dimanche 29 juin 2008

communiqués du MNJ.

20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) engagés, 20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) partis en fumée !


20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) pour une tentative désespérée d’anéantir l’espoir de Bonne Gouvernance, de Justice et d’Equité du Peuple Nigérien ; ……

L’acquisition aux frais du peuple nigérien (Budget 2008) qui continue à végéter dans la misère, de 2 MI 24 flambant neufs au coût de 20 millions de dollars l’unité, démontre du peu de souci que témoignent les autorités de Niamey devant la souffrance des populations de notre pays : Le coût de la Paix par des négociations aurait pu être nettement moins élevé !

Mais, malheureusement ce n’est pas la Paix mais la guerre qui intéresse les dirigeants actuels pour mettre en œuvre un complot savamment monté en vue de se maintenir au pouvoir : nous dévoilerons au Peuple, avec preuves vérifiables à l’heure actuelle par tous les nigériens, ce complot dont nous sommes maintenant suffisamment informés et sûrs, dans notre toute prochaine publication.

Pour l’instant, restons-en à ce gâchis indigne même du plus irresponsable des pouvoirs qu’il soit.

Alors que le monde entier sait la situation actuelle très difficile des ménages nigériens dans leur ensemble, le pouvoir nigérien, lui, préfère investir des montants colossaux pour des raisons de conflit interne sur lequel le MNJ est resté ouvert au dialogue et intransigeant sur l’intégrité du pays.


…….. et, 20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) partis en fumée !

Sur les 40 milliards estimés hier samedi à Niamey par la société civile comme étant le coût des opérations militaires dans le Nord de notre pays, la moitié n’aura servi que moins d’une semaine !
Les Combattants de la Justice ont mis hors circuit des engins de 40 millions de dollars en moins d’une semaine de service.
En effet, après avoir été atteint l’appareil s’est écrasé tuant sur le coup le pilote et son copilote de nationalité Moldaves et les 2 artificiers de nationalité nigérienne.
Or, pour livrer combat la pratique requière l’utilisation de 2 hélicoptères, l’un opérant sur la cible lorsque que le second balaye les environs pour parer à toutes éventualités, …..
Les stratèges militaires du Niger qui pensaient nous combattre avec des hélicoptères MI 24 n’honorent pas leurs écoles militaires.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 29.6.08

samedi 28 juin 2008
La Convention Internationale en matière de guerre reconnaît et garantit aux prisonniers de guerre le droit à la vie et à l'intégrité physique

Un combattant tout comme un militaire pris sur le champ de bataille est un prisonnier de guerre.
La Convention Internationale en matière des Droits de guerre explicite clairement que le prisonnier de guerre a droit à la vie et au respect de son intégrité physique.

Le MNJ a, de manière irréfutable, démontré son respect de la Convention Internationale des droits des prisonniers de guerre et exige de la partie adverse de respecter elle aussi les dispositions y relatives.

Au cours des combats qui avaient eu lieu hier, vendredi 27 juin 2008, aux alentours de Tezirzaït, 4 de nos combattants dont le Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR, sont tombés vivants entre les mains des FAN.

Un appel que nous avons passé à 17h sur le numéro de Thuraya du Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR (+8821655581731) ; téléphone se trouvant depuis lors entre les mains de l’officier nigérien dont nous gardons le nom à toute fin utile, nous fait présager de la menace de mise à mort qui pèse sur nos 4 combattants, dont le Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR pris blessé, tombés entre les mains des FAN.

Aussi, nous avertissons que toute liquidation physique ou atteinte, de quelque nature qu’elle soit, à l’intégrité physique de ces prisonniers entrainera des conséquences incalculables dans la suite du conflit actuel.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 28.6.08

vendredi 27 juin 2008
Nouvel accrochage sur l’axe DIRKOU-BILMA

Tout d’abord, concernant l’affrontement aux abords de Tezirzaït, nous sommes en mesure en ce moment de dire exactement le nombre des militaires de l’armée “nigérienne” tués au cours de ce combat :

- 26 militaires, précisément, sont morts au cours de l’affrontement de ce jour aux abords de Tezirzaït.

Nous saisissons ici l’occasion pour adresser un hommage mérité à nos camarades combattant pour la Justice, tombés ce matin sur le champ d’honneur en accomplissant leur devoir.
En effet, ce matin en quittant pour aller au devant de l’ennemi, ils avaient à l’unisson prêté serment derrière leur Commandant d’unité, qu’ils ne reviendraient ce jour qu’après avoir mis un terme à la vie des hélicoptères pilotés par des mercenaires étrangers ; hélicoptères qui, ces derniers jours, semblent donner espoir à l’armée “nigérienne”.

Sept (7) ne sont certes pas revenus et Un (1), le Commandant de l’unité, est toujours porté disparu mais ils ont honorablement accompli leur mission : l’armée “nigérienne” doit désormais savoir continuer sans hélicoptères et mercenaires étrangers ou alors s’en fournir d’autres sur le dos du Peuple nigérien qui lui, continue à végéter dans la misère.

C’est des martyrs et leurs noms seront pour toujours gravés dans l’Histoire.
Le MNJ jure en ce moment solennel que leurs noms résonneront toujours fort dans le cœur de l’ensemble des Combattants de la Justice et que le mouvement mènera le combat jusqu’à la victoire finale.

Par ailleurs, un autre accrochage a eu lieu ce même jour 27 juin sur l’axe DIRKOU-BILMA. Il s’agit d’un renfort en mouvement vers Tezirzaït et intercepté par une de nos unités.
Le bilan est comme suit :

1- Côté Forces Armés “Nigériennes” :
- 2 véhicules détruits,
- 11 soldats tués.

2- Côté MNJ :
- Aucune perte, ni humaine ni en matérielle.


Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 27.6.08

Affrontement ce jour 27 juin 2008

Ce jour 27 juin 2008, des combats très farouches nous ont opposés, très tôt ce matin, aux environs de Tezirzaït, aux Forces Armées “Nigériennes” (FAN).

L’offensive des Forces Armées “Nigériennes” (FAN) a été menée au moyen des chars (une trentaine) équipés des canons de 21mm, de 2 hélicoptères pilotés par des mercenaires moldaves, de 2 avions de reconnaissance et des nombreux véhicules 4X4 équipés d’automitrailleuses.

Le bilan est lourd de 2 côtés.

1- Côté armée “nigérienne” :
- 1 char et ses occupants, détruits
- 5 véhicules et leurs occupants détruits,
- 1 hélicoptère abattu : celui-ci a pu rejoindre Arlit où il est allé tomber entre la ville et la citée minière.
Quant au nombre exact des morts, nous le communiquerons au cours des prochaines heures.

2- Côté MNJ :
- 7 morts,
- 1 manquant à l’appel, à l’heure actuelle,
- 3 véhicules détruits.

A l’heure actuelle, les assaillants ont été repoussés.


Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 27.6.08

jeudi 26 juin 2008
Attention à la désinformation !

Nous avons entendu certains médias dire que “le MNJ a remis les 4 citoyens Français à la Croix Rouge en même temps qu’un nigérien qu’il retenait en otage” !

Le MNJ n’a jamais ni enlevé ni retenu ledit nigérien, Monsieur Idris Wirghis de son nom, en otage.

Au contraire, comme peut le certifier Monsieur Idris Wirghis lui-même, le MNJ l’a sauvé en tant que simple citoyen civil, des mains des bandits qui l’avaient enlevé dans la zone de Baté (département de Tanout) où il vit ; bandits arrêtés et actuellement aux mains du MNJ.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 26.6.08

mercredi 25 juin 2008
Information

Nous avons l’honneur d’informer les familles des 4 Français, cadres d’Areva présents chez nous, le Peuple Nigérien, le Peuple Français, le Gouvernement Français et la Communauté Internationale que nous venons de remettre, à partir d’un lieu sûr, donc loin du théâtre actuel des opérations, les 4 citoyens Français à la Croix Rouge qui nous a fourni la décharge qu'ils nous quittent sains et saufs.

Nous leur souhaitons bon retour dans leurs familles en espérant qu’ils transmettront nos messages respectivement au Gouvernement Français et à Areva et, surtout, qu’ils ne fassent pas la mauvaise rencontre des militaires nigériens prêts à les éliminer.

Concernant Areva, nous souhaitons qu’elle tienne compte de notre message pour éviter à l’avenir, tout malentendu.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 25.6.08

Le gouvernement du Niger persiste avec mépris à chercher à attenter à la vie des militaires nigériens prisonniers de guerre du MNJ et des 4 citoyens F

Le pouvoir de Niamey s’oppose par tous les moyens au retour dans leurs familles, des 4 citoyens Français, cadres d’Areva, se trouvant avec nous.
Pire, il cherche inévitablement à les liquider physiquement : eux ainsi que nos prisonniers militaires nigériens.
En effet, des bombardements aveugles au moyen d’hélicoptères de combat, des MI 24 à ce qu’il nous semble, s’intensifient dans la zone.

Ce matin, les Forces Armées “Nigériennes” (FAN) se sont particulièrement activées en 2 endroits : elles se sont acharnées, d’une part, sur les environs de la localité d’Iférouane notamment sur le site de l’école de TADAK qu’elles avaient déjà détruite bien avant, et, d’autre part, sur le village de TCHINTOULOUST, situé un peu en retrait de l’axe IFEROUANE-TIMIA.

A TCHINTOULOUST, ces bombardements inutiles se sont soldés par la destruction totale du :
- bâtiment du centre de santé de soins de santé de la localité,
- camion de la coopérative du village,
- tracteur d’un producteur maraîcher du lieu,
- véhicule d’un particulier de la région.

Vu l’acharnement sadique et l’instinct de tuer qui guident le gouvernement du Niger et son armée, nous serons contraints par devoir de préserver la vie et l’intégrité physique des prisonniers de guerre et des 4 citoyens Français, de mettre ces personnes en lieu plus sûr.

Nous serons, d’autre part, obligés de surseoir au processus de retour des 4 citoyens français si la volonté de les liquider physiquement actuellement manifestée par les autorités de Niamey, ne change pas immédiatement car, il est inacceptable que ces personnes soient exposées à la mort de la part d’un pouvoir paranoïaque au point de perdre devant ses intérêts égoïstes, tout sens du caractère sacrée de la vie humaine.

En tout état de cause, expérimentés de la chose militaire et éveillés quant à toute option qui pourrait être envisagée dans ce domaine, nous mettons en garde contre toute tentative “musclée”, d’où qu’elle vienne : celle-ci ne pourrait être que regrettable dans une affaire qui au demeurant ne nécessite aucune opération militaire.
En effet, dès au départ et comme toujours, nous avons clairement dit notre intention : nous avons dit que nous n’avons aucune intention malveillante à l’égard des 4 citoyens Français et que nous voudrons juste leur remettre un message à l’endroit d’Areva et du gouvernement français dans le cadre du conflit actuel dont ils ne peuvent rester en dehors de la recherche de solution : n’eut été la mauvaise foi des autorités de Niamey, les 4 citoyens Français, cadres d’Areva, ne resteraient dans nos bases que le temps de la livraison du message.

Aghali ALAMBO,
Président du Mouvement des
Nigériens pour la Justice.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 25.6.08

Communiqué Commandement Militaire du FFR 29 juin, 2008

Communiqué Commandement Militaire du FFR 29 juin, 2008
Posté par La Voix des martyrs dans : Non classé , trackback

Le FFR rend hommage avec la plus grande énergie aux combattants tombés sur le champ d’Honneur à la bataille de Tezirzait.

Plus particulièrement à leurs chefs Mohamed ag Silimane dit Azawa, Ascharif ag Mohamed dit Asha, et tous les autres qui ont donné leurs vies pour la lutte.

Le FFR réaffirme la détermination à défendre les populations civiles victimes des bombardements criminels de l’aviation militaire de Tandja.

Le FFR prend l’engagement de se porter au combat pour déloger l’armée Nigérienne des confins du Tamgak et plus particulièrement de Tezirzait, Tadek, et Iferouane.

Que Tandja sache que l’achat coûteux des engins de guerre (hélico mi-24) de l’ex union Soviétique ne peut pas stopper l’engagement de tous les combattants de la Résistance.

Par conséquent nous lui prouverons que ceux qui sont engagés et qui croient à une cause sont plus forts que ceux qui sont envoyés par la force par la démagogie d’un régime chancelant au bout du tunnel.

Nous rappelons avec force, que toutes les victimes de Atri, Dabaga, Tchin-tebizguine, Tiguidit, Tidène, Tamazlak, Gougaram, Tadek, Tchin-Toulous, Iferouane, et Tezirzait seront vengées par la dernière énergie.

Nous avons compris que l’armée sadique et génocidaire du régime de Tandja veut nous amener à des massacres intercommunautaires et interethniques.

Par notre foie et notre engagement, nous avons toujours refusé cela.

Mais que désormais, que l’opinion nationale et internationale le sache, nous allons répondre « œil pour œil, dent pour dent » pour tout massacre des populations civiles du nord.

Nous pensons que notre lutte est hautement politique, et que ces genres de méthodes consistant à faire le vide dans l’Aïr, c’est à dire à le dépeupler, sont condamnables, et que si le régime fantoche nous pousse à l’extrême, nous allons répondre par l’extrême.

Le front

L'Espagne défie l'Allemagne en finale

Par Benoît Perrochais (vidéo) / Dépêche AFP

Lisez notre dossier consacré l'Euro 2008





L'Euro-2008, qui a consacré le retour du beau jeu, s'est offert sa finale de rêve: une nouvelle Espagne, qui n'a plus été à pareille fête depuis 1984, défie, dimanche à Vienne, l'Allemagne éternelle, ce monstre du football à la recherche d'un 4e sacre continental.

Le tournoi austro-suisse aurait pu annoncer un élargissement des frontières européennes avec un duel entre la Turquie et la Russie, demi-finalistes malheureux, mais quatre ans après le triomphe surprise de la Grèce, la finale viennoise marque le retour au premier plan de deux valeurs traditionnelles du football européen.

Et surtout, après le triomphe de Grecs regroupés il y a quatre ans autour de leur défense, c'est le retour de l'offensive qui est récompensé.

L'Espagne, avec ses onze buts marqués au cours de l'Euro, trouvera à qui parler face à des Allemands ayant trouvé à dix reprises le chemin des filets, dont six fois en quarts et en demi-finales.


Allemagne broyeuse d'illusions

Avec ses douze finales (Mondial et Euro), trois titres mondiaux (1954, 1974, 1990) et trois sacres continentaux (1972, 1980, 1996), la Nationalmannschaft a longtemps été une redoutable machine à gagner, avant de sombrer au tournant des années 2000 dans une grave crise, malgré une finale de Coupe du monde 2002 en trompe-l'oeil.

Mais le sélectionneur Joachim Löw a su faire fructifier le travail de son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, et la Mannschaft est redevenue cette broyeuse d'illusions pour ses adversaires. A 48 ans, Löw s'est même paré de l'aura d'un grand tacticien, avec ce pari du 4-5-1 qui a balayé le Portugal (3-2) en quarts et permis de résister à la tornade turque en demi-finales (3-2).

Le sélectionneur allemand devrait reconduire ce dispositif avec Klose seul en pointe, soutenu dans l'entre-jeu par Lukas Podolski, meilleur joueur et buteur de son équipe (3 buts avant la finale) qui, avec ses coéquipiers du Bayern Munich, Bastian Schweinsteiger et Philipp Lahm, masque les insuffisances de la Nationalmannschaft.

Car tout n'est pas parfait sur la planète allemande. Le capitaine Michael Ballack n'a pas justifié son statut de star de l'équipe et est d'ailleurs incertain pour la finale (problèmes musculaires au mollet droit). Mais c'est surtout la défense, trompée déjà à six reprises, qui inquiète.

Les défenseurs centraux Christoph Metzelder et Per Mertesacker n'inspirent pas la plus grande confiance et le gardien de but Jens Lehmann fait son âge, 38 ans et 232 jours dimanche, ce qui lui vaudra d'être le joueur le plus âgé à participer à une finale d'un Euro.


La "Roja" sans Villa

En face, dimanche, il y aura l'Espagne, deuxième équipe la plus jeune du tournoi (après la Russie), qui hume à nouveau le parfum des grandes soirées.

Depuis son titre européen de 1964 et sa défaite en finale de l'Euro-1984 contre la France de Michel Platini, aujourd'hui président de l'UEFA, la "Roja" était frappée d'une malédiction dès qu'elle approchait le stade des quarts de finale.

La "seleccion" a cette fois bien négocié les rencontres à élimination directe, venant à bout en quarts des champions du monde italiens aux tirs au but (0-0 a.p., 4 t.a.b. à 2), avant d'écoeurer, jeudi en demi-finales, la jeune et insolente troupe russe de Guus Hiddink (3-0). L'attaquant Andrei Arshavin a d'ailleurs beaucoup appris ce soir-là.

Dimanche, l'Espagne sera privée de David Villa, meilleur buteur du tournoi (4 buts), touché aux ischio-jambiers en demi-finales. Mais l'Espagne a affiché une telle sérénité et une telle maîtrise, avec un collectif mêlant jeunes loups, comme Fernando Torres, Sergio Ramos et Cesc Fabregas, et joueurs d'expérience avec Iker Casillas et Carles Puyol, que ce forfait ne semble qu'une péripétie. D'autant que l'Espagne dispose dans ses rangs d'un super-remplaçant en la personne de Daniel Güiza, l'attaquant de Majorque, meilleur buteur de la Liga cette saison (27 buts). Ses statistiques parlent pour lui: 3 apparitions lors de l'Euro-2008, 154 minutes jouées et 2 buts sur 9 tirs.

Reste à savoir comment cette nouvelle Espagne vivra ce retour sous le feu des projecteurs, que l'Allemagne semble n'avoir jamais quitté.

Les forces pakistanaises avancent sur les Taliban

Par L. Barcelllini (vidéo) / Reuters (dépêche)

LANDIKOTAL, Pakistan, 29 juin (Reuters) - Les forces de sécurité pakistanaises ont pris le contrôle d'une zone de la région de Khyber, porte vers l'Afghanistan, au deuxième jour d'une offensive lancée contre les taliban qui menacent la grande ville du Nord-Ouest, Peshawar.

Cette opération est la première que lance le gouvernement pakistanais depuis son arrivée au pouvoir après les législatives de février.

Un haut responsable du gouvernement régional a assuré à Reuters qu'il n'y avait pas eu de violences depuis samedi soir.

"Nous contrôlons la situation. Nous avons détruit au moins trois caches des activistes et les soldats du Corps des
frontières patrouillent dans la zone", a déclaré ce responsable, sous le sceau de l'anonymat.

La région de Khyber est l'un des principaux points de passage entre le Pakistan et l'Afghanistan, dont dépendent notamment les soldats occidentaux présents en Afghanistan.

On y trouvait très peu d'activistes voici un an, mais l'alliance de ces derniers avec les bandes criminelles actives dans la région a contribué à fortement détériorer la sécurité lors des récents mois.

Le général pakistanais Alam Khattack a indiqué samedi que ses hommes se concentraient sur la ville de Bara, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Peshawar. L'opération, a-t-il ajouté, devrait durer quatre ou cinq jours, mais pourrait être prolongée.

Les Anjouanais choisissent leur président

Par AFP

Les Anjouanais votaient dimanche pour élire le successeur de Mohamed Bacar, l'ex-homme fort de cette île comorienne renversé par une opération militaire en mars, un second tour marqué par des accusations mutuelles d'achats de voix lancées par les partisans des deux candidats.

Près de 128.000 électeurs, sur une population d'environ 250.000 personnes, se rendaient dans 240 bureaux de vote répartis sur cette île montagneuse, la plus pauvre et la plus peuplée des îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Le premier tour de scrutin, le 15 juin, avait été marqué par un faible taux de participation (42,79%) et avait vu Mohamed Djaanfari, avec 44,18% des suffrages, devancer Moussa Toybou (40,12%).

M. Djaanfari, député à l'Assemblée de l'Union des Comores, est un homme d'affaires spécialisé dans le transport maritime et un farouche opposant à l'ancien président Mohamed Bacar. Il avait été battu par Ahmed Abdallah Sambi lors de l'élection du président fédéral de l'Union des Comores de 2006.

Moussa Toybou, ingénieur des travaux publics, est peu connu sur la scène politique et bénéficie du soutien du président de l'Union des Comores, M. Sambi.

Les deux candidats ont tenté lors de la campagne du second tour de mobiliser des Anjouanais préoccupés par l'érosion de leur pouvoir d'achat et la pénurie de carburants.

"Selon les informations en notre possession, le taux de participation devrait être supérieur à celui du premier tour", a indiqué à l'AFP Kamal Ali Yahoudha, responsable de l'information et de la sensibilisation pour cette élection.

"J'ai dû attendre 30 mn avant d'accéder au bureau de vote dans une file qui commençait à se former. Au premier tour, il n'y avait pas de queue du tout", a pour sa part rapporté un chauffeur de taxi à Mutsamudu, Seidine Ali Mohamed.

Selon plusieurs témoins joints à des endroits différents de l'île, la sécurité de cette élection, supervisée par une mission de sécurité de l'Union africaine avec l'armée comorienne, a été renforcée.

Aucun véhicule ne pouvait circuler dans l'île sans autorisation spéciale délivrée par la commission électorale afin de prévenir toute tentative de fraude.

Mais des partisans des deux camps se sont mutuellement accusés d'acheter des voix.

"Les gens de Moussa Toybou distribuent des vivres contre des voix", a affirmé Antoy Abdou, un des soutiens de Mohamed Djaanfari.

"Je me demande quand les responsables politiques vont mettre un terme à l'achat de voix. Ce que je vois ici à Ouani, c'est que les hommes de Mohamed Djaanfari achètent des voix à 5.000 francs comoriens l'unité (10 euros)", a déploré Bastoine Soulaimana, ex-candidat éliminé au premier tour et qui s'est rallié à Moussa Toybou.

Les résultats provisoires de cette élections sont attendus lundi dans la journée. La Cour constitutionnelle disposera alors de 72 heures pour proclamer les résultats définitifs.

Cette élection est censée sortir de la crise la plus pauvre et la plus peuplée des trois îles de l'archipel des Comores.

Ce scrutin est également un test pour faire rentrer définitivement Anjouan dans le giron des institutions de l'Union des Comores.

En 1997, Anjouan avait fait sécession. Le colonel Bacar avait ensuite pris le pouvoir par un coup d'Etat en septembre 2001, puis avait été élu président en 2002. En décembre 2001, les trois îles avaient voté la création de l'Union des Comores. Et Anjouan avait réintégré l'Union.

Mais en juin 2007, la réélection de M. Bacar avait été jugée illégale par l'Union et l'UA, conduisant à son renversement par une opération de l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'UA. Mohamed Bacar est actuellement assigné à résidence sur l'île française de la Réunion.

Israël rouvre un terminal de marchandises de Gaza

Par AFP

Israël a ouvert dimanche un point de passage pour marchandises dans le sud de la bande de Gaza mais maintenu le principal terminal fermé dans le nord du territoire à la suite de violations de la trêve conclue avec les Palestiniens, ont déclaré l'armée israélienne et des sources palestiniennes.

Le point de passage de Soufa a rouvert tôt dans la matinée et des dizaines de camions attendaient côté palestinien pour charger des marchandises déposées par des véhicules israéliens, ont affirmé à l'AFP des témoins palestiniens.

Ce terminal avait été fermé mercredi après les tirs de trois roquettes par le mouvement radical Jihad islamique en riposte, selon lui, à la mort d'un de ses chefs en Cisjordanie tué par l'armée israélienne.

La trêve entrée en vigueur le 19 juin prévoit une levée progressive du blocus israélien de Gaza et un arrêt des violences mais ne s'applique qu'à la bande de Gaza à ce stade.

"Les cargaisons de 60 à 70 camions transportant surtout de l'aide humanitaire, devraient être transférées par le point de passage de Soufa aujourd'hui", a précisé un porte-parole du bureau de coordination de l'armée israélienne pour la bande de Gaza, Gil Karie.

Le terminal de Karni, principal point de passage pour les marchandises, reste toutefois fermé, a précisé le porte-parole. "Des consultations auront lieu ce soir pour discuter de sa réouverture", a-t-il déclaré.

Israël n'avait rouvert dimanche dernier que très partiellement ce terminal, entre le nord de la bande de Gaza et le territoire israélien, et n'avait autorisé que le transfert de céréales à l'aide d'un tapis roulant.

Le Hamas, qui a tenu à réaffirmer son autorité dans la bande de Gaza après les tirs de roquettes en arrêtant des membres de groupes armés ayant violé la trêve, a de son côté estimé qu'Israël ne respectait pas l'accord conclu par l'entremise de l'Egypte.

"Jusqu'à maintenant, Israël ne remplit pas ses engagements pris auprès de l'Egypte d'ouvrir de manière progressive les points de passage et d'augmenter les quantités de marchandises de bases et de carburants", a affirmé à l'AFP un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.

Samedi, le Jihad islamique a menacé de tirer de nouveau des roquettes sur Israël si l'armée israélienne poursuivait ses opérations en Cisjordanie alors que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a prévenu qu'il arrêterait d'autres activistes s'ils violaient la trêve.

