

Pour nous rapporter des médailles, Eunice Barber nous a déjà prouvé qu’elle sait mettre ses muscles à l’épreuve. Elle sait aussi se servir de ses dents pour se défaire d’une étreinte trop resserrée d’un policier. Cette championne pur sang a un point commun avec le cochon : En elle, tout est bon. Que l’on aime ou pas, elle n’a besoin de personne pour bien se sentir dans sa peau.

Cette fois, elle s’est servie de sa langue pour trancher le débat. "Je suis (dit-elle) contre le boycott, le badge, contre tout. Ce ne sont pas les affaires des athlètes. Il faut boycotter quand on signe des contrats de millions d’euros pour le business. Humanitairement, ce n’est pas la France qui va donner des leçons à la Chine. Il y a tellement de Noirs et d’Arabes qui se font incendier en France. Là, les humanitaires ne se lèvent pas".

Conclusion : "Je ne suis pas pour tout ce que font les chinois non plus".

Qu’on le retienne bien, Eunice ne portera d’artifice que sous forme de son légendaire anneau nasal.

Si un jour l’on nous parle de miss Barber dans un domaine que nous n’imaginons même pas, pourquoi douter, elle nous a habitué à tant de surprises. Allez encore dire qu’il manque du caractère à ces femmes noires.

Eunice, nous vous aimons comme vous êtes.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net
D’une lectrice et auditrice

ô toi Jean-Claude,

Tu n’es pas un beau parleur

Tu es un Franc parleur

C’est toujours un Bonheur De lire tes billets d’Humeur

Tu éveilles nos consciences

Et nous fait prendre conscience

De ce monde qui nous entoure Sans détours

Tu tires là où ça fait mal et c’est pas banal,

Merci encore

Naïma

Réponse :

Naïma, si les textes de cette page vous plaisent, nous en sommes heureux. Notre souhait est de rester la voix des sans voix, sans tomber dans le piège des attaques personnelles, du renvoi aux expéditeurs, de ce mépris que ressentent les différents groupes composant les diversités françaises. Mais surtout, notre volonté est de proposer le contraire de cette indifférence qui fait si mal quand on en est victime.

L’équipe

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce fut si court !

Que fait-on à Yaoundé (au Cameroun) lorsque 60000 personnes veulent assister à un concert prévu pour 20000 ? Et que de surcroît il commence à tomber des blessés ? A Yaoundé ou partout ailleurs dans le monde, le bon sens et la sécurité exigent que l’on annule si l’on ne peut faire autrement. C’est à ce spectacle que vient d’assister DIAM’S, une habituée des scènes qui ne compte plus ses fans depuis son premier succès en France et ses multiples récompenses.

Réunir quand même tout le monde là, pour se rendre enfin compte de l’inadéquation des lieux, c’est avoir volontairement tenté le gros gain malgré tout pour dire en cas de réussite : « DIEU MERCI ». C’est pourtant maintenant que l’on devrait le dire, le pire a été évité.

Après deux (réelles) minutes de présence sur la scène de l’hôtel de ville à Yaoundé, la rappeuse DIAM’S s’est retirée. Comme dirait l’autre, le succès peut aussi avoir des boulettes, même si elles sont différentes de celles que chante la fille des banlieues.

Décidément, c’est la réciprocité des infaisabilités entre les jeunes camerounais et DIAM’S. Alors que la foule l’attendait à Yaoundé en janvier dernier, elle était malade. Elle arrive enfin le 26 avril 2008 et c’est la foule qui est malade d’elle. Annulation.

Un jour viendra … peut-être, mais que Dieu ne fasse trop attendre les uns et les autres, les modes et les jeunesses passent, même au Cameroun.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

AUX ARTS, CITOYENS

L’association GaronAfrique oeuvre à la promotion d’artistes contemporains originaires des Afriques ou y puisant inspiration. L’évolution de sa démarche l’a amenée à en faire, non pas simplement une présentation de créations artistiques mais un réel travail d’interrogations, d’échanges et de rencontres.

La quatrième édition que nous présente la jeune camerounaise LU SI, et qui est axée sur le thème « Empreintes : voyages, identité et mémoires » interroge les motivations au voyage, le métissage, la double appartenance, la mémoire collective, les identités et l’inconscient collectif et ce bien au-delà des traces et formes inscrites sur la toile, taillées dans la pierre ou modelées dans le métal.

Solo BAMBARA (sculpteur, Burkina-Faso), Christian BONZOM (peintre, France), Viyé DIBA (plasticien,Sénégal), Malick GUIRA (sculpteur, Burkina-Faso), Kely Justin KABRE (sculpteur, Burkina-Faso), PLACIDE (peintre, France-Haïti), RNESTO (peintre, Bénin), Sékou-Tidjane TRAORE (sculpteur, Burkina-Faso)

Tous, autant qu’ils sont, se sont frottés aux théories, écoles, traditions et techniques propres à leur discipline. Ils ont l’Afrique en partage, l’Afrique dans sa relation au monde.

Une Afrique singulière qui leur est propre et pas forcément celle à laquelle on serait tenté de les renvoyer ; une Afrique plurielle, à la fois physique, géographique, émotionnelle, sociale, familiale, politique, historique, accidentelle. Ils y puisent de la matière, artistique, et leur expression plastique porte cette empreinte qui parfois vient bousculer nos fragiles certitudes et interroger notre mémoire, notre inconscient collectif.

Pour autant, ils ne sont ambassadeurs de rien et on ne saurait leur demander plus que cette invite, à travers matières en matériaux, aux voyages intérieurs. Chaque œuvre est unique, les artistes n’en attendent pas une lecture objective, au contraire, à chacun de se saisir de l’ouvrage et d’en user selon sa sensibilité.

05 34 60 11 96 Mail : garonafrique@yahoo.fr

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ces droits qui pèsent sur nos contrats

Si nous doutions encore que chacun n’apprécie de l’homme que certains droits au détriment des autres, le passage de la flamme olympique est arrivé à propos et nous fixés.

Alors que nous étions quelques millions à trouver subitement à nous apitoyer sur la question tibétaine, profitant de la porte médiatique ouverte par les J.O, nous oubliions, comme bien souvent, que chaque médaille a son revers.

Des millions de chinois viennent de passer chez eux à l’offensive, ils risquent d’être des dizaines ou des même des centaines si rien n’est fait pour les calmer. Après tout, ils ont aussi le droit d’agir à leur guise chez eux, puisqu’ils pensent que nous n’avons pas été gentils envers leur athlète handicapée chez nous. D’ailleurs, ce n’est pas le seul reproche qu’ils nous font.

Selon la loi du nombre, nous ne ferions probablement pas le poids. En plus, il y a des contrats qu’il faut leur faire signer.

Notre président qui tente de donner raison à tout le monde s’évertue désormais à réparer nos dégâts chez les Chinois, désormais qu’il nous a laissé faire à notre guise chez nous.

C’est le défilé des personnalités françaises auprès des autorités chinoises : Christian Poncelet, président du Sénat, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, et Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président, pour ne citer que ceux-là.

Selon la formule consacrée, leurs déplacements étaient prévus de longue date. Puisque le vent a tourné entre temps, le discours sera donc aussi remis au goût des jours et il est à parier que nos amitiés affichées pour les tibétains reviendraient à en souffrir. Quelques fois, une bonne sauce vaut mieux que le poisson.

M. Poncelet a déjà remis en main propre une lettre du chef de l’Etat français à l’athlète handicapée Jin Jing, à Shanghai. Quel honneur ! C’est une héroïne qui a protégé et sauvé le 7 avril à Paris, la flamme olympique face aux manifestants pro-tibétains qui voulaient s’en emparer. Sera-t-elle bientôt décorée aussi ?

M. Sarkozy qui salue son courage lui écrit qu’il a " un profond respect envers elle et son peuple". Lettre lue à la presse par M. Poncelet à la presse.

Quant à l’ancien Premier Ministre, il emporte en cadeau à qui de droit dans le pays des J.O, un livre du Général de Gaulle, l’un des premiers hommes politique occidentaux à reconnaître en 1964, la Chine qui compte des milliers d’années d’existence avant notre pays et ses royaumes et se empires.

Vivement, les jeux olympiques au Tchad, au Soudan, en République démocratique du Congo et … partout où rien ne va au su de tous sans qu’il y en ait un qui lève la voix.

Deux questions restent à poser : Notre président peut-il tant abonder en excuses et ne pas assister à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques ?

Le Maire de la capitale n’est-il pas content d’un Président qui veut lui ravir le projet du grand Paris ?

L’heure est à faire parler notre petit doigt au moment où pour des raisons de politique intérieure, la ville de Paris ne lui facilite pas la besogne en faisant citoyen d’honneur, le chef spirituel des tibétins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

En avant, tous

Des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants handicapées et leurs accompagnants qui visitent Paris à leur manière, cela crée obligatoirement un embouteillage. Samedi 29 mars 2008, à l’invitation du collectif "Ni pauvre, ni soumis".

Nos frères et soeurs n’étaient pas en simple villégiature dans la capitale, ils étaient en "colère", en révolte contre une société qui s’évertue à leur rendre le pouvoir d’achat proportionnel à leur très faible condition physique.

Accidentés, séropositifs, myopathes ou aveugles et j’en passe, ils font tous partie de ces diversités qui s’en plaignent.

Paris a donc connu un cortège de fauteuils, de béquilles, de cannes blanches et de ces chiens que nous offrons à nos concitoyens pour excuser nos absences et nos faillites au moment de leur porter assistance.

Claudicants, roulants ou rampants (appelons-les comme nous voudrons tout en sachant que l’origine de leur mal-être se trouve ailleurs), ils ont paralysé Paris, c’est le cas de le dire.

L’escargot tant décrié par bison futé était bien pour une fois de la partie. S’il le faut encore, il n’y a pas de doute qu’ils reprendront le même chemin dans la ville où une poignée de pseudo supporteurs de clubs de foot, après avoir jadis jeté des bananes aux gardiens de buts et imité des cris de singes à chaque toucher de ballon de certains joueurs, s’attaquent désormais d’une manière différente à d’autres qu’ils accusent d’être des pédophiles, des consanguins et des chômeurs.

Grâce à eux, nous avons appris qu’être chômeur, c’est une tare doublée d’un délit qu’il faut traiter à la hauteur du mal que ce personnage fait subir à la société. A cause d’eux, nous haïrons un peu plus l’autre, le différent.

En avons-nous besoin ?

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Communauté Gabonaise en France, la traque continue.

La communauté Gabonaise de Toulouse déclare avoir assisté à une parodie de justice au tribunal administratif de Toulouse. Un ressortissant gabonais, père de quatre enfants scolarisés à Lourdes a été piégé par le préfet des Hautes-Pyrénées. Ce dernier avait reçu une convocation concernant la mise en conformité de son permis de conduire.

En se présentant à l’accueil, il a été interpellé par la police de l’air et des frontières, placé au centre de rétention de CORNEBARRIEU, suite à son recours contre le rejet à sa demande de titre de séjour. Lors de l’audience fixée mercredi 16 avril 2008, la juge (selon la communauté gabonaise) avait déjà rendu sa décision avant qu’elle n’entende les conclusions de l’avocat.

Jugement sans surprise selon les mêmes sources, la magistrate mettant délibérément en doute la spécificité des accords franco-gabonais Rejet total de la demande d’annulation de reconduite à la frontière.

Ce père de famille aurait dû être présenté devant le juge des libertés vendredi 18 avril 2008 mais les autorités françaises ont décidé de l’expulser sans lui laisser le temps d’épuiser tous ses recours. Son vol est prévu demain à 6h15 à l’aéroport de Blagnac et 10 heures pour Libreville.

La Maison du Gabon a été sollicitée pour le seul mois d’avril 2008 dans les cas d’une vingtaine de ressortissants gabonais de tous bords à Cergy Pontoise,Toulouse, Pau, Paris, Antony, Marseillais, Bordeaux, Grenoble, Reims, Montpellier, Perpignan, Nantes, Nancy, Nice, Renne, Strasbourg.

Même après le feu vert de l’Assemblée Nationale autorisant le gouvernement à mettre en application les accords franco-gabonais sur l’immigration, il semble que la police et les magistrats entendent poursuivre un bras de fer qui ne profite à personne, encore moins au pays des droits de l’homme, au moment où nous donnons des leçons à la terre entière et particulièrement à la Chine.

Dans ce dernier cas, serait-ce notre rétrogradation de la quatrième à la cinquième place, au profit de cette même Chine dans le commerce international qui nous pousserait à tant chercher ailleurs les raisons de nos colères ?

Pendant ce temps, cette même Chine s’évertue et prospecte au Tchad, au Mali, au Niger, pour ne citer que nos anciennes colonies. A notre réveil, elle sera encore plus loin. Mais une chose est peut-être aussi à comprendre.

Un grand père africain disait un jour à son petit fils : Les décisions prises après des nuits sous l’arbre à palabres ne plaisent jamais à tout le monde. Alors, c’est aussi faire preuve de tolérance que de laisser le perdant mécontent pousser ses derniers cris de rage. Souviens-toi, mon petit, qu’un coq ne rend jamais l’arme avant un dernier battement d’ailes.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

L’invité de FRANC-PARLER

En nous présentant le peuple mandingue que l’on retrouve dans différentes régions du globe, le joueur de Kora Ablaye SISSOKO remonte le cours de l’histoire, à la recherche de ses frères africains déplacés tout près ou emmenés à l’autre bout de la planète.

Sans porter de jugement, ses compositions dressent un amère constat et invitent les acteurs de tous les bords à parler, pour, comme il le répète, ne pas oublier, ni revenir sur les erreurs du honteux passé.

Mais Ablaye SISSOKO chante aussi le quotidien. Il sera bientôt notre invité.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le Mali la tête dans le sable, rien ne va plus.

Des négociations qui échouent à Tripoli et les délégations maliennes embarquent pour Alger qui veut bien reprendre les discussions pour réconcilier les frères ennemis.

Des militaires qui ne cessent de tirer sur la rébellion en violation du cessez le feu, Y a-t-il riposte ? On ne dit jamais ces choses là, ou pas avant qu’il y ait de quoi vendre un important stock d’armes aux deux partis.

Pourtant, ne faut-il pas battre le fer quand il est chaud, administrer le petit remède sans attendre que la maladie s’aggrave. Le sang des enfants du pays coule déjà sur le sable.

Dès qu’il y a déjà mort d’homme, il devient plus qu’urgent de faire quelque chose. Le Mali va mal et l’information reste rare. Nous avons reçu d’une lectrice, quelques correspondances échangées entre deux amis de ce pays, jugeons-en et réagissons :

Bonjour (Dodi), Encore le Mali provoque :

Un officier de l’alliance démocratique du 23 mai est assassiné aujourd’hui en plein centre de la ville de Kidal. il circulait tranquillement avec son chauffeur quand ils ont été mitraillés par l’armée malienne en plein centre de la ville de kidal. Les deux hommes ont ainsi perdu la vie.

Cet assassinat odieux d’un haut responsable de l’alliance, intervient quelques jours après les échecs de négociations de tripoli entre les deux parties et après le cessez le feu qui prévoit entre autres, le soulagement du dispositif militaire dans la région de Kidal et la libération des détenus. Ainsi l’armée pour une énième fois viole les accords et barre tout espoir du processus de paix déjà entamé. Sommes-nous devenus l’ « Irak malienne », ou le mali peut nous tuer et tirer ainsi les ficelles du futur pétrole ? Ins.

Bonjour Ins… je n’ai toujours pas de téléphone !!!! ça m’agace car je ne peux pas rentrer en contact avec Ab… Les nouvelles ne sont pas très bonnes dans ce que je m’informe, renfort armée sur Tessalit notamment alors moi je n’en dors plus et suis hyper tendue !

Essayes de m’en dire plus et de dire à Abdallah que je suis là bas par la pensée mais que je me sens très impuissante que chacun fasse quand même très attention avec toute ma grande amitié

Dodi

bonjour Dodi, je suis rentré en contact avec le groupe de Ab… tout à l’heure.ils m’ont declaré le soutient qu’il apporte à notre mouvement tant que le gouvernement malien continue d’envoyer ses renfort militaires. Alors,voila moi je le suis dans cette voie et je crois sincèrement de quoi se revolter.

Ins

Je diffuse l’info merci de me tenir au courant amitiés et courage ! Dodi

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

« Cri d’alarme »

Depuis la reprise des combats entre le rebelle touaregs et l’armée malienne, les conditions de vie de la population civiles ne cessent de se détériorer dans la région de kidal.

En effet, la restriction des libertés des populations à s’émouvoir et s’occuper de leur affaires quotidienne, les menaces d’une éventuelle représailles de l’armée malienne sur les populations civiles,la rareté des produits alimentaires et de santé et les mauvaises conditions climatiques aggravent les conditions de vie des populations nomades. Le mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète et Kidal est sans nul doute la région la plus pauvre du mali.

Accablées par les dures conditions climatiques (saison sèche) et les tensions militaro-politique ; Les populations de la région de Kidal (Tessalit,Abei-bara,Boughassa, et Tin-assako) sont en ce moment dans la tourmente des événements.

Les nomades, craignent une éventuelle bavure de l’armée malienne en leur en contre,ce qui les dissuadent de conduire leur troupeaux dans certaines zones de la région,riche en pâturage pendant cette saison difficile. Ces zones qui sont contrôlées par l’armée malienne sont pourtant essentielle pendant cette saison de pénurie des pâturages .craignant pour leur sécurité les nomades s’éloignent aussi des quelques rares point d’eaux existants .cette aventure est périlleuse d’autant plus que la saison est difficile.

Cela occasionne, alors la mort d’hommes et des animaux. Alors faut-il supporter les humiliations des militaires maliens ou faire face à l’adversité ? Tel semble le combat, au quel sont confronté les nomades touaregs, dans les profondeurs de leur Ténéré

En même moment, les villes sont entrain de se vider leurs habitants. Craignant la dégénérescences des événements, les population s’exilent en masse vers des pays frontaliers,qui ne pas sont aussi accueillant que cela. Le coût de vie devient de plus en plus élever, chose que les détaillants ne compte pas alléger. cette situation est provoqué faut-il le rappeler par les attaques perpétrées par les rebelles touaregs sur des positions de l’armée malienne .celle-ci ne sachant plus entre les « chèvres » durcissent le ton sur les populations civiles, comme quoi « les pauvres ont toujours tort »et payerons le plus grand tribu.

Cette situation, catastrophique ne semble guerre inquiéter les autorités du mali,qui double de jour en jour leur arsenal militaires au dépens de la misère des touaregs,condamné ou mourir sur leur terre ou s’exiler. Compte tenu de ces situations critiques et urgentes, j’invite l’ensemble des partenaires du mali, des touaregs à redoubler leurs efforts pour venir en aide à la population concernée

Ins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

France/Gabon : Premier round pour la souris

Le 5 juillet 2007 à Libreville, la France et le Gabon signaient un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le codéveloppement.

Alors que la mise en pratique tardait à arriver et que gabonais et français commençaient à se renvoyer désormais leurs immigrés, l’AFP et d’autres agences de presse annoncent que l’Assemblée nationale française vient (le 10 avril) d’autoriser la ratification par Paris de l’accord qui tardait à arriver.

Cet accord prévoit entre autres, la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux".

Mieux, et on l’attendait depuis le rapatriement de la jeune étudiante de Toulouse, il facilite le séjour en France des étudiants gabonais ainsi que celui des jeunes salariés gabonais.

Qu’importe si les médias diffusent des sujets sur les résidences du Président Bongo au moment le plus critique, ce dernier vient de démontrer qu’on ne fuit pas un éléphant pour le bruit qu’il fait dans la forêt, il faut qu’il ait de réelles raisons de vous écraser. La souris vient de se faire entendre.

Les instituts nous révèlent que notre moral s’est encore dégradé en avril, et cela fait 11 mois que ça dure. Il paraît que c’est de mauvais augure pour la consommation.

L’Insee révèle que notre opinion a reculé et que notre température est de -37, point le plus bas depuis que la série a commencé en janvier 1987. Si ce même moral, revenait correspondre à la température prise sur un corps d’humain, nous aurons déjà tous rendu nos âmes à Dieu. En dessus ou en dessous de 37, rien ne va plus en l’humain.

Dégringoler de 74 degrés, cela ne sera jamais possible de notre vivant. Il reste maintenant que les médecins se penchent sur notre cas. Mais lesquels donc nous enverra t-on ? Des économistes ? Des Chefs d’entreprises ? Des politiques ? Quelques nationalistes en quête d’un voix ou deux de nos brebis égarées ? Ou alors devrons-nous simplement lever les yeux vers le ciel ?

Ne parlons pas de notre Président de la République qui fut le candidat du pouvoir d’achat, il vient de jeter l’éponge et laver les mains tel Pilate sur cet épineux problème, comme sur celui des droits de l’homme dans certains pays seulement, à condition qu’ils soient de potentiels clients. La Libye et la Tunisie en font partie. En ce qui concerne la Chine, il ne s’est pas encore décidé. Cela dépendra (peut-être) de la direction que prendront le vent, les contrats, les athlètes et de la portée des cris du premier des reporters sans frontières.

Dans tous les cas, le Darfour, le Mali, le Niger et tous les autres attendront le passage de la caravane olympique ou présidentielle française.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Racisme : le footballeur Abdeslam Ouaddou obtient gain de cause

Racisme : le footballeur Abdeslam Ouaddou obtient gain de cause

Selon le journal l’équipe cité aussi par AFRICA .COM, le supporter accusé d’avoir proféré des insultes racistes contre le footballeur marocain Abdeslam Ouaddou (Valenciennes) vient d’être condamné par le tribunal de grande instance de Metz à trois mois de prison avec sursis, trois ans d’interdiction de stade et 1 500 euros de dommages et intérêts au plaignant. Christophe H. a été reconnu coupable d’« injures publiques à caractère racial » pour les propos tenus le 16 février, lors d’un match opposant Metz, le club de football qu’il soutenait, à Valenciennes. Nous ne tenons pas à les reproduire sur ces lignes.

Mais pourquoi donc ne jamais faire autant de publicité sur sanctions qu’à ces actes que condamne la société ! Peut-être, n’y avons-nous pas sérieusement le cœur, ça gène. Quoi que l’on dise ou que l’on fasse, il est possible que l’autre qui n’est pas d’ici gène encore plus. Aucune culture au monde ne détient le monopole de cette bêtise.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

PAUVRES ET POLLUEURS, LES PUBLICISTES NOUS FONT LA FËTE

Une société de location de véhicules vient de trouver le moyen de se faire du beurre sur notre condition sociale. Enfin, « nous » si, comme c’est le cas de rédacteur de ces lignes, vous êtes pauvre. Les pauvres, ironise t-elle en gros caractères sur une page publicitaire, sont "dégueulasses et pollueurs".

Les grosses usines qui jonchent la planète, les camions, les sacs poubelles et les engrais pour une agriculture intensive, c’est donc nous ! Dommage, nous ne savions pas que nous en faisions autant, et que tous ces riches travaillaient à fructifier nos avoirs qu’ils ne nous rendent jamais !

Citer le nom de cette société serait lui faire gratuitement de la publicité supplémentaire. On sait que celle des pauvres, la « nôtre », porte bien loin, comme si nous étions éternellement condamnés à rester au service que ceux qui se veulent ostensiblement riches. En retour, le simple « merci » se fait même souvent absent.

Si le patron de cette société voulait que l’on parle de lui, voilà chose faite. Si aussi nous cessons désormais d’utiliser nos jambes pour louer un véhicule qu’il nous propose, nous aurons été prévenus qu’il cherche davantage à nous appauvrir.

Aux dernière nouvelles, ladite société demande pardon et propose de transporter gratuitement les pauvres demandeurs d’emploie, mais elle refuse de l’annoncer en gros caractères dans les journaux comme ce fut le cas sur sa publicité. Alors, le Secrétaire d’Etat français chargé des pauvres n’en veut pas.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

RECOMPENSE POUR UN ACTE DE COURAGE

Si rien n’est fait et vite, le séjour en terres françaises du jeune Anis risque de ne pas avoir le goût de la friandise du même nom. Il serait plutôt amère. Le 21 avril, il se trouvait chez sa soeur à Villejuif (dans le Val-de-Marne) quand une odeur de fumée lui est montée au nez.

Il se met à inspecter les étages pour en connaître l’origine. Elle s’échappe de la porte d’un appartement occupé par une dame en fauteuil roulant, qui aurait perdu dans l’incendie, une bonne occasion de se retrouver centenaire dans quatre ans. . Anis alerte les secours, la mamie est sauvée des flammes.

L’un des voisins croyant bien faire mais connaissant surtout la situation (irrégulière) de notre jeune tunisien, écrit aux préfectures du Val-de-Marne et de l’Essonne, témoignage de "l’acte de citoyenneté" accompli par un non citoyen et de surcroît sans papier.

En retour de correspondance, Anis a reçu une obligation de quitter le territoire français quelques jours plus tard. La Préfecture de l’Essonne contactée, ne répond pas encore.

Rendons du goût et de la joie à notre Anis. Sinon, à cause du zèle d’une Préfecture, la France pourrait faire moins bien que dans la fable (de Lafontaine) où le héron, retirant l’os de la gorge du roi de la forêt qui s’étouffait, eut pour récompense, le droit de vivre sur le territoire du souverain.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

COMMEMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

ILS ONT DIT :

Dans notre génération, il n’y a ni coupables, ni victimes sur la question de l’esclavage, nous pouvons en parler d’une manière dépassionnée. Il est temps de s’unir et de travailler ensemble. Les uns et les autres, nous avons juste le devoir de mémoires, toutes les mémoires.

Jean Paul MAKENGO

Adjoint au Maire,

Chargé de l’Etat Civil et des Diversités

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Toutes les composantes de la population ont leur part dans l’histoire du pays. L’assumer, c’est consolider la nécessaire cohésion nationale.

J. E KAMTCHOUENG

LA MAISON DE L’AFRIQUE A TOULOUSE

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Les combats pour les libertés c’est chaque jour, sur chaque chose, entre les différentes communautés.

Préfet de la Haute Garonne

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Chaque commémoration a sa dynamique et sa logique. Il faut garder cette spécificité. Les englober serait une erreur.

Paul MAYOKA

Sociologue

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Nous avons perdu du temps, qu’importe ! La France est entrée dans la reconnaissance du crime contre l’humanité qu’est l’esclavage et elle fait de grands pas.

Chrétien TABETSING

Politologue

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Si on enlève la part africaine des descendants d’esclaves, il n’y a plus d’esclaves. La synthèse est faite par Aimé Césaire lorsqu’il nous renvoie à son africanité.

Boubacar DOUMBIA

Avocat

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le coq est mort

Pascal Sevran ne chantera plus. Il a à jamais posé le micro et rendu l’âme. Mort des suites d’une longue maladie. Les poissons d’avril peuvent donc parfois être révélateurs d’imminentes vérités. Le premier jour du quatrième mois de l’an 2008, la presse faisait de la triste nouvelle actuelle, un canular qui n’amusait personne.

Pascal Sevran est né Jean-Claude Jouhaud en 1945. Garçon coiffeur, parolier, écrivain, animateur télé, il a fait un tas de métiers.