"Le Jihad islamique se réserve le droit de répliquer à toute violation israélienne", a déclaré un des chefs de ce mouvement palestinien à Gaza, Khaled al-Batch, tout en assurant qu'il "ne prendrait pas l'initiative de violer l'accalmie, ni d'y mettre fin".

"Il existe un accord avec le Jihad islamique stipulant que toute personne, appartenant au Jihad ou au Hamas, violant cet accord sera arrêtée et ses armes seront confisquées", a averti le plus influent des chefs du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Zahar.

Obama et McCain courtisent les Latinos

Par Reuters (texte) / Récit H. Drouet - FRANCE 24 (vidéo)

Lisez notre dossier sur la présidentielle américaine.





Barack Obama et John McCain ont recherché samedi les faveurs de l'électorat hispano-américain dans leur course à la Maison blanche, le candidat démocrate accusant son rival républicain d'avoir renoncé, sous la pression de son parti, à défendre une réforme profonde de la politique d'immigration.


S'adressant l'un après l'autre à des représentants de la communauté d'origine latino-américaine, dont le vote pèsera lourd le 4 novembre, les deux hommes se sont présentés comme les champions de leur cause.


Obama a reproché à McCain, d'abord favorable à une vaste réforme de l'immigration offrant une chance d'intégration aux 12 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, d'avoir fait machine arrière pour suivre le courant dominant au sein de son parti.


Le projet de réforme a finalement été rejeté par le Congrès en raison de la forte opposition des républicains.


A l'occasion de ce débat, la position de McCain avait évolué et le sénateur de l'Arizona avait souligné la nécessité d'assurer la sécurité des frontières des Etats-Unis avant de se pencher sur le statut des immigrés illégaux.


"Un sujet sur lequel le sénateur McCain promettait le changement, c'était l'immigration. Il se disait le champion d'une réforme en profondeur et nous l'admirions pour cela", a lancé Obama devant une association d'élus et de responsables hispaniques, la NALEAO (National Association of Latino Elected and Appointed Officials).


"Mais quand il a brigué l'investiture de son parti pour la course à la présidence, il a renoncé à ses promesses", a ajouté le candidat démocrate, reprochant à son rival sa versatilité.


McCain, qui avait pris la parole devant l'association avant Obama, a admis que le projet qu'il avait défendu "n'était pas très populaire auprès de certains" au sein de son parti mais s'est engagé à continuer à oeuvrer à une réforme d'ensemble de la législation sur l'immigration, mettant même ce dossier "au sommet de ses priorités".


"Je veux vous assurer que nous traiterons cette question avec humanité et compassion", a-t-il dit, parlant des immigrés clandestins comme des "enfants de Dieu".

Israël accepte un accord d'échange de prisonniers

Par Louise Dupont (vidéo) / AFP (dépêche) et FRANCE 24

Le gouvernement israélien a accepté à une forte majorité un accord d'échange de prisonniers et de corps de soldats avec le Hezbollah, le mouvement chiite libanais, a indiqué une source gouvernementale dimanche en début d'après-midi.

Pourtant, le Premier ministre israélien Ehud Olmert avait déclaré plus tôt qu'"il n'y avait aucune chance" pour que les deux soldats israéliens destinés à être échangés avec le Hezbollah contre des détenus libanais soient encore vivants, a rapporté la radio militaire.

"Notre hypothèse de départ était que les soldats étaient en vie (...). Aujourd'hui, nous savons avec certitude qu'il n'y a aucune chance que cela soit le cas", a déclaré M. Olmert en Conseil des ministres.

"Nous sommes sans illusion, il y aura autant de tristesse en Israël que d'humiliation, vu les fêtes qui vont se dérouler de l'autre côté", a-t-il ajouté, en allusion au Liban.

Il s'est néanmoins dit d'accord pour un échange avec le Hezbollah de ces deux soldats, Eldad Regev et Ehud Goldwasser, enlevés en juillet 2006 à la frontière avec le Liban, contre des prisonniers libanais.

"En dépit de toutes les hésitations, en pesant le pour et le contre, je soutiens l'accord" d'échange, a souligné M. Olmert.

Il a appelé les ministres à voter en faveur de l'accord "malgré son prix élevé", soulignant le devoir du gouvernement envers les familles des soldats disparus qui vivent dans l'incertitude.

Dimanche, le gouvernement israélien débattait et devrait procéder à un vote sur le sujet. La plupart des ministres ont d'ores et déjà annoncé qu'ils appuieraient l'accord, négocié par l'intermédiaire de l'Allemagne.

En échange des deux soldats enlevés par le Hezbollah, Israël libèrerait cinq détenus libanais --dont le doyen de ces prisonniers Samir Kantar--, et remettrait au mouvement chiite des corps de ses combattants inhumés en Israël.

Le ministre de la Défense Ehud Barak s'est dit favorable, avant la réunion, à un tel échange, en dépit des réserves des services de sécurité.

"En tant que soldat, en tant qu'officier qui a commandé des combattants, en tant que ministre de la Défense, je considère que nous avons une responsabilité suprême de ramener nos fils, morts ou vifs", a déclaré le leader travailliste.

En revanche, les chefs du service de sécurité intérieure (Shin Beth) et des services secrets (Mossad) se sont opposés à une libération de prisonniers contre des corps, bien qu'il y ait eu des précédents, selon des sources gouvernementales.

Depuis plusieurs semaines, les ministres sont soumis à une pression croissante de l'opinion publique, sensible à la douleur des familles des soldats disparus.

La presse s'est fait largement l'écho de leurs plaintes, reprochant au chef du gouvernement ses "tergiversations", tout en reconnaissant que le gouvernement faisait face à un dilemme.

Samir Kantar, du Front de libération de Palestine (FLP), a été condamné en 1980 à 542 ans de prison pour avoir tué un civil israélien et sa fille ainsi qu'un policier israélien en 1979 dans le nord d'Israël.

La capture des deux soldats par le Hezbollah en territoire israélien le long de la frontière libanaise avait provoqué une offensive israélienne qui avait duré 34 jours, du 12 juillet au 14 août 2006.

Le conflit, côté libanais, a fait plus de 1.200 morts, civils pour la plupart, et 160 tués côté israélien, en majorité des militaires.

Selon l'armée israélienne, les deux soldats ont été très grièvement blessés au moment de leur capture et aucun signe de vie n'a été fourni depuis.

Mugabe officiellement déclaré vainqueur de la présidentielle

Par AFP

Regardez le reportage de Caroline Dumay et Alex Duval-Smith réalisé à la frontière entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, "Fuir le Zimbabwe à tout prix"

Consultez aussi notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimbabwe



Le chef de l'Etat sortant du Zimbabwe Robert Mugabe a été proclamé dimanche vainqueur de l'élection présidentielle, où il était seul en lice en raison du boycott de l'opposition, avec une écrasante majorité des suffrages.

"Je déclare en conséquence le dénommé Mugabe, Robert Gabriel, élu président de la République du Zimbabwe", a déclaré le responsable du scrutin à la Commission électorale du Zimbabwe, Lovemore Sekeramyi, après avoir procédé à la lecture des résultats province par province.

Au total, a précisé le responsable de la ZEC, M. Mugabe a obtenu 2.150.269 suffrages, contre 233.000 à l'opposant Morgan Tsvangirai.

Les résultats de chacune des dix provinces suivaient le même schéma, prévisible étant donné que M. Mugabe était le seul candidat en lice après le retrait de M. Tsvangirai, qui a jeté l'éponge face à l'ampleur de la répression.

L'ancien héros de la lutte contre la suprématie blanche, qui dirige le pays depuis l'indépendance en 1980, a proclamé dès samedi "une victoire écrasante".

"Je vous remercie pour la façon dont vous avez voté, nous avons remporté une victoire écrasante", a-t-il déclaré lors d'obsèques d'un membre de sa famille, selon des images retransmises par la télévision d'Etat.

Le régime a déchaîné les violences contre les partisans de l'opposition, ou supposés tels, après sa déroute aux élections générales du 29 mars, lors desquelles il avait perdu sa mainmise sur le Parlement.

Le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai, qui avait raté de peu la majorité absolue au premier tour de l'élection présidentielle, s'est retiré il y a une semaine de la course à la présidence, cédant face à "une orgie de violences".

Selon lui, 200.000 personnes ont été déplacées, 10.000 blessées et 90 membres du parti d'opposition tués depuis le 29 mars.

La mission d'observateurs du Parlement panafricain (PAP) a dénoncé dimanche un scrutin "ni libre ni équitable", appelant à de nouvelles élections.

"La campagne électorale a été marquée par un degré élevé d'intimidations et de violences, avec des personnes déplacées, des enlèvements et des vies perdues", a déclaré le chef de la mission du PAP, Marwick Khumalo, devant la presse à Harare.

"Il est difficile de nier les allégations de violences orchestrées par l'Etat", a-t-il souligné. Le pouvoir impute la responsabilité des exactions à l'opposition.

Aucun observateur occidental n'a été accrédité pour le scrutin. Des équipes de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC, 14 pays) et de l'UA étaient toutefois également présentes.

Si le PAP avait déjà dénoncé les violences dans l'entre-deux tours, l'UA est restée très prudente. Le sommet de Charm el-Cheikh, appelé par les puissances occidentales à dénier toute légitimité au gouvernement issu du scrutin, était sous pression dimanche.

Le Premier ministre kényan Raila Odinga a de nouveau appelé l'UA à envoyer des troupes au Zimbabwe, qualifiant le président Mugabe de "honte pour l'Afrique".

L'envoi d'une "force internationale pour ramener la paix" au Zimbabwe serait justifiée, a également estimé le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.

Et la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, a pressé les pays africains de "tout faire" pour évincer M. Mugabe du pouvoir.

Mais le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur régional au Zimbabwe et première puissance africaine, presse ses pairs d'entériner la réélection afin de préserver les chances de négociation, selon l'opposition zimbabwéenne.

Bien que les Occidentaux aient taxé le scrutin de "farce électorale", M. Mbeki s'est gardé de prendre position publiquement. Il a gagné Charm el-Cheikh dès samedi.

Un des plus fidèles alliés du président Mugabe, le chef de l'Etat angolais José Eduardo Dos Santos, a quant à lui délégué son Premier ministre au sommet de l'UA. Président en exercice de l'organe de sécurité de la SADC, l'Angola occupe une position clé pour toute intervention africaine au Zimbabwe.

Anticipant une absence de réaction du continent, M. Tsvangirai mettait l'accent dimanche sur des négociations qu'il souhaite mener pour une période de transition.

"Nous devons amener le vieil homme (surnom respectueux de M. Mugabe en Afrique) à la table des négociations le plus vite possible", a-t-il déclaré à un journal britannique. "Il n'est pas inconcevable qu'un arrangement puisse voir le jour".

Messages de Jean-Marc Pellet, président de l'entraide de l'occitan-toureg.

Jeudi 26 juin 2008
/Niger/Hama Amadou en vacances à Koutoukalé !
Afrique
L'ancien Premier ministre du Niger arrêté
REUTERS | 26.06.2008 | 21:22

NIAMEY (Reuters) - L'ancien Premier ministre du Niger Hama Amadou, soupçonné de corruption, a été arrêté, a-t-on appris de source judiciaire.

Amadou a été placé en détention à Koutakale, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Niamey, précisait-on de même source.

Le Parlement nigérien s'était prononcé mardi en faveur de l'engagement de poursuites à l'encontre de l'ancien chef du gouvernement, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à un fonds spécial destiné à la presse nationale pour un montant qui avoisinerait 100 millions de francs CFA (152.000 euros).

En cas de poursuites, Amadou comparaîtra devant une Haute cour, seule habilitée à traiter les affaires impliquant des membres ou anciens membres du gouvernement pour des faits commis durant leur mandat.

S'il était reconnu coupable lors de son procès, Amadou pourrait renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2009, dont il est le favori depuis que l'actuel chef d'Etat, Mamadou Tandja, l'a démis de ses fonctions l'année dernière, en raison d'un autre scandale de corruption touchant deux anciens ministres de l'Education.

Une centaine de partisans d'Amadou, qui s'étaient rassemblés devant la Haute cour dans le centre de Niamey, ont été dispersés par la gendarmerie à l'aide de gaz lacrymogènes, a rapporté un journaliste de Reuters.

La semaine dernière, l'ancien Premier ministre a accusé Tandja, qui ne peut pas se présenter après avoir effectué deux mandats, de fomenter un "complot politique" pour l'empêcher de briguer la présidence.

Les deux hommes appartiennent au même parti, le Mouvement national pour la société et le développement, que préside Amadou.

Abdoulay Massalatchi, version française Grégory Blachier

sur Le Nouvel OBS


par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire 0 commentaire (0) commentaires (0) créer un trackback recommander
Jeudi 26 juin 2008
/AREVA/Nord Niger/MNJ/Stop aux injustices subies par le peuple touareg

Les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice ont confié deux lettres aux quatre employés d'Areva qu'ils ont libérés ce mercredi.

Les deux lettres ont été confiées au quatuor d'employés du groupe français Areva, libérés hier mercredi par les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), soit quatre jours après leur kidnapping à Arlit, épicentre de la région uranifère où opère le n°1 mondial du nucléaire civil. L'une est adressée à Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva ; l'autre, en des termes analogues, à Nicolas Sarkozy.

Voici, pour l'essentiel, la teneur du message destinée à la première.

« Madame,

Nous avons l'honneur de vous informer de l'enlèvement de quatre Français travaillant pour la Cominak à Akokan (Arlit). Il s'agit de... (suivent les noms des intéressés, trois hommes et une femme). Par cet acte, effectué sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré ni aucune violence utilisée, le MNJ entend apporter la preuve que la sécurité de vos installations et de votre personnel ne peut être assurée par l'armée nigérienne.

Aussi voulons-nous vous rappeler que l'exploitation de nos ressources minières ne saurait se faire continuellement alors que les populations autochtones sont exclues, sinon sous-employées, par votre société. Au moment où l'uranium est exploité dans la région d'Arlit, l'armée nigérienne se complaît depuis le début de cette rébellion dans le massacre de populations innocentes, la destruction de leur capital productif (cheptel, commerce, maraîchage), les arrestations arbitraires et les exécutions extra-judiciaires, ainsi que les brimades en tous genres.

Madame, le ciblage de ces quatre Français n'est pas un hasard. Il est guidé par le souci d'avoir des interlocuteurs crédibles, susceptibles de transmettre de façon objective un message auquel la communauté internationale est restée jusqu'alors sourde.

Le MNJ, loin d'être contre l'exploitation des ressources minières , encore moins contre le groupe Areva, comme veulent le faire croire les autorités nigériennes, demande tout simplement une implication des populations autochtones dans la gestion des ressources, y compris l'uranium, pour leur assurer le minimum vital, notamment la disponibilité en eau, l'éducation et la santé, ainsi que le reversement des subsides aux communes concernées et le plein emploi des autochtones entre autres.

L'exploitation doit tenir compte encore une fois des besoins réels de ces communes et de leur mode de vie, de façon à atténuer ou réduire considérablement leurs effets négatifs sur l'environnement (radioactivité, atrophie de l'espace pastoral, rejets toxiques).

Par ailleurs, nous tenons à vous faire savoir que le contrat que vous avez signé avec le gouvernement du Niger n'engage nullement le MNJ, tant qu'une politique de prise en compte des aspirations légitimes des populations du Nord n'est pas une réalité. En effet, le MNJ vous tient pour responsable et/ou complice des injustices commises des décennies durant, tant en terme de gestion que de partage des revenus tirés de l'uranium. Revenus utilisés par le gouvernement du Niger pour l'achat d'arme à des fins de destruction d'un peuple, basée sur des considérations ethniques. Nous vous demandons par conséquent de prendre en compte nos revendications et d'être notre porte-parole auprès du gouvernement et du peuple français pour un règlement rapide, juste et durable du conflit qui nous oppose au pouvoir corrompu et irresponsable du Niger.

Nous vous rappelons que le peuple et le gouvernement français, de par leur histoire, ont une responsabilité dans les injustices subies par le peuple touareg et seront toujours sollicités pour trouver une solution durable à sa situation. Comptant sur la tradition française et occidentale de respect des droits des peuples à l'autodétermination, nous vous réitérons notre confiance dans la poursuite et l'extension de vos activités au nord de notre pays (...).

Cependant la poursuite de ces activités et leur extension éventuelle dépendront immanquablement de nos bonnes relations et de la résolution de ce conflit où la France est vivement sollicitée pour apporter son concours.

Tout en comptant sur votre disponibilité, nous vous prions, Madame, de croire en l'assurance de notre franche collaboration. »

sur l'EXPRESS


par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire 0 commentaire (0) commentaires (0) créer un trackback recommander
Jeudi 26 juin 2008
/E.O.T/Entraide Occitano Touarègue/Compte rendu de l'assemblée générale du 22/06/08

Compte rendu de l’assemblée générale de E.O.T ordinaire du 22 juin 2008

Entraide Occitano Touarègue (E.O.T)

Mairie de Saint Remèze 07700

Présents : Pellet Jean-Marc – Meycelle Patrick – Guerrier Jacques – Cressier Jeanine – Courbet Jean-Marc – Ressaire Eve – Salazard Elise – Schillemans Loes – Ressaire Jacques – Freund Maurice –Mathon Brigitte –Bernardin Gérard – AKOLI Ahmed – Rossi Martine – Ahmadou -

Excusés : Briez Serge – Peyrol Colette – Paquet Françoise – Keller Thomas- Thérèse LUX –– Mermet Evelyne –

Préambule
Nous avions invité Monsieur Ahmed Akoli, le secrétaire politique de la Cellule Europe du MNJ, à venir nous parler de la situation actuelle au Nord-Niger.
Pendant 45 minutes Ahmed Akoli nous a présenté le Peuple Touareg depuis ses origines jusqu’à nos jours, une présentation sans censure ni langue de bois, comme le veut l’éthique de notre association.
Cette présentation a suscité un long débat.
Parmi nos adhérents se trouvent des défenseurs de notre culture occitane dont Jean-Marc Courbet responsable d’un grand mouvement Félibre, « Baile » et ami d’Issyad Kato.
Je tiens à rappeler que EOT a vu le jour suite à une rencontre entre « Occitan et Imazighen » aux îles Canaries en août 1997.
Aujourd’hui pour cette A.G du 22 juin, deux hommes se retrouvent : Ahmed Akoli et Jacques Ressaire, tous deux ont participé au premier Congrès Mondial Amazigh.
Notre ami Issyad Kato faisait aussi partie de ce groupe.
Il me plait à rappeler qu’au delà de l’aide aux enfants Touareg (notre priorité) vivant en milieux nomades dans des situations plus que précaires, nous sommes aussi solidaires des revendication légitimes des peuples quant à leur existence, leur reconnaissance, et à leur possibilité à se développer dans le strict respect de leurs droits à la différence. Un débat animé s’en suivit !

Les esprits calmés le Président déclara l’A .G ouverte.

Le Président rappelle que depuis la fin janvier 2007 nous n’avons pas pu retourner sur le terrain, et pour cause !
Les seules informations du Niger arrivent par l’intermédiaire de notre ami Baye Mahamadou d’Agadez.
Vous aurez en pièce jointe son courrier.

Anou N’Agarouf

Je dois vous donner ici une explication sur la situation d’Anou N’Agarouf où tout se passe bien hormis un petit détail : le directeur de l’école est Haoussa, l’institutrice des petits est aussi Haoussa.
Résultat : une majorité d’enfants Haoussa en provenance d’Arlit se retrouve dans cette école afin de profiter des largesses du PAM et des aides en médicaments de E.O.T. Nous n’avons aucune animosité envers les enfants Haoussas ou Djerma, mais ces écoles sont mises en place pour scolariser les enfants des touaregs nomades de cette région. Nous allons attendre la suite des événements pour savoir si nous continuerons ou pas à travailler avec Anou N’Agarouf.

Azar

Le maximum sera fait pour pérenniser l’école d’Azar appelée à un grand avenir : les enfants qui la fréquentent sont tous des campements limitrophes.

Sikerat

A Sikerat les chose avancent.
Nous venons d’apprendre que ce site fait partie du projet pilote dénommé E.R.A.(Ecole Rurale Alterntive). E.OT se réjouit de cette victoire : c’est grâce à notre travail acharné que cette école a pu continuer à exister.
Nous avons eu les pires difficultés, nous avons rencontré les pires problèmes, mais au bout du chemin le travail paye.
Alors, merci à vous toutes et tous car ce projet n’aurait pas abouti à Sikerat sans notre travail.
En document annexe, vous trouverez les explication de Baye ainsi qu’un dossier de L’Unesco au sujet de l’Ecole Rurale Alternative.
A noter que l’école de Sikerat (photo de votre président) qui agrémente cette brochure de l’Unesco a été gracieusement offerte par l’association.

Le nouveau bureau

La cotisation est toujours fixée à 20 Euros.
Notre secrétaire, Peyrol Colette, a décidé de prendre sa retraite mais reste toujours adhérente. Je tiens à la remercier ici même pour tout le travail bénévole qu’elle a fait pour E.O.T.
Eve Ressaire de St Michel d’Euzet dans le Gard devient secrétaire.
Patrick Meycelle reste trésorier
Jean-Marc Pellet est encore président.

Petit bilan financier

Nous avons en caisse au 31/12/2007 la somme de 12194,36 €

Ressources
Les cotisations et dons ont rapporté : 1055,00 €
Les « Pièces jaunes » de la Boulangerie Pellet : 560,00 €
Les intérêts : 243,82 €

En dépense
Mission 2007 : 2160,00 €
Participation pour aménagement d’une palmeraie : 500,00 €
Frais du crédit Mutuel : 11,00 €

Et Maintenant ?

Etant donné les événements, il sera impossible de partir, nous avons donc pris la décision , sur ma proposition, de déléguer notre pouvoir à notre ami Baye Mahamadou.
Lui va décider en connaissance de cause quelles sont les priorités pour nos trois écoles.
Nous allons lui allouer un budget de 2500€ pour l’année scolaire 2008/2009 et une petite aide personnelle (150€) pour qu’il puisse plus facilement nous contacter par mail ou SMS.
Cet argent transitera par Western Union au fur et à mesure des besoins.
Si vous avez des questions je suis toujours à votre disposition.

Un dernier mot important

Ce qui manque à E.O.T ce sont des volontaires pour aller sur le terrain !
Merci de me dire si cela vous ferez plaisir de participer à une mission.
Il est aussi possible d’envisager avec Point Afrique un circuit autour de nos écoles…
A voir.

Point final

Si j’ai crée le blog occitan-touareg c’est pour faire circuler un maximum d’infos sur notre association et ses agissements.
Il est impossible de s’intéresser aux Touareg et d’ignorer les Tibétains ; il est impossible de se battre pour que les enfants Touareg gardent leur langue leur culture et leur tradition et de rester insensible à la disparition programmée de notre culture occitane ou provençale.
Vous trouverez donc sur ce site des informations qui touchent de prés ou de loin les problèmes liés aux peuples autochtones dont nous faisons nous aussi parti.

Cordialement
Jean-Marc Pellet

L’année scolaire 2007/2008 s’est déroulée tant bien que mal à Agadez en particulier dans les écoles de Sikerat, Anou Agarof et Azar. La situation actuelle a eu un impact très négatif sur la bonne marche des écoles en général surtout concernant la fréquentation car les populations nomadisent un peu loin des écoles qui malheureusement ne peuvent pas se déplacer au gré de celles –ci.
Voici d’une manière très ramassée la situation de chacune des écoles précitées.
Anou Agarof est situé dans la commune de Dannat département d’Arlit juste au cœur même du futur site d’exploitation d’uranium. Elle a un effectif théorique de 47 dont 13 filles repartis dans cinq cours encadrées par deux Instituteurs. Malgré l’assistance PAM la fréquentation laisse à désirer car à peine le tiers de l’effectif est présent. On constate aussi que les enfants viennent des centres urbains suivre les cours comme les conditions sont acceptables. Les locaux de l’école comprennent une classe en dur et une paillotte qu’il faut renouveler chaque année. En 2007/08 l’école n’a eu aucune assistance à part celle du PAM.
L’école d’Azar a évolué avec un effectif de 14 élèves dont 6 filles. c’est une école qui doit son existence surtout à EOt sous forme d’école communautaire. Par la suite l’état la relève en y envoyant un instituteur. Les conditions de vie sont un peu difficile pour cette écoles vu le manque de cantine même si on garde toujours espoir. Beaucoup de réalisations sont faites dans le passé par EOt mais la rareté d’informations fiables nous amène à faire de réserves sur la situation actuelle.
Sikerat situé dans la même zone que les écoles précitées est dans le département de Tchirozérine. Elle a un effectif aussi théorique de 39 élèves dont 17 filles tous venus des campements environnants. Elle est retenue pour faire parti d’un projet pilote de nommé ERA : Ecole rural alternative. Elle aura l’avantage de recruter jusqu’à l’âge de 12 ans et bénéficier d’une assistance : classes dortoirs, produits pharmaceutiques etc.…
En conclusion, je tiens à formuler mon vœu le plus ardent qui consiste à avoir la paix dans la zone pour que nos enfants aillent à l’école sans aucun risque.
Quand aux partenaires nous souhaitons qu’ils continuent à aider les plus démunis pour chasser l’ignorance.