Il a écrit, dans son livre « Le Privilège des jonquilles », paru en janvier 2006 : « Les coupables (de la famine au Niger, ndlr) sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse. Personne n’osera jamais leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l’humanité : faire des enfants, le seul crime impuni » .

Propos jugés par un grand nombre dont le Ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, « scandaleux, inadmissibles et racistes ».

L’homme de scène, sentant peut-être son départ proche, voulait-il ainsi user de sa langue et de sa main une dernière fois, pour nous quitter comme il nous était né, un cri à la bouche ! La mort est au bout de tout, Pascal, elle nous habite.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Nouvelles fraîches :

La gabonaise (Raïssa Mengue) illégalement expulsée de France en février dernier est revenue poursuivre ses études. Nous nous souvenons du soulèvement de la communauté gabonaise de Toulouse à cet effet. Moralité : en relisant les accords entre pays, l’on risque toujours de trouver un poing d’illégalité.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Quelles sont nos lectures :

Il existe en France davantage d’ouvrages sur les Noirs américains que sur les Noirs français. Pourtant, l’ancienneté de la conscience de couleur nous a été récemment rappelée par la disparition d’Aimé Césaire, qui fondait dès les années trente le concept de négritude. Ce que les médias appellent désormais pudiquement la "question noire".

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce que c’est qu’être noir

Pap Ndiaye se lance dans un travail épistémologique pour définir avec le plus de précision possible – afin d’éviter tout procès en communautarisme – ce que c’est que d’ "être noir". Pape Ndiaye nous dit que c’est le produit d’un rapport social. Faute de naître noir, on le devient alors. Pour Césaire, être noir, c’est appartenir à un groupe qui avait subi les pires violences de l’histoire, à un groupe qui souffrait encore d’être marginalisé et opprimé.

On peut donc venir d’où l’on veut et être malgré tout NOIR.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Monsieur le Fonctionnaire, pourquoi m’insultez-vous ?

Un vigile vient de porter plainte en région parisienne pour injure raciste à l’encontre d’un fonctionnaire du ministère dirigé par monsieur Brice Hortefeux de l’Immigration. Il ne réclame pas des millions pour enfin aller passer de belles vacances sous les cocotiers, il ne veut que des "excuses publiques" pour retirer sa plainte, c’est normal puisqu’il a été publiquement injurié. Il fait par ailleurs état de "menaces" pour qu’il abandonne ses poursuites.

Les faits visés -révélés par Le Canard enchaîné- se sont produits dans une grande surface du centre commercial Bercy 2 de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).

Gautier Béranger, adjoint au secrétaire général du ministère de l’Immigration, fait ses courses dans un magasin Carrefour et veut payer par chèque. Le montant étant élevé (plus de 500 euros), la caissière le sollicite pour aller faire les vérifications d’usage auprès du vigile, Pierre-Damien Kitenge.

C’est là que Gautier Béranger aurait dit à Pierre-Damien Kitenge, selon l’intéressé : "Monsieur, vous n’avez pas le droit de toucher mes papiers, sale noir, je vous connais, vous êtes sans papiers et vous faîtes du trafic de papiers. Vous ne savez pas qui je suis, vous pouvez faire une croix sur votre carrière", a rapporté le vigile.

Le Fonctionnaire aurait par la suite, contacté par le gérant du magasin, présenté des excuses, mais pas à l’intéressé, ce que le vigile déplore, persiste et maintient sa plainte malgré "trois ou quatre appels anonymes" lui intimant de la retirer. "

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Sale noir : Brice Hortefeux réagit

Selon une information délivrée par le Figaro, le ministre français de l’Immigration Brice Hortefeux s’est exprimé sur l’affaire du vigile noir qui aurait été insulté par l’un Il souligne que « s’il y a fautes, naturellement elles seront sanctionnées ».

Il indique par ailleurs ne pas connaître l’accusé ne fait pas partie de son cabinet, même s’il est un fonctionnaire du ministère.

Monsieur le Secrétaire de cabinet, étant donné que nul n’est sensé ignorer la loi, vous pile ou face, vous tombez toujours sous le coup de celle-ci. Vous n’avez injurié personne, d’accord. Mais vous connaissez depuis longtemps les trafics de ce sans papier que vous ne faites pas arrêter. Vous soutenez un malfaiteur, donc, vous êtes aussi responsable que lui. Sauf que dans le cas de notre héro d’un jour, vos allégations doivent être fondées, sinon : double sanction.

Sale noir (d’un fonctionnaire), sale arabe (de France Télécom), consanguin et chômeurs ( des suporters du PSG), LE PAYS VA MAL.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Hommage à un grand homme

Quatre grands panneaux, représentant des portraits d’Aimé Césaire à différents âges de sa vie, ont été accrochés depuis le 23 avril 2008 sur les grilles de Palais-Bourbon à Paris.

Aimé Césaire avait siégé à l’Assemblée nationale de 1945 à 1993. Il est entré dans le noir sidéral le17 avril, à 94 ans.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

"Assises" de la mobilité pour les toulousains.

Le maire Pierre Cohen a lancé le 05 mai 2008, les "Assises de la mobilité", dans le but de mettre en place un nouveau plan de déplacement dans Toulouse et son agglomération.

"La question des déplacements est la priorité de notre équipe municipale", a souligné le maire PS. Selon lui, "le transport en commun doit être concurrentiel à la voiture ".

En juin, des réunions sur quatre thèmes ("transports collectifs, modes doux de déplacement, l’entreprise dans la ville, la place de la voiture en ville") seront organisées avant un forum de synthèse le 28 juin.

Pour cette opération, 250.000 questionnaires vont être envoyés aux Toulousains.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

QU’AVONS-NOUS RETENU DE L’HISTOIRE HUMAINE ?

UNE HISTOIRE (VECUE) QUI N’EST PAS QUE BELGE

D’un correspondant

Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J’y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l’aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu :

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines, correspondance pour Douala à 10:40.

Lorsque se trouve vers le fond de l’avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j’y arrive, il y a au fond de l’engin à la dernière rangée des hommes habillés en ténue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir ».

Les hommes en gris essaient de lui empêcher de parler en l´étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D´autres policiers en civile ont établie un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c´est une expulsion, l´homme que l´on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l´on n´entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, lors d´une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l´homme et des étrangers, je me lève, interpelle l´hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurai voyager dans ces conditions. D´autres passagers jusque là restés calme se lèvent et protestent à leur tout. Je filme comme d´autres passagers la scène avec mon appareil photo.

Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l´avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l´avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l´avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l´avion et puis dans las escaliers avant d´être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine.

J´ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu´une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l´avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m´emmènent au cachot de l´aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi.

Je n´ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche. Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. j´ai une pensée pour ma petite fille qui m´attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçu de ne pas me voir. La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala.

Elle m´indique que c´est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n´ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n´a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot.

J´y resterais jusqu´à 22:00 sans mangé, ni boire et ni contacter ma famille. Mon neveu qui habite Mons est contacté arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00.

Les policiers m´informent de leur présence et m´indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j´ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu´une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d´autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas.

Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L´un d´entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m´en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.

L´épouse de mon neveu va voir l´un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dan l´avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m´ont interpelé. Une preuve vient d´être détruite, heureusement pas toutes car d´autres passagers ont filmé la scène.

Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises. Nous avons demandé une attestation indiquant que j´étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m´en donner une en Néerlandais.

J´espère également retrouver mes valises dans l´état où je les avais confiés à la compagnie. A bientôt ! Et mon combat continu.

Serge N FOSSO 0626710385

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Décès

Décès

Les camerounais de Toulouse et MP annoncent aux parents, amis et connaissances, le décès de (BIBI) madame KALATI née MPONDO EKWALLA, survenue à Toulouse.

Pour tout renseignement, contacter (la sœur de la défunte) madame MOUTONGO au N° 05 62 89 57 76.

A tous les éprouvés, la famille de FRANC-PARLER adresse ses condoléances les plus attristées.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Décès

Décès

Les camerounais de Toulouse et MP annoncent aux parents, amis et connaissances, le décès de (BIBI) madame KALATI née MPONDO EKWALLA, survenue à Toulouse.

Pour tout renseignement, contacter (la sœur de la défunte) madame MOUTONGO au N° 05 62 89 57 76.

A tous les éprouvés, la famille de FRANC-PARLER adresse ses condoléances les plus attristées.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Immigrés en Europe : La chasse s’intensifie

Immigrés en Europe : La chasse s’intensifie

Selon lemonde.fr et d’autres sites, jeudi 1er mai, un demandeur d’asile s’est suicidé en Belgique, il avait 32 ans. Du coup la polémique sur les sans-papiers et les centres de rétention remonte à la surface. A vrai dire, elle ne s’est jamais endormie et rien ne signale qu’elle connaîtrait bientôt une accalmie. Chaque pays à sa manière, gère cet épineux dossier à cause duquel Ebenizer Folefack Sontsa a perdu la vie.

A sa manière aussi, chacun expulse mais au bout du compte, tous convergent vers le transport aérien où se concentrent comme un seul, les procédés humiliants pour l’humain rejeté et ceux qui courent à son secours.

Ebenizer s’est pendu dans les toilettes du centre de rétention de Merksplas, en Flandre. Le lendemain de cet ultime appel au secours à la générosité et à l’hospitalité, il allait encore être embarqué après une première fois (le 2 mai) infructueuse. Les incidents survenus à cette occasion ont été repris sur cette page, un de ses défenseurs en souffre encore. De plus il lui est interdit d’emprunter les avions belges durant les six à venir.

L’avocat du défunt (Me Alexis Deswaef) rend responsables les autorités belges de la mort d’Ebenizer.

Dans un pays incapable de parler d’une même voix depuis bien longtemps, il n’est pas à penser que wallons et flamands trouvent subitement un terrain d’entente favorable aux étrangers. L’inverse pourrait même être malheureusement envisagé. On le sait bien, c’est toujours sur le dos des autres que se font les réconciliations. Quand ces autres sont étrangers, quel morceau bien venu.

Les partis francophones sont favorables à une nouvelle opération de régularisation, les partis flamands sont très réservés. Et ce sont eux qui sont aux affaires dans le ministère de l’intérieur, de la justice et de l’asile. A côté de tous se terrent l’extrême droite et les populistes prêts à bondir sur la première occasion favorable aux étrangers.

Le 29 avril, des brutalités s’étaient exercées sur des avocats et d’autres manifestants voulant attirer l’attention sur le sort des clandestins. Quinze des participants à cette journée de sensibilisation sont destinés à l’expulsion.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

HOUFA revient à la charge avec HOUFASTIVAL 14 ! Il nous donne rendez-vous le Samedi 28 Juin à Saint-Orens, près de Toulouse (France).

HOUFA revient à la charge avec HOUFASTIVAL 14 ! Il nous donne rendez-vous le Samedi 28 Juin à Saint-Orens, près de Toulouse (France).

Au programme cette année :

Les élèves de l’école des Bras Kassés (percussions africaines), et Dadou AFAKA. Samba Résille (Batucada-percussions brésiliennes), Abuzcomsa (Ska-Reggae-Fusion), Salamandre Orchestra (Jazz manouche), Exposition de sculptures

Anis a dit adieu à la clandestinité

Anis a dit adieu à la clandestinité

Qui sait, nos commentaires y sont peut-être pour quelque chose. Anis grâce (en partie) à qui une mamie de 96 ans a été sauvée des flammes restera en France. La préfecture de l’Essonne qui répondait aux abonnés absents la semaine dernière nous a réservé une surprise. Quand elle est agréable, pourquoi ne pas la révéler aussi ! Elle a donné des papier à notre jeune tunisien à l’esprit citoyen et humain.

Anis vient de recevoir un recépissé d’une validité de trois mois, il a même été convoqué pour passer l’incortournable visite médicale qui conduit vers le titre de séjour d’un an.

Puisque le jeune veut rester méritant, il prépare assidument son C.A.P de plombier. Des coudes dans sa vie, il en fera.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Coupez leur ce que vous voudrez, Monsieur le Président, mais pas la tête ni … ça.

Coupez leur ce que vous voudrez, Monsieur le Président, mais pas la tête ni … ça.

De Afrik.com qui site une déclaration faite à la presse et révélée par panapress nous apprenons que le président gambien Yahya Jammeh promet de couper la tête aux homosexuels qui seront arrêtés en Gambie. Les gars, ne vous faites donc jamais arrêter.

Il a également ordonné la fermeture de tous les lieux pouvant accueillir des homosexuels, ajoutant que leurs propriétaires seront aussi inquiétés.

La Gambie, dit-il, est un pays de croyants, aucun péché ou acte immoral n’y sera toléré. Il somme les homosexuels à quitter le pays, notant qu’une loi plus sévère que celle en vigueur en Iran sera prochainement introduite pour lutter contre cette pratique.

Monsieur le Président-Croyant, retenez que la loi de Dieu interdit de tuer, sauf si vous avez trouvé un moyen de préserver une vie en séparant la tête du reste du corps. Un prophète que vous reconnaissez disait : « Donnez à Dieu ce qui est à lui, à César ce que Dieu ne réclame pas de vous ».

Mais parler de Dieu en usant de faveurs reçues de César, c’est chercher à rendre l’un des deux jaloux, la quelle jalousie est un péché, tous les croyants vous le diront, C’est le contraire d’ « aimer son prochain ».

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le sélectionneur des panthères jette l’éponge.

Le sélectionneur des panthères jette l’éponge.

RFI nous informe qu’Alain Giresse abandonne la sélection gabonaise, après la défaite de celle-ci face aux camerounais par zéro buts contre deux en éliminatoires du championnat d’Afrique des nations (CHAN).

Les lions d’un côté, les panthères de l’autre, le sélectionneur français a commis l’inexcusable : ne pas reconnaître le roi des animaux. Il aurait su que c’est loin d’être un déshonneur que de laisser passer le Roi.

Les supporters gabonais s’en sont pris à l’ancien milieu de terrain international après cette défaite qui est loin d’être une débâcle. Giresse avait renouvelé son contrat de deux années supplémentaires en février dernier.

Il aurait pourtant déclaré dans sa fuite : "Ce n’est pas une démission, je ne suis même pas sous contrat, je ne suis donc lié à rien", mais je parts "avec regret".

Si Alain Giresse disait vrai, ce serait la première histoire philanthropique dans les milieux du ballon rond. Au Gabon en plus ! Il ne nous fera pas avaler ça.

Alain Giresse était donc au Gabon ! C’est ça la vraie info. Son passage au Toulouse football n’avait pas non plus été si concluant. Faut-il que la faute vienne toujours des autres ? Sur un échec, pourquoi pas ! Mais sur deux ou trois, regardons-nous en face.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Paris, Dakar ou autre, les sensations fortes reviennent.

Paris, Dakar ou autre, les sensations fortes reviennent.

Puisqu’il n’a pas eu lieu en 2008, ce sont des chèvres, des moutons et … des enfants qui ont évité de finir sous les roues de ces bolides traversant les pistes et sentiers à vive allure à travers les villages africains.

Mais qu’importe si le rendez-vous fut pour la première fois manqué, les organisateurs et amateurs de sensations fortes se rattraperont en 2009, même si cette course laisse après elle Paris et Dakar dans son itinéraire.

Du 03 au 18 janvier 2009, bonjour l’Argentine et le Chili. Aux dires des organisateurs, le rallye tracera une boucle de 9000 kilomètres dont 6000 de spéciales. Des sportifs d’au moins 52 nationalités s’y retrouveront pour en faire la compétition de premier ordre qui ouvre autant la porte aux grands champions qu’aux petits amateurs.

Au cri de la première victime sud américaine que nul ne souhaite, l’on saura enfin, si la terre entière continuera de rester indifférente à la détresse des parents qui ont un jour perdu l’un des leurs, fauché par un bolide fou de vitesse.

Serait-ce à cause de cela que la capitale française refuse désormais d’associer son nom à la compétition ? Si oui, pourquoi garder « DAKAR » qui n’est pas moins capitale !

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Tentative d’enlèvement d’une fillette à Toulouse (la dépêche)

Tentative d’enlèvement d’une fillette à Toulouse (la dépêche)

Dimanche 18 mai, un bref enlèvement d’enfant a eu lieu dans la ville rose, sur la personne une fillette de 7 ans. Son auteur présumé était en liberté conditionnelle. Il purgeait sa peine pour meurtre. Selon le procureur de la République (Michel Valet) de Toulouse, il s’agit d’un "homme au lourd passé judiciaire, condamné en 1981 par la cour d’assises de la Moselle à perpétuité pour meurtre, vol avec arme et attentat à la pudeur."

Il avait été placé en liberté conditionnelle le 5 février 2008 après une année en semi-liberté à la maison d’arrêt de Tarbes. Il, c’est Patrice Tabutin, un chômeur de 47 ans, marié et domicilié dans la région de Tarbes.

Dimanche après-midi, monsieur Tabutin caché sous un porche d’immeuble du centre de Toulouse avait ceinturé la fillette qui s’était éloignée de sa mère. Le prédateur l’avait relâchée en raison de ses cris.

L’agresseur avait tenté de fuir. Grâce à son signalement, il avait été interpellé par la police à peine deux heures après les faits, sur la place du Capitole.

Jeunes filles et garçons, criez toujours. Même si vous ne savez pas pourquoi, cela peut vous sauver la vie. La preuve…

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Cameroun : Ils sortent de prison

Cameroun : Ils sortent de prison

Selon afrik.com citant panapress, le président du Cameroun Paul Biya vient de signer un décret accordant des remises de peine aux manifestants de février 2008, contre la vie chère. Certains disaient alors marcher et casser pour refuser la réforme constitutionnelle, ce qui avait fait dire au Président de la République que des apprentis sorciers étaient à l’œuvre.

Voulait-il dire que deux ou trois députés de l’opposition agitaient la population pour l’inviter dans un débat perdu d’avance à l’assemblée nationale ? Fort possible, s’agissant du volet (supposé) politique de la marche. Mais la réforme constitutionnelle a fini par être adoptée par une écrasante majorité.

Les bulletins de vote indiquent que certains élus de l’opposition ont été pour, d’autre s’abstenant tout au plus. S’agissant de la cherté de la vie, le Cameroun ne pouvait échapper à un phénomène tentaculaire qui s’étend sur le monde, nord et sud y sont exposés de la même manière. Pour une fois les pauvres font de la voix et les autorités leur cèdent les voies.

D’après le décret de Yaoundé, les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à un an sortent immédiatement de prison, alors que celles ayant été punies pour plus d’un an voient leur temps de passage dans les geôles réduit de deux tiers. Les chiffres officiellement faisaient état de 40 morts et 729 arrestations. Au regard des relaxes et du nombre de non-lieu, ce sera probablement la liberté pour tout le monde.

Ces remises de peine ne s’appliqueraient ni aux évadées, ni aux récidivistes.

Comme dirait un artiste camerounais bien connu, « POURQUOI AVIEZ-VOUS PEUR ?

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Guinée : Le Président de la République remercie son Premier ministre

Guinée : Le Président de la République remercie son Premier ministre

Depuis le 20 mai 2008, Monsieur Lansana Kouyaté, 58 ans, n’est plus le Premier ministre de la République de Guinée. Il avait été nommé en février 2007 sur proposition des syndicats et sous la pression de la communauté internationale au terme d’une série de grèves accompagnées d’une contestation populaire de plusieurs semaines contre le Président Lansana Conté.

Les manifestations contre la vie chère étaient donc là mais n’osaient dire leur nom. Encore, pour peu que l’on cherche la tête d’un homme politique, tout devient sa faute. Les maux de l’économie mondiale, ce sera pour plus tard.

Monsieur Kouyaté a été remplacé par Ahmed Tidiane Souaré, un proche du clan présidentiel.

On dirait que le peuple reconnaît son erreur, la communauté nationale aussi. Eux, si hardi à demander la nomination de Kouyaté, n’osent plus sortir dans la rue. Les guinéens demandaient le redressement économique et croyaient en leur homme qui a tout été, sauf providentiel. S’il en existait en politique, cela se saurait depuis que les peuples se plaignent.

Même l’opposition a affiché sa satisfaction après ce limogeage. Seules quelques centaines de personnes ont manifesté à Kouroussa, ville natale de M. Kouyaté. Bonne nouvelle, il n’a donc pas d’ennemis chez lui ! Pour une fois, un prophète est honoré par les siens.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Que la volonté d’Allah (Dieu) soit faite : Habiba Kouider superstar

MAI 08

Que la volonté d’Allah (Dieu) soit faite : Habiba Kouider superstar

Le 29 mars 2008, une femme est arrêtée par les forces de l’ordre en Algérie dans un bus, c’est une inconnue nommée Habiba Kouider.

Raison : Habiba a en sa possession une dizaine d’exemplaires de la Bible. Contre elle, le tribunal, par la voix du procureur de Tiaret, demande trois années de prison ferme. L’islam étant la religion d’état en Algérie, elle a commis le crime de prosélytisme en faveur d’un culte non musulman sans autorisation.

Allons donc voir Habiba demandant à l’état de l’autoriser à parler de Dieu à la manière d’une culture venant d’ailleurs !

Le cas de notre Algérienne n’est pas unique dans le pays. Depuis plusieurs mois, le ministère des Affaires religieuses fait la chasse au « prosélytisme chrétien », retenant particulièrement son souffle sur tout ce qui ne serait pas d’essence catholique. Mais qu’a donc payé le pape pour mériter cette délicieuse attention !

Si vous appartenez à l’une des mouvances protestantes ou aux Témoins de Jéhovah, vous êtes dans l’œil du cyclone. Vous êtes d’ailleurs en ce qui concerne certains d’entre vous, les seuls à aller de portes en portes à la pêche pour Dieu. Pour les autres, l’on naît dans une pratique cultuelle et on la garde sans poser de questions. De qui se moque t-on ? De qui ou de quoi a-t-on peur ?

Pour qu’un pays de 33 millions d’âmes où 0.034 habitant se déclarant (ou plutôt déclaré par les autres et le ministre) de confession chrétienne se mette tant en ébullition, il ne faut regarder que du côté de la probable impopularité d’hommes politiques qui trouveraient ici le sujet pour un détournement d’attention.

Pendant ce temps, il est important de ne pas perdre de vue que l’islam est pourtant la seconde religion pratiquée dans une France « dite » fille de l’église. Homme politique d’ici ou d’ailleurs, religieux ou simple croyant, personne n’y trouve sujet de méditation, sauf quand un illuminé d’écritures saintes d’un bord quelconque commence à parler du probable passage de cet islam au premier rang des croyances dans la patrie de Jeanne d’Arc.

Au secours ! Lili boniche et vous tous qui soutenez que Dieu n’est qu’un seul. Des humains nous envahissent avec leur lutte empreinte d’idéologie culturelle et politique des millénaires révolus. Même Abraham et son fils Isaac, uniques parents de tous ces cultes monothéistes ne s’y retrouveraient plus.

Une loi algérienne de 2006 encadre l’exercice des cultes non musulmans. Toute pratique collective nécessite un agrément officiel, et quiconque tente de convertir un musulman à une autre religion » risque entre deux et cinq ans d’emprisonnement additionnés d’une forte amende.

Allah ; Dieu ; Loba ; Zambé, Job ou Nyambè, sont pourtant comme Liwanda ; Sadir ; Dikom ; Mvoué ou Ami, des titres qui disent tous la même chose. Seules les langues diffèrent, par la volonté de Dieu une fois de plus.

Après avoir tout fait pour éloigner la politique de la religion, le politique tenterait peut-être désormais de prouver partout dans le monde qu’il peut mieux s’occuper des ouailles que le religieux. D’Amérique en Irak, en passant par la France, l’Iran et l’Algérie, la liste des hommes politiques qui disent aux fidèles : « dormez bien, nous saurons vous mener à Dieu » est longue et cela est loin de plaire à ceux qui veulent de leur côté aussi les avantages de la politique humaine en implorant Dieu de venir leur donner le pouvoir éternel.

N’oublions pas une chose : politique et religion n’ont jamais fait bon ménage. Quand l’un se sent en danger, il sacrifie l’autre pour le pouvoir.

Souvenons-nous de Pilate contre Jésus devant les juifs en colère, ou encore de la guerre entre protestants et catholiques en France où les rois devaient trancher. L’histoire révèle q’elle dura 100 ans. A chacun son monde et sa politique, cela vaut mieux pour tous. Ce Dieu désignant d’ailleurs les autorités en Israël antique, nomma deux frères dont les activités ne se rejoignaient pas. Moïse s’occupait de la politique, alors que Aaron était aux affaires spirituelles. Sils ont un jour failli à leur mission, leur patron les a vite sanctionnés.

Mais qui donc de Dieu (Eternel) et de l’homme qui passe aura le dernier mot sur nous, pauvres croyants en l’un et en l’autre ? Celui-là est Grand, très Grand.

Pourquoi une réaction de France ? Pour l’histoire tumultueuse entre ce pays et l’Algérie. Quant à la religion, elle demeure un patrimoine mondiale pour l’humanité.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

UN NOUVEAU BUREAU POUR L’ASSOCIATION DES CAMEROUNAIS DE TOULOUSE ET MP.

UN NOUVEAU BUREAU POUR L’ASSOCIATION DES CAMEROUNAIS DE TOULOUSE ET MP.

Six mois environ après la lettre ouverte de FRANC-PARLER à l’attention de leurs ressortissants, les camerounais de Toulouse et Midi-Pyrénées viennent de tenir leur assemblée générale. Un nouveau bureau élu, L’ACAT MP s’est remise en situation de marche, mais à quel prix !

De cinq candidats à la présidence de l’association, il fallait en retenir un, qui désignait à son tour son trésorier et son secrétaire général.

Selon les membres du comité organisateur de ces élections, il y a eu 66 adhésions sur place, au moment d’élire. Etant requis des membres composant ce comité et des candidats d’être à jour de leur cotisation, c’était le cas de ces derniers, et (peut-être puisque qu’aucune vérification n’a été possible) celui de certains membres de ce comité.

Quelques curiosités ont entouré le scrutin :

Partant des 66 nouvelles inscriptions, l’on a aussi compté 66 votants. Il est donc possible que les candidats n’aient pas songé à jeter le bulletin de leur propre nom dans l’urne. Qui le croirait ! Interrogés sur ce possible oubli, la réponse du comité électoral est claire, ils ont bien voté. Cela fait 5 voix déjà que nous chercherons à ajouter aux 66 premières.

Les 6 membres (5 présents et 1 absent) du comité déclarant aussi avoir accompli leur devoir civique, nous voici désormais à la recherche de 11 voix à ajouter aux 66 bulletins dépouillés. Si elles ne s’y retrouvent pas, plusieurs hypothèses sont à explorer :

1 – Les membres du comité n’étaient donc pas à jour de leurs cotisations. Ils déclarent pourtant tous avoir voté. Ce serait contraire à la règle qu’il ont à tout prix maintenu pour la première fois de la vie de l’ACAT MP.

2 – Ils ne s’intéressaient pas (autant qu’on l’espérerait) à la mission que leur a confiée l’assemblée générale et à la vie de l’association.

3 - Ils ont été d’une honnêteté conforme à leurs pensées non dites : N’en avoir que faire de l’association mais mais faire semblant dd’en guider les destinées

4 – Il y a eu (volontairement ou non pour certains) manipulation mais pour quelle raison dans ce cas ?