Africains, une méditation salutaire pour nos Pays!!!

Objet : Africains, une méditation salutaire pour nos Pays!!!!
>
>
> LA REFLEXION ET...L’ACTION !!!!
>
> La différence entre les pays pauvres et les pays riches
> n’est pas fonction de l’âge du pays.
> Les pays comme l’Inde et l’Egypte ont plus de 2000 ans
> d’existence mais sont pauvres.
> D’un autre côté, le Canada, l’Australie & la
> Nouvelle Zélande , il y a 150 ans étaient inexpressifs.
> Aujourd’hui ils sont des pays développés et riches
>
> La différence entre les pays pauvres et les pays riches
> n’est pas fonction de l’étendue du pays et des
> ressources naturelles.
> Le Japon a un territoire limité, 80% de montagnes,
> inadéquat pour l’agriculture & l’élevage, mais il
> est la seconde économie mondiale. Le pays est comme une
> vaste usine flottante, important des matières premières
> de la terre entière et exportant des produits
> manufacturés.
> La Suisse est un autre exemple, qui ne plante pas de cacao,
> mais qui a les meilleurs chocolats du monde. Sur son petit
> territoire elle fait de l’élevage, et ne peut planter
> que 4 mois dans l’année. En plus, elle a les produits
> laitiers de meilleures qualités. C’est un petit pays qui
> donne une image de sécurité, de l’ordre et du travail,
> ce qui fait de lui le pays le plus sûr du monde.
>
> La communication entre les cadres des pays riches et leurs
> homologues des pays pauvres montre bien qu’il n’y a pas
> de différence intellectuelle significative entre eux.
>
> La couleur de la peau et la race n’a aucune importance:
> les immigrants taxés de paresseux dans leurs pays
> d’origine sont la force productrice dans les riches pays
> europeéns.
>
> Quelle est alors la difference ?
> La différence est dans le comportement des gens,
> façonnés au fil des années par l’éducation & la
> culture.
> En analysant le comportement des populations des pays
> riches et developpés, nous nous rendons compte que la
> grande majorité suivent les principes qui regissent leur
> vie:
>
> 1. Ethique, comme principe de base
> 2. Intégrité.
> 3. Responsabilité.
> 4. Respect des lois & règles.
> 5. Respect des droits des autres citoyens.
> 6. Amour du travail.
> 7. S’efforcer à apprendre et à investir.
> 8. Volonté de bien faire.
> 9. Ponctualité.
> 10.Aimer son pays et vouloir y vivre en paix
>
> Dans les pays pauvres, seule une minorité suit ces
> principes de base, dans leur vie de tous les jours. Nous ne
> sommes pas pauvres parce que nous manquons de ressources
> naturelles ou parce que la nature est cruelle envers nous.
>
> Nous sommes pauvres à cause de notre comportement. Il nous
> manque la volonté de respecter et d’enseigner ces
> principes de fonctionnement qu’ont adopté les pays
> riches et développés.
>
> Si vous ne faites pas suivre ce message, rien ne vous
> arrivera. Votre chouchou ne mourra pas. Vous ne serez pas
> tué. Vous n’aurez pas de malchance pendant les 7
> prochaines années et vous ne serez pas malade non plus.
>
> Si vous aimez votre pays, envoyez ce message autant que
> possible au maximum de gens.
>
> REFLEXION ET...ACTION car nous pouvons réussir nous aussi
> !!!

Une délégation amazighe sera reçue par les institutions de l'Union Européenne

Une délégation amazighe sera reçue par les institutions de l'Union Européenne
Posté par stephane le 28 juin, 2008 - 19:46

Une délégation amazighe internationale entamera une visite officielle au Parlement Européen, à la Commission Européenne , au Parlement Flamand ainsi qu'au Sénat fédéral belge début juillet.

Les animateurs donneront une conférence de presse le mercredi le 2 juillet à 11 h , à l' IPC , Rés.Palace , Salle Magritte 3° étage , rue de la Loi 155 à Bruxelles.

Ils feront le point sur leurs entretiens avec les élus au sujet des graves violations des droits humains et des libertés démocratiques dans l'ensemble des pays de la région Afrique du Nord et des menace qui pèsent sur le peuple amazigh touareg.

Composition de la DELEGATION

- Belkacem LOUNES , Président du Congrès Mondial Amazigh

- Rachid RAHA , Vice-Président

- Ahcene BOZETINE , Sécrétaire Général

- Ahmed ADGHIRNI , Président du Parti Démocratique Amazigh du Maroc

- Ahmed AIT BACHIR, Mouvement pour l ' Autonomie de la Kabylie

- Kamira NAIT SID , Présidente du Collectif des Femmes du Printemps noir de Kabylie

- Malika MATOUB , Présidente de la Fondation Lounes Matoub

- Hassan BAAMRANI , représentant région Ait-Baamran , Maroc

- Alhader AG FAKI , Résistance Touareg du Mali

- Kaocen MAIGA ; Résistance Touareg du Niger

- Mohamed ELHAMOUTI , Association Juba, Brussels

* Dernière minute
* Europe

* Ajouter un commentaire

Commentaires
Délégation Amazigh.

Le travail à l'échel international finira par ouvrir des portes à une diplomatie Amazigh sous toutes ses varietés outrepassant ainsi ses soit disant institutions étatiques mais scélerates qui ne sont là que pour notre négation.Vive les Berbéres.Oui pour des representants Amazigh militants.
Micipca de Montréal.

* répondre

Soumis par Micipca le 29 juin, 2008 - 01:55.
Cultiver la diversité mais

Cultiver la diversité mais dans l'action comune: le confederalisme en travaillant!!

Bravo!

kaci

* répondre

Soumis par Anonyme le 28 juin, 2008 - 21:03.
Akka

Akka ig laq,
ima waligh akka duklen leqbayel , aswi nnegh atnawed, assa nagh azekka ur ituqen ara.
Arezat, tagmats, adles akk tmurt.
Tibghest igerrzen. Nekk yedwen.

* répondre

Soumis par jestem le 28 juin, 2008 - 20:44.
Il y a deux intrus dans la delegation

Belkacem Lounes n'est pas un démocrate, juste un apprenti dictateur et Kamira Nait Sid n'est pas présidente du collectif de femmes du printemps Noir elle fut exclu par ce collectif lors de son assemblée générale tenue en février 2006. La présidente du collectif de femmes du printemps noir et Faroudja Moussaoui, une grande militante des droits humains... Cherchez ce nom sur google et vous verrez si je ment...

Vive tamanit n tmurt leqbayel.

* répondre

Soumis par Anonyme le 28 juin, 2008 - 23:59.
et toi t'es qui? t'es quoi?

toujours a critiquer.
et toi tu es qui? tu as fait quoi? montre nous ton nom qu'on ailles le chercher sur internet pour savoir ce que tu as fait.

Diriger une association qui dérange les régimes arabo-isalamo-terroristes n'est pas une sinécure.

Si toi tu es en ait capable montre toi au grand jours et agis, sinon tais toi a jamais oiseau de mauvaise augure.

Vive les Berbères, les vrais, les autres allez vous arabiser et vous islamiser et disparaissez!

Le Hezbollah et Israël pourraient échanger des prisonniers

Le gouvernement israélien se prononcera dimanche sur un échange de prisonniers avec le mouvement libanais Hezbollah, qui détient deux soldats israéliens, présumés morts, a annoncé mercredi le Premier ministre Ehud Olmert.

"Quant à Udi (Ehud Goldwasser) et Eldad (Regev), j'ai décidé de soumettre la question à l'approbation du gouvernement au cours de sa réunion dimanche", a affirmé M. Olmert au Parlement.

Le rabbin en chef de l'armée, Avihaï Ronsky, a récemment été sollicité par les autorités pour décider si les deux soldats Eldad Regev et Ehud Goldwasser, enlevés en juillet 2006 à la frontière libanaise par le Hezbollah, doivent être officiellement considérés comme morts.

Selon un rapport de l'armée remis au rabbin, l'un est "certainement mort et l'autre très probablement", selon les médias israéliens.

Un accord sur un échange de prisonniers et de corps semblait la semaine dernière être sur le point d'être conclu mais il bute depuis quelques jours sur l'avis défavorable de certains ministres et de responsables de la Défense.

Les chefs du service de sécurité intérieure (Shin Beth) et des services secrets (Mossad) se sont notamment opposés à une libération de prisonniers contre des corps, selon des sources gouvernementales.

Officiellement, Israël ne considère pas les deux soldats comme morts bien qu'aucun signe n'ait été reçu depuis leur enlèvement indiquant qu'ils étaient en vie.

La capture des deux soldats par le Hezbollah en territoire israélien près de la frontière libanaise avait provoqué une offensive militaire israélienne de grande envergure contre le Liban qui avait duré 34 jours (12 juillet-14 août 2006

Obama et McCain courtisent les hispanophones

Barack Obama et John McCain ont recherché samedi les faveurs de l'électorat hispano-américain dans leur course à la Maison blanche, le candidat démocrate accusant son rival républicain d'avoir renoncé, sous la pression de son parti, à défendre une réforme profonde de la politique d'immigration.


S'adressant l'un après l'autre à des représentants de la communauté d'origine latino-américaine, dont le vote pèsera lourd le 4 novembre, les deux hommes se sont présentés comme les champions de leur cause.


Obama a reproché à McCain, d'abord favorable à une vaste réforme de l'immigration offrant une chance d'intégration aux 12 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, d'avoir fait machine arrière pour suivre le courant dominant au sein de son parti.


Le projet de réforme a finalement été rejeté par le Congrès en raison de la forte opposition des républicains.


A l'occasion de ce débat, la position de McCain avait évolué et le sénateur de l'Arizona avait souligné la nécessité d'assurer la sécurité des frontières des Etats-Unis avant de se pencher sur le statut des immigrés illégaux.


"Un sujet sur lequel le sénateur McCain promettait le changement, c'était l'immigration. Il se disait le champion d'une réforme en profondeur et nous l'admirions pour cela", a lancé Obama devant une association d'élus et de responsables hispaniques, la NALEAO (National Association of Latino Elected and Appointed Officials).


"Mais quand il a brigué l'investiture de son parti pour la course à la présidence, il a renoncé à ses promesses", a ajouté le candidat démocrate, reprochant à son rival sa versatilité.


McCain, qui avait pris la parole devant l'association avant Obama, a admis que le projet qu'il avait défendu "n'était pas très populaire auprès de certains" au sein de son parti mais s'est engagé à continuer à oeuvrer à une réforme d'ensemble de la législation sur l'immigration, mettant même ce dossier "au sommet de ses priorités".


"Je veux vous assurer que nous traiterons cette question avec humanité et compassion", a-t-il dit, parlant des immigrés clandestins comme des "enfants de Dieu".

L'Espagne défie l'Allemagne en finale

L'Euro-2008, qui a consacré le retour du beau jeu, s'est offert sa finale de rêve: une nouvelle Espagne, qui n'a plus été à pareille fête depuis 1984, défie, dimanche à Vienne, l'Allemagne éternelle, ce monstre du football à la recherche d'un 4e sacre continental.

Le tournoi austro-suisse aurait pu annoncer un élargissement des frontières européennes avec un duel entre la Turquie et la Russie, demi-finalistes malheureux, mais quatre ans après le triomphe surprise de la Grèce, la finale viennoise marque le retour au premier plan de deux valeurs traditionnelles du football européen.

Et surtout, après le triomphe de Grecs regroupés il y a quatre ans autour de leur défense, c'est le retour de l'offensive qui est récompensé.

L'Espagne, avec ses onze buts marqués au cours de l'Euro, trouvera à qui parler face à des Allemands ayant trouvé à dix reprises le chemin des filets, dont six fois en quarts et en demi-finales.


Allemagne broyeuse d'illusions

Avec ses douze finales (Mondial et Euro), trois titres mondiaux (1954, 1974, 1990) et trois sacres continentaux (1972, 1980, 1996), la Nationalmannschaft a longtemps été une redoutable machine à gagner, avant de sombrer au tournant des années 2000 dans une grave crise, malgré une finale de Coupe du monde 2002 en trompe-l'oeil.

Mais le sélectionneur Joachim Löw a su faire fructifier le travail de son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, et la Mannschaft est redevenue cette broyeuse d'illusions pour ses adversaires. A 48 ans, Löw s'est même paré de l'aura d'un grand tacticien, avec ce pari du 4-5-1 qui a balayé le Portugal (3-2) en quarts et permis de résister à la tornade turque en demi-finales (3-2).

Le sélectionneur allemand devrait reconduire ce dispositif avec Klose seul en pointe, soutenu dans l'entre-jeu par Lukas Podolski, meilleur joueur et buteur de son équipe (3 buts avant la finale) qui, avec ses coéquipiers du Bayern Munich, Bastian Schweinsteiger et Philipp Lahm, masque les insuffisances de la Nationalmannschaft.

Car tout n'est pas parfait sur la planète allemande. Le capitaine Michael Ballack n'a pas justifié son statut de star de l'équipe et est d'ailleurs incertain pour la finale (problèmes musculaires au mollet droit). Mais c'est surtout la défense, trompée déjà à six reprises, qui inquiète.

Les défenseurs centraux Christoph Metzelder et Per Mertesacker n'inspirent pas la plus grande confiance et le gardien de but Jens Lehmann fait son âge, 38 ans et 232 jours dimanche, ce qui lui vaudra d'être le joueur le plus âgé à participer à une finale d'un Euro.


La "Roja" sans Villa

En face, dimanche, il y aura l'Espagne, deuxième équipe la plus jeune du tournoi (après la Russie), qui hume à nouveau le parfum des grandes soirées.

Depuis son titre européen de 1964 et sa défaite en finale de l'Euro-1984 contre la France de Michel Platini, aujourd'hui président de l'UEFA, la "Roja" était frappée d'une malédiction dès qu'elle approchait le stade des quarts de finale.

La "seleccion" a cette fois bien négocié les rencontres à élimination directe, venant à bout en quarts des champions du monde italiens aux tirs au but (0-0 a.p., 4 t.a.b. à 2), avant d'écoeurer, jeudi en demi-finales, la jeune et insolente troupe russe de Guus Hiddink (3-0). L'attaquant Andrei Arshavin a d'ailleurs beaucoup appris ce soir-là.

Dimanche, l'Espagne sera privée de David Villa, meilleur buteur du tournoi (4 buts), touché aux ischio-jambiers en demi-finales. Mais l'Espagne a affiché une telle sérénité et une telle maîtrise, avec un collectif mêlant jeunes loups, comme Fernando Torres, Sergio Ramos et Cesc Fabregas, et joueurs d'expérience avec Iker Casillas et Carles Puyol, que ce forfait ne semble qu'une péripétie. D'autant que l'Espagne dispose dans ses rangs d'un super-remplaçant en la personne de Daniel Güiza, l'attaquant de Majorque, meilleur buteur de la Liga cette saison (27 buts). Ses statistiques parlent pour lui: 3 apparitions lors de l'Euro-2008, 154 minutes jouées et 2 buts sur 9 tirs.

Reste à savoir comment cette nouvelle Espagne vivra ce retour sous le feu des projecteurs, que l'Allemagne semble n'avoir jamais quitté.

Les résultats du Zimbabwe sont attendus dimanche matin

Le chef de l'Etat zimbabwéen Robert Mugabe attendait la confirmation de sa victoire après un simulacre de présidentielle où il était seul en lice et le régime préparait son investiture, indifférent à l'annonce de nouvelles sanctions américaines.

Le dépouillement des bulletins de vote s'est "terminé" samedi soir au niveau de chaque bureau et les résultats devaient être centralisés à Harare, a indiqué la Commission électorale du Zimbabwe.

Les résultats définitifs étaient attendus dimanche matin, deux jours après la tenue du second tour, a ajouté une source à la commission. "Nous continuerons le décompte demain matin et vers 10H00 (8H00 GMT), tout devrait être en ordre", a-t-elle indiqué.

Le président Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis 1980, est assuré d'emporter une victoire écrasante puisqu'il était de fait le seul candidat. Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, 56 ans, arrivé en tête au premier tour, s'était retiré de la course en raison des violences contre ses partisans.

La prestation de serment de Robert Mugabe doit avoir lieu dimanche, avant son départ pour le sommet de l'Union africaine (UA) en Egypte, selon des sources gouvernementales. "L'investiture aura lieu demain", a déclaré un proche du président.

Le chef de l'Etat, qui se dit investi d'un pouvoir de droit divin, avait maintenu le second tour envers et contre tous pour garder un semblant de légitimité.

Le régime a assuré que le scrutin avait été "paisible" et la participation "massive".

Mais le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai a dénoncé cette présentation du vote. "Ce qui s'est passé hier n'est pas une élection. C'est une imposture incroyable, une farce", a déclaré samedi son porte-parole, Nelson Chamisa.

M. Tsvangirai avait auparavant affirmé que les résultats ne reflèteraient que "la peur" des électeurs. Tout en appelant à boycotter le scrutin, il avait recommandé à ses partisans de ne pas prendre de risques, quitte à voter pour le président.

L'ex-syndicaliste avait jeté l'éponge après avoir constaté une "orgie de violences" depuis la déroute historique du régime aux élections du 29 mars. Le pouvoir avait alors perdu sa mainmise sur le Parlement et le président était arrivé en seconde position avec cinq points de retard.

M. Tsvangirai a demandé vendredi à la communauté internationale de rejeter le résultat du second tour.

Mais si l'Occident a unanimement dénoncé une "imposture", le Conseil de sécurité de l'ONU a été incapable de s'entendre pour déclarer le scrutin illégitime. Face à l'opposition de l'Afrique du Sud, il s'est borné à estimer que "les conditions d'une élection libre et équitable n'étaient pas réunies".

Très déçue, l'opposition zimbabwéenne a condamné un échec dont elle rend Pretoria responsable. Le président sud-africain Thabo Mbeki "abandonne le peuple du Zimbabwe en agissant comme s'il protégeait un Etat voyou", a accusé Nelson Chamisa.

Décidé à ne pas en rester là, le président américain George W. Bush a annoncé samedi de nouvelles sanctions "contre le gouvernement illégitime du Zimbabwe et ceux qui le soutiennent". Les Etats-Unis vont également "faire pression dans le sens d'une action forte de la part des Nations unies, notamment un embargo sur les armes et une interdiction de voyager pour les responsables du régime".

Les Occidentaux avaient déjà adopté des sanctions contre M. Mugabe et ses proches après sa réélection controversée en 2002.

Toute solution à la crise devra être basée sur les résultats du premier tour et non sur le "simulacre" de second tour, a déclaré samedi l'Union européenne (UE) appelant l'Afrique à prendre des décisions fortes.

Mais l'UA et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), deux blocs qui se sont jusqu'à présent contentés de déclarations vagues, ont maintenu un silence gêné.

Un Conseil de paix et de sécurité de l'UA doit se tenir dimanche en Egypte, avant le sommet lundi et mardi.

M. Tsvangirai a imploré les dirigeants africains de ne pas se laisser "intimider" par le plus vieux chef d'Etat d'Afrique, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ex-Rhodésie du Sud britannique en 1980.

Le régime a quant à lui appelé le monde à ne pas se mêler de ses affaires. "Laissez-nous discuter entre nous sans ingérence", a lancé samedi le ministre de la Justice Patrick Chinamasa.

Obama en tournée au Proche-Orient et en Europe

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a annoncé qu'il se rendrait dans cinq pays au Proche-Orient et en Europe, quittant la campagne électorale sur le front intérieur pour étoffer son image de leader en politique étrangère.

M. Obama se rendra, vraisemblablement cet été, en Israël et en Jordanie, ainsi qu'en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, a annoncé samedi son équipe de campagne dans un communiqué.

Les entretiens du candidat démocrate dans ces pays porteront sur les défis du terrorisme, la prolifération nucléaire et le changement climatique.

Ces visites visent à "évaluer la situation des pays qui sont cruciaux pour la sécurité nationale américaine et à s'entretenir avec des amis et alliés", indique le communiqué.

La date de ces voyages n'a pas été précisée, mais le directeur de la communication de l'équipe de campagne de M. Obama, Robert Gibbs, a laissé entendre qu'ils interviendraient cet été, en répondant samedi à la question d'un journaliste sur la chaîne de télévision Fox.

Barack Obama, 46 ans, qui doit être officiellement désigné comme le candidat démocrate à la convention du parti fin août, a déjà annoncé son projet de visiter l'Irak et l'Afghanistan en tant que membre d'une délégation du Congrès, mais ces pays n'étaient pas mentionnés dans la liste de samedi. Les détails de ce type de déplacements sont toutefois tenus secrets pour des raisons de sécurité.

Le projet de tournée internationale du candidat Obama intervient alors que, dans le feu de la campagne électorale, son rival républicain John McCain, un ancien combattant du Vietnam, âgé de 71 ans, insiste régulièrement sur le manque d'expérience internationale du jeune sénateur de l'Illinois.

Le candidat républicain accuse aussi M. Obama de ne rien connaître à la sécurité nationale et d'afficher faiblesse et naïveté en voulant discuter avec l'Iran.

John McCain, qui soutient l'intervention américaine en Irak alors que Barack Obama y est opposé depuis le début, ne manque pas une occasion de souligner qu'il s'est rendu huit fois dans ce pays contre une seule fois pour M. Obama.

En mars dernier, le sénateur républicain a fait une visite quasi-identique à celle prévue par M. Obama, qui l'a conduit à Bagdad, puis en Jordanie, en Israël mais aussi en Grande-Bretagne et en France.

Pour le sénateur noir, cette visite en Israël pourrait être l'occasion de polir son image auprès de l'électorat juif, une démarche déjà amorcée depuis quelques semaines.

Début juin, dans un de ses premiers discours de politique étrangère devant le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis, M. Obama avait estimé que Jérusalem devait "rester la capitale d'Israël" et "demeurer indivisible", suscitant la satisfaction d'Israël mais provoquant le mécontentement de l'Iran et des Palestiniens.

"Israël, qui est un ami proche et solide des Etats-Unis, est confronté à de graves menaces, émanant de la bande de Gaza jusqu'à Téhéran", a déclaré M. Obama samedi, ajoutant que la Jordanie "a été un partenaire étroitement associé au processus de paix".

En Europe, Barack Obama prévoit de visiter les trois pays qui ont travaillé de près avec les Etats-Unis pour que l'Iran cesse ses activités d'enrichissement nucléaire. La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont aussi été des proches alliés en Afghanistan.

Ces trois pays "sont des piliers de l'alliance transatlantique et contribuent à la mission en Afghanistan", a déclaré samedi le candidat démocrate qui compte "évoquer les moyens de renforcer notre partenariat au cours des années à venir".

"Ce sera une occasion importante d'avoir un échange de vues avec les dirigeants de ces pays à propos de ces questions cruciales pour la sécurité nationale américaine ainsi que la sécurité globale au 21e siècle", a conclu le candidat.

Siemens devrait supprimer 17 000 postes d'emploi

Le conglomérat allemand Siemens s'apprête à annoncer plus de 17.000 licenciements à travers le monde, dont près du tiers en Allemagne, une restructuration quasi sans précédent dans les 160 ans de son histoire, rapporte samedi la presse allemande.

Au total, 17.200 suppressions d'emplois sont prévues parmi les quelque 400.000 employés du géant industriel, dont 6.400 en Allemagne, touchant en priorité les services administratifs, selon le Süddeutsche Zeitung.

Les licenciements en Allemagne, étalés sur deux ans, devraient être annoncés d'ici l'automne.

D'autres journaux évoquaient samedi le chiffre global de 17.000 licenciements.

Aucun responsable de Siemens n'était immédiatement joignable pour commenter ces informations. Une rencontre entre la direction et des représentants du personnel est prévue début juillet.

Le patron de Siemens, l'Autrichien Peter Löscher, avait déjà annoncé en novembre vouloir réduire de 1,2 milliard d'euros les frais administratifs du groupe d'ici à 2010, laissant entendre que des pertes d'emplois seraient inévitables.

En février, le groupe avait déjà annoncé la suppression de 3.800 emplois dans sa division SEN (systèmes de télécommunications), et de 1.000 postes dans sa filiale Osram (ampoules et systèmes d'éclairage).

M. Löscher a affirmé cette semaine au quotidien Die Welt qu'il souhaitait éviter des licenciements secs en cas de suppressions d'emplois.

"Nous allons faire en sorte que ce soit le plus socialement supportable possible", avait-il déclaré.

Dans une interview au magazine Focus, il a par ailleurs estimé avoir eu tort d'avoir évoqué si tôt la perspective de suppressions d'emplois sans en préciser les détails, estimant que cela avait déstabilisé ses employés.

"Vu les réactions aujourd'hui, c'était certainement la mauvaise chose à faire", a-t-il concédé.

Dans un autre entretien, paru mercredi dans les quotidiens Financial Times et Financial Times Deutschland, M. Löscher estimait par ailleurs que son groupe était "trop allemand", et affirmait vouloir faire en sorte que d'autres nationalités soient mieux représentées au niveau de la direction.