Au moins, l’un des membres reconnaît une tentative de bourrage d’urne par plusieurs sympathisants trop zélés. Ce qui devrait (obligatoirement) le nombre de votants à plus de 66.

Dernières curiosités :

Rejet d’une liste d’une vingtaine de noms ou vingt cinq n’ayant pu s’inscrire et voter. Le comité trouvait que les enregistrer aurait entraîné une fermeture tardive de la salle qui leur était prêtée par la mairie de Toulouse, ce qui (selon eux) aurait entraîné la colère du bailleur qui les aurait ensuite mis à la porte et pour toujours.

Selon l’un des membres du comité, l’association n’ayant pas de fonds, comment parviendraient-ils à louer une salle pour tenir leurs réunions !

S’agissant des correspondances (réputées confidentielles) échangées entre les candidats et le bureau, certains camerounais (au moins un au regard de tous) de l’assistance les exhibaient dans la salle de réunion au moment de trancher la question des tractations entre groupes. Comment leur sont-elles arrivées ? Question génante à laquelle aucun des sages désignés n’a voulu répondre.

25+5+5 font 35 voix qu’il faudrait ajouter aux 66 initiales, seules sorties des urnes. Il y aurait donc eu 101 votants au moins mais pourquoi en avoir sélectionné bien moins ?

La sympathie pour un parti politique au pouvoir ou la religion auraient-elles eu raison de la détermination de certains à rendre service à leurs compatriotes ?

L’appartenance ethnique n’y sera pour rien. Dans le pays du Char de Dieu, on est avant tout camerounais, le reste n’a d’importance que pour les familles.

Quel bureau exécutif ?

La logique voudrait que la meilleure forme de bureau exécutif soit celle résultant de l’association des meilleurs individus. Ces derniers, selon les considérations humaines, seraient théoriquement plus instruits, plus qualifiés et plus compétents, les compétents paraissant les mieux placés pour exercer les plus hautes fonctions. Une telle élite peut revêtir diverses formes :
- La ploutocratie (direction par les riches).
- La théocratie (direction par le clergé).
- La bureaucratie ; (direction par l’Administration).

Le constat selon lequel ‘les meilleurs’ ne se montrent pas toujours à la hauteur de leur réputation met en relief l’une des principales faiblesses d’un ‘exécutif par les meilleurs’, à savoir la difficulté de déterminer qui sont vraiment ‘les meilleurs’. On peut être riche, de haute naissance, ayant fait de brillantes études ou capable de grands exploits sportifs, rien de tout cela n’est suffisant pour faire de quelqu’un une personne plus qualifiée qu’une autre pour conduire un groupe d’humains.

Alors arrive la (magique) démocratie à notre secours ; Mais constitue t-elle la véritable et unique médication ? Rien n’est moins sûr. Comme la politique aussi ne sait résister au vent de la mode à quelque niveau que ce soit, le mot « démocratie » s’impose pour l’heure aux membres unifiés de l’ACAT MP, avec ses éternels apprentis, ses illuminés et ses vrais fourbes que l’on connaît mais que l’on laisse faire car tout fait nombre et les associations en ont besoin. De plus, ils sont tous camerounais. Ceci est suffisant pour taire toute autre considération. Il faut aussi de tout pour faire un peuple. Tous ces enfants de Paul BIYA sont mieux placés pour le savoir.

La difficulté dans tous les régimes cités naît du fait que les gens ne peuvent pas toujours être tous d’accord sur la direction à prendre. Par ailleurs, les objectifs d’une association ou de tout autre groupe de personnes changent continuellement.

De qui se compose donc ces meilleurs qui doivent prendre la conduite des affaires de l’ACAT MP ? De vous, de lui, de l’autre, de personne et de tout le monde à la fois, mais aussi de leurs programmes.

Pour qu’une direction "par les meilleurs"soit réellement la meilleure, il faudrait que les élus soient choisis par des gens ne favorisant pas les affinités diverses et les amitiés au détriment de l’intégrité morale à toute épreuve, au dévouement corps et âme aux objectifs immuables du groupe auquel ils appartiennent, donc, l’ACAT MP. La volonté des membres de faire passer les intérêts des autres avant les leurs ne devrait pas pouvoir être suspectée.

C’est malheureusement souvent le cas après investiture, à tort ou à raison. On reproche aux membre du Conseil des sages de rester encore au poste des années encore après leur mandat, rien ne prouve que certains, absents durant des temps, refassent subitement surface alors qu’on les croyait partis. Le règlement intérieur dit pourtant qu’après deux absences, une radiation s’impose. Mais que peut-on contre ceux qui font la loi !

Dans ces régimes africains qu’ils accusent, cette même loi est défaite par les mêmes quand elle ne les arrange pas. Il ne serait pas exclu que le Conseil des sages de l’ACAT MP fasse pareil, juste entraînement avant d’occuper un poste que l’on souhaite au pays .

Eu égard aux incessantes disputes qui ont coûté des années d’endormissement aux camerounais de Toulouse et MP, il y a lieu d’imaginer une possible et réelle sagesse des uns et des autres pour une longue durée. L’ACAT MP survit actuellement , il lui faut pourtant vivre.

Sils veulent sincèrement se rendre utiles au changement des mœurs politiques qu’ils font semblant de condamner, alors que certains ne chercheraient par là que le moyen d’arriver aux affaires qui tardent à leur tendre les mains, les membres d’associations (dites) apolitiques ont besoin d’une culture qui ne se résume pas à un appel à gorge déployée à la démocratie et à l’économie de marché sans en croire un mot, mais à la mise en pratique du bon sens et de la logique que conseille la conscience au moins, s’ils ne font aucun cas des statuts et règlements intérieurs qui régissent la vie de leur association.

Pourquoi donc se dire d’une opposition ou d’une certaine neutralité politique pour encore appliquer ces méthodes reprochées à longueur d’années aux équipes que l’on dit vouloir changer ? Nombreux ont-ils été à murmurer contre la révision constitutionnelle, ce sont les mêmes qui manient les bien moindres leur, ne s’agissant que des statuts et règlement intérieur de l’ACAT MP.

Hélas ! Une chose est sûre. L’humain ne peut résister à la tentation de se débrouiller à sa manière avec les règles quand l’occasion lui en est offerte.

Le bureau exécutif de l’ACAT MP présidé par Désiré DIHANG voudra t-il présenter les véritables et divers comptes d’une association qui a vogué durant cinq ans comme elle le pouvait, avec trois dernières années de présidence sans bureau et d’un conseil des sages inexistant ?

Imparfait est l’humain ? L’on ne peut mieux dire. L’important pour lui c’est d’avancer. Même en désordre, il évite ainsi l’immobilisme.

L’ACAT MP VIVRA

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Esprits êtes-vous là ?

Esprits êtes-vous là ?

Il lui a suffit de répondre à notre confrère de Cameroon-Info.net pour lancer un vent de commentaires qui mettra du temps pour tomber. MENGA, trouble t-elle la tranquillité de nos chers disparus, lui parlent-ils ? Sert-elle les esprits méchants en utilisant le nom du sauveur des chrétiens ? Ce serait tout de même trop oser, et l’on n’imagine pas un instant le divin ainsi accepter d’être diffamé.

Pendant que d’aucuns l’affirmeront, d’autres ne voudront pas en croire un mot mais l’on est obligé de se rendre à l’évidence, MENGA (native de parents suisse et camerounais) voit et dit ce qu’il n’est pas donné au commun des mortels de distinguer. L’héritage culturel et mystique de cette femme aux cultures et origines diverses repose sur deux continents et un paquet de langues.

Elle capte (dit-elle) et communique d’un monde à l’autre, tous ces messages qui ne peuvent circuler par les voies pourtant modernes de transmission. Elles sont simplement ordinaires. Cela va de soit, il fallait une particularité pour cette femme dont le nom signifie : « LIEN DE SANG » ou « MERE UNIVERSELLE ».

Naissance de MENGA chargée de symboles où apparaît bien souvent le nombre 10. Des simples rêves comme en fait tout humain, en passant par le somnambulisme qui l’envoie à la cueillette nocturne des plantes médicinales et la prémonition, on n’est pas loin de la prendre pour folle. Mais nul n’ignore que ça dérange toujours de ne pas être comme les autres. La maturité intérieure de chacun devient ici déterminante et toute élévation spirituelle en dépend.

Qui vous fait parler ? MENGA ?

Elle répond :

- Les guides, naturellement !

Qui sont-ils ?

- Tout ce qui est esprit, sauf malin et ils sont une joie pour moi.

Que faut-il pour arriver à entendre et rediriger les voix comme vous le faites ?

- Une bonne hygiène de vie et spirituelle, la vraie spiritualité. En y voyant bien, nos ancêtres en étaient plus proches que nous. C’est pour cette raison qu’ils en savaient plus que nous aussi. Il est donc important de ne pas oublier d’où nous venons.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

L’histoire avance et change :

L’histoire avance et change :

Il y a bien plus de 2000 ans, une prophétie biblique annonçait qu’un enfant nous naîtrait et qu’il pacifierait la terre entière. Dans cette histoire que racontaient les parents à leurs enfants, ce Héro promis pour la joie et la paix s’appelait « Jésus ».

A entendre les uns et les autres sur un fond plus que jamais sportif, l’histoire ne s’est pas répétée en France, elle a fait mieux en nous donnant cet enfant né le 1er septembre 1986 à Paris.

Martiniquais de mère et d’un père guadeloupéen, Il est ce corps bien sculpté, cet Apollon né de l’union d’une femme et d’un homme tous élevés sur le sable chaud et sous les cocotiers des îles. Chez les volatiles, on appelle cela "du plein air". Loué soit celui qui trouva cette expression bien chère au département du Gers (32, France).

N’empêche, notre champion reste tout de même un coq, un vrai. Ce guerrier doté d’une très grande combativité va t-il bientôt remplir sa mission ? Nous trouverons-nous bientôt, grâce à son maniement de raquette, frères et sœurs, sans distinction de couleurs comme le veulent les églises et les républiques, face à un ouvrier de l’unité nationale ? Yannick Noah et les autres s’y sont essayés de leur temps, mais il y a toujours eu ce grain de sable qui oblige à la gagne. Ceux qui perdent ne sont pas des nôtres, ils ont même manqué leur intégration. Oser citer le mot « intégration » en parlant des gens nés à l’intérieur de leurs propres frontières ! Quelle absurdité de l’humain ! Tout comme faire d’un enfant métis « un noir », jamais un blanc alors qu’il est la somme de deux sangs qui n’ont que la même couleur. Notre enfant a pour l’instant perdu sur le terrain sportif mais il n’y a pas de doute, il nous reviendra bientôt et plus fort.

Dans le cas de divorce, il est à facilement imaginer que l’on vienne à confier la garde d’un métis à son père ou à sa mère qui sont blancs, et voilà un enfant étranger dans la famille alors qu’il est bien d’elle.

C’est par cette absurdité plutôt raciste pour ceux qui l’utilisent, que Barak OBAMA se retrouve noir aux Etats-Unis où il se présente pour la présidence des états son pays. Pauvre OBAMA mère ! vous déposséder de la goûte de votre sang parce que votre fils n’a pas la même couleur que vous ! Ne vous en faites pas, vous avez avec vous Barak, un homme dont les frères et sœurs de même conditions ne rejettent personne, ils savent que nous sommes tous humains. Que faire d’autre qui ne soit absurde ? Que les roses soient vertes, bleues, rouges, blanches ou même roses, qu’importe, ce sont des roses, elles nous renvoient toutes la même beauté. Mais retournons à notre pitchoun.

La différence entre cet enfant qui vient de nous naître à Paris et Jésus, c’est que celui venu il y a plus de 2000 ans demeure BEN YOUSSEZ pour certains, et fils de Dieu pour d’autres. Quoique l’on fasse, on ne lui reconnaît que deux pères et une mère. A la rigueur, UN SEUL PERE efface tous les autres parents et s’impose.

Quand à l’actuel qui se prénomme Gaël, il suffit seulement de le citer pour se l’approprier. Il a autant de parents que d’humains sur terre ; Juste le temps de le citer et l’on devient parent d’un grand et beau musclé, sans distinction d’âge.

Reprenons à présent et en chœur son nom pour voir combien il est le nôtre : GAEL MONFILS. Le plus curieux c’est qu’il ait aussi un fils : son propre père.

Mais faites attention mesdames, si vous voulez parler du père de Gaël. A côté de votre époux, ne dites jamais « le père de MONFILS ». Votre homme croirait que vous voulez parle lui. S’il a toujours trouvé que votre enfant ne lui a jamais ressemblé, il vous demander alors des comptes. Ce genre de scandale peut être facilement évité en famille.

Allez de l’avant, MONFILS, tous vos parents vous soutiennent, même si vous ne faites pas mieux que Yannick NOAH pour la France, saint Paul qui était aussi métis et bien moins que Jésus. Donnez-nous du rêve, nous ne demandons que cela.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

LES VERITES DE PETIT PAYS :

LES VERITES DE PETIT PAYS :

Invité pour un concert qui restera dans les mémoires des toulousains, la star africaine PETIT PAYS a accepté de se livrer au jeu que nous lui avons proposé. Il n’avait qu’à répondre franchement aux questions que ses fans nous confiaient. Voici PETIT PAYS à la fois sage et fou, éducateur, mais toujours avocat des femmes et désormais des amours sans frontières aussi.

PETIT PAYS, que feriez-vous s’il me venait l’envie de vous appeler : Adolphe Claude MOUNDI ?

J’en serais simplement fier et honoré. Mon nom d’artiste est né de la transcription en français du nom de mon père (que je porte aussi) MOUNDI qui signifie PAYS. Moi donc, fils de mon père que l’on appelait « GRAND MOUNDI », je me retrouve petit. Donc, PETIT PAYS.

Si votre nom devait désigner vos origines, quelles seraient-elles et comment êtes-vous devenu artiste ?

L’art n’a pas de nationalité mais si l’on veut que l’exerçant en ait une, alors je suis camerounais et fier de l’être. C’est un pays qui regorge de talents dans tous les domaines depuis des temps immémoriaux. Je suis issu d’une famille de choristes, ma grand-mère m’emmenait tous les soirs à ses répétitions où j’apprenais aussi à prêter mon organe vocal au Seigneur. Ensuite sont venus le collège et le lycée, j’y transportais les techniques de chant apprises dans la maison de Dieu. C’est ensuite en ces lieux que j’ai appris à esquisser des pas de danse sur scène lors des compétions interscolaires.

Depuis que PETIT PAYS a grandi, où a-t-il rangé la religion ?

Elle a toujours sa place. Je suis Protestant par mon père et catholique par ma mère. Je crois en Dieu, c’est lui qui m donne de la force et qui me protège.

Les pasteurs et les prêtres vous bénissent encore malgré les thèmes (parfois jugés pas sains) que vous développez dans vos compositions ?

Rien à voir ! Je peux croire en bien des choses, sauf que prêtres et pasteurs aient le monopole de la sagesse. Nul ne connaît la fin du monde ou de la vie. Nous péchons tous. Sans en faire en ce qui me concerne, un modèle, je dois tout de même reconnaître qu’ils font leur travail comme je fais le mien qui m’inspire et l’inspiration vient du même Dieu. Si ce n’était le cas, je n’aurais autant de gens pour apprécier ce que je fais, sans oublier que comme cela se fait pour les hommes « dits » de Dieu, il y en a qui critique aussi.

Pourquoi ? Que critiquent-ils ?

PETIT PAYS gène, il est un phénomène, il a un génie qui choque. L’inspiration n’est pas la même pour tous, la mienne heurte parfois les consciences mais au regard de la reconnaissance que j’en tire, pourquoi changer de manière ! L’esprit qui est en moi me donne à faire ou dire des choses qui ne sont pas familières ni dans nos tendances, ni dans les mœurs africaines.

De votre premier album au tout dernier, il y a une expression qui revient, chaque fois dite autrement : « dégage, casses-toi ». Vous ne voulez voir personne ?

Ce premier album était autobiographique. Une œuvre de ce genre accompagne l’artiste durant toute sa vie. « Casses-toi » part d’une histoire qui a beaucoup marqué ma vie. J’ai été par moments bien (et mal) traité par différents membres de ma famille. J’ai eu des oncles qui ne m’ont pas soutenu lorsque je suis arrivé en France pour la première fois avec un visa de 31 jours. Au lieu de m’aider à obtenir mes papiers, Ils ont jugé que j’étais de trop et n’ont trouvé mieux à me dire que « casses-toi). C’était un album dédié à ceux qui m’étaient familialement proches.

Pour pouvoir rester 20 ans en haut de l’affiche comme vous dites, votre génie vous oblige t-il à heurter les sensibilités en abordant les thèmes de parfois scabreuse actualité ?

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

… Tout le monde !!!

Je n’y suis toujours pas.

… P D !!! Vous me le faites dire !

Dites-le sans peine, ce n’est ni méchant, ni un gros mot. Vous savez, le plaisir est libre. Ceci étant, je suis mal placé pour condamner ou simplement critiquer. Mais je pense contribuer à une clarté des choses. Quand j’ai fini de le dire, il reste à chacun de choisir ce qu’il veut de son corps. D’avoir par exemple parlé de préservatif aux jeunes a eu pour effet positif pour eux de savoir très tôt les risques qu’il encourraient en entrant dans la sexualité. Grâce d’ailleurs à cela, ils ont eu moins vite leur première expérience. En chantant PD, je laisse ensuite le soin à papa et maman d’expliquer à l’enfant de quoi il s’agit. Un choix s’offre ensuite à lui dans le vie. Si le génie n’avait pas ordonné à PETIT PAYS de le chanter, ces mêmes enfants le sauraient toujours par d’autres et en d’autres circonstances qui laissent parfois la place à beaucoup de regrets.

Et que faites-vous des rumeurs qui ont dernièrement ébranlé votre pays sur ce sujet ?

Il y a aussi cela. Des journaux ont beaucoup véhiculé ces rumeurs qui ont affecté beaucoup de familles. La chanson est venue à propos pour relativiser les tentions.

Tout le monde ! Vous aussi alors !

Je ne me prononce pas sur le sujet. Je sais seulement que le plaisir est libre. Que je le sois ou pas, je n’ai pas à applaudir, puisque l’acte sexuel n’est pas spirituel, il reste simplement de consommation personnelle.

Que ne sait-on pas encore de vous ?

Je ne triche pas dans mon travail et je milite pour qu’il y ait plus de solidarité entre camerounais, je parle davantage de ceux de l’extérieur qui doivent faire de leur mieux pour aider ceux des leurs qui se débrouillent pour exister. Je comprends que la multiplicité culturelle camerounaise qui est une richesse mais s’il faut la traduire en ethnie, il devient dangereux de prendre cette voie qui ne peut laisser place qu’à la division.

Comment jugez-vous votre parcours, PETIT PAYS ?

Je suis encore loin d’être arrivé. J’ai des projets dont certains à réaliser rapidement : l’Olympia par exemple avec qui je négocie depuis un an. Je viens d’y obtenir une date (le 12 juillet) que je repousserai légèrement pour pouvoir me donner le temps d’offrir un spectacle qui fasse honneur à mon public, à mon pays et à l’Afrique entière. Les producteurs sont déjà trouvés, ainsi qu’une caution de 50 000 euros demandés par la salle pour la réalisation du spectacle.

Comment faites-vous pour autant sortir d’albums ?

J’ai trois structures qui sont : Les enfants de petit pays, les sans visa qui constituent l’orchestre de PETIT PAYS et PETIT PAYS lui-même. Il nous faut donc beaucoup travailler pour un public qui nous suit toujours. La médiocrité nous est interdite. Ce n’est pas dans ce domaine que les ennemis parviendront à m’affaiblir. Nous avons encore assez d’inspiration pour créer des mélodies qui plaisent aux femmes et aux enfants.

Pourquoi faire de Achille EMANA le gouverneur de Toulouse ?

Le Cameroun est fier de son travail et ils sont nombreux dans ce cas, il faut donc les encourager. Dans la même lancée et sans pouvoir les citer tous, je nommerais entre autres ETO’O, SONG, BOUMSONG et bien d’autres. C’est aussi un appel du pied que leur font les artistes pour les inviter à s’occuper de ceux qui se battent pour s’en sortir. Certain écoutent et agissent, d’autres n’en disent encore rien mais j’espère qu’il bougeront. Si j’avais été soutenu à mon arrivée en France en 1985, j’aurais d’abord été footballeur mais je ne le regrette pas à présent que je m’exprime autrement.

Parlez-vous parfois de votre vie de famille ?

Je réponds aux questions lorsqu’elles me sont posées. Je souhaiterais me marier mais c’est si difficile à certains moments de la vie. Je désire rencontrer une femme qui soit comme moi. Un peu folle, teigneuse, tête en l’air et sage à la fois. Je sais que je suis exigent mais je finirai par trouver cette perle rare, j’en suis convaincu.

Et si l’on vous redit : « TOUT LE MONDE », que répondez-vous ?

… Derrière PETIT PAYS.

Merci !

C’est moi qui vous remercie et à bientôt.

Propos recueillis par Jean-Claude NYOUNG

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Muret aux accents d’ailleurs

Muret aux accents d’ailleurs

Quand on décide de réunir des cultures à Muret, on imagine combien ces dernières draineront de langues. Qu’on le reconnaisse ou non, voici une joyeuse manifestation dont l’esprit n’a rien à envier aux colorées rencontres sur le continent noir. Quelle langue y parlerez-vous ?

Bien qu’il soit impossible de déterminer avec précision le nombre de langues parlées dans le monde, les linguistes disent qu’il en existerait entre 3000 et 7000 vivantes. D’uns aimeraient y introduire des dialectes, lesquels n’admettront jamais d’être traités comme tels à juste titre ! Qui donc, au lieu d’affirmer et de promouvoir sa culture, la laisserait plutôt juger et classer par d’autres ! Contrairement à l’idée d’un grand nombre, une langue en est une, qu’elle soit parlée par huit personnes au Vanuatu ou par plus d’un milliard en asie. Elle reste de surcroît l’unique et véritable véhicule culturel. Qu’importe donc, vous serez toujours chez vous à Muret.

Le Président du festival "AFRIK’A’MURET" que les participants à l’événement appellent affectueusement « Jean-Marc » a frappé un grand coup. Pour la seconde année de ce rendez-vous très attendu, il est parvenu à réunir des milliers de personnes et des centaines de cultures sur les terres de Vincent Auriol (mort ici) et de Clément Ader, sans faire offense à Pierre II d’Aragon, au maréchal Niel et à tant d’autres depuis la période du néolithique.

Trois jours de rencontre et d’échanges cette année au lieu d’un seul précédemment, c’est dire la réussite de la manifestation au regard de tous. Sur la place publique et les trottoirs de cette ville (Sous-préfecture) de la Haute Garonne, on a vu indigènes et allogènes se tendre les mains, sous le regard des générations plus anciennes d’hommes et de femmes qui savent que Muret s’est construite comme un avion, grâce à l’apport des peuples et langues qui trouvent judicieux de se côtoyer ici, dans les odeurs d’épices et les rires non retenus, les sons de divers instruments de musique, les jeux d’enfants et les conférences.

Une semaine après le forum des langues sur la place du capitole à Toulouse, "AFRI’A’MURET" a réalisé un sans-faute culturel en parvenant à réunir sur les mêmes lieux, la langue occitane, le français et toutes les autres des pays lointains dont les populations résident dans la cité.

"AFRI’A’MURET" n’est pas une fête africaine, mais elle est célébrée « à la manière des peuples noirs ». Un rêve de voyageurs désireux de communiquer à leurs compatriotes la chaleur de l’accueil qui leur a été réservé sur les terres chères à Aimé Césaire et à Senghor. Pour un seul comme pour trois jours, tout est bon dès lors que c’est pour remettre l’humain au centre des préoccupations.

Faudra t-il que l’histoire nous dise dans l’avenir qui des Muretins ou de ses hôtes offre le meilleur accueil ? Qu’il n’en soit surtout jamais ainsi. Laissons plutôt parler ces signes et gestes qui traduisent l’amour et l’amitié des peuples que les cultures ont décidé de réunir.

Seule ombre les 5, 6 et 7 juin 2008 à Muret

Faute de place probablement, les organisateurs n’on pas donné aux commerçants africains à l’occasion partager la joie des leur sur la place du marché. Eloignés à trois ou quatre rues des lieux, ils ne souhaitent pas cette vie d’orphelins en 2009.

Une chose est sûre. Ils reviendront, nous aussi, pour la convivialité et pour soutenir cette communauté africaine de Muret qui a tant à apporter à une ville qui commence à peine à se mettre à la culture de l’ouverture. Son petit groupe solidaire d’africains s’y replonge dans la solitude, moins remarqué des autres, dès que s’éteignent les lumières du festival.

Rien que pour effacer cette image, il faut que vive la belle aventure humaine qu’est "AFRIC’A’MURET.

Muret aux accents d’ailleurs ? C’est certain une fois par an.

Courriel : jeanclaude@canalsud.net

Cameroun : De notre confrère Franck ESSOMBA (Le MESSAGER)

Cameroun : De notre confrère Franck ESSOMBA (Le MESSAGER)

Depuis le début de l’année, les populations de la ville de Belabo, à l’Est du Cameroun, vont et viennent à leur insu sur 7 tonnes d’amiante, qui seraient déposées par la société Cotco, et recouverts seulement de 50 cm de terre. Le fait remonte à 2006 lorsqu’une étude menée par la société de gestion de l’environnement (Vega environemental consultant Ltd de Grande-Bretagne), sur le tanker pétrolier de la Cotco (Le Fso) mouillant au large de Kribi, y détecte la présence de l’amiante dans plusieurs de ses zones utilisées.

Lors de l’acquisition du Fso (c’est un bateau qui a été transformé en tanker) à Singapour un an plus tôt, la Sgs Singapour, après analyse supposée lors de sa transformation, avait déclaré n’y avoir décelé « aucune présence d’amiante ». Il faut croire que cette analyse était mal faite, ou que le rapport de Sgs était faux et tendancieux. Toujours est-il qu’un tanker construit depuis plus de 25 ans au moment de son acquisition ne pouvait l’avoir été selon les normes restrictives concernant l’amiante qui n’étaient pas encore en vigueur.

Ce manque de vigilance n’était déjà pas à l’honneur de la Cotco qui, ensuite, a laissé travailler des marins camerounais sur le tanker de stockage pendant presque une année avant le déflocage nécessaire.

C’est en effet en 2007 seulement que la société japonaise Ask a été sollicitée pour l’ablation de cette amiante dont elle a pu défloqué jusqu’à 7 tonnes dans les seules zones régulièrement utilisables du tanker. Toutes ces opérations se déroulant apparemment à l’insu des autorités camerounaises, il a été facile pour la Cotco qui a refusé d’en confier le transport et la destruction au Japon sous prétexte du « coût très cher », de faire enlever et transporter cette amiante dans un container à destination de Belabo, où elle a été enfouie dans une fosse de 50 cm de profondeur, avec tous risques de radiation permanente que cela comporte.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le 04-06-2008

Martine MARTINEL (Députée de la Haute Garonne) Conseillère générale

Message de soutien aux personnes sans-papiers

Martine MARTINEL (Députée de la Haute Garonne) Conseillère générale

Dans le cadre de la mobilisation nationale organisée en janvier 2008 par le Réseau Education Sans Frontière, je m’étais rendue au Centre de Rétention Administrative de Comebarrieu afin d’y exercer mon droit de contrôle sur les conditions dans lesquelles les personnes y sont retenues.

Nous avons décidé avec mes collègues, Françoise IMBERT, Députée et Bertrand Auban, Sénateur et Conseiller général, d’y retourner ce vendredi afin d’apporter une nouvelle fois notre soutien aux personnes retenues.

Malgré le professionnalisme des personnels intervenant sur le site et la construction récente des locaux, l’enfermement de ces personnes et trop souvent d’enfants, apparaît comme intolérable.

Je condamne fermement les interpellations massives qui sont de plus en plus souvent litigieuses. Certaines personnes, certainement soupçonnées d’être sans-papiers (sur quels critères ?), sont arrétées sous prétexte qu’elles ont traversé la rue hors passage protégé. A ce rythme là c’est la quasi totalité des piétons qui devraient être enfermés !

Je déplore et condamne également les pressions exercées sur les services préfectoraux guidées par la politique gouvernementale du chiffre. Convoquées pour fournir des pièces susceptibles de régulariser leur situation, certaines personnes se voient interpellées dans les locaux même des Préfectures ou des Mairies. Ces agissements sont intolérables.

Je tiens à saluer le travail courageux et volontaire de la Cimade, de RESF, de la Ligue des Droits de l’Homme, des avocats en droit des étrangers, qui se battent au quotidien pour faire respecter les droits souvent bafoués de ces personnes.

Aux sans-papiers, aux nombreuses associations mobilisées, et à toutes les personnes animées par des valeurs humanistes et solidaires, je veux répéter mon soutien et mon engagement fraternel à leurs côtés.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

MESSAGES DE PARLEMENTAIRES A L’OCCASION DU CONCERT DU 13 JUIN 2008 DANS LE DEPARTEMENT 31 (FRANCE)

MESSAGES DE PARLEMENTAIRES A L’OCCASION DU CONCERT DU 13 JUIN 2008 DANS LE DEPARTEMENT 31 (FRANCE)

Message à RESF

Catherine LEMORTON (Députée de la Haute-Garonne)

Depuis le 26 juin 2004, la défense des Droits de l’Homme s’est renforcée avec la naissance d’un Réseau rassemblant enseignants, éducateurs, syndicats, parents d’élèves réunis en collectifs : Réseau Éducation Sans Frontières.

Aujourd’hui, RESF est incontournable, incontournable en Haute-Garonne, incontournable en France.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si, au siège du Parlement européen, Solidar a su reconnaître l’engagement de RESF en lui décernant, le 16 octobre 2007, le prix Silver Rose Award pour son action en faveur des familles sans papiers d’enfants scolarisés et des jeunes majeurs scolarisés sans papiers.

Il est plus que nécessaire de soutenir l’action de RESF et des Organisations de défense des Droits de l’Homme alors que les Gouvernements des Etats membres de l’Union européenne continuent par la voix de Directives de réduire en une peau de chagrin l’accueil européen, et l’accueil français sous toutes ses formes.

Restons vigilants et continuons à soutenir l’action et les valeurs défendues par RESF.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Festival Wassa’n Africa à Launac (31), la 4ème saison est arrivée.

Festival Wassa’n Africa à Launac (31), la 4ème saison est arrivée.

C’est fait, nous nous retrouverons début juillet 2008 à Launac. Ce sera à l’occasion de la 4ème édition du festival Africain qu’organise l’association GAADO du 4 au 6 juillet à Launac et Grenade sur Garonne.

GAADO qui œuvre comme bien d’autres associations, pour la promotion de la Culture Africaine, a ceci de particulier : Elle est la seule dans le département de la Haute Garonne, à réunir spectateurs et artistes de tous bords autour du thème si cher à ses enfants et à ceux très nombreux qui connaissent et aiment ce vaste continent, l’Afrique.

C’est chaque année (une seule mais ô combien attendue fois) l’occasion non seulement de confronter et échanger les valeurs et idéaux culturels, mais aussi les savoirs sans lesquels il est impossible de connaître l’autre, donc, de d’accepter sa présence et s’aimer.

Du 04 au 06 juillet 2008, Launac et Grenade sur Garonne, à quelques kilomètres du centre historique de Toulouse, seront au travers de WASSA’N AFRICA, les terres retrouvées de cette amitié tant souhaitée entre les peuples du nord et du sud.

Avec leur cinéma du continent noir, leurs artistes, contes et expositions d’art, nos deux communes citées plus haut battront pendant 72 heures, leur record de croissance démographique qui date de l’année dernière, à la même période et pour le même événement.

programmation 2008 :

Vendredi 04 juillet au cinéma de Grenade sur Garonne, projection à 20h30 du film « Ishumars ou les rockers oubliés du désert », suivie d’une conférence animée par l’écrivain touareg Issouf Ag Maha (Niger).

Samedi 05 et dimanche 06 à Launac, ateliers de sculpture, teinture, peinture et de poterie pour enfants et adultes, marché (bien venu) où se mêlent les accents, stages de percussions et de danses.

Des temps bien forts (mais nouveaux) de cette année, nous retenons pour les visiteurs, la rencontre littéraire avec l’écrivain touareg Issouf Ag Maha (Niger), la conférence débat, ainsi que les l’agilité des artistes de la troupe « Sorciers de Guinée ». Après avoir conquis le monde par leur prouesse, ils viendront nous livrer un inoubliable instant d’acrobatie et de joie.

LAWA, Président de WASSA’ N AFRICA abondera en détails et en surprises à l’occasion de son FRANC-PARLER le 24 juin, de 9 heures à 10 heures sur CANAL SUD. Il sera l’invité de Jean-Claude.

Wassa’n Africa Festival Africain Mairie 31330 Launac Tél : 05 61 85 40 43 Email : gaado@free.fr Web Site http://wassanafrica.free.fr

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Immigration, derrière les statistiques, les drames humains

De nos amis d’éducation sans frontières :

Immigration, derrière les statistiques, les drames humains

Alors que le ministre de l’Immigration vient de se féliciter de l’augmentation significative du nombre d’étrangers en situation irrégulière expulsés ces derniers mois, les « Amoureux au ban public » dénoncent les drames humains et familiaux qui se cachent derrière cette politique aveugle.

Vendredi 20 juin, M. Oufkir, ressortissant marocain, compagnon d’une ressortissante française et futur parent d’enfant français est en attente d’une reconduite imminente vers le Maroc. Le jeune couple habite Angoulême et était en train de compléter un dossier de mariage. Mme T. sa compagne est enceinte de 5 mois et sa grossesse fait l’objet d’une surveillance médicale particulière. Les parents ont fait une reconnaissance prénatale de cet enfant à venir.

Pourtant, sur décision du Préfet, Monsieur Oufkir a été placé au centre de rétention de Bordeaux. Alors qu’aucun recours n’a permis, ni l’annulation de la procédure de reconduite, ni l’assignation à résidence de M. Oufkir à son domicile, il peut maintenant être reconduit vers le Maroc à tout moment.

Cette mesure de reconduite paraît totalement inutile puisque M. Oufkir a vocation à vivre en France avec sa compagne et future épouse. Cette décision est particulièrement inhumaine tant pour lui que pour Mme T qui devra affronter seule une grossesse difficile sans pouvoir bénéficier du soutien et de l’accompagnement du père.

Nous demandons au Préfet de permettre au plus vite à M. Oufki de quitter le centre de rétention de Bordeaux pour rejoindre sa compagne à Angoulême et de rester auprès d’elle, dans le cadre d’une assignation à résidence en l’attente d’une régularisation.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Agression d’un jeune à Paris, où est la vérité ?

Agression d’un jeune à Paris, où est la vérité ?

La violente agression dont a été victime un jeune homme de 17 ans samedi soir à Paris est bien partie pour faire parler d’elle. A la vitesse où elle circule au sein des groupes linguistiques qui deviennent en l’occurrence des races, des corps de métiers, des politiques, associations et religions, il n’est pas à exclure qu’elle devienne une des grandes affaires de l’été qui s’annonce politiquement et communautairement très show.

De sources policières et selon toutes les agences d’information, cinq mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue. Dans cette affaire où les versions divergent, ces jeunes ne seraient même pas encore identifiés par les témoins de la scène.

Ce qui est sûr, c’est que l’adolescent a été bien frappé et hospitalisé en réanimation à l’hôpital Cochin où il a été placé en coma artificiel.

Pour les associations confessionnelles juives répondant aux questions de RTL, il s’agit bien d’une agression antisémite d’une personne isolée, comme le veut aussi le père. Quant aux policiers, ils évoquent un passage à tabac consécutif à plusieurs échauffourées entre groupes de jeunes gens juifs et d’origine africaine.

Selon une autre version encore, il s’agirait d’escarmouches" entre groupes de jeunes gens juifs et de nord-africains, dont une se serait produite juste avant les faits où l’adolescent a été blessé.

A ce stade, personne ne dit que ce jeune dont il est à vivement souhaiter le prompt rétablissement, était (selon RTL toujours) connu des services de police pour "port d’arme et incitation à la violence lors de manifestations publiques". Il viendra probablement donner sa version des faits qui sera la énième, mais probablement l’une des plus proches ou alors des plus éloignées de la vérité sur cette affaire que le Premier ministre François Fillon condamne, tout comme ses ministres de l’Intérieur (Michèle Alliot-Marie) et de la Justice (Rachida Dati). l’UMP et le PS font aussi entendre leurs voix, tous parlant d’une "agression" raciste.

Pendant que L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) soulignent que le parc des Buttes-Chaumont, dans le XIXe, est le théâtre habituel le samedi de bagarres ou d’invectives opposant des groupes de jeunes de la communauté juive à des jeunes d’origine africaine ou maghrébine, la palme de la prudence sera décernée à Gilles Bernheim nouveau Grand rabbin qui déclare que " le caractère antisémite de l’agression d’un jeune juif samedi à Paris est "probable" mais "pas certain. Il faut savoir avant de se prononcer de manière définitive. C’est le rôle et l’objet de la justice que de savoir et pas l’homme de morale que je suis d’aller vérifier sur le terrain ce que d’autres ont pu dire à ce sujet. Il faut toujours mettre les mots les moins faux possibles sur la réalité".

Au moment où brûle un centre de rétention des sans-papiers sur lesquels l’on ne donne d’ailleurs presque pas d’informations précises, trois importants ministres dont le Premier et les deux principaux partis politiques auraient-ils trouvé dans cette regrettable et condamnable agression (comme il s’en produit plusieurs par jour dans notre pays) un sujet de conversation qui fasse oublier les possibles ratés dans les discussions en cours au moyen orient sur l’éventuelle création d’une union méditerranéenne ? Bien faible garantie alors !

Cinquante sans-papiers seraient en fuite pour certains alors qu’il s’agirait de dix sept pour d’autres. Une seule vie, dix sept ou cinquante, elles sont toutes humaines et méritent la même médiatisation nominative. Ailleurs dans le monde, une mère, une père des frères et soeurs ou une famille veulent aussi avoir des nouvelles de l’un des leurs. S’est-il échappé du centre ? Est-il simplement blessé ou a t-il perdu la vie ? nous voulons tous en savoir plus mais même les pompiers venus au secours ne veulent encore en dire le moindre mot.

Le président de la République française est en visite en Israël. Le Premier ministre revient d’Alger où il n’a reçu aucune certitude quant à la présence du Président algérien au prochain sommet sur cette question méditerranéenne à Paris.

Il vient à l’instant de se produire une agression à l’arme blanche à la sortie d’une discothèque toulousaine. Le jeune qui a failli y perdre la vie a reçu un coup de couteau dans l’abdomen. Les uns et les autres sont simplement des jeunes, des enfants du même Dieux vers qui vont toutes les prières.

Le réveil du jeune agressé risque de nous réserver des surprises, nous n’en sommes pas à une près, prions pour lui et pour une justice républicaine.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes

Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes

Il y a trois jours, le ministre Hortefeux paradait : presque 30 000 d’expulsions depuis 12 mois, 80% de plus que l’année dernière à la même époque. Des chiffres incontestablement gonflés (incluant les départs de touristes ayant dépassé la date de validité de leur visa ou les retours « volontaires » de Roumains ou de Bulgares expulsés avec un pécule du montant du prix de leur retour en autocar) mais qui en disent long : le respect des droits humains est bien menacé quand un responsable politique croit utile à sa gloire de gonfler les chiffres des mauvais traitements qu’il inflige à une fraction de la population !

La réalité n’a pas tardé à se manifester. Le décès le 21 juin d’un tunisien de 41 ans dans les murs de la prison administrative pour étrangers de Vincennes a été l’étincelle qui a allumé l’incendie, au sens propre comme figuré. Le soir même un premier départ de feu se produisait. Dimanche vers 15 heures, il semble que plusieurs foyers se soient déclarés, que les policiers sur place auraient été incapables de contenir (les extincteurs auraient été vides). Les internés administratifs étaient alors rassemblés dans la cour, gazés disent certains, parqués derrières des barrières. 17 d’entre eux, intoxiqués par la fumée ont été hospitalisés, quatorze selon la police auraient disparu, les autres ont été transférés en car et en train vers les prisons administratives de Palaiseau, Lille et Nîmes. Les deux centres de rétention de Vincennes sont entièrement détruits.

Ces événements d’une extrême gravité étaient parfaitement prévisibles, d’autant qu’ils se sont déjà produits dans des pays européens poursuivant les mêmes objectifs : Incendies des centre de rétention de Yarl’s Wood en Grande-Bretagne (2002), de Schipol-Oost aux Pays-Bas (2005).

Voilà des mois que la tension monte dans la majorité des prisons administratives pour étrangers. Vincennes avait déjà été partiellement détruit par un incendie puis, au moment des fêtes de fin d’année, une vague de révolte partie du Mesnil-Amelot avait gagné Vincennes. Mais, en réalité, c’est quotidiennement que les tensions et les incidents très violents y ont lieu, spécialement à Vincennes qui, avec 280 places, constitue le CRA le plus important de France. Encore plus qu’ailleurs, les incidents y sont quotidiens : automutilations, tentatives de suicide, grèves de la faim, bagarres pour un rien, incidents parfois très violents avec la police, se produisent chaque jour. Le sénateur de Paris Jean Desessard, un familier des lieux d’enfermement, disait en sortant de Vincennes il y a une quinzaine de jours, n’avoir jamais perçu une tension pareille.

Le stakhanovisme du ministre en matière d’expulsions, ses objectifs chiffrés, à l’unité près, imposés à toute la chaîne administrative et policière (dont la rétention est l’avant dernière étape) engendrent une tension extrême des personnels débordés, parfois conduits à prendre des libertés avec les procédures et contraints à des gestes qui heurtent leur conscience. A l’inverse, cette chasse à l’homme génère la terreur chez les sans papiers en liberté et le désespoir chez ceux qui sont pris. Les gestes comme ceux d’hier à Vincennes sont inévitables. Ils se reproduiront si la même politique se poursuit.

Car le véritable scandale n’est pas que quelques centaines d’hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion. La peine qui les attend, leur bannissement, est pire que la prison. Ils ont été arrêtés à l’improviste, enfermés. Ils ont perdu leur travail, ils perdront leur logement, la totalité des biens qu’ils avaient accumulés, certains perdront leur conjoint et leurs enfants. Ils seront déposés menottés, dans la tenue dans laquelle ils ont été arrêtés, sur le tarmac d’un aéroport où personne ne les attend. Une expulsion est une humiliation dont personne ne se remet. Certains finissent mendiants, fous ou suicidés.

L’explication aux événements d’hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules.

Ils se reproduiront, sous une forme ou sous une autre, en France et en Europe puisque la directive de la honte adoptée la semaine dernière à Strasbourg rend légale la rétention de 18 mois, l’interdiction de séjour de 5 ans des expulsés, la possibilité d’enfermer et d’expulser des enfants. Vincennes en pire, plus longtemps et en famille.

Ce qui s’est produit hier signe la faillite de la politique de M. Sarkozy en matière d’immigration. Nous sommes d’une certaine façon à la croisée des chemins. Soit une nouvelle politique est définie, qui prenne en compte les intérêts des pays dont viennent les immigrés, l’aide qu’ils apportent à leur développement, les besoins aussi de main d’œuvre des pays riches vieillissants, la richesse véritable que constitue le brassage des cultures et des populations, etc... Une politique réfléchie et concertée. Ou alors, à l’inverse les apprentis sorciers qui ont enclenché la course infernale aux records d’expulsions et de mauvais traitements s’entêtent, rebâtissent Vincennes en plus grand et en plus monstrueux et les choses finiront très mal. Pour les sans papiers, pour les immigrés… mais aussi pour tous les autres, tous ceux qui ne marcheront pas droit.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

LA CHASSE AUX TCHETCHENES BAT SON PLEIN DANS LES PREFECTURES FRANCAISES

DU COTE DES MOLITANTS DE RESF, communiqué du 27 juin 2008

LA CHASSE AUX TCHETCHENES BAT SON PLEIN DANS LES PREFECTURES FRANCAISES

Les Autorités se réfugient derrière le règlement du 18.02.2003 dit « DUBLIN II »... Mais derrière "DUBLIN II" il y a des enfants, des familles, à Metz, Strasbourg, Lyon, Orléans, Nancy, en Haute-Saône, dans le Doubs....

ils ont fui la Tchétchénie, puis la Pologne, ils sont en danger, ils étaient venus nous le dire et chercher protection ... Nous clamerons ce qu’on ne leur a pas laissé dire ! Nous les avons pris et nous continuerons de les prendre sous notre protection !

Les préfectures se réfugient derrière « DUBLIN II », pourtant l’art.15 de ce règlement inclut une « clause humanitaire » qui laisse au préfet le loisir d’examiner la demande ; malgré tout depuis quelques temps c’est à une véritable chasse contre les Tchétchènes qui cherchent protection en France que l’on assiste.

La liste que vous allez lire est longue, elle n’est pas exhaustive, hélas, mais elle démontre la réalité et l’acharnement du gouvernement français contre les réfugiés.

Le fond commun de toutes ces histoires de vie

Les violences, les intimidations quotidiennes, la torture, les agressions devant les enfants furent leur lot et c’est ce qui les a décidés à fuir.

Ils sont allés en Pologne. Ils y ont vécu plusieurs mois, mais très souvent ont été à nouveau menacés de mort par leurs tortionnaires et persécuteurs qui les avaient retrouvés. Depuis leur arrivée en France, ils ont repris espoir, les enfants ont retrouvé un cadre de vie normal... le temps que les préfectures organisent leur renvoi !

Un jour tous ces noms seront inscrits sur un mur, dans un mémorial, ils resteront, et seront le témoignage de la honte de la France et celle de l’Europe. Nous n’avons pas pu empêcher toutes les expulsions, mais nous ne les oublierons pas et nous les soutiendrons au-delà des frontières. Nous rendrons l’état français responsable de ce qui pourrait arriver à ces familles expulsées.

La longue liste des cas concrets Loiret

Fin décembre 2007, neuf familles réfugiées tchétchènes, sont arrivées à Orléans, juste après l’expiration du moratoire qui permettait ne pas renvoyer les Tchétchènes en Pologne. La préfecture du Loiret a refusé à ces familles le droit de déposer une demande d’asile auprès de l’OFPRA. Le soutien s’est organisé autour des familles. Une réunion publique avec médiatisation a été organisée. Différents courriers ont été adressés à la préfecture, avec demande d’audience. La préfecture a tout rejeté en bloc !

Début avril 2008, la préfecture n’a plus simplement refusé le dépôt des demandes d’asile mais fait exécuter très méthodiquement la reconduction de ces familles vers le pays par lequel elles étaient entrées dans l’espace Schengen : la Pologne pour la grande majorité.

Le 7 avril, Mme Mejidova et ses deux enfants étaient convoqués à la préfecture pour réadmission le lendemain vers la Pologne.... Nous nous sommes mobilisés et cette dame a obtenu in extrémis l’autorisation de déposer sa demande d’asile ici, pour raison de santé.....

Le 14 avril, deux personnes étaient convoquées à la Préfecture, pour étude des modalités de leur réadmission en Pologne : Mme Umieva, femme veuve venue rejoindre sa fille et son gendre qui ont été admis quelques mois plus tôt comme demandeurs d’asile et Mme Ibraguimova, femme seule avec ses trois enfants 15, 11 et 4 ans 1/2. Seule la femme veuve s’est présentée et a obtenu un nouveau rendez-vous pour le 21 avril. L’autre dame n’est pas venue. Nous ne savons pas où elle se trouve depuis.

Le 16 avril, le couple Kalimoulaev devait se présenter avec ses deux enfants (12 et 8 ans) et leurs bagages, pour un renvoi le lendemain. La famille n’est pas venue. Elle se cache. Nous sommes sans nouvelle d’elle.

Bilan : Suite à notre mobilisation, des élus ont été reçus par la préfecture, et 3 situations ont été débloquées. En tout, cela fait 4 familles sur 9 qui ont obtenu le droit de déposer leur asile. Les autres ont reçu chacune un avis de réadmission, mais ne se sont pas présentées en préfecture.

Le couple Madaev qui venait enfin d’obtenir la possibilité de déposer sa demande d’asile a vu périr un de ses six enfants. Le petit Saïd, 3 ans, a été percuté par 2 voitures devant la préfecture, alors que ses parents attendaient pour la énième fois un document permettant d’envoyer leur demande à l’OFPRA. A nouveau, nous nous mobilisons pour dénoncer cette fois les conditions d’accueil en préfecture.

En Franche-Comté

Le 19 mars, la famille Datajev de Luxeuil, arrêtée et libérée par le juge le 24 mars. Le 19 mars , la famille Aoucheva (5 enfants) de Gray, arrêtée puis libérée par le juge le 24 mars, la préfecture fait appel et gagne pour le père. La famille est expulsée le 21 mai alors même qu’il y a des procédures judiciaires en cours, par avion privé depuis l’aérodrome de Dôle spécialement ouvert. Le 8 avril , trois familles dans le Doubs arrêtées :  La famille Mantiev (un couple et trois enfants) est expulsée en Pologne le 15 avril  Monsieur et Madame Artsouev sont libérés du centre de rétention de Oissel le 17 avril  Mr Azkhedov et sa compagne Mme Arzykaeva ont été expulsés en Pologne le 21 avril

Bilan : trois familles expulsées, deux familles sont toujours là, mais pas régularisées.

Alsace Lorraine

A Nancy, Mme Zagaeva et ses deux enfants sont mis en sécurité suite à une reconduite prévue qui lui faisait craindre le pire A Strasbourg, deux jeunes femmes ayant pourtant obtenu le statut de réfugié en Pologne refusent d’y retourner : elles y étaient pourchassées sans cesse par des skinheads sous les yeux des autorités incapables de les protéger.

A Metz, la famille Minkhailov (quatre enfants de 2 ans, 4 ans, 5 ans et 9 ans ) arrivée le 3 janvier 2008, a été renvoyée près de Varsovie le 11 juin : elle est actuellement dans un foyer de réfugiés, sans nourriture sinon l’entraide, et le plus grand danger : la menace d’un départ vers la Russie ! Cette famille a été parrainée après son expulsion par la députée européenne Marie Anne Isler Béguin et deux autres parrain et marraine qui comptent maintenir un lien avec la famille pour s’assurer de leur devenir, et le faire savoir.

Et le 24 juin en fin d’après midi, arrivée en rétention d’une famille (inconnue) de trois enfants (2 mois, 4 ans et ??), C’est le dernier visiteur qui a vu la famille arriver. Le 25 juin au matin elle était déjà expulsée ( en Pologne par avion spécial)

Bilan : une famille et deux jeunes femmes en danger, deux familles expulsées

Lyon Le 2 juin, la famille Kassaiev, 3 enfants scolarisés à l’école V. Hugo (1er), a été expulsée de Lyon vers la Pologne. Le 3 juin, M. Ramzan Elzhurkaev, père 3 enfants, (3, 4 et 6 ans), a été arrêté à Lyon et transféré au Centre de rétention de Nîmes. Suite à un refus d’embarquement le 16 juin, il est condamné à trois mois de prison ferme.

Le 4 juin, la police est venue chercher la famille Magomadov/Iskhanova dans le foyer où elle était hébergée, les parents et le bébé de trois mois ont été placés en rétention pour expulsion immédiate vers la Pologne. Libération après un refus d’embarquer mais avec un document leur enjoignant de quitter la France sous 7 jours. Expulsable donc depuis le 11 juin

Le 9 juin, la police est venue chercher la famille Kantaev, également dans leur foyer. Là aussi il y a un enfant de 10 mois. Mais on ne recule devant rien quand il faut expulser ! 10 mois c’est sans doute un âge où l’on peut aller en prison. Devant leur refus d’embarquer, ils ont été relâchés avec un document leur enjoignant de quitter la France sous 7 jours.

Expulsable donc depuis le 16 juin Le 10 juin, la police est venue prévenir la famille Goumashvili qu’un départ était prévu pour eux mercredi 11 juin. Deux des enfants sont scolarisés à Lyon 7ème. Ils ont quitté leur hôtel et sont à la rue. Eux aussi, expulsables depuis le 11 juin. Le 18 juin, la police est venue chercher un couple à l’hôtel … heureusement ils n’étaient pas là. mais étaient convoqués à l’ aéroport le 19 juin. Ils ne se sont bien sûr pas présentés. Le 18 juin encore, la famille Aliev avec 4 enfants de 3 à 9 ans a été arrêtée dans leur foyer et emmenée en rétention. Deux avions prévus pour eux ce jeudi 19 juin. Mr est embarqué dans l’avion sans pouvoir réagir par une escorte de 8 personnes... Mme est embarquée avec les enfants avec la menace d’être débarquée si elle résiste et donc séparée de son mari. Expulsés. Actuellement dans un camp en Pologne . Le 23 juin, encore une famille à laquelle la police vient délivrer une convocation à l’aéroport de St Exupéry pour le lendemain aux aurores … la famille ne s’est bien sûr pas présentée …. Le 25 juin, encore une famille à laquelle la police vient délivrer une convocation à l’aéroport de St Exupéry pour le lendemain aux aurores … la famille ne s’est bien sûr pas présentée …. Une femme enceinte de cinq mois, un enfant de deux ans sont à la rue, cette tentative d’expulsion du teriitoire s’accompagnant d’une expulsion de l’hébergement.

Bilan : un père en prison et une femme et trois enfants mis sous notre protection, deux familles expulsées, 3 familles et un couple à la rue et expulsables, et plusieurs autres familles tchétchènes qui chaque matin voient leur tour arriver ….

Contact presse sur ces dossiers Loiret : Ségolène Petit 06 74 91 94 11 ou François Hauchère 06 72 37 41 00 Franche-comté : JJ Boy 06 75 13 65 10 Alsace Lorraine : Isabelle Mire 06.71.75.08.48 Lyon : Mireille Peloux 06 31 11 24 29 ou Catherine Tourier : 06 81 51 81 44

Merci de faxer à la préfecture et au ministre

Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr à Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45

Lyon : mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38 mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38 mél + fax directeur de cabinet : 04 78 60 15 46 mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41 mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Toulouse a voté les rythmes du Cameroun.