"Nous n'avons que des hommes blancs dans les étages de direction (...) Nos 600 cadres dirigeants sont majoritairement des hommes blancs allemands", affirmait-il, jugeant que le conglomérat, très exportateur, pourrait s'enrichir de responsables venant de Chine ou d'Inde.

M. Löscher est arrivé il y a un an à la tête du groupe englué dans un scandale de corruption à grande échelle. Recruté hors de Siemens, l'Autrichien a reçu pour mission de redorer le blason du groupe et dépoussiérer ses structures.

Le parquet allemand enquête sur près de 270 suspects dans ces affaires de corruption qui touchent quasiment toutes les divisions du groupe et qui ont trait à des caisses noires mises en place notamment pour "faciliter" les commandes à l'étranger.

Siemens a jusqu'ici reconnu l'existence de caisses noires d'un montant de 1,3 milliard d'euros.

L'Opep prévoit un baril proche de 170 dollars cet été

Le président de l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Chakib Khelil, prévoit une hausse du prix du pétrole. Il pourrait atteindre 150 ou 170 dollars le baril cet été.

“Je prévois probablement des prix de 150 à 170 dollars, durant cet été", a-t-il indiqué à Ulysse Gosset et Raphaël Kahane, sur le plateau du Talk de Paris de FRANCE 24, avant d’ajouter que les prix vont "peut-être décliner un peu vers la fin de l’année". Il ne s’attend pas à un pic à 200 dollars.

Il souligne que deux raisons principales, économique et géopolitique, sont à l’origine de cette flambée. Chakib Khelil pense que si la Banque centrale européenne relève ses taux t’intérêt cet été, cela affaiblira le dollar face à l’euro et entraînera une hausse du prix du pétrole (payé en dollar).

Il fait également référence à la hausse estivale de la demande, notamment aux Etats-Unis. Il ajoute que la pression internationale sur l’Iran peut aussi jouer sur les cours. "Il y a aussi les menaces contre l’Iran. Si elles deviennent encore plus importantes, je pense que le prix du pétrole va encore augmenter durant cet été".

Chakib Khelil est également le ministre algérien de l’Energie et des Mines depuis 1999. En tant que tel, il insiste sur le fait que l’Opep n’a pas besoin d’augmenter sa production. "Les statuts de l’Opep lui demandent de satisfaire les besoins sur le marché international. On l’a toujours fait (…). Maintenant, il est très difficile de trouver un marché (…). Je mets mon pétrole sur le marché et je ne trouve pas d’acheteurs".

Cependant, il admet que la position de l’Opep pourrait évoluer lors de la prochaine réunion, en septembre. "Nous reverrons la situation du marché en fonction de la demande", explique-t-il.

Il a également averti que si jamais une crise mondiale entraînait un arrêt de la production, l’Opep serait dans l’incapacité d’y faire face. Les membres de l’Organisation ne pourraient pas remplacer la production perdue. Dans ce cas, "les prix pourraient atteindre les 200, 300 ou 400 dollars le baril", prévient-il.

Bill Gates part, Microsoft se cherche

Le 27 juin sera le dernier jour à plein temps de Bill Gates chez Microsoft, le groupe qu'il a fondé il y a 33 ans, transformé en empire mondial de l'informatique et dont il se détache pour se consacrer à sa fondation humanitaire.



Comme annoncé dès juin 2006, Bill Gates restera président non exécutif du conseil d'administration de Microsoft dont il abandonnera complètement les rênes à son ami fidèle, Steve Ballmer, qu'il connaît depuis Harvard et qui depuis 2000 dirige le groupe comme président exécutif.



Mais le retrait de Bill Gates intervient à un moment délicat pour le géant américain, dont le modèle économique, les logiciels payants, est fragilisé.



Le groupe vient en outre de rater le rachat de Yahoo!, numéro 2 mondial de la publicité sur internet et doit trouver d'autres voies pour se développer dans ce secteur.



Une diversification cruciale, car l'avenir est incertain pour ses deux principales sources de revenus: le système d'exploitation Windows, qui fait tourner plus de 90% des ordinateurs mondiaux, et les logiciels Office (traitement de texte Word, tableaux Excel, présentations Powerpoint).



Ces produits lui rapportent la quasi-totalité de son bénéfice opérationnel.



Pour Windows, la dernière version, Vista, sortie fin 2006, a suscité une avalanche de critiques et ne progresse que lentement: Microsoft n'a vendu que 150 millions de licences, beaucoup d'entreprises préférant garder XP, la version précédente.



Non seulement les nouveautés n'ont pas convaincu par rapport à Windows XP mais Vista s'est révélé incompatible avec moult logiciels et périphériques.



Microsoft a même dû accepter temporairement de continuer à fournir Windows XP, mais cessera le 30 juin.



Parallèlement, les ordinateurs MacIntosh d'Apple, seul fabricant de micro-ordinateurs n'utilisant pas les logiciels de Microsoft, ont vu leurs ventes grimper en flèche depuis un an et accru leur part du marché mondial à plus de 5%. Les MacIntosh tournent sous un système d'exploitation propre à Apple.



L'autre pilier des revenus du groupe, ses logiciels de bureau Office, sont eux de plus en plus concurrencés par des produits gratuits, comme les logiciels en ligne de Google ou les logiciels libres (Star Office, Open Office). Vient de s'y ajouter le logiciel libre de son concurrent IBM, Lotus Symphony.



IBM affirme qu'une entreprise de 20.000 salariés économiserait 8 millions de dollars par an de licences payées à Microsoft en basculant sur Lotus Symphony.



Steve Ballmer se retrouve donc sous pression, et plus encore depuis les trois derniers mois, avec le feuilleton Yahoo!. De nombreux analystes jugent qu'il aurait dû monter son offre pour remporter l'affaire, plutôt que de renoncer.



Microsoft avait d'abord proposé à Yahoo! 31 dollars par action (environ 44 milliards de dollars), puis était monté à 33 dollars par action (47 milliards), mais avait refusé d'aller jusqu'aux 37 dollars réclamés par les dirigeants de Yahoo!.



Microsoft a subi une nouvelle humiliation la semaine dernière quand Yahoo! a annoncé un vaste partenariat avec le leader mondial de la publicité en ligne Google, et mis fin aux discussions avec Microsoft, refusant au passage l'offre de Steve Ballmer de rachat uniquement du moteur de recherche de Yahoo!.



Microsoft veut essayer d'autres moyens pour se renforcer sur internet, où il a moins de 3% du marché mondial des recherches contre plus de 60% pour Google. Difficile d'imaginer comment, d'autant que M. Ballmer a déclaré vendredi qu'il n'était pas question d'une autre grosse acquisition.



Mais Bill Gates ne sera sûrement pas loin. Pour les grandes décisions, "je consulterai Bill Gates, mon ami, mon collègue", a lancé Steve Ballmer fin mai. "Bill est disponible pour moi, et c'est une ressource extraordinaire", avait-il conclu.

Le pétrole s'envole, les Bourses en berne

Dans un entretien à FRANCE 24, le président de l'Opep, Chakib Khelil, prévoit "probablement des prix de 150 à 170 dollars durant cet été".


Les cours du pétrole continuaient de moissonner les records vendredi, au lendemain du dépassement symbolique des 140 dollars le baril, dans un contexte de fortes incitations: des Bourses en berne, la Libye qui agite l'arme pétrolière et des pronostics de prix vertigineux.

Après avoir franchi pour la première fois jeudi soir le cap symbolique des 140 dollars à Londres comme à New York, les cours de l'or noir continuaient à moissonner les records: les prix ont atteint vendredi matin 141,98 dollars à Londres et 141,71 dollars à Londres.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril s'échangeait à 140,99 dollars à New York et à 140,91 dollars à Londres.

Selon un véritable cercle infernal, les prix du pétrole profitent de la désaffection des investisseurs pour les bourses d'action, qui elles-mêmes pâtissent lourdement du pétrole cher.

"Il faut observer que les flux financiers ont quitté les bourses d'action, qui ont enfoncé des planchers. Selon la répétition de schémas observés plus tôt cette année, quand l'argent n'a pas d'endroit où aller, il se retrouve coincé dans les matières premières, car c'est l'un des rares instruments financiers qui le fasse vraiment fructifier", observait Olivier Jakob, du cabinet Petromatrix.

Le Foostie de Londres a touché jeudi soir un plus bas depuis la mi-mars, le Dax de Francfort n'était pas loin vendredi d'enfoncer son plus bas de l'année (6.168 points) et le CAC 40 de Paris revenait à son niveau d'octobre 2005.

"Les prix du pétrole attisent les craintes d'inflation, mettant à mal les marchés d'action, ce qui par ricochet entraîne une nouvelle poussée des prix des matières premières, où les investisseurs viennent chercher de meilleurs rendements", renchérissait Michael Davis, de la maison de courtage Sucden.

L'affaissement de la devise américaine, passée jeudi de 1,55 à plus de 1,57 dollar pour un euro, augmentait encore la séduction du pétrole aux yeux des spéculateurs: lorsque le billet vert baisse, ils tendent à acheter des matières premières vendues en dollar pour se prémunir contre l'inflation.

En toile de fond, les prix restaient soutenus par un cocktail très haussier composé d'inquiétudes sur les disponibilités futures d'or noir, de tensions géopolitiques et de pronostics très haussiers sur les prix du pétrole.

La possibilité d'une réduction de la production en Libye, évoquée par Choukri Ghanem, le PDG du groupe pétrolier public National Oil, Shokri Ghanem, avait semé la panique jeudi.

Tripoli envisagerait de réduire sa production en cas d'éventuelles poursuites américaines, selon des propos de M. Ghanem rapportés par les analystes. Ce dernier n'aurait en revanche pas indiqué de combien serait cette baisse de production, ni même à quelle date elle pourrait intervenir.

Troisième pays producteur africain d'or noir --derrière l'Angola et le Nigeria--, la Libye produit en moyenne entre 1,7 et 1,85 million de barils de pétrole par jour.

Ajoutant à ce climat haussier, le président du géant énergétique russe Gazprom Alexeï Miller a déclaré que l'Opep n'avait virtuellement pas d'influence sur les prix du pétrole, dans une interview publiée vendredi par le Financial Times.

Il a prédit une hausse drastique des prix du brut, comme il l'a déjà fait récemment, prévoyant un prix à 250 dollars le baril (actuellement autour de 140 dollars).

"Si le pétrole parvient à clôturer au-dessus de 140,42 dollars, la situation sera beaucoup clarifiée: cela signifierait que le pétrole s'engage vers les 155 dollars", a pronostiqué de son côté la banque Barclays Capital dans une note technique.

Toulouse remporte la finale du Top 14

Toulouse a confirmé samedi son statut de "bourreau" de Clermont en battant l'ASM en finale du Top 14, au stade de France, pour conquérir le 17e titre de champion de son histoire au terme d'un match exceptionnel.

Après 1994, 1999 et 2001, le Stade Toulousain a infligé une quatrième défaite à Clermont, faisant pleurer tout un peuple jaune et bleu monté dans la capitale pour fêter un sacre annoncé.

Pour la deuxième année consécutive, après leur échec de 2007 face au Stade Français, les Clermontois, qui ont dominé la phase régulière, sont des perdants magnifiques, mais des perdants quand même.

Leur expérience des finales, la force de leur pack, le courage et le génie de leur ouvreur Jean-Baptiste Elissalde, pourtant blessé aux côtes, ont permis aux Rouge et Noir de soulever un bouclier de Brennus qui se refusait à eux depuis 2001.

Avant le match, les Clermontois avaient pourtant gagné une bataille, celle du public, qui avait investi en masse les travées d'un stade de France incandescent pour assister, enfin, au triomphe de ses "Jaunards".

Dès l'entame, Clermont investissait le camp toulousain. Dominateurs sur les phases de contact et dans le jeu au sol, les hommes de Vern Cotter traduisaient leur avantage en ouvrant le score par leur buteur australien Brock James (3-0, 14e).

Les Toulousains ne tardaient guère à réinvestir le camp adverse. Sur leur première incursion dans les 22 mètres adverses, Byron Kelleher s'échappait au ras d'un regroupement et, après une succession de charges, le talonneur William Servat aplatissait au pied des poteaux pour donner l'avantage au Stade Toulousain (7-3, 18e).

Le match virait alors au chassé-croisé puisque Clermont, sur un astucieux coup de pied à suivre de James, inscrivait un essai grâce à son capitaine Aurélien Rougerie après un cafouillage toulousain dans l'en-but (10-7, 21e).


Un essai de 90 mètres


Les deux équipes se rendaient coup pour coup, les chocs terribles éparpillaient les joueurs aux quatre coins d'un terrain devenu arène.

A l'approche de la mi-temps, Elissalde, courageux à l'extrême malgré des côtes douloureuses, remettait les deux équipes à égalité sur une pénalité avant que Clermont ne manque un essai tout fait.

James alertait Napolioni Nalaga d'une transversale au pied. L'ailier fidjien semait la panique dans la défense toulousaine avant de servir Benoît Baby, qui commettait un en-avant alors que le chemin de l'en-but était dégagé.

La seconde période reprenait sur un rythme éffréné et chacune des deux équipes, au point de rupture, manquait le K.-O., Toulouse par Kelleher, Clermont par Gonzalo Canale.

Il fallait néanmoins attendre la 56e minute pour voir les Rouge et Noir reprendre l'avantage grâce à Elissalde sur une pénalité (13-10).

Dans ce duel au sommet - sans doute la plus belle finale de l'ère professionnelle -, il était dit qu'il faudrait une action d'éclat pour faire basculer le match.

Elle n'allait pas tarder.

D'un ballon a priori injouable, sur une sortie de mêlée cafouillée dans leurs propres 22 mètres, les Rouge et Noir allaient faire un festin.

Dans le plus pur style toulousain, le ballon volait de mains en mains et, après des relais décisifs de Jean Bouilhou, Jean-Baptiste Elissalde et Yves Donguy, il échouait dans les bras de Maxime Médard, qui éliminait les deux derniers défenseurs clermontois d'un crochet intérieur pour inscrire son 14e essai de la saison (20-10, 60e).

Les Clermontois ne s'en remettraient jamais même si James réduisait le score à dix minutes de la fin sur pénalité (20-13).

Deux nouvelles pénalités de Maleli Kunavore et Valentin Courrent portaient le score à 26-13 avant un dernier essai pour l'honneur du pilier clermontois Davit Zirakashvili après la sirène.

Nadal s'impose, Clément et Gasquet s'accrochent

Richard Gasquet va défier l'unique espoir du public britannique, Andy Murray, en huitièmes de finale de Wimbledon, après avoir battu assez difficilement Gilles Simon en quatre sets 6-3, 6-3, 6-7 (3/7), 6-3 samedi.

Ils seront deux Français en deuxième semaine puisqu'Arnaud Clément a lui aussi franchi le troisième tour en dominant l'Autrichien Jurgen Melzer en quatre manches 4-6, 6-3, 6-4, 6-4.

Gasquet a dû batailler ferme pour éliminer Simon, un joueur à la notoriété limitée malgré sa 29e place mondiale, probablement parce qu'il n'a pas encore réussi un gros coup en Grand Chelem.

Il s'en est même fallu de peu pour que le match ne tourne en faveur du Niçois, qui menait 3 à 1 dans le quatrième set.

"Il est partout, il couvre bien le court et il fait mal jouer. Il a un bon sens tactique, il lit très bien le jeu. Pour le battre, il faut s'employer", a commenté le Biterrois, supérieur à son adversaire au service (14 aces à 5) et au filet (36 points à 16).


2-0 pour Gasquet

Gasquet va encore devoir hausser son niveau de jeu pour battre Murray dans le troisième huitième de finale de sa carrière à Londres. On peut parier que le jeune Ecossais, 12e mondial, ne lui fera pas les mêmes cadeaux que Simon en fin de match. "C'est un joueur très intelligent, il ne fait pas de fautes bêtes", dit Gasquet.

Le Biterrois reste sur deux victoires contre son futur rival, dont l'une dans un match très important l'année dernière à Bercy qui lui avait ouvert les portes de son premier Masters. "Un super souvenir", dit-il. Le spectacle promet d'être encore une fois intéressant entre ces deux joueurs atypiques, maîtres de la variation et du toucher.

Le public sera évidemment derrière Murray, le seul Britannique capable de succéder à plus ou moins long terme à Fred Perry, dernier vainqueur du cru en... 1936, même si la cote d'amour de l'Ecossais de 21 ans n'est peut-être pas aussi élevée qu'elle pourrait l'être, à cause de son caractère réputé ombrageux.

"On n'est pas au Brésil. Ici le public est toujours respectueux", a souligné Gasquet, très à l'aise en Angleterre, loin du soutien parfois étouffant des fans français.


Clément de retour

Si la présence du demi-finaliste 2007 en deuxième semaine n'a rien d'une sensation, celle d'Arnaud Clément, possible adversaire de Mathieu, est une vraie surprise. Voilà cinq ans que l'Aixois n'avait plus été aussi loin dans un Grand Chelem.

"Pour moi, c'était extrêmement frustrant de ne plus gagner de match en Grand Chelem. Il y a eu une période où j'étais extrêmement régulier. Puis, plus rien", a dit "la Clé", qui jouera un huitième de finale dans un tournoi majeur pour la dixième fois de sa carrière à 31 ans.

La saison avait été extrêmement morose pour le Français, tombé à la 145e place mondiale. Il n'avait gagné qu'un match sur le grand circuit (à Miami) avant son retour sur sa surface de prédilection à Bois-le-Duc, aux Pays-Bas.

Il rencontrera le jeune Croate Marin Cilic, tombeur samedi de Paul-Henri Mathieu en quatre sets serrés 6-7 (5/7), 6-3, 6-4, 7-6 (8/6).

C'était la cinquième fois de l'année que le Strasbourgeois, tête de série N.14, affrontait l'espoir de 19 ans cette saison. Il l'avait emporté à trois reprises mais restait sur une défaite sur gazon à Nottingham.

Le pôle Nord pourrait se retrouver sans glace cet été

Par AFP

Le pôle Nord pourrait momentanément être libéré des glaces cet été, un fait sans précédent dans les temps modernes qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique, selon un glaciologue américain.

"Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace", a expliqué à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado, ouest).

Evaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique a jugé "concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord".

La fonte des glaces au pôle Nord "s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes", a-t-il ajouté.

"Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan Arctique d'ici 2030 ou autour de cette date", a poursuivi le glaciologue. Il y a quelques années, ce scénario était anticipé entre 2050 et 2100, a-t-il rappelé.

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

"D'un point de vue scientifique, le pôle Nord est un point comme un autre sur le globe, mais le fait que la glace puisse y fondre totalement (même brièvement) a un sens symbolique fort dans l'imagination populaire", a relevé Mark Serreze.

"Il est difficile d'imaginer le pôle Nord sans glace et n'oubliez pas que le Père Noël y habite", a-t-il plaisanté.

Mais ce phénomène est "juste un autre indicateur de la disparition de la banquise arctique".

"Je suis néanmoins surpris" que cela puisse se produire aussi vite."Il y a seulement cinq ans je ne l'aurais même pas imaginé", a encore dit ce scientifique.

Durant l'été arctique 2007, la superficie de la banquise à la mi-septembre, au plus fort de la fonte, a été la plus faible jamais mesurée par les satellites et probablement depuis un siècle, a rappelé Mark Serreze.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année, "nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore", a noté le chercheur.

La saison de fonte dans l'Arctique commence à la mi-juin. La glace atteint son minimum à la mi-septembre et son maximum en hiver à la mi-mars.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre devrait légèrement ralentir ce phénomène mais l'inverser prendra très longtemps, a jugé ce scientifique.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés. Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les long détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.

Seydou Kéïta dit Seydoublen nous l’a révélé : "Stephen Keshi a mis tous les joueurs sur le même pied d'égalité"

Sports
Seydou Kéïta dit Seydoublen nous l’a révélé : "Stephen Keshi a mis tous les joueurs sur le même pied d'égalité"
Bamako Hebdo, 28/06/2008 Commentaires [ 7 ] E-mail Imprimer
Coach S. KESHI

"Stephen Keshi, depuis son arrivée, a pu redonner une autre confiance à l'équipe, notamment une solidité et surtout une bonne ambiance au sein du groupe. Il a mis tous les joueurs sur le même pied d'égalité. Tout le monde est pareil pour lui. Ce n'est pas parce que vous êtes Seydoublèn ou Kanouté que vous êtes supérieur aux autres. Chez lui, c'est le meilleur qui joue. C'est pourquoi vous voyez que l'équipe du Mali est vraiment solide aujourd'hui". Ces propos sont de Seydou Kéïta dit Seydoublen dans une interview exclusive qu'il a bien voulu nous accorder en début de semaine.

Bamako Hebdo: Quel sentiment vous anime après la victoire face au Soudan?

Seydou Kéïta: J'ai aujourd'hui un sentiment de fierté, après la victoire de dimanche face au Soudan. Je pense que quand on porte les couleurs du Mali, on se doit de donner le maximum. C'est vrai que c'était compliqué, cette fois-ci, parce que les éliminatoires ont coïncidé avec notre période de vacances. C'était difficile pour nous de disputer quatre matches en un mois, mais nous avons fait ces sacrifices pour notre pays. Au finish, je pense que tout le monde est content aujourd'hui, à commencer par nous-mêmes et le public sportif. Je crois que nous allons continuer sur cette lancée.
Que représente pour vous cette victoire?

Chaque fois que nous jouons pour le Mali, nous essayons de donner le maximum, afin d'offrir de la joie au public. Des fois ce n'est pas facile, mais nous essayons toujours de faire notre possible pour réussir. Nous sommes très contents quand le public apprécie notre victoire.

Nous sommes contents aussi quand nous voyons, après le match, les gens en train de sourire parce que nous avons gagné. C'est bon de voir des gens dans les rues fêter notre victoire.

Une semaine auparavant, vous aviez été battus par cette même équipe soudanaise, à l'aller. Quelle explication donnez-vous de cette défaite à Khartoum?

Perdre un match, cela fait partie du football. Il faut reconnaître que nous n'avons pas été à la hauteur à Khartoum. Il y a plein d'autres paramètres qui entrent en compte dans cette défaite. Je pense qu'il ne faut pas chercher d'excuses. Nous n'avons pas été bons, c'est tout. Je pense qu'il faut vite oublier ce match. Avec la victoire de dimanche, nous avons démontré que la défaite de Khartoum était tout simplement un accident, qui peut arriver à n'importe quelle équipe de football. Le plus important pour nous, c'était de réagir vite, et nous l'avons fait avec la manière, en nous imposant sur le score de 3 buts à 0.
Que pensez-vous de cette équipe soudanaise?

Le Soudan a une très bonne équipe, comme en témoigne le palmarès de ce pays en matière de football. Nous avons été vraiment surpris de la manière et de la qualité de leur jeu à domicile. Ils nous ont posé beaucoup de problèmes, parce que nous ne les connaissions pas. Au retour, à Bamako, on savait mieux comment cette équipe jouait. Raison pour laquelle nous avons pressé très haut, en faisant en sorte de ne pas la laisser jouer. Vous avez quand même vu qu'ils étaient dangereux à chaque fois que nous leur donnions l'opportunité de jouer.

Seydoublen est devenu l'enfant chouchou du Stade du 26 Mars ...

Je pense que cela a toujours été le cas, lorsque je joue un match au Stade du 26 Mars. C'est vrai que j'ai eu, à un moment donné, une période difficile, ce qui fait partie du football et de la vie d'un homme. On ne peut pas avoir que des hauts, il faut aussi avoir des bas, pour mieux rebondir. Je pense que le public sportif a compris qu'il lui fallait soutenir son équipe. Il n' y avait pas que Seydou sur le terrain, nos supporteurs ont applaudi tout le monde.

Ils ont compris que ce n'est pas un seul joueur qui joue, mais toute une équipe. Je suis heureux de constater qu'ils sont toujours derrière nous. Nous sentons tous cela quand nous sommes sur le terrain. Ils nous poussent à la victoire. Ce qui est, d'ailleurs, très important pour nous. Si nous parvenons à leur offrir une victoire à l'arrivée, c'est tant mieux..

Vous êtes aussi devenu l'un des meilleurs buteurs de l'équipe nationale ...

Effectivement, c'est vrai. Quatre buts en quatre matches, soit un but par match, je pense que cela fait plaisir à un joueur. Mais, pour moi, le plus important restera toujours l'équipe. Nous avons vu à la CAN que, même quand vous êtes bon, si votre équipe ne va pas loin, ça ne sert à rien du tout. Que ce soit moi, Kanouté, qui a cinq buts à son actif, ou encore les autres joueurs, nous avons compris que le plus important, c'est le collectif qu'il faut pour gagner. C'est vous dire qu'un seul individu n'est pas important pour nous.

En quatre matches, l'équipe a marqué onze buts. Est-ce à dire que l'attaque a évolué?

Je pense que l'attaque de l'équipe a parfaitement évolué ces derniers temps, pour la simple raison que nous avons pu marquer onze buts en quatre matches. Tandis que lors de la CAN 2008 au Ghana, nous n'avons marqué qu'un seul but en trois matches, sur un penalty transformé par Frédéric Oumar Kanouté. Je pense qu'il y a déjà une différence à ce niveau.