JUIN 08

Toulouse a voté les rythmes du Cameroun.

On attendait le mouvement depuis des années. Alors qu’on commençait à désespérer de les voir envahir les salles de spectacle de la ville rose, ils ont fini par se décider à venir les uns après les autres, comme s’ils attendaient que les nouvelles se mettent à circuler sur le possible départ d’Achille EMANA, pour nous rassurer de leur présence.

L’homme au plus beau but de l’histoire du TFC qu’ils ont fait "Gouverneur de Toulouse " peut s’en aller tranquille, la fête serait belle s’il signait cet été dans un autre club que nous lui souhaitons plus grand.

Bikoutsi, Ben skin, Makossa, Assiko, rien n’y manquera.

Les camerounais de Toulouse ont enfin décidé de faire la part belle aux artistes de leurs origines. Excellent coup, le public les aime aussi. Comme dirait l’un des leurs dans une de ses chansons, " de quoi avaient-ils peur " ?

Ce fut PETIT PAYS qui annonçait les couleurs en rassemblant plusieurs centaines de toulousains en un même lieu il y a un mois environ, suivi (deux semaines plus tard) par SERGEO POLO qui n’en faisait pas moins.

Ce sera au tour de RICHARD AMOUGOU le 05 juillet 2008 de nous émerveiller au "LOUTHALOU" , 75, Avenue de Grande Bretagne, dans un BIKOUTSI qui se présente sous diverses déclinaisons, selon que l’on soit d’Akonolinga, Sangmelima, Mbalmayo ou d’ailleurs, mais aussi de Yaoundé quand viennent s’unir toutes ces écoles pour n’en faire désormais qu’une.

MEDJO ASSAKO, virtuose de la guitare, accompagnateur de différents illustres noms de la musique africaine et organisateur de ce rendez-vous avec RICHARD AMOUGOU pèse ses mots lorsqu’il parle de ces sons qu’il a mille et une fois fait naître en répétitions et sur scène. Nous verrons, dit-il, un musicien généreux qui ne s’économise pas. Il sait qu’une fois seulement les lumières éteintes, il sombrera dans un repos bien mérité.

La différence entre le DJ qu’il n’est pas et le musicien dont tout le monde lui reconnaît de grandes qualités, c’est dans les prestations, dit encore l’organisateur qui sait visiblement de quoi il parle. Il invite pour le 05 juillet 08 un plateau d’artistes dont la cerise sera RICHARD AMOUGOU, tous accompagnés par un orchestre de renom. Places assises, repas sur les lieux. Ce sera donc le spectacle du début prévu à 20 heures, jusqu’à la fin qui interviendra quand la loi s’interposera le matin suivant.

Question à l’organisateur : MEDJO ASSAKO, à combien de morceaux aurons-nous droit ?

Réponse : Nous ne nous sommes donc pas compris ! Je ne suis pas un DJ, nous ne ferons non plus du play back. Quand tout est vrai, le plaisir dure plus longtemps. Celui de cette soirée du 05 juillet sera de surcroît sans interruption. Les musiciens doivent marquer leur différence, nous y tenons pour la survie de notre art. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous passons à l’organisation de nos soirées.

Sont annoncés pour les deux semaines suivantes : CHANTAL AYISSI et TOUMBA MINKA pour ne citer que ceux-là.

A qui la suite ? Venez sans vous en soucier, Toulouse vous surprendra toujours.

Notre été sera vraiment show, aux Rythmes des CAMER.

Informations : 00 (33) 6 14 72 09 26 00 (33) 5 61 58 44 98

Jean-Claude NYOUNG

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

MONSIEUR LE PREFET, NOUS VOUS ECOUTONS

MONSIEUR LE PREFET, NOUS VOUS ECOUTONS

Le Préfet de la Haute Garonne a ordonné Jeudi 20 juin dernier, l’expulsion vers l’Algérie d’un père de famille, laissant à Toulouse son épouse et leurs 5 enfants.

Arrivée en France en 2006, la mère de cette famille est immédiatement considérée comme Française par la Préfecture de la Haute-Garonne qui lui délivre une carte d’identité et un passeport ; elle est née à Paris avant la guerre d’Algérie. Elle réunit en France le reste de sa famille. Les enfants sont scolarisés et les parents travaillent jusqu’à ce que la préfecture se rende compte qu’elle a commis une erreur.

Mme restitue alors les documents d’identité français qui lui avaient été donnés et l’administration, consciente des conséquences de son erreur, lui propose de déposer une demande de titre de séjour, lui remettant immédiatement un récépissé l’autorisant à travailler.

Un an et demi plus tard, une décision de refus de séjour et obligation à quitter le territoire sera prise contre les deux parents, leur supprimant ainsi le droit de travailler et de rester en France. Mais pourquoi donc garder la mère ? Probablement pour protéger les enfants qui restent intouchables, compte tenu des conventions internationales. Probablement seulement car l’on les retrouve bien souvent en compagnie de leur parents, donc, emprisonnés dans les centres de rétention et expulsés comme leurs parents, au moment où bien des pays (dont la France mènent bataille pour davantage faire reconnaître les droits de l’enfant.

Dans son neuvième article enfin, la déclaration des droits de l’enfant adoptée et signée par tous les états membres de l’ONU indique : " Les états parties veilleront à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents, sauf en cas de nécessité absolu et dans le l’intérêt supérieur de ce dernier ".

Est-ce pour cet intérêt qu’un père se trouve actuellement séparé des siens ? Est-ce un façon de respecter son droit à l’éducation de ses deux parents ?

Si l’on voudrait appliquer la loi le plus justement possible, il faudrait, à l’occasion de cette reconduite à la frontière, exiger aussi à cette famille toulousaine de restitution de tous les avantages et droits perçus durant tout ce temps en sa qualité de française.

Considérant que la préfecture est responsable de cette situation, ce que confirme le Secrétaire Général dans ses déclarations à la presse, RESF a demandé au Préfet de la Haute Garonne de procéder à la régularisation de l’ensemble de la famille.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

D’INGRID BETANCOURT A MOUSSA KAKA

D’INGRID BETANCOURT A MOUSSA KAKA

Que nous en soyons conscients ou non, des grandes villes aux régions les plus pauvres de la planète, un acte terroriste peut survenir à tout moment sous ses diverses formes. Nous avons peur d’être enlevés ou de mourir pour des idées, celles (en plus) des autres que nous ne partagerons probablement jamais d’ailleurs.

De l’Irlande du Nord d’il y a quelques années à l’actuel Moyen-Orient, des pays les plus puissants aux hameaux invisibles sur une carte, le terrorisme frappe encore et toujours, profitant d’une médiatisation chaque fois plus importante.

Télévisions, radios et journaux nous ont tellement habitué aux attentats à la bombe, assassinats et enlèvements que l’on en arriverait à comprendre ceux qui en deviendraient désormais insensibles, commençant par ce fait à rendre normal et concevable ce qui ne saurait l’être.

Bien qu’il puisse paraître simple de définir le terrorisme, il n’en demeure pas moins que tout dépend du camp où se place l’observateur que nous sommes. Si le libanais, l’irakien, le touareg, le palestinien ou l’israélien n’auront jamais le même avis sur cette question, combien de fois les autres, qu’ils en soient déjà frappés ou non ? Un état peut-il être terroriste ou l’encourager ? N’est-il que le moyen de lutte de ceux qui ne sont pas au pouvoir et qui cherchent à y arriver par tous les moyens dont le terrorisme ?

Si c’est le cas, quelle définition alors trouver pour les actes de ceux qui, constituant l’autorité désignée, traiteraient de manière non prévue par les lois du pays, des citoyens qui ne sont pas de leur avis ou qui ne font que leur métier, informer ?

Quelle que soit la définition qu’on en donne, le terrorisme signifie toujours violence aveugle pouvant s’exercer bien plus loin que les régions concernées, enlèvements et mort d’innocents.

Depuis près de deux mille jours, Ingrid Betancourt est restée la mère, la fille, l’épouse ou la sœur des siens et par extension, tout cela pour tous parceque nous étions tous par elle touchés. Elle a été de toutes les nationalités. Sans nulle doute, cette courageuse femme (politique) a eu droit à tant de marques d’amour que seule la mort viendra effacer de sa mémoire, mais de la sienne seulement. Bientôt, nous autres n’y penserons plus.

Elle entre (Dieu merci) vivante dans le livre d’une belle histoire de solidarité internationale, ce que nous souhaitons à des millions d’autres qui restent prisonniers quelque part dans ces mondes aux revendications multiples.

A qui le tour ? Voilà que se met à parler le cœur pour un confrère dont le corps de métier demande la libération. Le 20 septembre 2007 Moussa KAKA, directeur de la station privée Radio Saraounia, correspondant nigérien de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières, a été arrêté dans les locaux de sa radio au Niger.

Accusé de "connivence" avec les rebelles, Il a été inculpé de "complicité de complot contre l’autorité de l’Etat". Il semblerait que les preuves accablantes retenues contre lui soient des relevés d’écoutes téléphoniques de conversations entre l’un des chefs rebelles, Alagi Alambo et lui.

Imaginons un journaliste qui nous informe sur la foi de sa seule sincérité, quel degré de crédibilité lui accorderions-nous ? Selon reporters sans frontières, ce journaliste, qui couvre depuis 15 ans la question touarègue, n’en est pas à sa première arrestation pour des motifs similaires.

Depuis cette dernière, Moussa, tu attends ton procès, confiant et clamant ton innocence. Toutes les radios privées te soutiennent et partagent ta souffrance, tu n’as peut-être fait que ton travail.

Dans ce conflit nigérien où les autorités régulières et les touaregs s’accusent mutuellement d’actes terroristes divers, comment connaîtrions-nous la vérité s’il n’y avait de journaliste pour nous informer ?

Ingrid Betancourt libérée, il est temps pour tous de demander un jugement équitable pour Moussa Kaka, ainsi que sa libération si rien d’autre que son travail ne lui est reproché. En toutes circonstances, le besoin de liberté procure la même joie à tous.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le jour de gloire arrivera

Le jour de gloire arrivera

La démocratie ou gouvernement par le peuple, a commencé à remporter un succès considérable à travers le monde à la fin de la première guerre mondiale, bien qu’au cours des années 20 et 30 du siècle dernier, elle ait aussi commencé à céder le pas à la dictature dans diverses régions du globe.

Après la seconde guerre mondiale, est venue l’heure de l’Afrique ; C’est la décolonisation massive dans les années 60 à 70, beaucoup d’états deviennent indépendants.

Près d’une cinquantaine d’années plus tard, la démocratie est devenue réalité pour un peut-être, ou deux de ces états et toujours illusoire dans le reste du vaste et riche continent. Même si ce mot donne souvent lieu à une vague de contestations, elle arrive quand même, à pas lent mais certain. Combien de temps faudra t-il pour cela ?

Comme le disait un sage Touareg, cent ou mille ans, c’est beaucoup pour un homme et si peu pour tout un peuple. Si ce n’est une mode qui ferait une longue saison et s’en irait, les fils et les filles d’Afrique finiront bien par vivre un jour cette démocratie tant citée mais jamais vécue selon eux.

De l’Algérie au Zimbabwe, en passant par le Mali, le Niger ou la Guinée Equatoriale, le peuple parlera à la place de quelques groupes rebelles et des gouvernements qui n’écoutent pas encore.

Alors, viendra certainement le temps rêvé d’un correspondant de FRANC-PARLER (nous écrivant dernièrement) où, échangeant une dessin d’enfants contre un présidentiel sourire nous disait : " Nous espérons rapidement voir arriver la paix et le dialogue ".

Cher correspondant, vous êtes Français de Montauban. Franc-parler salue votre démarche ainsi que celle de bon nombre d’hommes et de femmes de votre région qui se reconnaîtront. Votre esprit d’abnégation vous interdit de vous entendre nommer.

Continuez, le monde vous en sera reconnaissant.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

AFRICAJARC A 10 ANS ! DEJA ?

FESTIVALS D’ETE :

AFRICAJARC A 10 ANS ! DEJA ?

On a volontairement vite fait d’oublier, ou alors de simplement couvrir la petite flamme qui a pris demeure dans les cœurs des cajarquois depuis le jour où, s’inspirant du mode de vie empreint de convivialité, d’amitié et d’amour pour les choses les plus simples mais procurant les joies les plus profondes, les organisateurs de la première rencontre culturelle à physionomie africaine de la ville de Cajarc (dans le département français du Lot), ont tourné leurs regards vers le continent noir.

Certains venaient de longuement y séjourner dans un cadre professionnel et ne retrouvaient presque plus leurs repaires dans ce qu’il a toujours été convenu d’appeler : « la grande civilisation ». Désormais se sentir à l’étroit ici dans la ville rendue célèbre par Georges Pompidou qui en a été le Maire avant sa présidentielle montée à Paris, l’écrivaine de talent Françoise Sagan qui y est née et retournée en dernière demeure, sans oublier Coluche avec un de ses célèbres sketchs.

Il était désormais question pour ces africains « devenus », si non de reconstituer leur sahel ici, alors de présenter à leurs concitoyens, un vivant récit de leur séjour en terres baignées de soleil. AFRICAJARC est né, on a peine à croire que l’histoire dure dix ans. " Déjà " !!

La ville s’est levée tôt pour faire de cet anniversaire un événement qui donne à chanter en chœur les petites centaines des premiers visiteurs du défie, et la vingtaine de milliers de spectateurs qui affluent désormais chaque jour de festival dans la ville qui a dédié la plus grande partie de sa superficie à la réalisation de l’événement AFRICAJARC.

Cette année 2008, rendez-vous est donné à tous du 24 au 26 juillet. Deux parrains ont été désignés : Tiken Jah Fakoly et Manu Dibango, comme pour fusionner et réunir toute l’Afrique musicale en un même lieu.

AFRICAJARC est un lieu de rencontre pluridisciplinaire où s’invitent écrivains, plasticiens, cinéastes et artisans divers. Incontestablement, avec ses 400 bénévoles (le tiers de la population de la ville), c’est à ce jour, la plus grande manifestation culturelle invitant l’Afrique en France.

Vous demandez-vous encore où vous passerez une partie de vos vacances d’été 2008 en France ? Nous, non, le choix est fait et il se devine facilement.

Site Internet : www.africajarc.com

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

QUAND UN TOUAREG PARLE DE LUI.

QUAND UN TOUAREG PARLE DE LUI.

Un petit touareg à l’école est vu par ses frères comme quelqu’un qui est en train de se perdre, un homme fragile qui ne peut supporter le mode de vie du désert, incapable de se débrouiller tout seul. Si l’on demandait son avis, il n’accepterait pas d’y aller. Ses frères ont, eux, la chance de ne pas être sacrifiés.

Pour envoyer les touaregs à l’école, il faut non seulement les recruter, mais aussi les obliger à y aller. Dans tous les cas, ils trouveront également plusieurs occasions de s’en évader.

L’école a réussi aux sédentaires qui ont fait de longues études, ils occupent les postes les plus importants dans l’administration du Niger et d’ailleurs. Les Touaregs sont en marge de ceci ; ils essayent leur intégration. La diaspora s’est créée dans beaucoup de pays africains, elle fait connaître la problématique Touareg qui est assez compliquée.

Dans mon livre " TOUAREG DU VINGT UNIEME SIECLE ", je voulais sortir des clichés : hommes bleus, fascinants, anti-frontières, anti-ordre établi, pour dire que c’est un peuple comme un autre qui a ses impératifs, ses difficultés et ses doutes. C’est la sécheresse, les problèmes économiques et politiques, mais aussi des problèmes de communication entre individus.

Au vingt unième siècle encore, le Touareg ne sait pas quand il est né. C’est une question culturelle. C’est inimaginable pour quelqu’un d’une autre culture de ne pas déclarer la naissance d’un enfant ; Chez nous, on n’a besoin de pièce d’identité que lorsqu’on veut voyager. Cela ne sert à rien dans notre quotidien puisque nous n’avons ni sécurité sociale, ni compte bancaire. Et nous faire enregistrer enfin ne demande pas une journée.

Mais petit à petit, le mode de vie des autres nous poursuit et nous atteint. Les problèmes écologiques nous concernent à plus d’un titre aussi. Qu’un l’activation d’un interrupteur électrique se fasse ailleurs sur la planète, cela ne dit rien à un Touareg ; mais de lui dire que les problèmes générés par ce geste peuvent arriver jusqu’à lui, cela lui parle.

ISSOUF AG MAHA, écrivain nigerien

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Une destination parmi tant d’autres.

Une destination parmi tant d’autres.

Michèle, vous avez voulu avoir des informations sur le Cameroun que vous avez choisi pour vos vacances, nous sommes heureux de vous présenter sur les lignes qui suivent, les principaux points sur ce pays qui ne fait pas trop parler de lui.

Le Cameroun, en raison de sa position géographique médiane dans le continent africain, regorge de ressources touristiques considérables lui valant l’appellation non négligeable "d’Afrique en miniature".

Le Cameroun, c’est une conjonction harmonieuse de la forêt dense, de la savane arborée et giboyeuse, ainsi que de vastes plaines qui échouent sur des vagues de l’Océan Atlantique en furie, le tout dominé par une chaîne montagneuse dont le pic pointe à 4100 mètres d’altitude, c’est le « CHAR DE DIEU ».

Dans cet unique pays dont le nom vient du portugais "crevette ", se côtoient près de 280 langues, donc des ethnies à la culture et au folklore saisissants. Parlez l’une des principales langues exotiques (en dehors du français et de l’anglais qui sont des principales) si cela vous dit, et vous trouverez toujours quelqu’un pour vous répondre dans cette colonie allemande prise aux portugais et reprise par les français et les anglais. L’espéranto y est aussi bien présent.

Le Cameroun réunit sur son sol la quasi totalité de ce que la nature a donné de manière éparse et inégale aux autres pays d’Afrique

Ce pays d’Afrique centrale est situé au fond du golfe de Guinée et limité au Nord par le Tchad, à l’Est par la République Centrafricaine, au Sud par le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale, à l’Ouest par le Nigeria, tous, de voisins avec lesquels il vit en paix, lorsque ne vient pas de temps en temps faire sentir sa présence un certain, toujours le même. Le Cameroun a une superficie de 475 440 km2 pour une population de plus de 18 millions d’habitants.

Sans conteste, ses "Plus Touristiques" jusqu’à présent et malheureusement moins bien médiatisés malgré la création de structures devant servir à cet effet, dont un office de tourisme à Paris, sont des meilleures que la nature puisse réunir en un même lieu. Jugez-en :

Relief, climat, faune et flore, peuples et traditions. Cette particularité peut et permet surtout à ceux qui savent l’exploiter, de développer tout au long de l’année plusieurs types de tourisme différents : balnéaire, de montagne, tourisme de congrès et d’affaires, safari, chasse, éco-tourisme et tourisme culturel.

Pour vos vacances, félicitations Michèle, vous venez de choisir toute l’Afrique dans un seul pays. Puisque vous changez de destination chaque année, nous serons heureux de vous en présenter une autre, d’Afrique, pour votre prochain voyage.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

EN AVANT LA LIBERTE

EN AVANT LA LIBERTE

Le 7 juillet 1986, naissait le cinq milliardième habitant de la planète terre. Quel avenir pour cette jeune personne qui doit aujourd’hui avoir 22 ans ?

En réalité, quel avenir cet humain qui n’a pas demandé à avoir la vie est-il contraint d’affronter aujourd’hui, en même temps que ceux qui ont jadis été à sa place et ces autres qui y seront bientôt ?

Si le jour vient comme ne cessent de le marteler le slogans politiques, ce jour où nous pourrons mordre dans cette liberté comme dans une belle pomme, à condition que nous vivions sous la gouvernance de celui-ci et non de l’autre, alors il est plus que jamais temps de savoir ce que veut dire le mot « liberté », mais surtout si les humains sont tous égaux devant cette belle tant convoitée.

S’agit-il de la permission de faire tout ce qui nous plaît ? Dans ce cas, ceux que nous gênerions n’auront-ils que le devoir de nous voir faire ?

Sinon, il se pourrait, comme le soutiennent certains, qu’il existe plusieurs libertés ou alors, biens des conceptions de celle que l’on veut unique :

Une conception, en vertu de laquelle chacun fait à sa guise.

Une autre, qui consiste à nous sentir le devoir de faire, dans un cercle bien défini, ce que nous nous engageons à réaliser.

Dans tous ces cas, l’idée d’une permission reste soulevée ; Serions-nous donc soumis à quelqu’un ou à quelque chose malgré nous ? Quel prix faut-il payer pour en être débarrassé ? Il y aurait donc toujours une ligne restrictive à l’horizon de nos volontés et de nos libertés.

En mélangeant dans un même récipient les mots " liberté, interdit, restriction, tolérance, ordre, autorité et anarchie ", il devient un peu plus compliqué de se prononcer sur cette liberté que nous chérissons tant.

Bonne vacances et heureuses libertés.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

EDOUARDO BB DANS LE CERCLE DES GRANDS


EDOUARDO BB DANS LE CERCLE DES GRANDS

Né sous les chants et le vent à Douala (Cameroun) en 1970, EDOUARDO BB semble aujourd’hui nager sans peine d’une rivière de rythmes à l’autre, nous renvoyant par la variété de ses compositions, le reflet de cette richesse et de cette ouverture d’esprit propres à ces gens pour qui le monde n’est qu’un vaste fleuve arrosant volontiers monts et plaines, à condition de le laisser faire.

Il débute son initiation artistique à 6 ans avec ses amis de quartier, par admiration pour les aînés. Les percussions l’intéressent alors ; Faute de pouvoir en acquérir une, il fabrique se première batterie. Grâce à deux membres de la famille dont une cousine, l’enfant découvre ensuite les plaisirs de la guitare dont il ne se séparera plus.

Puis arrive le temps des prestations au sein des formations des collèges et lycées, des tournées à travers le pays dont la diversité ethnique et linguistique est un précieux atout qui va lui ouvrir bien des portes ; Cette expérience transparaît dans ses compositions qui mettent l’accent sur la quasi-totalité des langues (entre huit et dix) locales parlées autour de lui.

L’envie de progresser le pousse, paris le reçoit en 2001. Cette ville et ce pays qu’il posait sur l’aboutissement de ses rêves, cet l’Eldorado culturel et d’ouvertures se transforme en contraignantes réalités pour l’immigré. Cette vie de privations l’inspire, il compose "Paris C dur ". Le premier album d’EDOUARDO BB inaugure les bacs en 2005 sous le titre : " La vie comme elle va ". Travail aux sensibilités diverses, comme pour présenter toute l’étendue des capacités d’adaptation et de transformation de l’artiste. Cette « vie qui va », revient à ses origines en 2008 sous forme de tous les rythmes de sa prime enfance, dans un second album qu’il intitule à juste propos : "Bassa Panorama". E.B.B y bénéficie de l’expérience et du concours de musiciens des plus en vue du moment dans son pays d’origine, façon pour ces derniers de reconnaître en l’artiste un talent nourri de sérieux et de travail ; Excellent retour aux sources.

Après un enrichissant voyage musical sur les terres noires et métisses d’ailleurs. « Bassa Panorama » est un très bel égrenage des mélodies et rythmes des traditions des "Ngola, assiko, makossa, makounè et autres essewe". De temps en temps, on sent même passer un vent de bikoutsi et de benskin » entre ses notes, ce qui laisse imaginer le prochain champ d’investigation du prospecteur des rythmes.

A recommander dans « Bassa Panorama » : la plage ayant donné le titre à l’album, ainsi que « MBOA » qui est une passionnante et nostalgique ode pour les terres de ses ancêtres.

Bienvenue à BB dans la cour des grands, il est devenu une pointure avec laquelle il faudra désormais composer.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

La tuberculose a frappé à Tournefeuille

La tuberculose a frappé à Tournefeuille

Selon La Dépêche du Midi et le Monde du 30 juillet 2008, une animatrice du centre de loisir de la commune de Tournefeuille crachait du sang et avait de la fièvre depuis quelques jours. Vendredi 25 juillet, elle a consulté un service d’urgence d’une clinique toulousaine… qui a diagnostiqué une tuberculose.

Il semble que le département de la Haute Garonne signalerait annuellement une centaine de cas de tuberculose par an, et ce n’est pas le département le plus touché en France. Des sept cents personnes ayant été en contact avec la malade, cent vont faire l’objet d’un suivi particulier à Tournefeuille où la jeune femme a travaillé du 30 mai au 2 juillet sans savoir, dit la presse, qu’elle était atteinte.

Tournefeuille, célèbre pour ses activités culturelles dont un festival sur la non violence, est l’une des seules villes en France à avoir rendu hommage au président sénégalais, académicien et poète, « grand ami de la France », décédé en décembre 2001.

Le jour de cette cérémonie, voici deux phrases fortes des discours prononcés :

1 [Léopold Sédar Senghor] aurait sans doute mérité plus de reconnaissance des plus hautes autorités françaises dont l’absence lors de ses obsèques à Dakar fut remarquée. »

2 « La France et le Sénégal se sont partagés Senghor toute sa vie. (...) Les Sénégalais et les Français resteront dans un partenariat éternels. » (...) Cette cérémonie tribale est très émouvante, je voudrais au nom de tous mes compatriotes ici présents remer cier M. le Maire, ainsi que tous vos compatriotes de Tournefeuille, qui ont accepté avec nous d’honorer un grand homme du vingtième siècle. »

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Belgique - Afrique : Expulsion d'un sans papiers. Trois personnes résistent. SN Brussels Airlines complice ?


Belgique - Afrique : Expulsion d'un sans papiers. Trois personnes résistent. SN Brussels Airlines complice ?

SN Brussel : camer.beDes expulsions d’étrangers ont régulièrement lieu sur des vols commerciaux de la compagnie Brussels Airlines au départ de Bruxelles. Il arrive que des passagers expriment leur inquiétude quant à la manière dont les personnes expulsées par la force à bord de leur vol sont maltraitées par les policiers qui les accompagnent.

A plusieurs reprises, des passagers qui avaient manifesté pacifiquement leur désapprobation avant le décollage ont été débarqués de l’avion, insultées, maltraitées, parfois détenus quelques heures et interdits de vol par la compagnie Brussels Airlines.

Le 8 juillet dernier à Bruxelles, pour bien expliquer leur situation à la communauté nationale et internationale lors d'une conférence de presse au cours de laquelle Camer.be avait pris part aux travaux, ces trois passagers victimes des scènes de violences et de tortures dans les vols de la compagnie aérienne SN Brussels Airlines ont fait des révélations accablantes..

Voici les témoignages recueillis lors de cette conférence de presse à Bruxelles le 8 juillet 2008. Un reportage signé de Chris Den Hond (voir http://www.camer.be/index1.php?art=2780)
biya69
Belgique Tout ce témoignage n'est que mensonge. J'étais à bord de ce vol. Tout ce que vous racontez est FAUX
Africain
Belgique biya69 >> Pourquoi n'avez-vous pas la vérité courageuse ? Cette conférence était publique et d'ailleurs annoncée sur ce site , il fallait s'y rendre afin de confonter votre "vérité" à la leur.
J.SARKOZYII
Ireland BIYA69,Va au diable,t'es qu'un retarder mental gater par le RPDC,pour toi c'est toujour BONNET BLANC....BLANC BONNET.
Tes points de vues ont toujours flous et parfois munis de la confusion totale,alors ferme ta sale gueule qui pue.