Stephen Keshi, depuis son arrivée, a pu redonner une autre confiance à l'équipe, notamment une solidité et surtout une bonne ambiance au sein du groupe. Il a mis tous les joueurs sur le même pied d'égalité. Tout le monde est pareil pour lui. Ce n'est pas parce que vous êtes Seydoublèn ou Kanouté que vous êtes supérieur aux autres. Chez lui, c'est le meilleur qui joue. C'est pourquoi vous voyez que l'équipe du Mali est vraiment solide aujourd'hui. Nous arrivons à marquer beaucoup de buts. Il n'y a plus de grosse tête. Keshi nous a montré que le plus important reste son équipe. Il est là comme entraîneur et il ne fait jouer que ceux qui sont bons.
Qu'est-ce vous appréciez le plus chez lui?

Pour moi, avant que Stephen Keshi ne devienne entraîneur, il était un grand joueur du football africain. Il essaye aujourd'hui de nous transmettre son savoir-faire comme entraîneur. Des fois, quand pendant ses causeries d'après-matches, on voit qu'il est plus engagé dans les matches que nous-mêmes. On le voit dans ses yeux, comme s'il allait pleurer. C'est un homme sans façon et très respectable. Il réagit comme un vrai Africain. C'est vous dire que le courant passe très bien entre lui et nous, parce qu'il nous comprend parfaitement.

Depuis un certain temps, on sent aussi une nouvelle solidarité au sein du groupe?

Nous sommes conscients aujourd'hui que c'est peut-être la dernière chance pour notre génération. Nous n'avons pas envie de boucler notre carrière sans offrir quelque chose de grand au Mali. Nous avons vraiment envie de remporter une Coupe pour notre pays, pour ne rien regretter demain. C'est le bon moment pour nous. Aujourd'hui, je pense que notre équipe est arrivée à maturité. C'est ce que nous sentons au sein du groupe.

Quelle équipe vous a le plus causé de problèmes au cours de vos quatre matches?

Bien sûr, le Soudan, parce que c'est la seule équipe qui a gagné contre nous, à l'extérieur. Les Soudanais nous ont vraiment fatigués lors du match aller à Khartoum. Cette équipe a beaucoup de qualités. Le Congo aussi est une bonne équipe.
Quelles sont vos ambitions footballistiques pour le Mali?

Comme je disais, tous les Maliens rêvent de voir un jour leur équipe gagner une Coupe d'Afrique des Nations ou se qualifier pour la Coupe du Monde. Je pense que ce n'est pas seulement les Maliens, c'est aussi le rêve de chaque joueur. Quand on joue au football, on a envie de remporter une Coupe d'Afrique des Nations pour son pays.

Le Mali n'a jamais participé à une Coupe du Monde. Nous sommes convaincus que nous avons une bonne génération de joueurs aujourd'hui. Mon ambition, c'est d'offrir une CAN au Mali et, pourquoi pas, de permettre de le qualifier pour la Coupe du Monde 2010.
Comment analysez-vous les deux derniers matches des Aigles?

Je crois que ce sera difficile, comme cela a toujours été le cas depuis le début de ces éliminatoires, surtout lors du match retour contre le Congo, chez eux. Un match à l'extérieur est toujours difficile à jouer. Mais nous sommes bien partis pour battre cette équipe.

Le dernier match, ce sera à Bamako contre le Tchad. Nous espérons que tout le monde sera content ce jour-là. Nous avons bien commencé et nous allons tout faire pour bien terminer.

Depuis un certain temps, nous avons remarqué que Seydou fait un geste de succion à chaque fois qu'il marque un but...

Ce geste, c'est à l'endroit de mon bébé, parce que, depuis qu'il est né, je n'ai pas eu le temps de le voir souvent. Juste une dizaine de jours après sa naissance, je suis venu au Mali pour intégrer l'équipe. Cela fait un mois aujourd'hui que je ne l'ai pas vu. Sa maman et sa grand-mère ont pu suivre le match à la télévision malienne ou sur Africable. Ce geste, c'est pour lui dire que je pense à lui.
Seydou sera donc au Barça la saison prochaine?

Je suis très content aujourd'hui de pouvoir porter le maillot du FC Barcelone la saison prochaine. Le plus important pour moi, c'est de faire de bonnes choses pour ce club. Cela fait longtemps que je joue au football, à commencer par Lens, Marseille, Séville et, maintenant, Barça. Je pense que c'est tout simplement mon destin. Si je suis arrivé au Barça, c'est le destin qui l'a voulu. Sinon, il y avait d'autres clubs en lice. J'espère que cette nouvelle aventure va bien se passer. Je suis très confiant en moi-même. Je suis arrivé au Barça sans avoir aucun problème, ni avec Séville ni avec qui que ce soit. J'ai toujours prié pour être là où se trouve mon bonheur. J'espère que le Bon Dieu fera en sorte que mon bonheur se trouve dans ce club.
Vos ambitions pour cette saison?

Vous savez, quand on arrive dans ce genre de club, c'est pour gagner des titres. Ce sont des équipes qui arrivent à gagner des titres pratiquement lors chaque saison. Cela fait deux ans que le Barça n'a pas remporté de titre, alors que ce club avait déjà réalisé un doublé et reçu plein de trophées. Son objectif, c'est de gagner de nouveau des titres, ce qui est également mon ambition.
A quand la reprise de la Liga espagnole?
Normalement, c'est vers le 14 juillet.

Quel numéro Seydou portera-t-il au Barça?

Je ne le sais pas encore, mais je vais réfléchir pour choisir un numéro. Il y aura certainement des numéros disponibles, parce qu'il y aura des départs ou des joueurs qui vont vouloir changer de numéro. Je ne vais pas me battre pour un numéro, car ce n'est pas le numéro qui joue. A Lens j'étais N° 8, à Séville N°21 et au Mali je suis N° 12. Avant je portais le numéro 10. C'est vous dire que je n'ai pas un numéro fétiche. S'il y a un numéro qui me vient en tête, je le prendrai, c'est tout.
Alou BHADARA

27 juin 2008


Bamako Hebdo, est seul responsable du contenu de cet article
1567 hits
À lire également
C'est arrivé mercredi dernier à la Sema-Gexco : Seydoublen et Djilla: une complicité qui va bien au-delà des pelouses ( 17)

Vos commentaires
Posté par lincoln80, le 29 Jun 2008 01:33:15 GMT
il n'ya pas de doute qu'un changement se sent au niveau de l'equipe
nationale, et cela est du en partie a Keshi.Cela dit,ne l'acclamons pas
aujourd'hui et ensuite le faire porter le chapeau du demon lors d'une
eventuelle defaite.Puis ce cela etre le demarrage du succes tant espere
de nos chers aigles.amin!!
Répondre à < lincoln80 >
Posté par OUTRA, le 28 Jun 2008 18:57:59 GMT
bon courage bonne chance
Répondre à < OUTRA >
Posté par yayokantus, le 28 Jun 2008 11:41:44 GMT
Vive Stephan Keshi, vive les joueurs qui ont eu l'esprit du groupe
Répondre à < yayokantus >
Posté par convenant, le 28 Jun 2008 08:41:43 GMT
De grâce mes yeux ne le supporte plus.L'expression "sur un même pied
d'égalité" est un pléonasme.On dit "sur le même pied" ou "sur un pied
d'égalité". Il n'est jamais tard pour bien faire.

Réponse de < OLU > à < convenant >, le 28 Jun 2008 11:18:39 GMT
Toutes les occasions sont bonnes pour apprendre. On n'apprend pas eulement qu'en classe. Erreur de comportement!!!
Répondre à < OLU >
Réponse de < convenant > à < bobokè >, le 28 Jun 2008 10:37:08 GMT
Je faisais la même erreur que vous.J'ai appris et j'ai corrigé c'est tout.Donc je ne vois pas de mal à montrer aux autres ce qui m'a été montré.Mais je suis pas surpris par tes propos.Vous les jeunes de Bamako,votre niveau fait craindre.Il n'ya que les jeunes des régions qui sont de veritables interlocuteurs quand on veut s'exprimer en français.
Réponse de < bobokè > à < convenant >, le 28 Jun 2008 08:57:12 GMT
De grâce on est pas là pour donner des cours de Français, va démontré tes compétences dans les salles de classes

Trésor public 2008 : 120 milliards d’impayés pour les fournisseurs locaux

Finances/Douanes
Trésor public 2008 : 120 milliards d’impayés pour les fournisseurs locaux
L'Index, 28/06/2008 Commentaires [ 8 ] E-mail Imprimer

Décidément notre pays, n’en déplaise, est confronté à de nombreux problèmes. Résoudre ces problèmes nécessite beaucoup de diligences. De l’affairisme à la corruption, le tableau est sombre voire très sombre. Ayant pour rôle d’assurer à l’Etat les disponibilités financières dont il a besoin, le trésor public, est aujourd’hui au rouge avec plus de 100 milliards de nos francs d’impayés pour les fournisseurs locaux. Comment ?

Le trésor public est «la vache laitière» du pays. Sa gestion, à cet effet, doit être rigoureuse et conséquente. Pour ce fait, il est plus opportun de mettre des hommes et femmes crédibles à différents niveaux de la chaîne. Malheureusement pour le Mali et les Maliens, notre trésor est un lieu d’affairisme où il faut débloquer à chaque étape d’un dossier un pourcentage.

Toutes choses qui auraient mis à genou le trésor public jusqu’à ce que le premier magistrat du pays s’en saisi publiquement le 8 juin dernier. En dénonçant certaines pratiques peu orthodoxes pour un pays qui se veut émergeant.

En tout cas, à en croire des sources dignes de foi, les fournisseurs locaux ne savent pas à quel saint se vouer. Car, à la date d’aujourd’hui, il y a 120 milliards d’impayés à leur compte. Où allons-nous donc ?
Marafa TOURE

27 juin 2008
L'Index, est seul responsable du contenu de cet article
537 hits

Vos commentaires
Posté par Once, le 28 Jun 2008 23:21:10 GMT
Les 100 milliards sont dans nos réservoirs de carburant et dans nos
assiettes sous forme d'exonération, on peut pas avoir le beurre et
l'argent du beurre c'est trop demander à notre pays et à nos dirigeants.
Répondre à < Once >
Posté par Once, le 28 Jun 2008 16:03:13 GMT
chers amis sachons ce qu'on veut: si les caisses sont vides pourquoi
applaudir ou demander plus quand l'état accepte de se passer de 5
milliards par mois pour contenir la hausse de prix des carburant sans
parler de l'effort consenti pour les denrées de première nécessité.les
ressources de l'état sont ce que nous mettons à sa disposition,ne
demandons pas à l'état une chose et son contraire. et si on faisait une
quête: que chacun de nous donne 100€ à notre pays pour l'aider à faire
face à toutes ces difficultés. l'état redistribue ce qu'il reçois, donc
pas de recettes pas de dépenses. je ne nie pas la corruption ou la
mauvaise gestion ni leur ampleur inquiétante et je ne défendrai jamais
ces deux fléaux dont notre pays doit être débarrassé pour de bon si on
veux avancer.vive le Mali.

Réponse de < veridique > à < Once >, le 28 Jun 2008 21:00:07 GMT
je suis tout à fait daccord... ces gens qui applaudissent ne savent pas faire la part des choses et croient qu'ils ont uniquement des droits.
Répondre à < veridique >

Posté par visus, le 28 Jun 2008 12:43:48 GMT
Qu'est ce que ATT nous disait le 8 juin à la fin de son intervention sur
cette question qui ne lui avait d'ailleurs pas été posé malgré la
pléthore de journaliste qui participait au débat et qu'il s'est
finalement lui même posé? Il ne sait pas où va le pays, c'est la
navigation en vue et quand Tiébilé a eu le patriotisme de sonner la
sonnette d'alarme il a crier au mensonge. Quand est ce que dans ce pays
on comprendra que opposant et gens au pouvoir nous sommes dans le meme
bateau donc si nous coulons c'est ensemble?!!! C'est avec cette même
légèreté frisant la suffisance et l'autocratie que le problème du nord a
été geré et il a fallu que plus de 100 ou plus de maliens meurent pour
qu'il fasse encore volte-face Que sauve le Mali de ces dirigeants sans
vision. Amen
Répondre à < visus >
Posté par amas210, le 28 Jun 2008 07:36:31 GMT
quand Tiéblé Dramé a en parlé, il y'a eu des réactions. Ce n'est pas
seulement car des impots ne sont pas payés. C'est aussi parceque les
douanes n'arrivent plus à faire rentrer des sous, c'est aussi parceque
des éxo.sont accordées à certains opérateurs éco.pour ravitailler le
marché en denrées importées, ce qui ne résoud pas et constitue des
problèmes en aval parceque le pays se maintient dans l'état de
consommateur éternel et non de producteur. Mais une des raisons est
qu'on ordonne trop de marchés et de services sur le budget d'état sans
pourtant que les fonds soient disponibles. Cela c'est la mauvaise
gestion . Il ne s'agit pas là d'usurper le bien public, mais il s'agit
de s'endetter sans avoir l'assurance de pouvoir payer. Les marchés sont
mis en appel d'offres, passés et exécutés sans que les sous soient
dispo.C'est donc sur la base des dettes intérieures que le Mali donne
l'impression d'etre en tout chantier. Cherchons une solution sinon le
revers peut etre catastrophique.

Réponse de < amas210 > à < amas210 >, le 28 Jun 2008 08:14:20 GMT
le comble, ce sont ces opérateurs économiques qui doivent payer la plus grande partie des impots. S'ils ne sont pas payés pour leurs services rendus, comme éponger l'assiette fiscale?
Répondre à < amas210 >

Posté par foudkg, le 28 Jun 2008 05:35:37 GMT
Comment est ce possible ? Comment voulez vous que l'Etat puisse investir
si les caisses sont vides parce que certains s'estiment quittes de
devoir payer des impots parce qu'ils ont versé des backchichs ??? il
faudrait créer un bagne dans le désert pour y envoyer ces gens pendant
quelques années pour qu'ils puissent méditer !

Réponse de < Ere D. > à < foudkg >, le 28 Jun 2008 15:08:12 GMT
Attention Beau, vous etes un nouveau malien donc vous n'etes pas sense connaitre toute son histoire. Sachez quand meme que Kidal et les mines de sel de Taoudenit etaient les bagnes dans le desert sous les 1ere et 2eme republiques. Comme quoi, il ne faut pas reveiller le diable qui dort
Répondre à < Ere D. >

C'est arrivé mercredi dernier à la Sema-Gexco : Seydoublen et Djilla: une complicité qui va bien au-delà des pelouses

Sports
C'est arrivé mercredi dernier à la Sema-Gexco : Seydoublen et Djilla: une complicité qui va bien au-delà des pelouses
Bamako Hebdo, 28/06/2008 Commentaires [ 17 ] E-mail Imprimer

L'Association "Sos du Cœur", dont le fondateur est Mohamed Kéïta, vient de frapper un grand coup en prouvant aux Maliens que Seydou Kéïta dit Seydoublen et Mahamadou Diarra dit Djilla sont et resteront des amis, pour le plus grand bonheur du football malien. Les séances de photos avec les deux leaders de l'équipe nationale du Mali, le mercredi 25 juin 2008 sur le terrain de la Sema-Gexco de Badalabougou, montrent qu'ils ont vraiment enterré la hache de guerre. C'est dire qu'il y a désormais une complicité évidente entre Seydoublen et Djilla, bien au-delà des pelouses.

S'il y a de bons rapports entre Seydoublen et Djilla, il y aura, sans nul doute, la possibilité pour le Mali de remporter un jour la Coupe d'Afrique des Nations et, pourquoi pas, de se qualifier pour la première fois à la Coupe du Monde.

C'est ce que nous souhaitons aujourd'hui. Je pense que les deux joueurs l'ont bien compris. Raison pour laquelle ils oeuvrent ensemble pour le bonheur du football malien". Ces propos sont d'un grand observateur du football malien dont nous tairons le nom.

Après la victoire des Aigles du Mali, le dimanche 22 juin 2008, face au Soudan, sur le score de 3 buts à 0 (un doublé de Seydoublen et un but de Frédéric Oumar Kanouté) les deux leaders de l'équipe étaient, le mercredi 25 juin, sur le terrain de football de la Sema-Gexco à Badalabougou, pour un match de gala. C'était à l'invitation de l'Association "Sos du Cœur", dont le fondateur est Mohamed Kéïta, non moins gendre du Président ATT. maliweb.net. Cette rencontre, qui a regroupé certains ténors de l'équipe nationale "les Aigles du Mali", s'inscrivait dans le cadre des activités du premier anniversaire de "Sos du Cœur", qui a pour ambition de créer une parfaite cohésion et la solidarité au sein de la jeunesse malienne. C'est ce qui a été démontré, mercredi dernier, quand Seydoublen et Djilla ont prouvé qu'ils sont et resteront toujours des amis. On sentait une parfaite entente entre eux.

Certains signes nous ont montré que Seydoublen et Djilla ont vraiment enterré la hache de guerre, pour le plus grand bonheur du football malien. C'est dire qu'il n'y a plus d'animosité entre eux. Le désormais milieu de terrain du FC Barcelone et le sociétaire du Réal de Madrid ont fait une séance de photos dont les images parlent d'elles-mêmes. On peut dire aujourd'hui sans risque de se tromper qu'il y a une complicité évidente entre Seydoublen et Djilla, qui va bien au-delà des pelouses.

Les nombreux supporters des Aigles ont pu noter, depuis le début des éliminatoires cumulées de la CAN et de la Coupe du Monde 2010, une meilleure solidarité au sein de l'équipe nationale du Mali. Cela a été possible grâce au sélectionneur national des Aigles, Stephen Keshi, qui a pu maîtriser son groupe en metant tous les joueurs sur le même pied d'égalité.

En tout cas, l'Association "Sos du Cœur" vient de frapper un grand coup, que le public de Badalabougou, venu très nombreux pour être témoin oculaire, a apprécié à sa juste valeur, par ce geste à l'endroit de deux joueurs.

S'agissant du match, précisons que l'équipe de 2M Consulting de Mohamed Kéïta était opposée à celle de Idy. Du côté de 2M Consulting, en plus de Mohamed Kéïta, il y avait Mahamadou Diarra dit Djilla, Drissa Diakité, Tom Foot (ancien joueur du Stade Malien) tandis que du côté de FC Idy, on notait la présence de Ténéma N'Diaye et Boubacar Koné dit Torry. Seydoublen Kéita dit Seydoublen, Souleymane Diamoutènè et El Hadj Mahamane étaient là comme observateurs.

Au finish, c'est l'équipe de Idy qui a battu celle de 2M Consulting sur le score d'un but à zéro. L'unique but de la partie a été marqué par Ténéman N'Diaye, en seconde mi-temps. Ainsi, le FC Idy a remporté les quatre béliers mis en jeu.

Il faut préciser également que le capitaine des Aigles sera présent, cet après-midi à Bamako Coura, comme parrain de la deuxième finale du grand tournoi national de football, organisé par "Sos du Cœur". maliweb.net. On se rappelle que la première finale de ce tournoi, qui a eu lieu le lundi 23 juin 2008, a été présidée par Seydoublen, en tant qu'Ambassadeur de l'Association.
Alou B HAIDARA

Foncier : Bientôt les états généraux

Foncier : Bientôt les états généraux
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

En prélude aux assises nationales sur les Etats généraux du foncier au Mali prévues pour les 16, 17 et 18 octobre prochain, la commission nationale d’organisation était face à la presse le lundi dernier à la Maison de la presse pour mieux expliquer les enjeux de ce rendez vous.

Le secrétaire général du ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme Oumar Traoré, assurant la présidence de la commission nationale d’organisation a rappelé que le code domanial et foncier, s’il a l’avantage de reconnaître les droits fonciers coutumiers, de prendre en compte la décentralisation, d’instituer le cadastre et de fixer les conditions et les procédures d’immatriculation, d’acquisition et d’expropriation des immeubles, connaît aujourd’hui des difficultés d’application dues à l’ignorance des textes, la mauvaise tenue du livre foncier et l’insuffisance des outils de gestion foncière. Ce qui, selon M. Traoré a suscité une insécurité foncière qui a atteint des proportions inquiétantes (double emploi des titres de propriété, occupation anarchique, etc.), l’existence de nombreux litiges, conflits fonciers et tensions latentes.

La tenue des Etats Généraux du Foncier a pour objet de dégager de manière consensuelle, les éléments d’une nouvelle politique de reforme foncière, adaptée au contexte de développement économique et social du pays qui tient compte de la réalité de la décentralisation et de la dévolution conséquente des biens que la loi confère aux collectivités locales. Ils visent en outre à mettre en place un système de gestion domaniale et foncière juste et équitable, durable et applicable, qui se fonde sur une coexistence non conflictuelle du droit moderne et du droit coutumier, ayant pour finalité la sécurisation foncière et le développement de l’investissement privé ainsi que des activités de production.

Cela passe par le partage avec les participants des connaissances et expériences en matière domaniale et foncière, l’identification et l’analyse des enjeux fonciers liés à l’investissement et à la lutte contre la pauvreté, la mise en place d’un dispositif clair et efficace de régulation foncière en cas de litige, la constitution d’une banque de données, la prise en compte de l’informatisation et la numérisation des documents fonciers et cadastraux et la promotion de l’accès des femmes et des jeunes à la terre.

Ce grand rendez vous du foncier sera organisé à trois niveaux : les concertations locales au niveau des cercles et des communes du district de Bamako du 25 juin au 15 juillet 2008, les concertations régionales au niveau des régions et du district de Bamako du 23 au 31 juillet et les assises nationales du 16 au 18 octobre 2008. Ces concertations permettront aux participants d’échanger autour de thèmes comme : le droit coutumier foncier, le code domanial foncier, la contribution des juges dans l’amélioration des pratiques et gestions foncières, la gestion des ressources forestières, fauniques et des terres aménagées, la décentralisation de la gestion foncière, les outils de planification urbaine et la sécurité foncière.
Akhimy Maiga

27 juin 2008

ORTM : On ne se bouscule pas pour Kidal

ORTM : On ne se bouscule pas pour Kidal
Nouvelle République, 29/06/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

La semaine dernière, la direction générale de l'ORTM a procédé à quelques réaménagements et à quelques promotions au niveau de son personnel. C'est ainsi que Salif Sanogo devient désormais le directeur de l'information de la télévision. Celui qu'il remplace à ce poste, Oumar Moussa Traoré, a été nommé directeur de l'antenne régionale de l'ORTM de Gao qui sera bientôt inaugurée par le président de la République.

Mamadou Hamidou Diallo, qui a fait ses preuves dans la promotion de la Décentralisation, ira à Koulikoro diriger la nouvelle station régionale de cette région qui a été inaugurée le 3 mai dernier. Kalifa Nama succède à Papa Oumar Diop au niveau du desk sport. Au niveau de la radio, Boubacar Touré jusque-là rédacteur en chef est promu directeur de l'information. Ces nominations n'ont semble-t-il pas concerné la région de Kidal qui devra réceptionner bientôt sa station régionale.

Apparemment on ne se bouscule pas à Bozola pour une localité qui est véritablement située sur la ligne de front. C'est à ces petits détails qu'on peut se rendre compte de son importance. On peut juste rappeler, sans donner l'impression de remuer le couteau dans la plaie, que l'ORTM qui d'habitude court pour parler des victimes et des orphelins, a mis plusieurs mois avant de fouler le sol de Kidal après l'attaque du 23 mai 2006. Comme quoi « la passion du service public » a des limites... objectives.

27 juin 2008

CMDT (1): Quand Abou Bakar fait annoncer de mauvais chiffres par ATT

Gestion Affaires Publiques
CMDT (1): Quand Abou Bakar fait annoncer de mauvais chiffres par ATT
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

La semaine dernière, nous parlions des bonimenteurs de la République qui, pour on ne sait quelle raison, communiquent de mauvaises informations au président de la République au risque de le montrer aux yeux de l'opinion davantage « incrédible ». Et nous épinglions les services du ministère des Finances par rapport à la dette intérieure (à ce propos, ils n'ont pas encore réagi aux précisions apportées par le Parena chiffrant la dette intérieure à 200 milliards) et aussi par rapport au Trésor.

Mais il semble que les services du ministère des Finances semblent s'être spécialisés dans les informations erronées. En effet, lors de la conférence de presse du 8 juin, parlant de la CMDT, le président de la République avait annoncé pour justifier la privatisation qui se trouve aux portes de cette structure que « bon an, mal an, l'Etat apporte 30 milliards ». Or il nous est revenu que ces chiffres sont pour le moins fantaisistes.

En effet, selon des informations précises, de 1999 à 2006 les montants de l'appui financier de l'Etat se chiffrent à 115 milliards soit une moyenne de 14 milliards par an. Ce qui est bien loin des 30 milliards « bon an, mal an ». Il est clair qu'ils sont parvenus à prendre à défaut le président de la République. Mais à quelle fin ? Les jours à venir nous le diront

CMDT (2): Bakary Togola, porteur d'un message spécial

Le président de l'APCAM, Bakary Togola doit se trouver dans une situation fort inconfortable. Président des paysans (malgré eux), il a été chargé par « ses» militants de l'Union nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton (UN-SCPC) de rencontrer le président de la République afin de lui transmettre un message: le refus de la privatisation.