Tu etais dans ce vol pourquoi t'as pas reagir pauvre petit cretin du RDPC.

Arrete ta fanfaronade,il ya eu un jeune homme qui a perdu la vie dans cette Histoire.T'as aucun sentiment humaine.
aziz de ntaba
United Kingdom A BIYA69, EH BEH TRES BIENsi tu etais dans ce vol,s'il te plait apportes nous ton temoignage(ta verite),c' tout ce qu'on veut; la verite...LE GROS C.L DE TA MERE.chaque fois que tu fais des sorties et entrees de ton trou, regarde tres bien a gauche et a droite, car nous avons decider de te faire payer un petit prix...STUPID MOTHER FUCKER.
LE VENT
United Kingdom Y'a toujours des petits MERDEUX dans la vie. Des gens qui sont la pour detruire ce qu'on construit. Biya69 fait partie de ceux la.
calmass
United Kingdom BIYA69: tu es con,null,id-i-ot,pilleur,destructeur et pour finir PE=DE comme le speudo que tu portes.c'est pas ce qu'on attend de vous,vous murmurez toujour derriere alors qu'il faut parler comme citoyens qui veut le bien de son peuple.tu prends toujour la defence des gens mauvais,je me demande si tu es normal a la fin fils de rat.ta part de vérité se dit dans le wc?alors qu'il faut la publier devant tt le monde? chi=en pourquoi n'as tu pas temoigné comme tout le reste?tu merites une bonne raclée
Afreeca
United States Biya69 je suis avec toi
Nous savons tous que les camers aiment raconter les histoires,si c'est pas SN Brussels qui transporte les sans papiers,ce sera une autre compagnie (feu Camair meme transportait aussi).
Nous retrouvons toujours les meme noms:
Folefack Ebenizer (paix a son ame)
Ngajui Fosso Serge
pas d'Amougou,Aissatou,Djem,Fru
On prend les meme et on recommence et on dira qu au Camer il y a 250 ethnies
jeanne
Belgique Incroyable BIYA09,tu es camerounais ou bien
au lieu de soutenir tes fréres tu dis qu'ils mentent
incroyable pauvre de toi
biya69
Belgique Pour votre info, je ne suis pas du RDPC. je suis belge et blanc. J'ai vécu dans votre pays 10 ans, c'est tout. Et le peux me permettre de juger. Continuez vos disputes tribales, si c'est ca qui vous intéresse uniquement...
Africain
Belgique biya69 >> Quand les flamands et les wallons se disputent ça s'appelle ... ?
J.SARKOZYII
Ireland BIYA69 ou FLAMAND69,Tu passait tes journees au Cameroun pour faire de la PEDOPHILIE sur les jeunes filles et garcons.

Pauvre Feniants,va d'abord resoudre le probleme qui minent votre pauvre sale pays,FLAMAND CONTRE WALLONS.Espece depso,violeur d'enfants Africains.

Va au diable cochon grater,gorille blanc,espece de genocitaire du RWANDA et du CONGO.
Racist de merde,que viens tu chercher dans ce forum?
calmass
United Kingdom BIYA69: tu ne pouvais que etre blanc petit [CON] tu fais parti des blancs qui abusent les petites filles en afrique?ce que vous ne faites pas chez vous,mais vous le faites en afrique,propagez les maladies.tu n'es un pauvre i-dio=t de merde,petit con,combien de fois on ta brutalisé au cameroun pour les papiers? sale race de merde.
Tamdja
Italy Biya69 ELAN AZOUT, ME BI ELAN

Je te rote à la gueule
Francky
Germany oh toi le blanc a la mauvaise peau la on t´a dis avoir besoin de ton temoignage sur ce sujet ?
et pr ta gouverne ce ne fut pas slement les africains lors de la conference de presse et en plus fallait alle y mettre tes argument en valeur pauvre rouge gorge de ton espece hoe de couleur coe ca .

!!! FRANC-PARLER !!!



!!! FRANC-PARLER !!!
Bés Ba ! ... L’espace des gens sans problèmes !!! (Par Jean Claude NYOUNG)
Publié le mercredi 21 février 2007.


120 MINUTES ENSEMBLE, DANS LA BONNE HUMEUR ET LA JOIE DE VIVRE ! UN SECRET : SIMPLEMENT ECOUTER, PARTICIPER SI ON LE DESIRE, LA MAGIE DU FRANC-PARLER FERA LE RESTE. C’EST... POS...SI...BLE !!!

DIRECT SAMEDI, DE 09h00 à 11h00
RENDEZ-VOUS AVEC ... VOUS
1 Producteur - 1 Technicien et Nous

Démarrer le week-end dans la bonne humeur... Dormir debout, malgré un lit qui refuse la position verticale... Oublier les soucis de l’instant... Dissoudre nos problèmes dans un océan de joie contagieuse, tout est possible pour les auditeurs de "FRANC-PARLER".

LES DIVERSITES FRANCAISES S’EXPRIMENT :

Infos, Reportages, Interviews, Débats interculturels, en consommant toutes ces musiques qui n’oublient personne.

Emission préparée et présentée par Jean-Claude NYOUNG

UNE RIVIERE DE RENCONTRES PARSEMEE DE PEPITES D’ENTRETIENS AU COEUR DES DIVERSITES.

Lettres à : CANALSUD, 40 rue A. Dumeril 31400 Toulouse (France)

Intervenir en direct : 00 (33) 5 61 53 36 95

Courriel : jeanclaude@canalsud.net

L'UE salue la décision de la justice turque sur l'AKP


Par AFP (texte) / Pauline Godart (vidéo)

L'Union européenne a salué le rejet mercredi par la justice turque d'une demande d'interdiction du parti AKP au pouvoir qui évite de nouvelles tensions avec Ankara, mais a également maintenu la pression sur les autorités turques qui doivent relancer les réformes.

"La décision de la Cour constitutionnelle de ne pas interdire l'AKP est une bonne nouvelle", a déclaré à l'AFP Cristina Gallach, porte-parole du diplomate en chef de l'UE Javier Solana.

"Bien sûr, nous devons la lire en détail, mais c'est positif. La Turquie s'éloigne d'une situation tendue et nous espérons vraiment que cette décision de la Cour contribuera à rétablir la stabilité politique en Turquie", a-t-elle ajouté.

Malgré leur soulagement évident, les Européens, qui se préparaient à une interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir depuis 2002, n'ont pas débordé de joie mercredi, insistant surtout sur les réformes que la Turquie doit relancer pour poursuivre son processus d'adhésion à l'Union européenne.

"J'encourage à présent la Turquie à reprendre avec toute son énergie les réformes pour moderniser le pays", a ainsi déclaré le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn dans un communiqué. L'interdiction de l'AKP aurait certainement entraîné des législatives anticipées, arrêtant du même coup toute réforme.

Olli Rehn a en particulier réclamé "l'alignement des réglementations de la Turquie sur les partis politiques avec les standards européens", selon lui "essentiel".

Depuis le début de la procédure judiciaire contre le parti du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, M. Rehn a plusieurs fois demandé à la Turquie d'adopter les principes du Conseil de l'Europe "sur les bonnes pratiques des démocraties" qui disent que l'interdiction d'un parti politique "ne peut être justifiée que pour les partis qui appellent à l'utilisation de la violence ou utilisent la violence comme moyen politique pour renverser l'ordre démocratique constitutionnel".

Le commissaire, tout comme la présidence française de l'UE, a également appelé les différents acteurs politiques turcs à travailler ensemble "pour des réformes durables sur base d'un consensus".

L'UE "invite tous les acteurs politiques turcs à résoudre leurs divergences dans un esprit de dialogue et de compromis, en respectant l'Etat de droit et les libertés fondamentales", a insisté la présidence de l'UE dans un communiqué.

Forte de toutes ces recommandations, l'Union, "attentive au fonctionnement démocratique des institutions, continuera à suivre avec attention la situation en Turquie", a-t-elle ajouté.

Même si la décision de la justice turque a évité un scénario de crise qui aurait pu aller jusqu'à l'arrêt des négociations d'adhésion de la Turquie au bloc européen, commencées en 2005, le lent processus d'adhésion ne va pas être accéléré pour autant.

La présidence française de l'UE compte ouvrir d'ici la fin de l'année deux ou trois chapitres parmi les 35 qui jalonnent les négociations. Cet "objectif reste", a indiqué un diplomate français mercredi.

Huit chapitres sont pour l'instant ouverts -et un fermé- mais 18 sont de facto gelés, dont cinq par la France qui les considère comme "directement liés" à une adhésion qu'elle ne souhaite pas au bout du compte.

La Cour suprême rejette un dernier recours de Zuma


Par AFP

Le favori pour la présidence en 2009 en Afrique du Sud, Jacob Zuma, a perdu jeudi un dernier recours avant son procès pour corruption qui s'ouvre lundi, la Cour constitutionnelle ayant refusé d'invalider des documents à charge.

"Tous les recours contre les perquisitions sont rejetés", a déclaré le président de la Cour, Pius Langa. "En conséquence, la décision de la Cour suprême est validée", a-t-il ajouté.

Jacob Zuma, président du Congrès national africain (ANC), avait demandé à la Cour constitutionnelle d'invalider des perquisitions effectuées en 2001 et 2005 jusque dans l'île Maurice.

En novembre, la Cour suprême avait validé ces perquisitions, ce qui avait permis de réintégrer dans le dossier d'accusation des documents clés. En conséquence, Jacob Zuma avait été inculpé le 28 décembre pour fraude et corruption, notamment, dans le cadre d'une enquête impliquant le groupe d'armement français Thales.

M. Zuma, qui devrait être le candidat de l'ultramajoritaire ANC aux élections de 2009, a toujours clamé son innocence. Son procès ouvre lundi à Pietermaritzburg (sud-est).

Bush réduit la durée de rotation des troupes en Irak


Par AFP


Les progrès réalisés en Irak semblent durables même s'ils sont encore réversibles, a estimé jeudi le président américain George W. Bush.

Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad Ryan Crocker "indiquent qu'il semble désormais que les progrès que nous avons faits ont un certain caractère de durabilité", a déclaré le président dans une allocution télévisée.

Il a néanmoins indiqué que les deux hommes avaient aussi prévenu "que les progrès réalisés restent réversibles".

Le président a souligné que "la violence en Irak est à son plus bas niveau depuis le printemps 2004".

Il a également fait état de "progrès" dans les négociations avec le gouvernement irakien sur la présence à long terme des Etats-Unis en Irak et annoncé que, dès vendredi, les rotations des troupes de combat américaines dans le pays seront ramenées de 15 à 12 mois.

Six athlètes russes suspendues pour dopage


Six sélectionnées olympiques russes, dont Yelena Soboleva, ont été suspendues par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), pour convergence d'ADN lors de contrôles antidopage, a annoncé jeudi la Fédération russe d'athlétisme.

"Nous avons reçu une lettre de l'IAAF indiquant que six de nos athlètes étaient temporairement suspendues: Yelena Soboleva, Daria Pishchalnikova, Gulfia Khanafeyeva, Tatiana Tomashova, Yulia Fomenko et Svetlana Cherkasova," a déclaré le président de la fédération russe, Valentin Balakhnuchev.

"La raison de la suspension est une convergence d'ADN entre les échantillons donnés par les athlètes pour un contrôle antidopage l'année dernière, a-t-il ajouté. Cette décision détruit les espoirs de nos athlètes de participer aux jeux Olympiques."

Soboleva détient le record du monde de 1500 m en salle (3:57.71) depuis le 9 mars 2008, et elle a réalisé la meilleure performance de l'année sur 800 m en 1 min 54 sec 85, prenant la place de 5e coureuse de tous les temps sur cette distance.

Khanafeyeva a remporté l'épreuve du marteau lors des Championnats de Russie, le 19 juillet à Kazan.

Une vidéo dévoile un peu de la cérémonie d'ouverture


Par Reuters (texte) / N.Perez (vidéo)

PEKIN, 31 juillet (Reuters) - Une chaîne de télévision sud-coréenne a diffusé mercredi des extraits de la répétition de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, enflammant les esprits sur internet, tout en assurant s'être procuré les images légalement.


Cette diffusion n'a pas manqué d'irriter le Bocog, le comité d'organisation des Jeux, qui a fait signer des accords de confidentialité à tous les acteurs de la cérémonie mise en scène par Zhang Yimou.


"Nous sommes déçus, mais les extraits ne donnent pas une pleine idée de la cérémonie d'ouverture. Attendons les magnifiques performances à l'ouverture des Jeux le 8 août", a déclaré Sun Weide, porte-parole du Bocog, à l'agence Chine nouvelle.


Certains internautes chinois ont accusé la chaîne SBS d'avoir enfreint les lois sur les secrets d'Etat, dénoncé les actes de "paparazzi" ou encore appelé au boycottage des produits sud-coréens. D'autres se sont plus calmement interrogés sur les raisons d'une telle lacune dans la sécurité.


"Nous y sommes allés, et personne ne nous a arrêtés. Alors on a filmé", s'est défendu un reporter de la chaîne privée, l'une des trois à détenir des droits de retransmission des Jeux.


SBS a diffusé une minute d'images environ, montrant des scènes évoquant l'histoire et l'avenir de la Chine ou encore le déroulement d'une sorte de grand parchemin.

Netanyahu réclame des élections anticipées


Par AFP (texte) / Yara Jamali (vidéo)

Faucon convaincu, ultra-libéral sur le plan économique, Benjamin Netanyahu rêve de remettre en selle la droite nationaliste israélienne et se présente comme la seule alternative pour succéder à Ehud Olmert au poste de Premier ministre.

Dans la foulée de l'annonce mercredi par Ehud Olmert de sa démission prochaine, "Bibi", ancien Premier ministre âgé de 58 ans, s'est immédiatement positionné, affichant sa volonté d'envoyer aux oubliettes l'actuel gouvernement en prônant des élections anticipées.

L'opinion publique l'en juge tout à fait capable.

Ainsi, dans l'hypothèse d'élections anticipées, M. Netanyahu est crédité du soutien de 36% des personnes interrogées contre 24,6% pour l'actuelle ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et 14,9% pour le ministre de la Défense et chef du parti travailliste Ehud Barak, selon un sondage publié mercredi.

Selon ce même sondage, rendu public par la chaîne "10" (privée), il obtiendrait 36,6% des suffrages s'il était opposé à un autre faucon, Shaoul Mofaz, du Kadima, (12,4%) et à Barak (14,8%).

Celui que l'on surnommait le "magicien", expert ex-médias, espère récolter les fruits d'un travail acharné pour faire oublier l'échec cuisant des dernières législatives de mars 2006.

Accusé par ses troupes d'être responsable de cette défaite, la pire enregistrée par son parti, il a fini de panser les plaies de la scission initiée par Ariel Sharon, en novembre 2005, pour fonder le parti centriste Kadima.

Attendant habillement son heure, il a exploité les ratages de la dernière guerre du Liban (juillet 2006) et une série de scandales politico-financiers qui ont miné Ehud Olmert avant de le mettre à terre.

Celui qui fut en 1996 le plus jeune Premier ministre de son pays et le premier chef de gouvernement né après la création d'Israël en 1948 espère ainsi constituer une majorité parlementaire à partir des 12 sièges de son parti, sur les 120 sièges que compte la Knesset.

"Si je suis élu, je constituerai un gouvernement d'union, et non pas un gouvernement issu de combines", a-t-il promis jeudi.

"Ce gouvernement est en bout de course. Peu importe qui sera à la tête du Kadima. Il faut laisser le peuple décider avec de nouvelles élections", a ajouté l'ancien Premier ministre.

Critiqué sur sa politique économique lorsqu'il était au pouvoir, c'est sur le volet palestinien qu'il apparaît le plus en phase avec la majorité de l'opinion.

Conscient que la plus grande partie des Israéliens rejette des concessions territoriales, "Bibi" souhaite soumettre à referendum tout éventuel retrait de Cisjordanie.

Il refuse par ailleurs une quelconque partition de Jérusalem, propose une politique économique ultra-libérale et rejette des concessions en faveur des Palestiniens qui pourraient selon lui mettre en danger la sécurité d'Israël.

Farouche opposant aux accords israélo-palestiniens d'Oslo (1993), il avait cependant été contraint de céder aux pressions américaines en concluant deux accords avec Yasser Arafat lorsqu'il était Premier ministre.

Son échec électoral de 1999 face à Ehud Barak a été suivi par des problèmes avec la justice, pour lui et son épouse Sarah, une ancienne hôtesse de l'air. La justice avait renoncé à l'inculper dans une affaire de corruption faute de preuve.

Pur produit de l'élite ashkénaze, qui a fondé Israël, il a passé toute sa jeunesse aux Etats-Unis, d'où son anglais parfait.

Débatteur habile, il a fait carrière dans la diplomatie, avant d'être élu au Parlement en 1988. Son ascension a ensuite été météorique, puisqu'il est devenu peu après vice-ministre des Affaires étrangères, puis, en 1992, chef du Likoud et leader de l'opposition.

Karadzic prend de court le TPI lors de sa comparution


Par France 24 (texte) / Cyril Vanier (vidéo)

Lire aussi le blog de Jean-Bernard Cadier : "Karadzic, le flamboyant est de retour"


L'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, inculpé de génocide depuis treize ans, s’est présenté sans avocat pour sa première comparution devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, à La Haye (Pays-Bas). Il a confirmé qu’il avait décidé de se défendre seul, précisant : "J’ai un conseiller invisible à mes côtés."



Lors de la comparution initiale, le juge a résumé les onze chefs d'inculpation retenus contre Radovan Karadzic - génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité - pour son rôle dans la guerre de Bosnie (1992-1995), qui a fait plus de
100 000 morts et 2,2 millions de déplacés.


Le coup réussi de Karadzic



Radovan Karadzic, 63 ans, est apparu en costume bleu sombre et chemise grise, les cheveux courts et plaqués en arrière. Arrêté le 21 juillet dernier près de Belgrade après onze années de clandestinité, il a été transféré mercredi aux Pays-Bas et a passé sa première nuit dans le centre de détention du TPIY.


Interrogé par le juge néerlandais Alphons Orie sur la décision de se prononcer s’il plaidait coupable ou non coupable, il a répondu : "Je n’ai pas tout à fait fini de lire l’acte d’accusation." "Cela ne m’intéresse pas qu’on me lise la mise en accusation, mais plutôt recevoir la nouvelle mise en accusation et avoir le temps nécessaire pour l’étudier", a-t-il ajouté.


Pris de court, le juge a interrogé le parquet, qui a confirmé qu’une version amendée de l’acte d’accusation était en cour d’élaboration. L’envoyé spécial de FRANCE 24 à La Haye Cyril Vanier estime que "c’est un coup réussi pour Radovan Karadzic".


Cyril Vanier témoigne également de l’étonnement général face à un nouvel acte d’accusation alors qu’il en existe un depuis quinze ans. "C’est peut-être dans l’intérêt du procureur Serge Brammetz de réduire le nombre de chefs d’accusation pour ne garder que ceux qui sont les plus susceptibles de produire des résultats, le génocide par exemple étant difficile à prouver", analyse-t-il.


Radovan Karadzic a alors choisi d’attendre le délai légal de 30 jours avant de se prononcer sur la manière d’assurer sa défense.


La prochaine comparution a été fixée au 29 août, avec l’accord de l’accusé.



L'accusé dénonce des "irrégularités" liées son arrestation


Lors de cette première comparution, Radovan Karadzic a également dénoncé des "irrégularités" autour de son arrestation. Il a aussi contesté la date à laquelle celle-ci avait été annoncée. Il aurait été arrêté trois jours auparavant. Selon Laurent Rouy, correspondant de France 24 à Belgrade, "la version que Radovan Karadzic avance est sans doute vraie, parce que l’arrestation des criminels de guerre étant très sensible en Serbie,(…) il est très vraisemblable que le gouvernement se soit donné trois jours de réflexion avant d’annoncer l’arrestation au public".


"Vous avez été mal informés autour de la date de mon arrestation (...) Il y a de nombreuses irrégularités en ce qui concerne ma relation avec cette institution (le TPI, ndlr) et ma présence ici. Il y a des irrégularités en ce qui concerne mon arrivée ici", a déclaré Karadzic. Il a également évoqué un "accord" conclu avec le négociateur américain Richard Holbrooke lors de la signature des accords de Dayton (1995) mettant fin à la guerre de Bosnie et dont Holbrooke était l’un des principaux architectes, en échange de son retrait de la vie publique.


Dans interview publiée jeudi par le quotidien russe "Izvestia", Luka Karadzic a affirmé que son frère s’était "préparé" à son arrestation et "compte" sur l'aide de la diplomatie russe.


"Il s'est bien préparé à sa possible arrestation et pense que tout ira bien. Il compte sur l'aide de la diplomatie russe", a déclaré Luka, ajoutant qu’"un ordinateur portable et plus de 50 CD contenant des documents préparés pour se défendre à La Haye ont été saisis par des gens qui l'ont arrêté. Mais personne ne sait qui sont ces gens".

La mission de paix de l'ONU prolongée au Darfour


Par Reuters

NATIONS UNIES, 31 juillet (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est accordé mercredi sur une résolution britannique prolongeant jusqu'au 31 juillet 2009 la mission de paix de l'Onu au Darfour, a-t-on appris de sources diplomatiques.



Les quinze membres du Conseil y expriment parallèlement leurs préoccupations sur les conséquences de l'inculpation pour génocide du président soudanais Omar Hassan al Bachir par la Cour pénale internationale (CPI). Le Conseil votera jeudi sur ce texte. De sources diplomatiques, on s'attend à un vote unanime. L'ambassadeur du Soudan auprès de l'Onu, Abdalmahmoud Abdalhaleem, a jugé la résolution "acceptable".



La formulation a fait l'objet de tractations difficiles pendant des semaines avant d'aboutir à ce texte de compromis qui fait allusion aux inquiétudes des membres africains du Conseil, de la Russie, de la Chine et d'autres membres face aux poursuites engagées par la CPI contre le président Bachir.Les pays occidentaux ont refusé toute expression suggérant que le Conseil pourrait geler toute initiative de la CPI à l'encontre du chef de l'Etat soudanais.



Ils ont fait valoir qu'un texte portant sur le renouvellement du mandat de la Minuad n'exigeait pas cette mention. Mais sept autres membres - l'Afrique du Sud, le Burkina Faso, la Chine, l'Indonésie, la Libye, la Russie et le Viêtnam - ont obtenu que ce renouvellement soit conditionné à l'expression de leurs craintes sur l'impact que l'inculpation de Bachir pourrait avor sur les efforts de paix au Darfour.



Selon la résolution, le Conseil "gardera à l'esprit les inquiétudes soulevées par ses membres" sur l'inculpation prononcée par le procureur général de la CPI, Luis Moreno Ocampo.Le magistrat accuse Bachir d'être directement responsable de la mort de 35.000 personnes et d'avoir causé la "mort lente" d'au moins 100.000 autres par la famine et la maladie depuis le début du conflit du Darfour en 2003.



La mission de l'Onu et de l'Union africaine au Darfour, vaste région de l'ouest du Soudan en proie à une insurrection séparatiste, a remplacé le 31 décembre dernier une mission assumée uniquement par l'Union africaine. Neuf mille hommes se sont pour le moment déployés, contre 26.000 prévus. Les Nations unies espèrent que la mission sera déployée d'ici la fin de l'année à hauteur de 80%. Mais les responsables du maintien de la paix à l'Onu sont sceptiques sur la viabilité de cet objectif.

Le Congrès américain s'excuse pour l'esclavage


Par AFP (texte)

Les parlementaires américains ont présenté mardi soir les première excuses formelles du gouvernement fédéral pour "la fondamentale injustice, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité" de l'esclavage et de la ségrégation raciale envers les Noirs américains.

Le texte, adopté par la Chambre des représentants, "présente des excuses aux Noirs américains au nom du peuple des Etats-Unis, pour le mal qui leur a été fait" sous les lois ségrégationnistes connues sous le nom de "lois Jim Crow" et "pour leurs ancêtres qui ont souffert de l'esclavage".

Les parlementaires indiquent également qu'ils s'engagent à oeuvrer pour corriger "les conséquences persistantes" de l'esclavage et de la ségrégation.

Le parlementaire démocrate Steve Cohen, à l'initiative de ce texte, a salué son adoption. "C'est un moment historique dans la lutte en cours pour les droits civiques dans ce pays, et j'espère que cette législation pourra servir à ouvrir le dialogue sur les questions raciales et l'égalité pour tous", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Les excuses ne sont pas des gestes vains, mais sont une première étape nécessaire vers toute réconciliation entre les peuples", a dit M. Cohen, représentant du Tennessee (sud).

L'esclavage n'a été officiellement aboli aux Etats-Unis qu'en 1865. L'ancien président Bill Clinton avait exprimé ses "regrets" pour le rôle des Etats-Unis dans la traite des esclaves et l'actuel président George W. Bush a qualifié l'esclavage de "l'un des plus grands crimes de l'histoire", mais il n'y a jamais eu à ce jour de repentir américain officiel.

Les lois "Jim Crow" ont été formellement abolies an 1964 par la loi sur les droits civiques, le "Civil Rights Act" qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics.

Olmert démissionnera après les primaires de Kadima


Par AFP (texte)/ Pauline Godart (vidéo)

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, affaibli par une affaire de corruption, a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas la direction de son parti Kadima mi-septembre et renonçait au pouvoir.

"J'ai décidé de ne pas me présenter aux primaires du Kadima. Je n'ai pas l'intention de me mêler de ce scrutin. J'en accepterai volontiers les résultats", a annoncé le Premier ministre au cours d'une allocution télévisée.

Juste après sa démission, dans la foulée des primaires du Kadima, le président de l'Etat, Shimon Peres, devra désigner le député le mieux placé pour constituer une majorité parlementaire. Celui-ci disposera d'une période de 28 à 42 jours éventuellement renouvelable pour former un gouvernement.

Durant cette période, M. Olmert dirigera une gouvernement de transition, selon la législation israélienne.

"Après l'élection de mon successeur, je démissionnerai pour permettre la formation d'un nouveau gouvernement rapidement", a expliqué Ehud Olmert, soulignant qu'il se retirait du pouvoir pour mieux défendre son innocence --même s'il a reconnu avoir commis des "erreurs"-- face aux accusations de corruption.

Kadima doit tenir ses élections primaires à la mi-septembre, le 17, selon les médias israéliens.

La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, en lutte de pouvoir ouverte avec M. Olmert, est donnée favorite, talonnée par Shaul Mofaz, le ministère des Transports. Mme Livni s'est félicitée de la déclaration de M. Olmert en affirmant que le Premier ministre avait pris "une décision personnelle qui n'est pas pas simple, mais bonne".

Des dirigeants de Kadima ont multiplié ces derniers jours les appels à M. Olmert pour qu'il ne se présente pas aux primaires, de crainte que son impopularité n'entraîne la formation dans un désastre électoral.

Cette annonce met fin à plusieurs semaines de suspense marquées par des luttes intestines qui ont vu Mme Livni et M. Olmert s'entre-déchirer.