L'entreprise pourrait prêter à sourire dans la mesure où les autorités semblent déterminées à boucler la privatisation de la CMDT, mais elle mériterait d'être suivie dans la mesure où le week-end dernier, le paysan des paysans aurait été vigoureusement interpellé par ses mandants notamment les cotonculteurs de Sikasso. Aura-t-il le cran nécessaire de porter le message en l'état? Ille devrait dans la mesure où les producteurs lui auraient fait savoir qu'ils disposent de moyens pour vérifier mais également de porte d'entrée à Koulouba.

Il faut rappeler que dans le cadre du démantèlement de la CMDT, Bakary Togola est parmi ceux qui ont été particulièrement gâtés. Prélevant directement sur la bête, il s'est abondamment servi grâce à la cession de l'approvisionnement en intrants. Dans un de nos précédents numéros, nous évoquions l'attribution de marchés sans appel d'offies avec la bénédiction du ministère des Finances. A la date d'aujourd'hui, les producteurs attendent encore leurs intrants pour commencer. Un retard que le président des paysans met au compte des difficultés de transport liées au surrenchérissement du prix du pétrole.
27 juin 2008

Insalubrité : Les deux nouvelles facultés sur un tas d'ordure

Environnement
Insalubrité : Les deux nouvelles facultés sur un tas d'ordure
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

Le président de la République a inauguré les deux nouvelles facultés de l'université de Bamako: Faculté des sciences juridiques et politiques et la faculté des sciences économiques et de gestion. Véritables joyaux architecturaux, ces deux facultés auront coûté la somme de 5 milliards de francs CFA financée par le budget national.

Mais il y a un hic: elles sont placées sur un gros tas d'ordures et sur une authentique poudrière. En effet, pour cacher la vue du tas d'immondices, les autorités universitaires ont juste pris le soin de construire un petit mur de clôture. Or juste après le mur, se trouve le dépôt d'ordure illégalement autorisé par le maire de la commune V. malgré les protestations des populations riveraines, le maire s'entête au motif qu'il n'a pas un autre lieu de dépôt.

La marie centrale contactée a proposé aux populations de débourser la somme de 9 millions pour enlever les ordures. C'est sur ces faits que les populations ont décidé de saisir la justice. Parallèlement, elles envisagent de faire comme à Kalabancoura où les populations avaient décidé de déverser leurs ordures dans la cour de la mairie.

L'autre problème et qui est autrement plus dangereux, c'est que le feu est constamment mis aux ordures. Outres les odeurs pestilentielles et les fumées nauséabondes qui enveloppent les maisons et le site universitaire, il y a les cuves de quatre stations d'essence situées à proximité. On n'ose même pas imaginer les conséquences d'un possible départ de feu. Le moment est venu pour chacun de prendre ses responsabilités, en déplaçant par exemple le dépôt d'ordures.
27 juin 2008


Nouvelle République, est seul responsable du contenu de cet article

Les états généraux : Eva Joly à la rescousse de la lutte contre la corruption...

Corruption (Lutte contre la)
Les états généraux : Eva Joly à la rescousse de la lutte contre la corruption...
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

Les états généraux de la lutte corruption se préparent activement. Après la mise en place du comité préparatoire présidé par l'ancien Premier ministre Modibo Kéita, les personnes ressources sont plus ou moins identifiées. C'est ainsi que Mme Eva Joly séjourne actuellement au Mali sur invitation du gouvernement. Conseillère spéciale du gouvernement norvégien dans la lute contre la pauvreté et la délinquance financière internationale, Mme Eva Joly était juge d'instruction au pôle financier au Palais de Justice de Paris.

Après son audience avec le Premier ministre lundi dernier, Mme Eva Joly aura des séances de travail avec les structures de contrôle et de répression de la corruption et de la délinquance financière notamment le Bureau du Vérificateur général, la section des comptes de la Cour suprême, le Contrôle général des services publics, la Casca, etc.

...C'est l'argent qui manque le plus pour la sécurité routière

Les états généraux du secteur des transports qui devrait aboutir à l'érection de l'agence nationale de la sécurité routière sont également programmés. Mais il semble qu'il y a des obstacles évidents qui pourraient ralentir sa tenue. L'obstacle premier et le plus incontournable reste le manque d'argent. Où trouver l'argent pour l'agence de la sécurité routière, une fois qu'elle sera créée. Le ministre des Transports Hamed Diane Séméga se creuse les méninges dans la mesure où ceux qu'il voudrait plumer ne sont pas consentants pour le moment.

En effet, il lorgnerait du côté des assureurs. Malgré quelques rencontres, le message ne passe pas dans la mesure où nos assureurs sont les plus taxés dans la zone Uemoa et ils ne voudraient payer davantage. Même si les assureurs acceptaient les propositions de Séméga, ce dernier ne serait pas pour autant totalement à l'abri du besoin financier. C'est pour cette raison qu'il envisagerait de revoir à la hausse les prix des vignettes, des permis, etc.

27 juin 2008

Dossier OLAF : Hamed Sow organise sa défense

Justice
Dossier OLAF : Hamed Sow organise sa défense
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

Profitant du silence qui entoure pour le moment « son» affaire, le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau Hamed Sow organise sa défense. C'est ainsi qu'il a constitué un pool d'avocats parmi lesquels Me Mamadou Konaté. Ce dernier a dénoncé la semaine dernière à l'Agence de presse africaine (AP A) ce qu'il considère comme une « campagne insidieuse, ignoble et perfide» orchestrée contre son client par « des individus disant agir au nom et pour le compte de structures, organismes ou institutions de la Communauté européenne».

Selon APA, Me Konaté n'a fourni aucune indication sur les auteurs de ladite « campagne » mais il a indiqué que son client se réservait le droit d'engager des poursuites contre ses détracteurs. Il faut rappeler que le ministre Hamed Sow fait l'objet d'une mission de contrôle de la part de l'Olaf. Menée à « coups de millions de francs », la mission de contrôle s'est conclue par le dépôt d'un mémoire, dont aucune copie n'a été remise à M. Sow, contrairement aux règles et principes établis en la matière, a déclaré Me Konaté.

L'enquête de l'OLAF visait à établir si M. Ahmed Sow jouissait d'un quelconque intérêt dans la société de filature malienne Fitina- SA que la Banque européenne d'investissement soupçonne de faillite frauduleuse après réception d'un prêt de 3,7 millions d'euros. Bien qu'aucune preuve de sa culpabilité n'ait été apportée, M. Ahmed Sow a préparé un mémorandum de défense et cela, à titre purement conservatoire, selon son avocat.

27 juin 2008

L'accélération des privatisations : La Sotelma lance son appel d'offres...

Privatisations
L'accélération des privatisations : La Sotelma lance son appel d'offres...
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

L'une des grandes recommandations de la table ronde des bailleurs de fonds qui s'est déroulée dans notre pays les 12 et 13 juin derniers concerne « l'accélération des reformes structurelles» dans certains secteurs dont celui des télécommunications.

Il faut penser que du côté de la Sotelma, on devait être prêt depuis longtemps. En effet, la semaine dernière, des journaux de la place ont publié des pleines page de l'appel d'offies international où l'on a pu voir que la « vieille» fille tente de se présenter sous son meilleur jour avec des bijoux sonnant faux et des tenues d'apparat sentant l'emprunt. En effet, si le processus de la

privatisation de la Sotelma a longtemps traîné, c'est justement à cause de la non fiabilité de ses comptes. Les directions précédentes en savent quelque choses, parce que de Tiémogo Maiga à Lassana N'Diaye en passant par Samba Sow, Kaffa Dicko, Nimaga et Konaté, le principal casse-tête est la certification des comptes. Les chiffres de ces quatre dernières années oscillant entre « déficit» et « bénéfice» sont tellement contradictoires que nombreux sont ceux qui pensent que c'est loin d'être gagné. Or tous s'accordent à reconnaître que s'il y a un secteur porteur, un secteur qui peut générer des ressources additionnelles pour l'Etat, c'est bien celui des télécommunications. Il faut espérer que la Sotelma sera suffisamment attrayante pour lui valoir l'assaut de prétendants sérieux.

... La BIM-Sa fait l'objet de toutes les convoitises...

C'est connu, quand ça chauffe, on songe à vendre les bijoux de famille. Il en est de notre pays, pris à la gorge par les bailleurs de fonds qui attendent de lui qu'il privatise certaines sociétés et entreprises. Parmi les « cibles », figure la BIM-Sa. Longtemps destinée à être sacrifiée sur l'autel de la privatisation, la BIM-Sa a toujours été épargnée parce que bien chétive à l'époque. Avec son redressement actuel, la Banque est devenue appétissante car avec les comptes publiés, elle ne laisse personne indifférent. Pour ne pas retarder davantage l'échéance, l'accélération du processus de sa privatisation est en marche. Il nous est revenu que certains prétendants rôdent déjà à Bamako afin de mieux apprécier la promise.

C'est ainsi que la semaine dernière, des envoyés de la Société générale des banques de France ont séjourné à Bamako afin de mieux jauger cette banque qui fait l'objet de beaucoup de convoitises. En effet, outre la Société générale, quatre autres banques flairent le « bon» coup et auraient manifesté leur intérêt. Il s'agit de l'Union des Banques africaines du Nigeria ; de Attijira Wafa Banque du Maroc ; de la Banque Of Africa et de Ecobank.

... Les députés sont saisis du cas de la CMDT...

Autre structure, autre équation : le cas de la CMDT. Annoncée depuis 2001, la privatisation de la CMDT a été reculée pour 2006 avant d'être calée pour cette année. Mais s'il y a une privatisation dont l'Etat craint pour les conséquences socioéconomiques, c'est bien celle de la CMDT. Concernant directement la vie de 3,5 millions voire 4 millions de Maliens, la CMDT travaille au-delà du secteur cotonnier pour jouer un véritable rôle de stabilisation sociale en terme d'emploi, de constructions d'infrastructures sociales de base (écoles, centres de santé, centres d'alphabétisation, etc.), de constructions de routes et de pistes rurales, de lutte contre l'exode. C'est bien pour cela que personne ne semble vouloir prendre l'ultime décision. Les députés vont devoir se prononcer sur la question dans la première semaine du mois de juillet (on parle du 5 juillet). Ils devront donner le feu vert définitif au gouvernement pour accélérer la vente de la CMDT.

Selon nos informations, cela risque d'être chaud parce que de nombreux députés, notamment ceux de la zone de Sikasso ne seraient pas prêts à accorder leur soutien à ce que d'aucuns qualifient de démantèlement social de la région de Sikasso. Il faut rappeler qu'en 2004, quand ils avaient été saisis de la question, tous les députés avaient montré plus que des réserves avant de rendre publique une résolution mi-figue mi-raisin. Cette fois-ci, on leur demande de trancher.

... La réflexion se poursuit pour l'EDM.

Le détricotage de la privatisation de l'EDM-Sa revenue dans le porte-feuille de l'Etat avec le départ de Saur en 2004, n'a jamais vraiment plu aux bailleurs de fonds. Et avec les baisses tarifaires autorisées en 2003 et 2004 au niveau de l'eau et de l'électricité, ils étaient franchement en rogne. Raison pour laquelle, ils n'ont jamais raté une occasion pour mettre la pression sur nos autorités pour le respect des fondamentaux en matière économique.

Mais ils n'ont jamais eu d'oreille attentive du côté de nos autorités qui savent qu'il était périlleux de vouloir annoncer des hausses tarifaires dans le domaine de l'eau et de l'électricité. C'est pour cette raison que l'Etat s'est dévoué ces dernières années à « mettre à la disposition de l'EDM-Sa 12 milliards », « bon an, mal an» pourrait-on ajouter. Il y a un an, il nous est revenu que les bailleurs étaient sur le point de conditionner leur soutien au Mali par rapport à la restructuration de l'EDM-Sa.

L'Etat avait pu desserrer l'étau, le temps d'engager certains investissements qui devraient lui permettre d'annoncer la mauvaise nouvelle. Tout porte à croire qu'elle ne tardera plus, surtout que depuis la fin de la table ronde annonçant les 3215 milliards, il a été recommandé d'accélérer les reformes. On attend de voir celui qui aura le courage de venir dire aux Maliens que le prix du courant et de l'eau sont parmi les plus bas au monde et qu'il y a nécessité de les augmenter.
27 juin 2008

Hausse des prix des hydrocarbures : Le Gouvernement amortit le choc

Économie
Hausse des prix des hydrocarbures : Le Gouvernement amortit le choc
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

Suite à l’augmentation du prix à la pompe des carburants intervenue depuis le 21 juin dernier, nous avons voulu comprendre davantage les raisons de ces nouvelles mesures auprès du département de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce. Pour le ministre Amadou Abdoulaye Diallo, cela est dû à la hausse des prix fournisseurs liée à celle du baril de pétrole bru dont le prix est passé de 55 dollars US en février 2007 à 135 dollars US en juin 2008, soit une augmentation de 80 dollars US (145%) en 17 mois.

Pendant ce temps, selon le ministre, au Mali les prix à la pompe sont restés soit inchangés, soit très légèrement augmentés. Ce qui fait que notre pays a encore les hydrocarbures les moins chers parmi les pays africains non producteurs de pétrole.

Pour le mois de juin 2008, la hausse des prix sur le marché international n’a été que faiblement répercuté sur les prix à la pompe, grâce à l’intervention de l’Etat qui a renoncé à certains droits et taxes sur les produits et les opérateurs pétroliers ont aussi accepté de baisser leurs marges bénéficiaires. C’est ce qui fait que le prix du supercarburant a subi une augmentation de 45 F CFA/ litre alors que sans ces efforts, il devait être vendu à 180F CFA/l. Celui du gasoil a subi une augmentation de 15 F CFA au lieu de 125F CFA. Ainsi pour ce qui est du supercarburant sans plomb l’Etat a pris en charge 64% des charges, 11% pour les importateurs et 25% pour les consommateurs ; pour le gasoil l’Etat a supporté 84,4%, les importateurs 5,6 et les consommateurs 12%.

Pour le ministre, ces nouveaux prix entraîneront un manque à gagner pour le seul mois de juin d’environ 5 milliards de F CFA sur les recettes pétrolières de notre pays. « Et ça va rester ainsi tant que les cours mondiaux du pétrole n’ont pas baissé ». Rappelons que de janvier à mai 2008, les manques à gagner sont chiffrés à 18 milliards. Et si la tendance haussière se maintenait, ils atteindraient 48 milliards de F CFA en fin d’année contre 22 milliards en 2007.

Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du commerce Amadou Abdoulaye Diallo a indiqué que l’objectif du gouvernement est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de rupture dans l’approvisionnement. Il a aussi salué les efforts consentis par les opérateurs pétroliers et les consommateurs. Pendant que sur le marché international le taux d’augmentation est de 10,55%, au Mali, grâce à l’anticipation du gouvernement et des autres acteurs, le taux d’augmentation est de 6,92% pour le supercarburant sans plomb et 2,63% pour le gasoil, les deux produits pétroliers les plus utilisés chez nous.

Et nos voisins l’ayant compris n’hésitent pas à s’approvisionner directement chez nous. Mais, à ce rythme, pour éviter des ruptures de stocks notre pays vient de prendre un arrêté interministériel interdisant la réexportation des produits pétroliers. Parce qu’une rupture entraînerait une augmentation générale sur tous les produits de première nécessité, a souligné le ministre Diallo, qui est en train de mettre les bouchées doubles pour que toute cette affaire de hausse devienne un vieux souvenir pour les consommateurs maliens.
Akhimy Maiga
27 juin 2008

Traite et travail des enfants : Une nouvelle proportion inquiétante en Afrique de l’Ouest

Droits Humains
Traite et travail des enfants : Une nouvelle proportion inquiétante en Afrique de l’Ouest
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

Depuis qu’il a été établi que les planteurs ivoiriens utilisaient dans leurs plantations des enfants maliens, burkinabé… victimes de traite, le cacao ivoirien a du plomb dans l’aile. Aujourd’hui, les autorités ivoiriennes comptent pourtant sur la manne cacaoyère pour relancer une économie ruinée par des années de guerre. Elles veulent donc coûte que coûte labelliser leur cacao en démontrant que l’utilisation des enfants est aujourd’hui un vieux souvenir. Et pourtant… !

Il faut rendre le cacao ivoirien compétitif par non seulement l’amélioration de sa qualité, mais aussi en donnant une meilleure image des planteurs. Si désormais une prime à la qualité est proposée aux acheteurs pour éviter à la Côte d’Ivoire de perdre annuellement des milliards de francs, il sera difficile de prouver que l’utilisation des enfants comme main d’œuvre dans les plantations ivoiriennes a cessé.

Ce fléau, après avoir reculé un moment à cause de la campagne sous-régionale et internationale de sensibilisation et de répression, prend aujourd’hui une ampleur dramatique. En effet, la traite des enfants en Afrique de l'Ouest «continue de prendre des proportions inquiétantes», déplorent des experts de neuf pays, récemment réunis en Côte d'Ivoire. Et cela malgré l'adoption de plusieurs accords et conventions multilatéraux de lutte contre ce fléau.

«Malgré nos efforts, il ne se passe pas un mois sans que nos forces de défense et de sécurité n'interceptent à nos frontières des enfants convoyés par des adultes indélicats à des fins d'exploitation», a déclaré Mme Jeanne Peuhmond, ministre de la Famille de la Côte d’Ivoire au cours d’une réunion à Grand-Bassam (30 km d'Abidjan). Celle-ci rassemblait, sur ce fléau, des experts venus du Bénin, Burkina Faso, Mali, Togo, Guinée, Niger, Côte d'Ivoire, Nigeria et du Liberia.

Inefficacité des mesures prises

La rencontre a débouché sur l'adoption d'un plan d'actions qui prévoit la promulgation de lois au niveau de chaque pays réprimant la traite des enfants. Cela est d’autant nécessaire qu’un accord multilatéral signé en juillet 2005 et mettant l'accent sur une collaboration transfrontalière pour mettre fin à l'impunité dont bénéficient les trafiquants, n'a pas permis de ralentir le traite. «C'est un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur dans la région», souligne un participant burkinabé qui lie cette accentuation à la pauvreté.

Ainsi, le 31 mai 2008, un convoi d'une trentaine d'enfants burkinabé âgés de 10 à 17 ans destinés aux vastes et riches plantations de la région de Soubré (350 km au sud-ouest d'Abidjan), capitale de la boucle du cacao, avait été arrêté par les forces de sécurité du Burkina Faso. Les enfants avaient été ensuite renvoyés dans leurs foyers.

C’est dire que la traite des enfants est loin d’être un fléau maîtrisé en Afrique de l’Ouest. Certes des efforts louables ont été réalisés par les Etats et leurs partenaires (Unicef, Lutrena de l’IPEC/BIT…), mais les trafiquants sont loin de baisser les bras. Et le plus souvent, ils réussissent à prendre la fuite quand les convois sont arrêtés par les forces de sécurité. La fin de la traite et du travail des enfants n’est donc pas pour bientôt.
Une main d’œuvre rentable

Cela est d’autant clair que la main d'œuvre enfantine est moins chère et les enfants sont par ailleurs moins regardants que les adultes. Ce qui fait que, malgré leurs engagements, les planteurs de cacao de l'ouest de la Côte d'Ivoire ont par exemple du mal à ne pas recourir à leur service.

Et comme le dit un représentant de l'Unicef en Côte d'Ivoire, «ces enfants qui perdent contact avec leurs familles en se trouvant dans un pays inconnu deviennent vulnérables et exposés à toutes sortes d'abus. L'inadéquation du système scolaire qui ne fournit pas de perspective d'emploi et la pauvreté poussent ces enfants à quitter l'école les exposant aux trafiquants». Dans la plupart des cas, le traite des enfants prend surtout deux formes: exploitation sexuelle ou travail pénible, souvent non rémunéré.

Victimes de pauvreté, de nombreuses familles doivent se résoudre à envoyer leurs enfants travailler ailleurs, en ville ou dans des pays «plus riches». Cet exode d’enfants non accompagnés expose les jeunes à de nombreux trafiquants peu scrupuleux ou à de tentantes promesses rarement tenues. Pour ceux-là, l’esclavage et la mendicité forcés ou la prostitution terminent souvent leur migration. Les enfants qui parviennent à atteindre leur localité d’accueil sans encombre n’en demeurent pas moins confrontés à des traitements et des conditions de travail extrêmes : violence, abus, horaire et tâches harassantes, sous-alimentation, etc.

La Côte d'Ivoire est la plaque tournante de cette traite, car étant le pays destinataire et pays de transit. Pour convaincre l’opinion internationale de leur engagement contre le fléau, les autorités ivoiriennes donnent toujours des chiffres difficiles à vérifier. Ainsi, selon le Comité national de lutte contre le traite et l'exploitation des enfants en Côte d'Ivoire, une centaine d'enfants ont pu être sauvés en 2005 grâce à la vigilance des forces de l'ordre qui ont intercepté des convois de trafiquants.

Maîtriser les migrations transfrontalières

La traite des enfants s’inscrit dans un contexte sous-régional de migrations transfrontalières de toutes sortes, en particulier pour des activités de commerce aisément assimilables à des traites en tout genre. Cette «économie de la fraude» se développe d’autant plus que les difficultés économiques et la pauvreté des pays poussent beaucoup de ses ressortissants à chercher leur salut dans le commerce.

En 2003, une demande des autorités du Mali est acceptée par l’Agence Canadienne du Développement International (ACDI). Un budget de 3 200 000 dollars est débloqué en faveur de la lutte contre la traite des enfants en Afrique de l’Ouest. Jusqu’à 2005, la mise en place de centres de transit permettait d’intercepter les enfants «migrants» et de les remettre à leur communauté. En 2005, cette expérience a été arrêtée car considéré peu efficace et ne répondant pas à tous les aspects du problème.

L’ACDI a alors réorienté son intervention vers un programme de prévention. En partenariat avec l’organisme Save the Children, l’ACDI travaille à sensibiliser parents, communautés et politiques aux dangers auxquels sont exposés les enfants migrants. Il s’agit d’un travail en amont, impliquant une compréhension des facteurs de la migration forcée des enfants et une campagne énergique de prévention. Des comités de jeunes et des associations collectives locales sont également mis en place pour comprendre, sensibiliser et éduquer, mais aussi réfléchir proactivement sur la traite des enfants, établir des contrôles et des suivis des enfants envoyés ailleurs. Des « relais-enfants» sont instaurés dans de nombreuses localités. Ils permettent aux enfants qui y travaillent de venir trouver refuge s’ils se sentent en danger dans leur lieu travail ou leur environnement «éducatif».

Le jeune peut prendre conseil auprès d’agents sur place sur les mesures à prendre pour améliorer ses conditions de travail. Il peut trouver une «marraine» qui intercèdera en sa faveur auprès de l’employeur, l’éducateur ou la famille. Dans ces relais, un suivi des enfants est assuré, minimisant ainsi son exposition à de trop nombreux abus.

Ce programme a eu visiblement de bons résultats avec une diminution sensible de la traite d’enfants dans certaines collectivités des zones rurales du Mali et du Burkina Faso.

N’empêche qu’un dialogue avec les plus hautes autorités politiques est nécessaire pour identifier et affermir l’intérêt des décideurs des pays de l’Afrique de l’Ouest à remédier à la traite au travail des enfants sur leurs territoires et à instaurer des mesures efficaces pour enrayer le fléau socio-économique. Une démarche longue et lourde qui se met en place petit à petit et qu’il faut soutenir et qui doit être suivi de près par l’ensemble des acteurs de la lutte contre la traite et le travail des enfants en Afrique de l’Ouest.
Alphaly

Editorial : L’enfer et les bonnes intentions

Editorial
Editorial : L’enfer et les bonnes intentions
Nouvelle République, 29/06/2008 E-mail Imprimer

Ils ont le « triomphe » modeste nos gouvernants. Ils viennent de rafler presque un jackpot lors de la récente table ronde où des sommes à donner le vertige sont annoncées, mais eux restent de marbre. C’est qu’ils ont raison. Ils savent mieux que quiconque que l’entreprise va être ardue. Ce qu’on leur demande en retour ressemble à s’y méprendre aux travaux d’Hercule. Mais la raison de leur « modestie » se trouve ailleurs.

En effet, prenant des précautions de langage, eux et les bailleurs de fonds ont évité soigneusement que n’apparaisse le mot privatisation. « On ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu » nous enseigne la sagesse. Or en matière de privatisation, les Maliens en ont connu des vertes et des pas mûres. Elles ont été tellement coûteuses sur le plan économique et socialement douloureuses qu’à la seule évocation du mot, les poils des uns et des autres se hérissent.

Les partants volontaires et autres déflatés de cet épisode peu glorieux de la restructuration de notre économie courent encore derrière leurs droits pour certains, d’autres errent dans la cour de la Bourse du Travail et tous sont devenus presque des parias. Nos gouvernants et les bailleurs de fonds ont donc raison de choisir leur mot, surtout quand il s’agit de conduire les gens à l’échafaud.

Pour bénéficier des 3215 milliards, le gouvernement sera obligé de prendre des mesures douloureuses. Tant sur le plan politique que sur le plan social. Et on peut être sûr que ce n’est pas gagné d’avance. Parce qu’à écouter par exemple les travailleurs de la Sotelma et ceux de la CMDT, les aspects sociaux constituent une pomme de discorde de taille. En effet, il semble qu’aucun plan social n’ait encore réussi l’adhésion des concernés qui rappellent avec crainte ce qui est advenu des travailleurs de Huicoma qui, malgré toutes les assurances courent derrières leurs droits et vivent dans une véritable galère.

Il est clair que si le gouvernement parvenait à mobiliser les sous annoncés, notre pays ressemblerait à un paradis terrestre avec ces routes partout, de l’eau potable qui coule à flot, des produits agricoles en abondance et à suffisance, une école cinq étoile, etc. Mais le prix à payer pourrait être très lourd. Si le gouvernement ne partage pas cette vision avec les syndicats, la société civile, il est fort à parier qu’il connaîtra des moments difficiles. En termes de mouvements sociaux et d’agitations de toutes sortes.

Les Maliens peuvent encore comprendre qu’on leur explique le PDES qui est censé avoir été le programme du président de la République lors des campagnes électorales ; mais ils accepteraient difficilement qu’on les mette à la rue pour leur expliquer plus tard le pourquoi du comment. Nombreux sont nos compatriotes qui déclarent à haute voix que « les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions » craignant que le paradis qu’on leur promet ne soit en fait qu’un enfer déguisé.

Elhadj Tiégoum Boubèye Maïga

Algérie : une délégation malienne à Alger pour la paix dans le nord du Mali

La Situation politique et sécuritaire au Nord
Algérie : une délégation malienne à Alger pour la paix dans le nord du Mali
29/06/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer
Le ministre de l'administration territoriale, le
général Kafougouna Koné

AFP - Une délégation officielle malienne, dirigée par le ministre de l'administration territoriale, le général Kafougouna Koné, est arrivée samedi à Alger pour relancer le processus de paix dans le nord du Mali où sévit une rébellion touareg, selon une source officielle malienne.

«Nous sommes arrivés ce samedi à Alger pour relancer le processus de paix, après la violation des accords (de paix) d'Alger par la rébellion (touareg) malienne à qui sont attribuées plusieurs attaques récentes contre l'armée malienne», a déclaré à l'AFP une source officielle malienne présente à Alger. «Les discussions vont commencer ce samedi», a ajouté cette source.

Une délégation des rebelles touareg est déjà présente à Alger, a-t-on appris de sources concordantes. Selon les mêmes sources, les rebelles touareg maliens sont tous réunis au sein d'une même alliance et vont désormais parler d'une même voix.

Selon le scénario décrit par une source proche de la rencontre, les médiateurs algériens auront d'abord plusieurs entretiens avec la délégation officielle venue de Bamako. "Après avoir clarifié les choses, nous devrions pourvoir mettre face à face rebelles (touareg) et délégation officielle malienne", a expliqué à l'AFP un responsable du comité de suivi des accords d'Alger, signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali.

Ce comité est composé de représentants de l'Algérie, du gouvernement malien, et des rebelles touareg maliens. "Le médiateur a clairement laissé entendre que l'accord d'Alger reste la base de discussions", a dit un responsable du comité de suivi des accords. C'est la première fois depuis plusieurs mois que rebelles touareg maliens et partie gouvernementale malienne se retrouvent chez le médiateur officiel algérien dans la crise du nord du Mali.Les rebelles touareg dirigés par Ibrahim Ag Bahanga retiennent toujours en otages plusieurs douzaines de militaires de l'armée malienne. L'armée de son côté affirme détenir "plusieurs prisonniers" issus des rangs de la rébellion qui ont été capturés lors de combats de terrain.

Par AFP le 28/06/2008 à 21:46 (via toutsurlalgerie.com)



57 hits

Vos commentaires
Posté par Confiance, le 29 Jun 2008 03:34:06 GMT
Bonne entente General. Aucune decision sans l'aval du general El Hadji.
Vive la paix!
Répondre à < Confiance >

Trafic de visas : Un officier supérieur de l’Armée de l’Air sous les verrous

Corruption (Lutte contre la)
Trafic de visas : Un officier supérieur de l’Armée de l’Air sous les verrous
L'Index, 28/06/2008 Commentaires [ 18 ] E-mail Imprimer

Le trafic de visas au Mali est devenu depuis plus d’une décennie un phénomène de mode. La filière est très juteuse car, ceux qui veulent aller en Europe et qui n’ont généralement pas les papiers nécessaires, sont obligés de passer par tierces personnes pour se procurer le précieux sésame. Dans ce réseau de trafic de visas, opèrent toutes sortes d’individus, des plus sérieux aux plus véreux en passant par les arnaqueurs, les escrocs et les bandits de grands chemins. Pour ces personnes malhonnêtes, tout est bon pour subtiliser de l’argent aux pauvres citoyens dont le seul et unique rêve est de traverser la Méditerranée pour atteindre l’eldorado européen, mais hélas ! Le chemin est parsemé d’embûches.

L’histoire que nous vous racontons concerne un officier supérieur de l’Armée de l’Air (un Commandant) qui répondrait au nom de Diallo. Ce monsieur a beaucoup prospéré dans ce qu’on appelle les «sorties de visas». D’après une source proche de lui, grâce à cette activité, il a pris une longueur sur tous ses camarades de promotion car d’après cette source, il peut gagner le quintuple du salaire des autres dans une seule affaire de visa sans compter les missions qu’il effectue à travers le continent. L’affaire de visa est comme celle de la drogue qui accroche et devient un cercle vicieux d’où il est quasiment impossible de s’en sortir. C’est pourquoi, disent certains, entre son apogée et son déclin, il n’y a qu’un petit pas qui peut à tout moment être franchi.

Le Commandant Diallo a eu la chance ou la malchance, c’est selon la compréhension, d’aller en mission à l’extérieur, laissant après lui des affaires en souffrance. Des clients déçus et aigris auraient porté plainte pour, à défaut d’avoir le précieux document, rentrer en possession de leurs dus. maliweb.net. L’affaire serait parvenue au niveau du pool économique sur la table du juge Kanouté qui, après moult convocations ne serait pas parvenu à voir le Commandant Diallo, qui selon ses camarades, aurait prétexté la crise au nord pour laquelle il était en mission, pour justifier ses absences répétées à répondre au juge. Ce dernier aussi, très amer de ce qu’il considère comme un refus d’obtempérer, a transmis aux autorités militaires compétentes un mandat d’amener qui paniqua la hiérarchie qui, à son tour l’a transmis au Chef Suprême des Armées, le Général Amadou Toumani Touré, Président de la République.

Vu certainement la gravité de l’accusation, un décret présidentiel signé du Général ATT, mettait fin jusqu’à nouvel ordre, à toute activité du Commandant Diallo afin qu’il se mette à la disposition de la justice. C’est ainsi que le Commandant Diallo a été mis aux arrêts de rigueur comme le disent les militaires eux-mêmes et détenu au Camp I de la gendarmerie de Bamako. Mais puisqu’un Commandant n’est pas n’importe qui, ses camarades d’armes lui auraient trouvé une formule consistant à le laisser aller dormir en famille tard la nuit pour revenir tôt le matin. Pourquoi cette injustice ? Allez-y le savoir !

Au moment où l’Officier supérieur Diallo se démêle avec la justice, sa femme, une vraie grande dame au propre comme au figuré, continue avec la même activité de sortie de visas et selon son entourage, ce qui manque à cette dame c’est la modestie et l’humilité car elle n’hésite pas à dire à ses interlocuteurs en montrant sa ou leur maison : « C’est grâce aux visas que nous nous avons pu réaliser tout ça ». Et visiblement, la femme serait pour beaucoup dans ce qui est arrivé au mari qui, joint par nos soins au téléphone, a dit ne rien savoir de ce qu’on dit assorti d’une menace à notre endroit que nous avons plutôt pris pour aveu d’impuissance.

En tous les cas, à partir de ce que nous avons constaté sur place, la dame continue de mener ce trafic de visas. Un tour dans sa rue à partir de 19h permet de se faire une idée et de tout comprendre. De potentiels clients dont la majorité est de nationalités étrangères (pays d’Afrique Centrale surtout), qui font d’interminables va et vient à la recherche du document. Il y a deux semaines, nous avons croisé une jeune fille qui manifestait sa colère à propos des faux rendez-vous de Mme Diallo qu’elle ne supportait plus.

Au moment où nous menions cette enquête, deux étudiantes de la FSJP, nous ont également informé de leur cas. Il s’agit là aussi d’un Officier qui leur a pris de l’argent pour leur établir des passeports mais en vain. Ayant constaté qu’il n’est pas en mesure de s’exécuter, les filles ont souhaité être remboursées. maliweb.net. Et pour montrer sa mauvaise volonté, l’Officier dont nous n’avons pu obtenir ni le nom ni le grade a tout simplement menacé les filles en ces termes en substance : «Si jamais vous dites quoi que ce soit à qui que ce soit, vous verrez de quoi je suis capable» mais toujours est-il qu’il a remboursé une partie de l’argent des filles par tranches de 20.000 et 15.000 FCFA et au jour d’aujourd’hui, il leur doit environ 25.000FCFA que les étudiantes disent y renoncer pour ne pas s’attirer la colère de l’Officier.

Ces deux cas interpellent la hiérarchie militaire sur les comportements de certains éléments qui n’honorent pas notre vaillante Armée. Si ceux qui ont en charge d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sont ceux-là mêmes qui les spolient, on peut dire que la quiétude pour les populations n’est pas pour demain. Car, le commandant Diallo, toujours sous les verrous, continue ses affaires avec désormais l’ampoule de la porte de sa maison éteinte. Pour qui roule-t-il donc ?

Affaire à suivre !
D. YOSSI


L'Index, est seul responsable du contenu de cet article
1312 hits
À lire également
Escroquerie : « Un magistrat » du tribunal de la Commune III arrêté pour usurpation de titre ( 5)

Vos commentaires
Posté par sambnyc1, le 28 Jun 2008 15:35:33 GMT
Personne n'est au dessus de la loi ,qu'il soit Commandant General ou
Marechal la loi c'est la loi merci
Répondre à < sambnyc1 >
Posté par PASSIF, le 28 Jun 2008 15:26:04 GMT
Si les autorités ont la volonté de punir ces officiers qui font honte à
notre armée, alors les uns et les autres changerons de comportement. Il
faut une sanction exemplaire pour cet soit disant officier.
Répondre à < PASSIF >
Posté par foudkg, le 28 Jun 2008 10:03:27 GMT
si les militaires maliens le laissent passer la nuit chez lui alors
qu'il est aux arrets dans la casene ,il n'est qu'à moitié sous les
verrous !!! pourtant trafiquer des visas et plus grave que de voler un
portable ou une mobylette ,pourtant un petit voleur lui ,se retrouve
vraiment derriére les barreaux !!!!!..............ce n'est pas parce que
ce monsieur est officier qu'il n'est pas corruptible ,pour ceux qui
trouve celà offensant ,c'est inutile !................une explication de
plus aussi du pourquoi de la méfiance de certains consulats vis à vis
de papiers falsifiés !!

Réponse de < scarface > à < convenant >, le 28 Jun 2008 11:46:06 GMT
Non ! convenant dites moi que vous n'etes pas malien. Quel commune au Mali donne un acte de naissance a un pauvre Paysan ? La corruption est a tous les niveaux dans ce pays.Un 26 Mars bis est inevitable encore.
Répondre à < scarface >
Réponse de < convenant > à < foudkg >, le 28 Jun 2008 10:25:09 GMT
Là je te soutiens.On maudit les ambassades pour nous avoir refusé le visa alors que 80% des documents que nous presentons sont falsifiés.Je pense que chaque personnes doit avoir le courage de chercher ses documents et aller les presenter seul à l'ambassade sans l'intervention des "Kocsers" ça evite de se faire ruiner.Cette histoire de visa est très alleatoire un "kocser" ne peut vous le garantir.Ne laisser pas toutes vos économies entre les mains d'un individu,sinon..........

Posté par moungan- moungan, le 28 Jun 2008 08:46:16 GMT
Du n'importe quoi, ni queue ni tête. Et puis de quel droit ce
journaliste se permet de parler ainsi d'un officier supérieur de l'armée
malienne.

Réponse de < convenant > à < madeleine >, le 28 Jun 2008 10:14:36 GMT
D'accord avec ce que tu viens de dire mais de là jeter la clé de leur cellule dans le fleuve niger, je te suis plus madeleine NON NON NON
Répondre à < convenant >
Réponse de < madeleine > à < moungan- moungan >, le 28 Jun 2008 09:57:09 GMT
POURUOI TU T'INSURGE CONTRE LE JOURNALISTE? IL NE FIT QE SONTRAVAIL, SI SEULEMENT TU POUVAIS IMAGINE LES DEGATS QUECAUSENT CES "KOKSERTS" A DES PAISIBLES. MET TOI A LEUR PLACE UNE SECONDE MILITAIRE OU PAS TOUS LES VOLEURS DOIVENT TRE ENFERMES ET JETE LA CLE D LEUR PRION DANSLE FLEUVE NGER

Posté par farafin_blen, le 28 Jun 2008 08:17:22 GMT
Soyez serieux et respecter l'intelligence des lecteurs.Vous parlez de
"trafic de passports?" ou "trafic de visas?" Savez la difference entre
visa et passport?Quelles sortie de visa peut faire un officier
Malien?Pour quel pays?

Réponse de < scarface > à < farafin_blen >, le 28 Jun 2008 12:37:06 GMT
Il faut comprendre que pour qu'un etranger trouve un visa au Mali il faut qu'il soit malien ou resider legalement au Mali.Donc les coccers prennent le chemin le plus court qui est la nationalite malienne . l'etranger achete le passport d'abord du moins donne le prix du passport et ensuite le prix du visa et des autres papiers ou il donne le tout ensemble ou par tranches.farafin_blen c'est une affaire de multis-millions.Autre chose,a votre propre sujet vous etes Farafin ou Farablen oubien vous etes etrain de jouer avec notre intelligence en utilisant la paumade Niuma de nos soeurs Tia . Ha ! Note Farafin Koni ye Farafin de ye deh ! Na Blen Na Sa O Ye Fin Were Ye Deh An Ka Tieh !
Répondre à < scarface >

Posté par Mr. Guindeba, le 28 Jun 2008 08:05:29 GMT
Ce ki est tres grave ds tt ça, c'est la vente de nos documents a des non
maliens.

Réponse de < convenant > à < Mr. Guindeba >, le 28 Jun 2008 09:54:56 GMT
Oui c'et ça qui m'attriste.Un jour mon petit frère s'est rendu à l'ambassade du Mali pour avoir un cachet sur son document.Lui ne connait pas le Mali et n'y a jamais été.Sur les lieux on lui refuse le cahet de l'ambassadeur sous pretexte qu'il n'est pas Malien.Tout confus il presente sa carte d'identité Malienne et son passport mais niet.Je m'y rend et avec mes experiences et mon sejour au Mali on trouve un terrain d'entente.J'en suis arrivé à la conclusion que si un individu peut être en possession d'un passport et d'une carte d'identité malienne sans être Malien c'est qu'il se passe de drôle de chose au Mali
Répondre à < convenant >

Posté par Scarface, le 28 Jun 2008 06:34:30 GMT
Ecoutez cette Trompete sonner ""Au moment ou nous menions cette
enquete,deux etudiantes de la FSJP bla bla bla.! ! !......"" de quelle
enquete parles-tu ? un Commandant Diallo de l'armee de l'air...une..Mme
Diallo....des etudiantes de la FSJP.....un autre officier....des
nationalites d'Afrique Central.....Quoi de plus ? et c'est ca* que
t'appelles avec tout l'air contenu dans tes poumons : une Enquete ?
,quelle genre d'enquete ca*? Tu es un drole d'enqueteur toi D. Yossi.
Nous n'avons pas de noms de personnes ou des ambassades,pas de montant
de sommes.etc..Commandant Diallo Combien de Cdt Diallo l'A.A. peut avoir
? Meme un passager de SOTRAMA peut nous en dire plus que toi et tu as le
courage de dire qu'apres vos enquetes .Combien etiez-vous a enqueter
cette affaire ? C'est triste comme travail d'un journaliste sur une
affaire aussi importante.Mais que faut-il faire ? Il faut attendre un
autre 26 Mars pour mettre tout ca* dans l'ordre.
!

Réponse de < darolefroux > à < Scarface >, le 28 Jun 2008 18:34:58 GMT
C'est vrai qu'il y a une différence malhonnête entre le bandit de grand chemin et le petit voleur à la traîne Commandant scarface mais ce n'est pas une raison ! bon en fait , on est tout à fait d'accord sur le fond ...ce que je souhaite vivement , c'est véritablement la fin de la corruption et des escroqueries ....pour le bien être du mali !!! 2ème classe darolefroux !
Répondre à < darolefroux >
Réponse de < Scarface > à < darolefroux >, le 28 Jun 2008 14:14:32 GMT
Non,pas tout a fait sur le cas du Cdt Diallo on voit tous les jours les noms des petits brigands avec photo dans les journaux et a la tele qui ne sont pas juges aussi Quand on dit la demoncratie c'est d'abord l'egalite de tous les citoyens devant la loi , Oubien un Voleur de poulet Capitaine darolefroux (mais attention vous ressemblez a un deserteur-la*) est moins condamne qu'un Voleur de poulet paysan Scarface ? Si tel est le cas il faut qu'on se donne rendez-vous un 26 Mars encore devant l'ancienne ENA pour monter a Koulouba ou rencontrer les gens de Bako a la place des Martyrs afin de netoyer le pays.Qu'en pensez-vous ?
Réponse de < darolefroux > à < scarface >, le 28 Jun 2008 12:54:55 GMT
En détention provisoire ne veut pas dire qu'il est coupable scarface ! pour donner un nom il faut avoir été passé en jugement !!!! mais les maux de ce magnifique qu'est le mali , c'est la corruption ,l'escroquerie etc ...qui font énormément de mal à ceux qui voudraient venir en france légalement et honnêtement ! tu n'es pas d'accord ????
Réponse de < scarface > à < darolefroux >, le 28 Jun 2008 11:59:10 GMT
darolfroux,mais il faut que le journaliste trouve aumoins le courage de nous dire le nom de celui qui est sous clef si c'est vrai.Je sais que c'est tres grave , voila pourquoi j'ai dit a la fin de mon message qu'il nous faut un autre 26 Mars pour laver ce pays.
Réponse de < darolefroux > à < Scarface >, le 28 Jun 2008 08:12:10 GMT
Scarface,tu n'as rien compris ou quoi ? Cette affaire est a prendre en considération sur le fond ! on ne peut donner des noms en pâture comme ça ! L'affaire est trés grave et elle existe au Mali avec X personnes qui se font un fric honteux sur le malheur des pauvres maliens ! t'as compris cela ? Tu vas dire ensuite que c'est la France qui est coupable de sa politique de sans papiers ou de faux papiers !!!! Comment veux tu que la politique française s'adoucisse quand il y a tant de trafic corrompu par des escrocs de tout genre qui profitent de leur congénéres ! Il faut faire un grand ménage au Mali pour exterminer toute cette racaille et empécher que de pauvres maliens s'endettent avec des sommes qu'ils ne pourront jamais rembourser ! t'a compris cela ? L'article est trés intéressant sur le fond mais tant qu'il n'y a pas d'arrestation civile faite par un juge civil et tant que le tribunal ne s'est pas prononcé , il ne peut y avoir des noms donnés !

samedi 28 juin 2008

Corruption (Lutte contre la)
Trafic de visas : Un officier supérieur de l’Armée de l’Air sous les verrous
L'Index, 28/06/2008 Commentaires [ 18 ] E-mail Imprimer

Le trafic de visas au Mali est devenu depuis plus d’une décennie un phénomène de mode. La filière est très juteuse car, ceux qui veulent aller en Europe et qui n’ont généralement pas les papiers nécessaires, sont obligés de passer par tierces personnes pour se procurer le précieux sésame. Dans ce réseau de trafic de visas, opèrent toutes sortes d’individus, des plus sérieux aux plus véreux en passant par les arnaqueurs, les escrocs et les bandits de grands chemins. Pour ces personnes malhonnêtes, tout est bon pour subtiliser de l’argent aux pauvres citoyens dont le seul et unique rêve est de traverser la Méditerranée pour atteindre l’eldorado européen, mais hélas ! Le chemin est parsemé d’embûches.

L’histoire que nous vous racontons concerne un officier supérieur de l’Armée de l’Air (un Commandant) qui répondrait au nom de Diallo. Ce monsieur a beaucoup prospéré dans ce qu’on appelle les «sorties de visas». D’après une source proche de lui, grâce à cette activité, il a pris une longueur sur tous ses camarades de promotion car d’après cette source, il peut gagner le quintuple du salaire des autres dans une seule affaire de visa sans compter les missions qu’il effectue à travers le continent. L’affaire de visa est comme celle de la drogue qui accroche et devient un cercle vicieux d’où il est quasiment impossible de s’en sortir. C’est pourquoi, disent certains, entre son apogée et son déclin, il n’y a qu’un petit pas qui peut à tout moment être franchi.

Le Commandant Diallo a eu la chance ou la malchance, c’est selon la compréhension, d’aller en mission à l’extérieur, laissant après lui des affaires en souffrance. Des clients déçus et aigris auraient porté plainte pour, à défaut d’avoir le précieux document, rentrer en possession de leurs dus. maliweb.net. L’affaire serait parvenue au niveau du pool économique sur la table du juge Kanouté qui, après moult convocations ne serait pas parvenu à voir le Commandant Diallo, qui selon ses camarades, aurait prétexté la crise au nord pour laquelle il était en mission, pour justifier ses absences répétées à répondre au juge. Ce dernier aussi, très amer de ce qu’il considère comme un refus d’obtempérer, a transmis aux autorités militaires compétentes un mandat d’amener qui paniqua la hiérarchie qui, à son tour l’a transmis au Chef Suprême des Armées, le Général Amadou Toumani Touré, Président de la République.

Vu certainement la gravité de l’accusation, un décret présidentiel signé du Général ATT, mettait fin jusqu’à nouvel ordre, à toute activité du Commandant Diallo afin qu’il se mette à la disposition de la justice. C’est ainsi que le Commandant Diallo a été mis aux arrêts de rigueur comme le disent les militaires eux-mêmes et détenu au Camp I de la gendarmerie de Bamako. Mais puisqu’un Commandant n’est pas n’importe qui, ses camarades d’armes lui auraient trouvé une formule consistant à le laisser aller dormir en famille tard la nuit pour revenir tôt le matin. Pourquoi cette injustice ? Allez-y le savoir !

Au moment où l’Officier supérieur Diallo se démêle avec la justice, sa femme, une vraie grande dame au propre comme au figuré, continue avec la même activité de sortie de visas et selon son entourage, ce qui manque à cette dame c’est la modestie et l’humilité car elle n’hésite pas à dire à ses interlocuteurs en montrant sa ou leur maison : « C’est grâce aux visas que nous nous avons pu réaliser tout ça ». Et visiblement, la femme serait pour beaucoup dans ce qui est arrivé au mari qui, joint par nos soins au téléphone, a dit ne rien savoir de ce qu’on dit assorti d’une menace à notre endroit que nous avons plutôt pris pour aveu d’impuissance.

En tous les cas, à partir de ce que nous avons constaté sur place, la dame continue de mener ce trafic de visas. Un tour dans sa rue à partir de 19h permet de se faire une idée et de tout comprendre. De potentiels clients dont la majorité est de nationalités étrangères (pays d’Afrique Centrale surtout), qui font d’interminables va et vient à la recherche du document. Il y a deux semaines, nous avons croisé une jeune fille qui manifestait sa colère à propos des faux rendez-vous de Mme Diallo qu’elle ne supportait plus.

Au moment où nous menions cette enquête, deux étudiantes de la FSJP, nous ont également informé de leur cas. Il s’agit là aussi d’un Officier qui leur a pris de l’argent pour leur établir des passeports mais en vain. Ayant constaté qu’il n’est pas en mesure de s’exécuter, les filles ont souhaité être remboursées. maliweb.net. Et pour montrer sa mauvaise volonté, l’Officier dont nous n’avons pu obtenir ni le nom ni le grade a tout simplement menacé les filles en ces termes en substance : «Si jamais vous dites quoi que ce soit à qui que ce soit, vous verrez de quoi je suis capable» mais toujours est-il qu’il a remboursé une partie de l’argent des filles par tranches de 20.000 et 15.000 FCFA et au jour d’aujourd’hui, il leur doit environ 25.000FCFA que les étudiantes disent y renoncer pour ne pas s’attirer la colère de l’Officier.

Ces deux cas interpellent la hiérarchie militaire sur les comportements de certains éléments qui n’honorent pas notre vaillante Armée. Si ceux qui ont en charge d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sont ceux-là mêmes qui les spolient, on peut dire que la quiétude pour les populations n’est pas pour demain. Car, le commandant Diallo, toujours sous les verrous, continue ses affaires avec désormais l’ampoule de la porte de sa maison éteinte. Pour qui roule-t-il donc ?

Affaire à suivre !
D. YOSSI


L'Index, est seul responsable du contenu de cet article
1312 hits
À lire également
Escroquerie : « Un magistrat » du tribunal de la Commune III arrêté pour usurpation de titre ( 5)

Vos commentaires
Posté par sambnyc1, le 28 Jun 2008 15:35:33 GMT
Personne n'est au dessus de la loi ,qu'il soit Commandant General ou
Marechal la loi c'est la loi merci
Répondre à < sambnyc1 >
Posté par PASSIF, le 28 Jun 2008 15:26:04 GMT
Si les autorités ont la volonté de punir ces officiers qui font honte à
notre armée, alors les uns et les autres changerons de comportement. Il
faut une sanction exemplaire pour cet soit disant officier.
Répondre à < PASSIF >
Posté par foudkg, le 28 Jun 2008 10:03:27 GMT
si les militaires maliens le laissent passer la nuit chez lui alors
qu'il est aux arrets dans la casene ,il n'est qu'à moitié sous les
verrous !!! pourtant trafiquer des visas et plus grave que de voler un
portable ou une mobylette ,pourtant un petit voleur lui ,se retrouve
vraiment derriére les barreaux !!!!!..............ce n'est pas parce que
ce monsieur est officier qu'il n'est pas corruptible ,pour ceux qui
trouve celà offensant ,c'est inutile !................une explication de
plus aussi du pourquoi de la méfiance de certains consulats vis à vis
de papiers falsifiés !!

Réponse de < scarface > à < convenant >, le 28 Jun 2008 11:46:06 GMT
Non ! convenant dites moi que vous n'etes pas malien. Quel commune au Mali donne un acte de naissance a un pauvre Paysan ? La corruption est a tous les niveaux dans ce pays.Un 26 Mars bis est inevitable encore.
Répondre à < scarface >
Réponse de < convenant > à < foudkg >, le 28 Jun 2008 10:25:09 GMT
Là je te soutiens.On maudit les ambassades pour nous avoir refusé le visa alors que 80% des documents que nous presentons sont falsifiés.Je pense que chaque personnes doit avoir le courage de chercher ses documents et aller les presenter seul à l'ambassade sans l'intervention des "Kocsers" ça evite de se faire ruiner.Cette histoire de visa est très alleatoire un "kocser" ne peut vous le garantir.Ne laisser pas toutes vos économies entre les mains d'un individu,sinon..........

Posté par moungan- moungan, le 28 Jun 2008 08:46:16 GMT
Du n'importe quoi, ni queue ni tête. Et puis de quel droit ce
journaliste se permet de parler ainsi d'un officier supérieur de l'armée
malienne.

Réponse de < convenant > à < madeleine >, le 28 Jun 2008 10:14:36 GMT
D'accord avec ce que tu viens de dire mais de là jeter la clé de leur cellule dans le fleuve niger, je te suis plus madeleine NON NON NON
Répondre à < convenant >
Réponse de < madeleine > à < moungan- moungan >, le 28 Jun 2008 09:57:09 GMT
POURUOI TU T'INSURGE CONTRE LE JOURNALISTE? IL NE FIT QE SONTRAVAIL, SI SEULEMENT TU POUVAIS IMAGINE LES DEGATS QUECAUSENT CES "KOKSERTS" A DES PAISIBLES. MET TOI A LEUR PLACE UNE SECONDE MILITAIRE OU PAS TOUS LES VOLEURS DOIVENT TRE ENFERMES ET JETE LA CLE D LEUR PRION DANSLE FLEUVE NGER

Posté par farafin_blen, le 28 Jun 2008 08:17:22 GMT
Soyez serieux et respecter l'intelligence des lecteurs.Vous parlez de
"trafic de passports?" ou "trafic de visas?" Savez la difference entre
visa et passport?Quelles sortie de visa peut faire un officier
Malien?Pour quel pays?

Réponse de < scarface > à < farafin_blen >, le 28 Jun 2008 12:37:06 GMT
Il faut comprendre que pour qu'un etranger trouve un visa au Mali il faut qu'il soit malien ou resider legalement au Mali.Donc les coccers prennent le chemin le plus court qui est la nationalite malienne . l'etranger achete le passport d'abord du moins donne le prix du passport et ensuite le prix du visa et des autres papiers ou il donne le tout ensemble ou par tranches.farafin_blen c'est une affaire de multis-millions.Autre chose,a votre propre sujet vous etes Farafin ou Farablen oubien vous etes etrain de jouer avec notre intelligence en utilisant la paumade Niuma de nos soeurs Tia . Ha ! Note Farafin Koni ye Farafin de ye deh ! Na Blen Na Sa O Ye Fin Were Ye Deh An Ka Tieh !
Répondre à < scarface >

Posté par Mr. Guindeba, le 28 Jun 2008 08:05:29 GMT
Ce ki est tres grave ds tt ça, c'est la vente de nos documents a des non
maliens.

Réponse de < convenant > à < Mr. Guindeba >, le 28 Jun 2008 09:54:56 GMT
Oui c'et ça qui m'attriste.Un jour mon petit frère s'est rendu à l'ambassade du Mali pour avoir un cachet sur son document.Lui ne connait pas le Mali et n'y a jamais été.Sur les lieux on lui refuse le cahet de l'ambassadeur sous pretexte qu'il n'est pas Malien.Tout confus il presente sa carte d'identité Malienne et son passport mais niet.Je m'y rend et avec mes experiences et mon sejour au Mali on trouve un terrain d'entente.J'en suis arrivé à la conclusion que si un individu peut être en possession d'un passport et d'une carte d'identité malienne sans être Malien c'est qu'il se passe de drôle de chose au Mali
Répondre à < convenant >

Posté par Scarface, le 28 Jun 2008 06:34:30 GMT
Ecoutez cette Trompete sonner ""Au moment ou nous menions cette
enquete,deux etudiantes de la FSJP bla bla bla.! ! !......"" de quelle
enquete parles-tu ? un Commandant Diallo de l'armee de l'air...une..Mme
Diallo....des etudiantes de la FSJP.....un autre officier....des
nationalites d'Afrique Central.....Quoi de plus ? et c'est ca* que
t'appelles avec tout l'air contenu dans tes poumons : une Enquete ?
,quelle genre d'enquete ca*? Tu es un drole d'enqueteur toi D. Yossi.
Nous n'avons pas de noms de personnes ou des ambassades,pas de montant
de sommes.etc..Commandant Diallo Combien de Cdt Diallo l'A.A. peut avoir
? Meme un passager de SOTRAMA peut nous en dire plus que toi et tu as le
courage de dire qu'apres vos enquetes .Combien etiez-vous a enqueter
cette affaire ? C'est triste comme travail d'un journaliste sur une
affaire aussi importante.Mais que faut-il faire ? Il faut attendre un
autre 26 Mars pour mettre tout ca* dans l'ordre.
!

Réponse de < darolefroux > à < Scarface >, le 28 Jun 2008 18:34:58 GMT
C'est vrai qu'il y a une différence malhonnête entre le bandit de grand chemin et le petit voleur à la traîne Commandant scarface mais ce n'est pas une raison ! bon en fait , on est tout à fait d'accord sur le fond ...ce que je souhaite vivement , c'est véritablement la fin de la corruption et des escroqueries ....pour le bien être du mali !!! 2ème classe darolefroux !
Répondre à < darolefroux >
Réponse de < Scarface > à < darolefroux >, le 28 Jun 2008 14:14:32 GMT
Non,pas tout a fait sur le cas du Cdt Diallo on voit tous les jours les noms des petits brigands avec photo dans les journaux et a la tele qui ne sont pas juges aussi Quand on dit la demoncratie c'est d'abord l'egalite de tous les citoyens devant la loi , Oubien un Voleur de poulet Capitaine darolefroux (mais attention vous ressemblez a un deserteur-la*) est moins condamne qu'un Voleur de poulet paysan Scarface ? Si tel est le cas il faut qu'on se donne rendez-vous un 26 Mars encore devant l'ancienne ENA pour monter a Koulouba ou rencontrer les gens de Bako a la place des Martyrs afin de netoyer le pays.Qu'en pensez-vous ?
Réponse de < darolefroux > à < scarface >, le 28 Jun 2008 12:54:55 GMT
En détention provisoire ne veut pas dire qu'il est coupable scarface ! pour donner un nom il faut avoir été passé en jugement !!!! mais les maux de ce magnifique qu'est le mali , c'est la corruption ,l'escroquerie etc ...qui font énormément de mal à ceux qui voudraient venir en france légalement et honnêtement ! tu n'es pas d'accord ????
Réponse de < scarface > à < darolefroux >, le 28 Jun 2008 11:59:10 GMT
darolfroux,mais il faut que le journaliste trouve aumoins le courage de nous dire le nom de celui qui est sous clef si c'est vrai.Je sais que c'est tres grave , voila pourquoi j'ai dit a la fin de mon message qu'il nous faut un autre 26 Mars pour laver ce pays.
Réponse de < darolefroux > à < Scarface >, le 28 Jun 2008 08:12:10 GMT
Scarface,tu n'as rien compris ou quoi ? Cette affaire est a prendre en considération sur le fond ! on ne peut donner des noms en pâture comme ça ! L'affaire est trés grave et elle existe au Mali avec X personnes qui se font un fric honteux sur le malheur des pauvres maliens ! t'as compris cela ? Tu vas dire ensuite que c'est la France qui est coupable de sa politique de sans papiers ou de faux papiers !!!! Comment veux tu que la politique française s'adoucisse quand il y a tant de trafic corrompu par des escrocs de tout genre qui profitent de leur congénéres ! Il faut faire un grand ménage au Mali pour exterminer toute cette racaille et empécher que de pauvres maliens s'endettent avec des sommes qu'ils ne pourront jamais rembourser ! t'a compris cela ? L'article est trés intéressant sur le fond mais tant qu'il n'y a pas d'arrestation civile faite par un juge civil et tant que le tribunal ne s'est pas prononcé , il ne peut y avoir des noms donnés !

Trésor public 2008 : 120 milliards d’impayés pour les fournisseurs locaux

Finances/Douanes
Trésor public 2008 : 120 milliards d’impayés pour les fournisseurs locaux
L'Index, 28/06/2008 Commentaires [ 7 ] E-mail Imprimer

Décidément notre pays, n’en déplaise, est confronté à de nombreux problèmes. Résoudre ces problèmes nécessite beaucoup de diligences. De l’affairisme à la corruption, le tableau est sombre voire très sombre. Ayant pour rôle d’assurer à l’Etat les disponibilités financières dont il a besoin, le trésor public, est aujourd’hui au rouge avec plus de 100 milliards de nos francs d’impayés pour les fournisseurs locaux. Comment ?

Le trésor public est «la vache laitière» du pays. Sa gestion, à cet effet, doit être rigoureuse et conséquente. Pour ce fait, il est plus opportun de mettre des hommes et femmes crédibles à différents niveaux de la chaîne. Malheureusement pour le Mali et les Maliens, notre trésor est un lieu d’affairisme où il faut débloquer à chaque étape d’un dossier un pourcentage.

Toutes choses qui auraient mis à genou le trésor public jusqu’à ce que le premier magistrat du pays s’en saisi publiquement le 8 juin dernier. En dénonçant certaines pratiques peu orthodoxes pour un pays qui se veut émergeant.

En tout cas, à en croire des sources dignes de foi, les fournisseurs locaux ne savent pas à quel saint se vouer. Car, à la date d’aujourd’hui, il y a 120 milliards d’impayés à leur compte. Où allons-nous donc ?
Marafa TOURE

27 juin 2008
L'Index, est seul responsable du contenu de cet article
458 hits

Vos commentaires
Posté par Once, le 28 Jun 2008 16:03:13 GMT
chers amis sachons ce qu'on veut: si les caisses sont vides pourquoi
applaudir ou demander plus quand l'état accepte de se passer de 5
milliards par mois pour contenir la hausse de prix des carburant sans
parler de l'effort consenti pour les denrées de première nécessité.les
ressources de l'état sont ce que nous mettons à sa disposition,ne
demandons pas à l'état une chose et son contraire. et si on faisait une
quête: que chacun de nous donne 100€ à notre pays pour l'aider à faire
face à toutes ces difficultés. l'état redistribue ce qu'il reçois, donc
pas de recettes pas de dépenses. je ne nie pas la corruption ou la
mauvaise gestion ni leur ampleur inquiétante et je ne défendrai jamais
ces deux fléaux dont notre pays doit être débarrassé pour de bon si on
veux avancer.vive le Mali.

Réponse de < veridique > à < Once >, le 28 Jun 2008 21:00:07 GMT
je suis tout à fait daccord... ces gens qui applaudissent ne savent pas faire la part des choses et croient qu'ils ont uniquement des droits.
Répondre à < veridique >

Posté par visus, le 28 Jun 2008 12:43:48 GMT
Qu'est ce que ATT nous disait le 8 juin à la fin de son intervention sur
cette question qui ne lui avait d'ailleurs pas été posé malgré la
pléthore de journaliste qui participait au débat et qu'il s'est
finalement lui même posé? Il ne sait pas où va le pays, c'est la
navigation en vue et quand Tiébilé a eu le patriotisme de sonner la
sonnette d'alarme il a crier au mensonge. Quand est ce que dans ce pays
on comprendra que opposant et gens au pouvoir nous sommes dans le meme
bateau donc si nous coulons c'est ensemble?!!! C'est avec cette même
légèreté frisant la suffisance et l'autocratie que le problème du nord a
été geré et il a fallu que plus de 100 ou plus de maliens meurent pour
qu'il fasse encore volte-face Que sauve le Mali de ces dirigeants sans
vision. Amen
Répondre à < visus >
Posté par amas210, le 28 Jun 2008 07:36:31 GMT
quand Tiéblé Dramé a en parlé, il y'a eu des réactions. Ce n'est pas
seulement car des impots ne sont pas payés. C'est aussi parceque les
douanes n'arrivent plus à faire rentrer des sous, c'est aussi parceque
des éxo.sont accordées à certains opérateurs éco.pour ravitailler le
marché en denrées importées, ce qui ne résoud pas et constitue des
problèmes en aval parceque le pays se maintient dans l'état de
consommateur éternel et non de producteur. Mais une des raisons est
qu'on ordonne trop de marchés et de services sur le budget d'état sans
pourtant que les fonds soient disponibles. Cela c'est la mauvaise
gestion . Il ne s'agit pas là d'usurper le bien public, mais il s'agit
de s'endetter sans avoir l'assurance de pouvoir payer. Les marchés sont
mis en appel d'offres, passés et exécutés sans que les sous soient
dispo.C'est donc sur la base des dettes intérieures que le Mali donne
l'impression d'etre en tout chantier. Cherchons une solution sinon le
revers peut etre catastrophique.

Réponse de < amas210 > à < amas210 >, le 28 Jun 2008 08:14:20 GMT
le comble, ce sont ces opérateurs économiques qui doivent payer la plus grande partie des impots. S'ils ne sont pas payés pour leurs services rendus, comme éponger l'assiette fiscale?
Répondre à < amas210 >

Posté par foudkg, le 28 Jun 2008 05:35:37 GMT
Comment est ce possible ? Comment voulez vous que l'Etat puisse investir
si les caisses sont vides parce que certains s'estiment quittes de
devoir payer des impots parce qu'ils ont versé des backchichs ??? il
faudrait créer un bagne dans le désert pour y envoyer ces gens pendant
quelques années pour qu'ils puissent méditer !

Réponse de < Ere D. > à < foudkg >, le 28 Jun 2008 15:08:12 GMT
Attention Beau, vous etes un nouveau malien donc vous n'etes pas sense connaitre toute son histoire. Sachez quand meme que Kidal et les mines de sel de Taoudenit etaient les bagnes dans le desert sous les 1ere et 2eme republiques. Comme quoi, il ne faut pas reveiller le diable qui dort
Répondre à < Ere D. >

Le ministre de l'Intérieur du Guatemala tué dans un accident

Par AFP

Le ministre de l'Intérieur du Guatemala, Vinicio Gomez, et son vice-ministre de la sécurité, Edgar Hernandez Umana, ont trouvé la mort quand leur hélicoptère s'est écrasé vendredi pour des raisons indéterminées à Purulha, dans l'Alta Verapaz (Guatemala).

"Nous avons la confirmation que les personnes tuées dans l'accident sont le ministre Gomez, le vice-ministre Hernandez, une autre personne non identifiée et le pilote de l'appareil, Mario Avila", a déclaré à l'AFP une source de la Présidence.

L'hélicoptère se rendait de Péten (nord) vers la capitale, Guatemala.

Wilmen Quintanilla, porte-parole des pompiers, a indiqué à la presse locale que la tour de contrôle avait perdu le contact avec l'appareil à 19H58 GMT.

Selon la source présidentielle, MM. Gomez et Mendoza s'étaient rendus à Peten pour évoquer avec les dirigeants des questions liées à la sécurité dans la région.

Aprés avoir été informé de l'accident, le président guatémaltèque Alvaro Colom a annulé sa participation au sommet des chefs d'Etat du Mexique et d'Amérique centrale prévu vendredi et samedi à Villahermosa (sud du Mexique).

Les Taliban vont accroître leurs attaques en Afghanistan

Par Reuters

Les rebelles taliban mènent une "insurrection qui a du ressort" en Afghanistan et il est vraisemblable qu'ils vont maintenir voire accroître le rythme de leurs attaques cette année, a estimé vendredi le Pentagone.


Dans un rapport présenté au Congrès des Etats-Unis, le Pentagone a indiqué que les régions pakistanaises frontalières de l'Afghanistan, où les taliban trouvent refuge, étaient la plus importante menace pour la sécurité en Afghanistan.


"Le plus grand défi à la sécurité en Afghanistan, à long terme, c'est le sanctuaire dont jouissent les insurgés dans les zones tribales du Pakistan", lit-on.


Washington et ses alliés ont enregistré des progrès notables en Afghanistan depuis qu'ils ont renversé le régime taliban à l'automne 2001 mais il faudra du temps et bien plus que les seuls moyens militaires pour parvenir à un succès durable, estime le secrétariat à la Défense dans son rapport, qui compte 72 pages.


"Les taliban se sont regroupés après leur renversement et se sont unis au sein d'une insurrection qui ne manque pas de ressort", lit-on également.


Signe de l'inquiétude croissante à Washington comme dans les autres capitales occidentales face à la recrudescence des attaques en Afghanistan, le Congrès avait réclamé ce rapport lorsqu'il avait approuvé le budget annuel du Pentagone pour 2008.


"Malgré des revers, les taliban devraient maintenir, voire accroître l'ampleur et le rythme de leurs attaques terroristes et de leurs attentats en 2008", estiment les auteurs du rapport. "Les taliban vont sans doute tenter d'étendre leur présence dans l'ouest et le nord (du pays)", ajoutent-ils.

Le pôle Nord pourrait se retrouver sans glace cet été

Par AFP

Le pôle Nord pourrait momentanément être libéré des glaces cet été, un fait sans précédent dans les temps modernes qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique, selon un glaciologue américain.

"Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace", a expliqué à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado, ouest).

Evaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique a jugé "concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord".

La fonte des glaces au pôle Nord "s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes", a-t-il ajouté.

"Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan Arctique d'ici 2030 ou autour de cette date", a poursuivi le glaciologue. Il y a quelques années, ce scénario était anticipé entre 2050 et 2100, a-t-il rappelé.

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

"D'un point de vue scientifique, le pôle Nord est un point comme un autre sur le globe, mais le fait que la glace puisse y fondre totalement (même brièvement) a un sens symbolique fort dans l'imagination populaire", a relevé Mark Serreze.

"Il est difficile d'imaginer le pôle Nord sans glace et n'oubliez pas que le Père Noël y habite", a-t-il plaisanté.

Mais ce phénomène est "juste un autre indicateur de la disparition de la banquise arctique".

"Je suis néanmoins surpris" que cela puisse se produire aussi vite."Il y a seulement cinq ans je ne l'aurais même pas imaginé", a encore dit ce scientifique.

Durant l'été arctique 2007, la superficie de la banquise à la mi-septembre, au plus fort de la fonte, a été la plus faible jamais mesurée par les satellites et probablement depuis un siècle, a rappelé Mark Serreze.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année, "nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore", a noté le chercheur.

La saison de fonte dans l'Arctique commence à la mi-juin. La glace atteint son minimum à la mi-septembre et son maximum en hiver à la mi-mars.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre devrait légèrement ralentir ce phénomène mais l'inverser prendra très longtemps, a jugé ce scientifique.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés. Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les long détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.

Cvetkovic pressenti pour diriger le gouvernement

Par Reuters

Le ministre sortant des Finances Mirko Cvetkovic a été proposé vendredi pour le poste de Premier ministre du nouveau gouvernement de coalition pro-européen, a annoncé la présidence serbe dans un communiqué.


Cvetkovic, démocrate de 57 ans, devrait conduire le gouvernement au sein duquel cohabiteront le Parti démocrate du président de Serbie, Boris Tadic, et le Parti socialiste de l'ancien dirigeant Slobodan Milosevic.


Démocrates et socialistes ont fait savoir que l'ensemble des ministères avaient été attribués, et que le gouvernement pourrait être investi la semaine prochaine. Les socialistes devraient hériter du poste de vice-premier ministre, ainsi que de plusieurs maroquins clés, comme l'énergie et l'équipement, ainsi que de la présidence du parlement.


Les deux camps ont annoncé leur alliance lundi, après plusieurs semaines de négociations infructueuses entre les socialistes et les partis nationalistes.


Les démocrates de Tadic étaient arrivés en tête des élections législatives du 11 mai, mais ne disposaient pas de la majorité absolue.


Il aura pour mission essentielle d'accélérer le processus d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, de changer l'image du pays faite de défiance et de belligérance, et de mener à bien les réformes économiques mises en sommeil depuis plusieurs années.

Par AFP (texte) / FRANCE 24 - B. Perrochais (vidéo)

Par AFP (texte) / FRANCE 24 - B. Perrochais (vidéo)

Regardez le reportage de Caroline Dumay et Alex Duval-Smith réalisé à la frontière entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, "Fuir le Zimbabwe à tout prix"

Consultez aussi notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimbabwe



Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pu s'entendre vendredi sur un texte qui aurait déclaré illégitime le résultat de la présidentielle au Zimbabwe et les Etats-Unis ont évoqué un recours à des sanctions contre Harare.

Les quinze membres ont estimé que "les conditions d'une élection libre et équitable n'étaient pas réunies" à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe et ont "regretté profondément qu'il ait eu lieu dans ces circonstances", a dit l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad.

M. Khalilzad s'adressait à la presse à l'issue de nouvelles discussions marathon sur le Zimbabwe au Conseil, qu'il préside ce mois-ci.

L'ambassadeur d'Afrique du Sud Dumisani Kumalo, dont le pays tente une médiation dans la crise politique au Zimbabwe, a empêché l'adoption d'un projet de déclaration beaucoup plus fort, qui aurait affirmé que les résultats de l'élection du 27 juin ne pouvaient avoir "ni crédibilité ni légitimité" et que les résultats des élections du 29 mars devaient donc "être respectés".

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) avait gagné les législatives du 29 mars au Zimbabwe et son chef, Morgan Tsvangirai, avait devancé le président sortant, Robert Mugabe, au premier tour de la présidentielle.

L'adoption de ce texte, rédigé par la Grande-Bretagne, nécessitait l'unanimité des 15 membres du Conseil mais M. Kumalo s'y est fermement opposé, entraînant dans son sillage d'autres pays dont la Russie, selon les diplomates.

M. Kumalo a expliqué à la presse sa position, arguant que "la certification d'élections n'entre pas dans les compétences du Conseil".

Le diplomate sud-africain a également plaidé pour que le Conseil de sécurité ne gêne pas, en adoptant un texte trop fort, l'action de l'Union africaine (UA), qui tente elle aussi de dénouer la crise zimbabwéenne.

L'UA se réunit en sommet lundi à Charm-el-Cheikh (Egypte) et doit discuter du Zimbabwe.

Au nom des Etats-Unis, M. Khalilzad a affirmé que Washington resterait attentif à cette question, ajoutant: "Nous avons déjà entamé des discussions avec certains collègues sur une résolution qui imposerait des sanctions, ciblées de manière appropriée sur le régime d'Harare".

Lundi, le Conseil de sécurité avait condamné la campagne de violence et d'intimidation contre l'opposition au Zimbabwe, estimant qu'elle avait "rendu impossible la tenue d'une élection libre et équitable le 27 juin".

Le gouvernement du Zimbabwe ayant maintenu le second tour malgré le retrait de M. Tsvangirai, les pays occidentaux du Conseil avaient souhaité "envoyer un message fort" aux pays africains avant leur sommet, selon un de leurs diplomates.

"Le Conseil de sécurité a envoyé lundi, unanimement, un message très clair aux autorités du Zimbabwe: la tenue d'une élection libre et régulière ce 27 juin était impossible", a rappelé l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert.

"Aujourd'hui, le gouvernement du Zimbabwe a choisi d'ignorer ce message et de confisquer la démocratie. Ce scrutin a perdu toute légitimité, comme le pouvoir qui en sera issu", a-t-il ajouté.

"Nous espérons que la