Mme Livni a commencé à préparer le terrain en cas de victoire aux primaires en appelant à la composition d'un gouvernement d'union nationale.

Depuis qu'une grave affaire de transferts illégaux de fonds au profit de M. Olmert a éclaté en mai, les dirigeants de tous bords ont multiplié les appels à la démission du Premier ministre, au plus bas dans les sondages.

L'opposition israélienne, emmenée par l'ancien Premier ministre Benyamin Netanyahu (droite), ainsi que le chef du parti travailliste et actuel ministre de la Défense Ehud Barak s'étaient prononcés en ce sens.

Selon un sondage rendu public mercredi soir, M. Netanyahu battrait largement Mme Livni et M. Mofaz en cas d'élections anticipées.

Sur la scène internationale, les Etats-Unis ont réagi à l'annonce de M. Olmert en affirmant être prêts à travailler avec tout nouveau gouvernement israélien pour parvenir à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens d'ici à la fin de l'année.

Les Palestiniens ont adopté la même attitude: le Président palestinien Mahmoud Abbas travaillera avec tout prochain chef de gouvernement israélien, considérant que la décision d'Ehud Olmert était une "affaire interne" israélienne, a indiqué son porte-parole.

Elu au poste de Premier ministre en mars 2006, M. Olmert, 62 ans, est accusé par la justice israélienne d'avoir reçu illégalement des fonds en liquide d'un riche hommes d'affaires, Morris Talansky.

Lors d'une déposition accablante en mai au tribunal, M. Talansky avait affirmé avoir versé à M. Olmert plus de 100.000 dollars en liquide, sous forme d'enveloppes, pendant une quinzaine d'années.

M. Olmert a fermement nié toute malversation. Il a toutefois reconnu avoir reçu des fonds pour financer ses campagnes électorales, notamment à la mairie de Jérusalem en 1999 et 2003.

Il est aussi éclaboussé par quatre autres affaires de corruption, qui remontent à l'époque où il était maire de Jérusalem (1993-2003), puis ministre du Commerce et de l'Industrie (2003-2006).

La justice turque ne dissout pas l'AKP


Par AFP (texte)/ Pauline Godart (vidéo)

La Cour constitutionnelle turque a rejeté mercredi une demande d'interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, évitant à la Turquie une crise politique majeure et de nouvelles tensions avec l'Union européenne.

"Il a été décidé de ne pas dissoudre le Parti de la justice et du développement (AKP)", issu de la mouvance islamiste, a annoncé le président de la cour Hasim Kiliç devant la presse.

Mais "le fait que 6 juges (sur 11) se soient prononcés en faveur d'une interdiction constitue un sérieux avertissement adressé à ce parti", accusé d'"activités anti-laïques", a souligné M. Kiliç.

Un accord de sept juges, c'est-à-dire une majorité qualifiée, était nécessaire pour interdire l'AKP, formation issue de la mouvance islamiste et dont les membres se présentent comme des "démocrates conservateurs".

Aux termes de l'arrêt rendu public, aucun membre de l'AKP, dont le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et plusieurs de ses ministres, ne seront interdits d'appartenance à un parti politique pendant cinq ans comme le réclamait le procureur général, qui visait au total 71 membres de l'AKP.

Les juges, à l'issue d'un marathon de trois jours de délibérations, ont cependant décidé de priver l'AKP, au pouvoir depuis 2002, de la moitié de son financement public pour cette année --soit environ 25 millions d'euros, selon l'agence Anatolie.

Le président du Parlement Köksal Toptan, un membre de l'AKP, a immédiatement salué la décision de la Cour, jugeant qu'elle aura "un impact très favorable pour réduire les tensions" exacerbées par cette procédure.

"C'est une décision qui nous fait dire +ouf!+", a-t-il lancé.

L'arrêt des juges va "relever le niveau de la démocratie en Turquie", qui aspire à intégrer l'Union européenne, a ajouté M. Toptan.

La décision a été saluée par des applaudissements au siège de l'AKP à Ankara, a rapporté la chaîne de télévision NTV.

Le Premier ministre devait s'exprimer dans la soirée.

Cihan Paçaci, un dirigeant du parti d'opposition de l'Action nationaliste (MHP), a exhorté le gouvernement à "tirer les leçons" de la décision des juges.

"Le pays a été polarisé entre laïcs et musulmans, ce n'est pas correct. Il revient au gouvernement de faire tomber la tension", a-t-il estimé sur NTV.

Cette procédure est la première ouverte en Turquie contre un parti au pouvoir, et la seule de ce type connue au monde dans un système démocratique. Jusqu'ici, la Cour constitutionnelle n'avait pas hésité à fermer 24 partis politiques depuis sa création en 1962.

Le procureur général avait soutenu dans son recours que "la République laïque n'a jamais connu un aussi grand danger" et accusé l'AKP d'instrumentaliser la démocratie dans le but d'imposer la charia, ou loi islamique, dans un pays musulman mais au régime strictement laïque.

L'AKP, qui avait remporté haut la main les dernières législatives avec près de 47% des suffrages l'an dernier, avait rejeté les accusations et dénoncé un "coup d'Etat judiciaire" pour l'éjecter du pouvoir.

Créé en 2001 et arrivé au pouvoir l'année suivante, le Parti de la Justice du Développement est le résultat d'une scission au sein du parti islamiste Fazilet, interdit la même année pour "activités antilaïques".

Il s'est attiré les foudres des milieux pro-laïcs en faisant accéder à la présidence l'un des siens, Abdullah Gül, et en tentant de légaliser le port du foulard dans les universités par un amendement à la constitution passé en février.

La Cour constitutionnelle avait annulé cet amendement en juin, jugé contraire à la laïcité.

La décision de la cour devrait éviter à la Turquie les critiques de l'UE avec laquelle elle a entamé en 2005 des négociations d'adhésion et qui avancent lentement depuis. C'est "une bonne nouvelle", a estimé la porte-parole du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, espérant qu'elle ramènerait "la stabilité politique" en Turquie.

Cette décision avait été anticipée par la bourse d'Istanbul, qui a pris 5,6 points à la clôture, un peu plus d'une heure avant l'annonce.

EADS triple ses bénéfices malgré les retards de l'A380


Par AFP (texte)/ C. Massé (vidéo)

EADS a confirmé le lancement d'un plan "Power8 Plus", qui sera présenté à l'automne au comité d'entreprise européen et porte "sur l’internationalisation de la base des coûts", c'est-à-dire des implantations en zone dollar, selon un communiqué.

"Par ce programme, EADS entend accentuer davantage son empreinte mondiale au niveau de l’ingénierie et de la fabrication", explique le groupe, qui ne cesse de dénoncer l'effet négatif de la vigueur de l'euro par rapport au dollar pour sa rentabilité.

L'EBIT du premier semestre a subi l'effet négatif d'une charge de 715 millions prise en raison des derniers retards annoncés en mai pour l'A380, le gros porteur d'Airbus. Mais il progresse malgré tout de 223% à 1,158 milliard, porté par "la performance d'Airbus et les économies de coût résultant du programme Power8".

Le chiffre d'affaires progresse de 8% à 19,739 milliards, dont 13,586 milliards (+5%) pour Airbus.

Le groupe, qui a réalisé une bénéfice net en hausse de 332% à 403 millions sur les six premiers mois, a par ailleurs confirmé ses objectifs pour l'année 2008.

Il s'attend toujours à un chiffre d'affaires consolidé de plus de 40 milliards d'euros. Il prévoit des prises de commande de 850 avions pour Airbus et 470 livraisons.

Concernant le programme d'avion militaire A400M, l'avionneur table désormais sur un "premier vol à l'automne", alors que l'objectif initial était l'été.

EADS indique qu'"il reste "prudent vis-à-vis de l’A400M", en attendant "les résultats des tests du premier vol et de plus amples discussions avec les clients et les fournisseurs".

Bush signe un vaste plan de sauvetage de l'immobilier


Par AFP

Le président américain George W. Bush a signé un vaste plan de sauvetage de l'immobilier, présenté comme le plus ambitieux en une génération, qui vole au secours des emprunteurs et des organismes de refinancement hypothécaires dans la tourmente ces dernières semaines.

"Le président Bush a signé la loi", a indiqué mercredi un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto dans un communiqué.

"Nous sommes impatients de mettre en place de nouvelles autorités pour améliorer la confiance et la stabilité des marchés et fournir une meilleure surveillance pour Fannie Mae et Freddie Mac", les deux géants du refinancement hypothécaire, a ajouté le porte-parole, indiquant que l'administration fédérale allait "commencer à mettre en oeuvre de nouvelles politiques pour permettre à plus de familles américaines méritantes de rester dans leurs maisons".

Provoqué par la plus grave crise de l'immobilier depuis la Grande Dépression de 1929, le plan a été conçu à la base pour aider les emprunteurs étranglés par leurs mensualités, en relevant notamment le plafond des prêts immobiliers qui peuvent obtenir une garantie publique.

Quelque 300 milliards de dollars d'emprunts immobiliers doivent être garantis par l'Etat pour apporter une bouffée d'air aux emprunteurs alors que les taux des emprunts fixes sur 30 ans sont à leurs niveaux les plus élevés en un an.

En outre 3,9 milliards de dollars doivent être accordés aux collectivités locales pour racheter et réhabiliter les logements saisis, un point auquel s'était opposé la Maison Blanche dans un premier temps.

Le plan, qui avait été adopté par le Congrès samedi, vise à débloquer le grippage du secteur immobilier qui voit la demande diminuer, le nombre de ventes plonger et les prix décliner inexorablement.

Les prix des logements aux Etats-Unis ont enregistré une baisse record en mai, accusant un recul de 15,8% sur un an, selon l'indice S&P/Case-Shiller mesurant les prix dans les 20 plus grandes agglomérations américaines publié mardi. Il s'agissait du 17e mois consécutif de baisse pour cet indice.

Les saisies immobilières continuent quant à elles de se multiplier: au 2e trimestre elles étaient en hausse de 14% par rapport au trimestre précédent et sur un an elles ont bondi de 121%.

Au total 2,2 millions de procédures de saisies ont été lancées en 2007, selon le cabinet RealtyTrac.

"Derrière chacun de ces chiffres, il y a une famille, une mère, un père, des enfants essayant de faire face au chômage et à la perte de leur maison", avait déclaré samedi le sénateur démocrate Chris Dodd peu avant l'adoption de ce plan au Sénat.

Le texte prévoit aussi un volet sur Fannie Mae et Freddie Mac qui ont frôlé l'implosion au début du mois.

D'une part, tous deux sont placés sous l'autorité d'un nouvel organisme de contrôle, aux pouvoirs renforcés. D'autre part, le plan permet à Fannie Mae et Freddie Mac, qui avaient perdu 50% de leur valeur en l'espace d'une semaine, d'accéder à plus de capitaux publics en autorisant le Trésor jusqu'à la fin 2009 à acheter des actions des deux organismes ou à leur prêter plus d'argent.

Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5.200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit près de 50% de l'encours de crédit immobilier américain.

Les opposants à la loi, qui avaient joué l'obstruction au Congrès provoquant la tenue d'une séance le week-end, estimaient que le plan était un facteur de perturbation du marché en récompensant prêteurs et emprunteurs imprudents.

La grève chez Lufthansa touche les long-courriers


Par AFP (texte) / Marion Gaudin (vidéo)

Pour la première fois depuis le début lundi d'une importante grève de son personnel de cabine et au sol, la compagnie allemande Lufthansa va devoir annuler mercredi des vols long-courriers, a annoncé une porte-parole du groupe.

Au total, Lufthansa va annuler 78 vols dans la journée, dont quatre long-courriers, vers New York, Calcutta, Calgary et Chicago, selon cette source. Pour le reste, comme la veille, les annulations concernaient surtout des liaisons intérieures et européennes.

A Francfort, quelque 2.000 grévistes de la compagnie se sont réunis mercredi matin devant le siège de Lufthansa, où le président du puissant syndicat Verdi, Erhard Ott, a critiqué "l'absence de nouvelle offre au troisième jour de grève", selon un communiqué syndical.

"Nous devons nous attendre à ce que cela dure plusieurs jours avant que Lufthansa revienne à la table des négociations", a déclaré le responsable du secteur des transports chez Verdi, Gerold Schaub, au quotidien Frankfurter Rundschau paru mercredi.

Une entrée en grève du petit syndicat du personnel de cabine UFO, qui ne participe pas à la grève de Verdi car ses revendications salariales sont plus élevées, est aussi "très probable", a affirmé un responsable de cette organisation, Joachim Müller, au même journal.

Mardi, Lufthansa avait dû annuler 3% du total de ses vols, soit 70 dessertes, à cause principalement de débrayages du personnel technique. Lundi, la grève illimitée déclenchée par le syndicat Verdi dans le cadre de négociations salariales était restée sans effet majeur.

Interrogé sur le coût quotidien de la grève, le directeur financier de la compagnie Stephan Gemkow a répondu lors d'une conférence de presse: "c'est cher, ça c'est sûr", précisant qu'il n'avait "aucune idée" de combien de temps cela allait durer, les négociations étant au "statu quo".

Alors que Lufthansa a réalisé de bons résultats cette année, M. Gemkow a déclaré au sujet de l'augmentation modérée des salaires: "Il faut comprendre --et j'attends cela d'un syndicat responsable-- que Lufthansa est dans une activité très cyclique."

Verdi réclame une hausse de 9,8% sur un an des salaires, là où la compagnie n'est jusqu'ici prête à accorder que 6,7% sur 21 mois.

Lufthansa fait face en parallèle à un mouvement social des pilotes de deux de ses filiales, Eurowings et CityLine, qui a déjà donné lieu à plusieurs grèves d'avertissement. En tout, 1.700 vols ont été supprimés jusqu'à présent chez Lufthansa et ses filiales à cause de mouvements sociaux, a précisé M. Gemkow.

Huit personnes interpellées à la City pour délit d'initiés


Par Reuters

La FSA, l'autorité des marchés britannique, a annoncé mardi l'arrestation de huit personnes à Londres et dans le sud-est de l'Angleterre dans le cadre d'une vaste enquête sur un délit d'initiés.

Dans un bref communiqué, la Financial Services Authority a déclaré que 40 de ses membres, épaulés par des policiers, avaient également effectué des perquisitions.

La banque suisse UBS a déclaré qu'un employé d'une équipe de maintenance londonienne avait été arrêté.

JPMorgan Cazenove, une co-entreprise du courtier britannique Cazenove et de la banque américaine JPMorgan a déclaré
qu'un sous-traitant figurait parmi les personnes interpellées.

Après avoir été longtemps accusée de ne pas agir suffisamment contre les délits d'initiés et autres abus sanctionnables sur les marchés financiers, la FSA a adopté cette année une approche plus sévère et doublé ses effectifs d'experts juridiques et d'enquêteurs.

Elle traite actuellement trois affaires de délits d'initiés. Avant cette année, elle n'avait jamais engagé de poursuites dans de domaine bien qu'elle en ait obtenu le droit en 2001.

Blake assomme Simon, Djokovic passe, Monfils abandonne


Par Reuters

Les Français Gilles Simon, Arnaud Clément et Gaël Monfils ont été éliminés mercredi au deuxième tour du tournoi Masters Series de Cincinnati.

Simon, devenu numéro deux français après sa victoire à Indianapolis il y a deux semaines et sa demi-finale à Toronto la semaine dernière, a été battu par l'Américain James Blake, tête de série numéro 7, en deux sets 6-4 6-3.

Après avoir servi pour le gain du match, Clément s'est quant à lui incliné en trois manches face au Letton Ernests Gulbis, vainqueur 6-4, 3-6, 7-6 (5).

Quant à Gaël Monfils, opposé à Tommy Haas, il a jeté l'éponge dans le premier set alors que l'Allemand menait 5 jeux à 1.



Résultats des matches du deuxième tour disputés mercredi (le numéro de tête de série précède le nom):



* 3-Novak Djokovic (Srb) bat Simone Bolelli (Ita) 7-6(2) 7-6(2)

* Tommy Haas (All) bat Gaël Monfils (Fra) 5-1, abandon

8-Andy Murray (GB) bat Sam Querrey (E-U) 7-6(3) 6-1

Nicolas Lapentti (Equ) bat 5-David Ferrer (Esp) 7-6(2) 3-6 6-3

Ernests Gulbis (Let) bat Arnaud Clément (Fra) 6-4 3-6 7-6(5) 7-

James Blake (E-U) bat Gilles Simon (Fra) 6-4 6-3

Lionel Messi ira bien à Pékin


Par AFP

Le FC Barcelone va faire appel du jugement de la Fifa qui oblige les clubs à mettre leurs joueurs de moins de 23 ans à la disposition des équipes nationales pour les JO, mais laissera partir l'Argentin Lionel Messi, a annoncé mercredi son président, Joan Laporta.

"Nous sommes dans une impasse et nous allons présenter le cas au Tribunal arbitral du sport" (TAS), a déclaré M. Laporta à Florence (Italie), dans des propos rapportés par le site internet du Barça.

Un juge unique de la Fifa a réaffirmé mercredi que tous les clubs avaient "l'obligation" de mettre leurs joueurs de moins de 23 ans à la disposition des équipes nationales pour les JO.

"Si la Fifa réitère sa position, il serait normal que le joueur (Lionel Messi, ndlr) parte jouer avec la sélection argentine, mais si il y a une décision du TAS en notre faveur, il devra retourner au FC Barcelone", a déclaré M. Laporta.

"Aujourd'hui, nous avons un match de préparation contre la Fiorentina. Nous allons le jouer et ensuite parler avec +Leo+, car il est probable qu'il doive aller à Pékin. Mais comme l'a dit le joueur, s'il y avait une résolution du TAS en faveur du Barça, il devrait revenir", a déclaré le président du Barça.

Lionel Messi avait annoncé dans la matinée qu'il rejoindrait la sélection argentine si la Fifa l'y autorisait.

"Si (la Fifa) dit que je dois y aller, j'irai, sans attendre une décision du TAS. Si le TAS dit que je dois revenir, je reviendrais, mais pour le moment je veux être avec ma sélection et mes co-équipiers" en stage au Japon, avait déclaré Messi peu avant l'annonce de la Fifa.

Le Barça souhaite conserver le joueur pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions en août.

Le TAS pourrait prendre une semaine pour rendre son jugement.

Gilberto Gil démissionne du gouvernement brésilien


Par AFP

Le chanteur populaire brésilien Gilberto Gil a démissionné mercredi de ses fonctions de ministre de la Culture qu'il exerçait depuis 2003, afin de se consacrer à la musique.

Le musicien, de renommée internationale, âgé de 66 ans, a présenté officiellement sa démission lors d'une réunion avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui l'a acceptée, a annoncé Gilberto Gil en personne lors d'une conférence de presse au Palais du gouvernement.

M. Gil a déclaré qu'il avait eu l'intention de démissionner depuis la fin du premier mandat présidentiel de Lula et ce n'est qu'aujourd'hui que ce dernier a finalement accepté sa démission.

"J'ai senti que le cycle était accompli et je souhaitais m'éloigner. Je ressentais une énorme pression de mes activités artistiques qui s'amoncelaient", a déclaré M. Gil.

Le secrétaire exécutif du ministère, Juca Ferreira, assumera sa succession, a ajouté Gilberto Gil.

"Je suis resté un artiste même après mon premier jour en tant que ministre en 2003", a-t-il affirmé.

"Gil a fait une rechute parce qu'il voulait redevenir un grand artiste, il est retourné vers sa priorité, vers ce qu'il y a de plus important", a déclaré Lula un peu avant leur réunion, arguant que le pays ne pouvait pas se passer de la musique de ce grand chanteur, dont la discographie est forte de 40 albums.

"J'ai à présent besoin de temps pour continuer à faire ce qui me plaît le plus dans la vie : chanter", avait-il déjà déclaré fin 2007, avant de faire marche arrière et d'annoncer qu'il conservait ses fonctions.

Gilberto Gil est né en 1942, dans l'Etat de Bahia, berceau d'autres grands musiciens brésiliens tels que le pionnier de la bossa nova Joao Gilberto ou encore Caetano Veloso, Gal Costa et Maria Bethania.

Avec Caetano Veloso, il a fait partie du mouvement culturel tropicaliste dans les années 1960 et furent tous deux arrêtés sous la dictature à la fin 1968 avant de s'exiler ensemble en Grande-Bretagne l'année suivante.

"Il existe de nombreuses façons de faire de la musique. Je les préfère toutes", avait déclaré non sans humour le musicien qui se qualifie de "tropicaliste".

Un nouveau traitement pour freiner l'Alzheimer


Par AFP (Texte)/ France 3 (vidéo)

Des chercheurs britanniques ont annoncé mercredi la découverte d'un traitement de la maladie d'Alzheimer qui pourrait ralentir sensiblement l'apparition des symptômes de cette maladie irréversible.

Le traitement, baptisé Rember, cible les amas de protéines tau qui se forment à l'intérieur des cellules du cerveau des malades d'Alzheimer et les détruisent, provoquant ainsi des troubles de la mémoire caractéristiques de la maladie.

Ces résultats "sont l'avancée la plus significative dans le traitement des amas depuis leur découverte par Alois Alzheimer en 1907", a affirmé le professeur Claude Wishik de l'université d'Aberdeen en Ecosse, cofondateur de l'entreprise à l'origine de la découverte.

Une première étude des effets du traitement a été menée sur 321 patients aux stades précoce et moyen de la maladie en Grande-Bretagne et à Singapour.

Les malades qui avaient pris ce nouveau traitement ont vu le déclin de leurs capacités mentales se réduire de 81%, par rapport au groupe témoin, ont annoncé les scientifiques.

Le professeur Clive Ballard, directeur de recherche à l'institut britannique d'Alzheimer prévient : "Des essais à plus grande échelle doivent maintenant être menés pour confirmer l'inocuité de ce traitement et savoir dans quelle mesure cela pourrait bénéficier aux milliers de personnes qui vivent avec cette maladie dévastatrice".

La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative incurable du cerveau qui entraîne des troubles de la mémoire et du comportement.

La maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés touchent plus de 24 millions de personnes dans le monde (860.000 en France avec 165.000 nouveaux patients par an) et "va doubler tous les 20 ans", selon un rapport de l'OMS.

mercredi 30 juillet 2008

Sénégal / Reporters sans frontières (RSF) / Le chef de l’Etat tient des propos inquiétants concernant la liberté de la presse


Sénégal / Reporters sans frontières (RSF) / Le chef de l’Etat tient des propos inquiétants concernant la liberté de la presse




Sénégal / Reporters sans frontières (RSF) / Le chef de l’Etat tient des propos inquiétants concernant la liberté de la presse



DAKAR, Sénégal, 30 juillet 2008/African Press Organization (APO)/ — Reporters sans frontières s’inquiète des récents propos de dirigeants sénégalais selon lesquels ils souhaitent renforcer les mesures de censure à l’encontre de la presse indépendante.



“Nous exprimons notre inquiètude suite aux discours tenus par le président Abdoulaye Wade et certains de ses ministres et députés. La répétition de propos virulents à l’encontre des médias indépendants ne peut qu’aggraver le climat d’hostilité qui règne entre la presse et le gouvernement. Nous appellons les autorités sénégalaises à respecter le travail des médias et à laisser faire l’organe de régulation “, a déclaré l’organisation.



Le 26 juillet 2008, au cours du journal télévisé de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS), Farba Senghor, Secrétaire national du Parti démocratique sénégalais (PDS au pouvoir) a appelé ses militants à boycotter les médias soutenant l’opposition. Il a également demandé aux entreprises du secteur public et à l’administration “de suspendre tous les contrats de publicité” avec ces médias.



Par ailleurs, au cours de sa visite à Chicago, à l’occasion de la réunion de l’Association des journalistes noirs des Etats-Unis, le président sénégalais Abdoulaye Wade est revenu sur l’affaire Boubacar Kalbel Dieng et Kamoyho Thioune, deux journalistes agressés par des policiers le 21 juin 2008 au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar. Pour le président, ce sont les journalistes qui ont provoqué la rixe. A la question de Rolin Martin, chroniqueur politique pour la chaîne CNN : ” Monsieur le Président, est-ce que vous êtes prêts à déclarer solennellement que vous condamnez l’agression des journalistes ?”, Abdoulaye Wade a répondu : ” Qui est journaliste ? Ce sont des politiciens !” . Il a ajouté que la plupart des journalistes étaient corrompus.



Reporters sans frontières avait déjà dénoncé, dans un communiqué daté du 26 juin 2008, le comportement brutal des forces de l’ordre sénégalaises envers les journalistes.





SOURCE : Reporters without Borders (RSF)

Le président de la Bad en visite officielle aux Seychelles


Le président de la Bad en visite officielle aux Seychelles



TUNIS, Tunisie, 30 juillet 2008/African Press Organization (APO)/ — Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, est arrivé aux Seychelles le samedi 26 juillet pour une visite officielle de deux jours. Le président Kaberuka a eu une série d’entretiens de haut niveau avec les autorités seychelloises, dont une audience avec le président seychellois, James Alix Michel (à droite) et son vice-président, M. Joseph Belmont, au palais de la République, ainsi que des réunions de travail avec d’autres membres du gouvernement et de la communauté des affaires. Les discussionns ont porté sur les crises mondiales actuelles, la manière dont le pays y faisait face, les mécanismes mis en place pour aider le pays à en atténuer les effets ainsi que sur le processus de réformes du pays.




M. Kaberuka a également eu l’occasion d’effectuer des visites de terrain aux ports de pêche et commerciaux du pays en compagnie du ministre des ressources naturelles et de l’environnement, Joel Morgan. S’exprimant lors de ces visites de terrain, le directeur général de l’Autorité des ports des Seychelles, André Ciseau, a présenté la stratégie portuaire maritime, ses enjeux et ses objectifs à la délégation de la Banque africaine de développement conduite par le président Kaberuka. Il les a également informés du plan projeté du gouvernement pour le redéploiement du port commercial et de l’infrastructure portuaire, avant de leur donner un aperçu sur les embarcadères de la Baie Ste-Anne et de La Digue.




Dans un entretien à la presse, l’administrateur de la Bad pour les Seychelles, Peter Sinon, a indiqué que les Seychelles n’avaient plus d’arriérés à l’endroit de la Bad. «Le président du Groupe de la Bad est venu se rendre compte par lui-même des réalisations du pays, et il ne peut pas y avoir meilleur indicateur sur le niveaud es relations entre la bad et le pays», a-t-il ajouté.




Il a précisé que M. Kaberuka était venu visiter les ports des Seychelles et s’enquérir de leurs particularités. Selon l’administrateur, le dossier de la modernisation portuaire des Seychelles était bien ficelé avec des projets de développement, une vision et des objectifs clairs.

La visite de M. Kaberuka participe de la volonté de réengagement de la Banque africaine de développement aux côtés des Seychelles après que le pays a apuré ses arriérés à l’endroit de l’institution en 2007.




A la fin de sa visite de travail, le président Kaberuka a déclaré, sur le tarmac de l’aéroport international de Victoria (sur Mahé), qu’il a pu ainsi que son équipe apprécier de visu les progrès et le développement que les Seychelles ont réalisés. Il a ajouté avoir pris note des différents défis auxquels ce pays est confronté, notamment dans une conjoncture marquée par la flambée des cours du pétrole et des prix des denrées alimentaires. Il a précisé que les pays insulaires tels que les Seychelles, dont le haut revenu par habitant détourne souvent l’attention, sont également touchés par les crises mondiales.




M. Kaberuka a également loué les progrès accomplis dans le développement social, même si beaucoup reste encore à faire. Il a exhorté le gouvernement à maintenir l’accent mis sur son programme de développement pour assurer la durabilité des progrès accomplis à ce jour. Le président a aussi déclaré qu’il est important pour lui et la BAD de voir sur le terrain comment le gouvernement et les populations répondent à ces crises mondiales.

Le président s’est dit encouragé par le fait que les Seychelles, en dépit de leurs difficultés, soient en mesure d’attirer les investissements. Il a souligné que la Banque était prête « à travailler avec le gouvernement pour améliorer le climat des affaires » de manière à encourager davantage les milieux d’affaires, en assurant que les Seychelles soient le meilleur endroit pour investir.




Lors de sa visite au port de pêche, M. Kaberuka avait estimé que le port constituait un important atout pour l’économie du pays, ajoutant qu’il était impressionné par son développement et son activité grouillante.




Il a déclaré que la Bad, qui était très engagée dans les efforts de développement du pays, continuerait à travailler avec le gouvernement pour lui permettre d’avancer plus loin encore dnas la voie du progrès.



SOURCE : African Development Bank (AfDB)

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 Juillet 2008 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la Pr

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 Juillet 2008 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la Présidence de son Excellence Amadou Toumani TOURE, Président de la République.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES :
* AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE :

Le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la création, à la composition et aux modalités de fonctionnement du Groupe Intersectoriel d’éradication de la dracunculose.

La dracunculose également appelée ver de Guinée, ver d’Afrique ou filaire de Médine est une maladie parasitaire qui se contracte par la consommation d’eau contenant le parasite.

Le parasite, dont la femelle peut atteindre 100 centimètres, se déplace à l’intérieur du corps avant de sortir, le plus souvent au niveau des pieds.

La perforation de la peau s’accompagne de fièvre, de nausées, de vomissements.

La maladie peut immobiliser le malade jusqu’à un an et des complications comme le tétanos et la gangrène peuvent survenir.

Le Mali fait partie des pays où la maladie a un caractère endémique.

Mais depuis 1991, il s’est engagé à éradiquer la maladie sur toute l’étendue du territoire. A cet effet, un Programme National d’Eradication de la dracunculose a été créé au sein de la Direction Nationale de la Santé et un groupe intersectoriel d’éradication de la dracunculose a été mis en place par un décret en date du 23 mars 1993.

Ce groupe intersectoriel, présidé par le Général Amadou Toumani TOURE et comprenant les ministres concernés, est chargé notamment de suivre et de contrôler l’exécution du Programme National d’Eradication, de contribuer à la mobilisation sociale des populations, de susciter et coordonner les actions des partenaires en matière d’éradication de la dracunculose.

Sous l’impulsion de ce groupe, des résultats fort appréciables ont été atteints dans la lutte contre la dracunculose.

C’est ainsi que le nombre de cas enregistrés qui était de 16 024 en 1991 a été ramené à 313 en 2007, soit une réduction de 98%.

Les régions de Gao et de Kidal sont les plus touchées.

La persistance de la maladie s’explique par la quasi absence de points d’eau potable dans les zones concernées et les difficultés d’accès aux sites endémiques.

Dans une déclaration adoptée à Genève en 2004, les pays endémiques se sont engagés à redoubler d’efforts afin que l’humanité soit débarrassée de cette maladie au plus tard fin 2009.

Pour atteindre cet objectif en ce qui concerne notre pays, il a été décidé d’intensifier les activités du Programme d’éradication et de dynamiser le Groupe Intersectoriel.

L’adoption du présent projet de décret, qui porte relecture des dispositions relatives au groupe intersectoriel, s’inscrit dans ce cadre.

Les modifications apportées sont relatives aux missions qui sont élargies, à la présidence du groupe qui sera assurée par une personnalité nommée par le Président de la République et à la composition du groupe qui sera ouverte aux partenaires techniques et financiers qui accompagnent le programme.

* AU TITRE DU MINISTERE DU LOGEMENT, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’URBANISME :

Le Conseil des Ministres a adopté :

1°) Un projet de décret portant affectation d’une parcelle de terrain au Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales.

La parcelle de terrain dont il s’agit, objet du Titre Foncier N°27 481 du Cercle de Kati fait une superficie de 1 hectare 99 ares 99 centiares.

Elle est destinée à la construction du Centre de Formation des Collectivités Territoriales et du Centre National d’état civil.

La réalisation de ces deux structures vont contribuer d’une part à renforcer la capacité des acteurs de la décentralisation et d’autre part à moderniser et à fiabiliser le système d’état civil dans notre pays.

2°) Un projet de décret portant affectation d’une parcelle de terrain au Ministère de la Santé.

Ladite parcelle, située à Mopti-Sévaré zone bureau, objet du Titre Foncier N°770 du Cercle de Mopti est d’une superficie de 07 hectares 97 ares 64 centiares. Elle est destinée à abriter le nouvel Hôpital régional de Mopti ainsi que l’Ecole des Infirmiers et des logements d’astreinte.

L’Hôpital régional actuel de Mopti dénommé « Sominé DOLO » qui a été conçu en 1959 n’est plus en mesure de faire face à la forte demande de soins en santé, ses capacités d’accueil étant largement dépassées.

La construction d’un nouvel hôpital qui est devenu nécessaire, s’inscrit dans le cadre de la poursuite et de la consolidation des actions visant à doter toutes les capitales régionales d’infrastructures et d’équipements techniques modernes et performants permettant d’améliorer les services de santé apportés aux populations.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE :

Chargé de Mission :

Monsieur Idrissa Issiaka MAIGA, diplômé en socio-anthropologie.

* AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE :

Conseiller Technique :

Monsieur Ousmane Bocar TOURE, Administrateur de l’Action Sociale.

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ASSAINISSEMENT

Directeur Général de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger ( ABFN) :

Monsieur Hamidou DIAKITE, Juriste.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES :
* AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE :

Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative aux conclusions et recommandations de la 34ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et Gouvernement de la CEDEAO tenue à Abuja le 23 juin 2008

Cette 34ème session s’est penchée sur les sujets de préoccupation et d’intérêts de la Communauté et notamment sur les performances économiques de la sous-région qui ont subi le contre-coup de la hausse continue des cours du pétrole et des prix des denrées alimentaires, sur l’opérationnalisation du Marché Commun de l’Afrique de l’Ouest, sur la crise alimentaire Mondiale, sur la situation générale d’insécurité dans la région et sur les questions administratives et institutionnelles.

Sur chacun des points abordés, la Conférence a formulé des recommandations ou pris des décisions qui vont contribuer à apporter des avancées dans la réalisation de l’intégration sous-régionale.

Koulouba, le 30 juillet 2008
Le Secrétaire Général du Gouvernement

Fousseyni SAMAKE

Cellule Communication Présidence de la République du Mali
BP 10 Bamako
Tél./Fax : +223 270 20 07

Cabinet du président de la République : LE NOUVEAU PATRON EST ALIOU SANKARE


Cabinet du président de la République : LE NOUVEAU PATRON EST ALIOU SANKARE
30 July, 2008 03:13:00 L'Essor
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image ALIOU SANKARE

Le cabinet du président de la République a un nouveau directeur. Il s'agit de notre confrère Aliou Oumar Sankaré dit "Bidy". Il a été nommé lundi par décret présidentiel. Cette nomination intervient dans le cadre de la restructuration des services de la présidence de la République avec la création d'un nouveau poste de directeur de cabinet. Celui-ci dispose d'importantes attributions : l’organisation des contacts personnels du président de la République ; la supervision de l’organisation matérielle des déplacements du président de la République à l’intérieur du pays, en rapport avec le secrétaire général de la présidence de la République.
Il assure le suivi des relations du chef de l'État avec les partis politiques, la société civile et les confessions religieuses. Outre le directeur, le cabinet présidentiel comprend un chef de cabinet (poste actuellement occupé par Hama Barry, précédemment adjoint au chef de cabinet), un chef de cabinet adjoint (Hassen Camara, précédemment chargé de mission au cabinet sous feu Daouda Tangara ) et des chargés de mission.
Le nouveau directeur de cabinet du président de la République est né le 23 janvier 1947 à Bandiagara (Région de Mopti). Il est détenteur d'un diplôme supérieur de journalisme du CESTI (option presse écrite) obtenu en 1975 à l'Université de Dakar. tAliou Oumar SankarŽ a commencŽ sa carrire professionnelle comme journaliste au Quotidien national L'Essor (desk Afrique, de 1976 à 1978). Il est ensuite rédacteur en chef du mensuel Sunjata entre 1978 et 1980. Cinq ans plus tard, il est nommé directeur de l'agence de presse de l'AMAP, poste qu'il occupera jusqu'en 1991.
Aliou Oumar Sankaré a été aussi syndicaliste. Il était le secrétaire général adjoint (1985-1988) puis secrétaire général du Syndicat national de l'information, de la presse et de l'industrie du livre (1988-1992). Entre 1988 et 1992, notre confrère sera secrétaire adjoint à l'information et à la presse du bureau exécutif national de l'Union nationale des travailleurs du Mali. Il fut membre de la Coordination des associations du Mouvement démocratique (au titre de l'UNTM) de mars à avril 1991. l a occupŽ de nombreux postes dans la haute administration : délégué général des Maliens de l'extérieur (1991-1992), directeur de cabinet au ministère des Maliens de l'extérieur (1992-1993), conseiller technique (chargé de la communication) au ministère des Affaires étrangères (1993-1994), chef de cabinet au ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat (1994-1997), chargé de mission au ministère des Forces armées et des Anciens combattants (2000-2002). On le retrouve ensuite à la présidence de la République en qualité de chargé de mission à la cellule Affaires administratives et Décentralisation de 2002-2008.
Aliou Oumar Sankaré est militant politique. Il est actuellement le coordinateur national de l'association politique dénommée Union pour la démocratie citoyenne (UDC-Mali Jigi) qui a soutenu le candidat Amadou Toumani Touré lors de l’élection présidentielle de 2007.

Source: L'Essor
Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg
Réactions (5 postées):
KRIKOU le 30 July, 2008 02:03:36
avatar
Voyez-vous un autre poste supplementaire crée qui n'a pas sa raison d'etre, à quoi sert le poste de chef de cabinet.Tout ça pour lui faire recompenser de la campagne qu'il a mener pour notre grand chef qui veut faire plaisir à tout le monde et à la fois. Je ne cesserai de pleurer notre patrie MALIBA qui se trouve dans se retrouve dans les mains des ces dirigeants depourvus de tous sens de patriotisme.
Sy Solomane Sy le 30 July, 2008 05:54:08
avatar
Voilà un autre destructeur de ce pays recompensé.

Comme ça aucune avancée n'est envisageable.
Bon vent
Maliden le 30 July, 2008 06:18:55
avatar
Que de postes et de nominations unitiles dans ce pays! Tout simplement pour satisfaire les differentes promesses électorales. Quant au gaspillage du fond public lié à ces nominations, on s'en fous. Car l'objectif récherché (s'installer à Koulouba) est déjà obtenu.
Que Dieu sauve le Mali!!!!
Tomy le 30 July, 2008 06:42:06
avatar
Cet homme merite bien ce poste.Je pense qu'il vaut mieux connaitre les personnes avant de les discrediter sans raison.Je pense qu'à vouloir chercher à jeter tous on finira par décourager même les quelques honnêtes cadres du pays.
Tomy le 30 July, 2008 06:44:45
avatar
Felicitation et du courage à Bidy

Séville : 25 millions refusés pour Kanouté


Séville : 25 millions refusés pour Kanouté
30 July, 2008 09:00:00 Maxifoot
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Le FC Séville veut garder ses vedettes offensives et le club espagnol le fait savoir. Selon le journal El Mundo Deportivo, la formation andalouse aurait en effet refusé une offre de 25 millions d'euros de la part de Fenerbahçe pour son attaquant Frédéric Kanouté (30 ans, 30 matches en Liga en 2007/2008, 16 buts).

Sous contrat jusqu'en 2010, les dirigeants ibériques espèrent bien voir leur international malien porter le maillot sévillan encore quelques saisons.

(Par Nicolas Hortus)

Source: Maxifoot

MME DIDIER DROGBA: Une femme pleine de sagesse



MME DIDIER DROGBA: Une femme pleine de sagesse
30 July, 2008 03:35:00 Top Visage
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Lalla Diakité est l’épouse de la star mondiale du foot, Didier Drogba. On vient d’apprendre qu’elle est aussi une des nièces du président Amadou Toumani Touré du Mali. Mais malgré tout cela, la charmante jeune dame veut rester humble et modeste. Pour elle, richesse et célébrité ne riment pas avec caprices de star et prises de tête. La preuve.


26/07/2008 (11h00)

• Didier, votre époux, a regagné ses bases et c’est maintenant que vous arrivez à Abidjan ?

- Oui, parce que Didier a perdu sa grand-mère, c’est surtout pour ça qu’il était venu. Je crois qu’il avait aussi un truc à faire ici avec une maison de téléphonie mobile. Pendant qu’il était à Abidjan, moi, j’étais à Paris. Là, c’est la reprise, il est reparti et moi je suis là avec les enfants.



• Vous êtes là pour combien de temps ?

- Je suis là pour quelques jours, après je vais au Mali. On ira pour le baptême musulman de mes enfants. En fait, c’est surtout la fête que les enfants vont faire parce que de toutes les façons, quand ils seront grands, ils choisiront.



• Il y a deux ans, lors de votre toute première interview (accordée à Top Visages, ndlr), vous nous parliez de la construction de votre maison à Abidjan. Est elle est achevée ?

- Non pas encore. C’est un gros chantier alors, ça prend du temps. Cette maison, c’est notre rêve, on prend le temps de bien faire les choses. Pour ne pas avoir à les refaire.



• L’idée de venir vous installer ici à la fin de la carrière de Didier tient-elle toujours ?

- Après le foot, il ne sera pas à la retraite de toutes les autres activités. Il faut qu’il travaille, qu’il gère ses affaires et tout. C’est moi, qui serai là le plus souvent.



• En ce moment, la planète football est suspendue à l’annonce du transfert ou du maintien de Didier Drogba à Chelsea. Comment vivez- vous cela ?

- C’est difficile à vivre, c’est même assez stressant. Parce que si jamais il doit changer de club, il y a le déménagement à préparer, il faudra chercher de nouvelles écoles pour les enfants. Il faudra aussi chercher à savoir si les enfants vont se plaire dans leur nouvelle école etc. Mais pour l’heure, moi, je me mets en tête qu’on est encore à Londres. On a jusqu’à la fin du mois d’Août pour savoir si on quitte Londres ou pas. Vu que la rentrée scolaire, c’est en Septembre (elle rit).

• Vous avez une préférence parmi les nombreux clubs qui le sollicitent ?

- Moi, je n’ai pas de préférence. Je vais là où lui se sent bien (elle rit encore).



• …

- Même si on arrivait à changer de pays, je laisserai les enfants dans le système éducatif anglais. Ils y sont habitués, ils parlent la langue et tout.



• En 2006, vous parliez de votre mariage civil qui devrait se faire…

- On n’a pas le temps (elle rit). On n’a vraiment pas le temps. Chez nous, les musulmans, le plus important, c’est le mariage religieux. Et puis, de toutes les façons, Didier considère qu’on est mari et femme.



• Sauf qu’aux yeux de la loi, le mariage religieux n’a pas de valeur

- Je sais bien. Ça fait quand même neuf ans qu’ont est ensemble. C’est vrai qu’il me reste le papier, mais ça viendra.



• …

- Ce n’est pas qu’on n’est pas pressés de nous marier, mais chaque fois qu’on programme notre mariage, il y a toujours eu un empêchement. Il y a eu la Coupe du monde en 2006, il y a eu la CAN en 2008. On va prendre notre temps pour finir notre maison à Abidjan, après on verra.



• La maison à Abidjan, c’est tout ce que vous avez comme réalisation ?

- Non mais, ce n’est pas encore le moment d’en parler. Sinon on a des réalisations en Europe. On a des maisons dans différentes villes, Londres, Marseille, Nantes …



• Autre chose : quels sont les mots de consolation que vous avez dits à Didier le soir de la défaite en finale de Champion’s league 2008 ?

- Je lui ai dit que c’est la vie et qu’on n’y pouvait rien. Je lui ai aussi dit qu’il a encore quelques années à jouer, peut-être que l’année prochaine sera la bonne, si Dieu le veut. Mais j’avoue que ç’a été très difficile, surtout qu’il avait pris un carton rouge.



• Justement, qu’avez-vous ressenti quand il a pris ce carton rouge ?

- Je me suis effondrée. Le match était pratiquement fini et un carton rouge dans ces moments-là… J’ai surtout pensé à lui, je me suis dit que si son équipe gagnait, il n’allait pas pouvoir participer à la fête. Ce n’est pas facile à vivre, mais c’est du passé maintenant.



• Votre père était, semble-t-il, footballeur lui aussi

- Oui, mon père aussi a été footballeur. Il a joué au Stade malien, et il a été international…

De mon père et ma mère, je suis enfant unique. Ils m’ont eue quand ils étaient jeunes. Mais mon père s’est remarié et il a eu d’autres enfants. Ma mère aussi.



• Accepterez-vous qu’un de vos enfants devienne footballeur, vous qui baignez dans le foot depuis votre enfance ?

- Le cadet des garçons qui a sept ans joue déjà au foot. Il joue avec les enfants de Chelsea. Il adore le foot. Même bébé, il dormait avec un ballon de football à la place des nounours que tous les autres enfants ont.



• C’est quoi le plus difficile dans la vie d’une femme de footballeur ?

- Le plus difficile ? Ce sont les absences. Au cours de la saison, Didier a un match tous les trois jours, il va aussi en sélection etc. Il est arrivé une fois où il est parti pour un mois et demi...



• …

- Il y a aussi la presse. Je ne me mets jamais en avant, mais à Londres quand on rentre dans un magasin, il n’y a personne et au moment de sortir il y a plein de monde dehors avec des photographes et tout. Il y a même des gens qui viennent sonner chez nous. Une fois des gens du Times (un journal anglais, ndlr), je crois, sont venus sonner chez nous. Mais moi, je ne parle pas parce que non seulement je n’ai rien à dire, mais en plus, des fois, les propos sont déformés et tout.



• Vous ne voulez toujours pas vous montrer en public ?

- Jamais ! (Elle rit) je ne veux pas. C’est comme ça. Je vis cachée, c’est mon point de vue. Il m’a dit de me montrer au moins une fois. Et puis j’ai fait une interview, la toute première, avec Top Visages en 2006 et je pense que les gens savent maintenant que Didier a une femme.



• La richesse, la célébrité ont changé quelque chose dans votre vie ?

- Non, ça n’a rien changé. Ni chez lui, ni chez moi. Ce n’est pas parce qu’on a de l’argent qu’il faut le dépenser bêtement. Il se fait plaisir de temps en temps, mais, ça reste modéré. Je regarde et quand je vois qu’il va déborder je le lui dis. Et puis, de toutes les façons, Didier est une personne qui n’est pas dépensière. Il sait mettre les limites. Il y a la famille, il y a la famille africaine aussi, il faut s’en occuper.



• …

- Ce n’est pas parce que mon mari est célèbre que je ne me considère pas comme madame tout le monde. Ça choque quand je le dis, mais c’est vrai, je ne suis pas compliquée. Quand les gens viennent chez nous, ils voient que je suis une personne simple, sans vouloir me vanter. Ce n’est pas parce que mon mari est connu aujourd’hui que je vais devenir quelqu’un de compliqué. Non ! Quand je suis chez moi, je suis en pagne, en T shirt, en tapettes etc. Ça choque beaucoup de monde, mais bon…



• Lalla croit-elle en l’amitié ?

- Oui, je crois en l’amitié, même si je me méfie beaucoup. Je ne fais pas facilement confiance aux gens. En fait, on a tellement profité de moi que maintenant je sais distinguer une personne sincère d’une autre qui ne l’est pas. J’ai une amie que je connais depuis 20 ans, sa mère me considère comme sa fille. La femme à Blaise Kouassi, c’est une amie. On se connaît depuis le Mans, on est tout le temps ensemble, on se fréquente. Il y a des amis du foot, mais il y a aussi des amis sincères.



• En tant que femme musulmane, que pensez-vous de la polygamie ?

- La polygamie ? En tant que femme, je ne peux pas supporter. Mon grand-père paternel avant six femmes, ça se passait très bien entre elles, mais c’était dans l’ancien temps. Moi, personnellement, je suis contre la polygamie. Et puis, de toutes les façons, ce n’est pas dans les plans de Didier.



• Et l’excision ?

- Moi, je suis contre l’excision. Personnellement, je ne l’ai pas subie parce que ma mère ne l’a pas voulu. Ma fille ne la subira pas non plus. Et puis ça ne me gênerait pas de militer un jour dans une association qui lutte contre cette pratique.



• Jalouse ?

Si je vous dis que je ne suis pas jalouse, ça voudra dire que je n’aime pas mon mari. Il y a toujours un pincement au cœur dans certaines situations. Mais, je ne suis pas celle qui va lui poser des questions. En tant qu’Africaine, je ne peux pas lui poser des questions.



• …

- J’ai certes grandi en France, mais j’ai la culture africaine en moi. Je suis croyante, je suis musulmane en plus. Je pense que mon mari est une personne qui ne regarde pas à côté. Ses amis me disent tout le temps qu’en boîte de nuit, pendant que eux regardent les filles, lui, passe son temps à danser.



• Il y a toujours des filles qui tournent autour d’une star de sa trempe…

- Quand je suis avec lui, il y a bien des filles qui lui sautent dans les bras. Les filles l’attrapent pour faire des photos et tout. Mais je ne peux pas être jalouse.



• Y a-t-il une scène avec des filles qui vous a particulièrement marquée ?

- Oui. Après la CAN 2006, tous les footballeurs et leurs femmes s’étaient retrouvés dans la boîte d’A’Salfo. J’étais assise à côté de Didier, il avait son bras autour de mon cou . Mais il y a une fille qui est venue me piétiner pour lui parler. Quand je lui ai dit qu’elle m’avait marché sur les pieds, elle m’a répondu : «Vous êtes jalouse ?».



• Qu’avez-vous fait pour «marquer votre territoire» à cet instant précis ?

- Je n’ai pas réagi, c’est Aruna Dindané qui s’est énervé et a demandé qu’on mette la jeune fille à la porte. Parce qu’il voyait bien qu’elle me provoquait. Moi, je suis restée calme parce que si je réagissais, qu’est-ce qu’on allait dire ? Que je ne laisse pas mon mari respirer, que je suis jalouse etc. Les autres femmes de footballeurs m’ont dit que si elles étaient à ma place, elles allaient gifler la fille. Moi, je préfère rester calme dans ce genre de situation parce que mon mari, il est avec moi, on va rentrer ensemble quoi qu’il arrive.



• Quel est la plus grande preuve d’amour que Didier Drogba vous a donnée ?

- Les preuves d’amour, c’est tout le temps qu’il me les donne ! Quand on aime une personne, ce n’est pas une seule fois qu’on le lui montre. Il me montre tout le temps son amour, par des gestes, par des cadeaux.



• Si vous apprenez qu’il vous trompe avec une autre, que faites-vous ?

- Pour l’instant, je ne peux rien dire parce que ce n’est pas arrivé. Si ça arrive, on verra. Mais tant que je ne vois pas, je ne peux rien dire.



Par usheraliman@yahoo.fr

Source: Top Visage
Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg
Réactions (3 postées):
Wéllé Diallo le 30 July, 2008 01:58:37
avatar
Bonjour Lala,
Restez telle que vous êtes, vous êtes une femme formidable. J'ai lu votre interview il me sembble que vous êtes une femme posée. Je suis une Malienne mère de 3 garçons qui jouent tous aux foot dans les carrés. Vous avez des enfants restez telle que vous êtes et éduquer bien tes enfants sans écouter n'importe qui. Un bon conseil pour vous Mme Drogba.
Baidy Ly le 30 July, 2008 04:14:22
avatar
En lisant votre interview, on sent que vous êtes une Fille qui a reçu une éducation agréable.Continuez à être simple et agréable avec tout le monde.Vous êtes une Fierté pour la gente féminine malienne.Je comprends maintenant que Didier Drogba soit d'un abord agréable car vous déteignez sur lui.
Seyba le 30 July, 2008 08:02:16
avatar
Bonjour Lalla,
Moi je dirai que c'est Didier qui a de la chance en ayant une femme aussi réfléchie et éduquée. Mon cher beau Didier, prenez donc soin de ma soeur et restez comme vous êtes. Bonne chance pour la suite.

Thabo Mbeki confirme la reprise des négociations


Par AFP (texte)/ C.Dumay au Cap (vidéo)

Les pourparlers entre le pouvoir et l'opposition du Zimbabwe avancent et devraient reprendre dimanche, a assuré mercredi le président sud-africain Thabo Mbeki, après un entretien avec son homologue zimbabwéen Robert Mugabe à Harare.

"Les discussions progressent", a déclaré à la presse le chef de l'Etat sud-africain, médiateur dans la crise au Zimbabwe, dont la visite coïncide avec une suspension des pourparlers.

"Il y a naturellement des questions qui nécessitent que les négociateurs reviennent consulter" leurs dirigeants. Mais "ils veulent reprendre leurs travaux dimanche", a commenté Thabo Mbeki.

Le Congrès américain s'excuse pour l'esclavage


Par AFP (texte)

Les parlementaires américains ont présenté mardi soir les première excuses formelles du gouvernement fédéral pour "la fondamentale injustice, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité" de l'esclavage et de la ségrégation raciale envers les Noirs américains.

Le texte, adopté par la Chambre des représentants, "présente des excuses aux Noirs américains au nom du peuple des Etats-Unis, pour le mal qui leur a été fait" sous les lois ségrégationnistes connues sous le nom de "lois Jim Crow" et "pour leurs ancêtres qui ont souffert de l'esclavage".

Les parlementaires indiquent également qu'ils s'engagent à oeuvrer pour corriger "les conséquences persistantes" de l'esclavage et de la ségrégation.

Le parlementaire démocrate Steve Cohen, à l'initiative de ce texte, a salué son adoption. "C'est un moment historique dans la lutte en cours pour les droits civiques dans ce pays, et j'espère que cette législation pourra servir à ouvrir le dialogue sur les questions raciales et l'égalité pour tous", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Les excuses ne sont pas des gestes vains, mais sont une première étape nécessaire vers toute réconciliation entre les peuples", a dit M. Cohen, représentant du Tennessee (sud).

L'esclavage n'a été officiellement aboli aux Etats-Unis qu'en 1865. L'ancien président Bill Clinton avait exprimé ses "regrets" pour le rôle des Etats-Unis dans la traite des esclaves et l'actuel président George W. Bush a qualifié l'esclavage de "l'un des plus grands crimes de l'histoire", mais il n'y a jamais eu à ce jour de repentir américain officiel.

Les lois "Jim Crow" ont été formellement abolies an 1964 par la loi sur les droits civiques, le "Civil Rights Act" qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics.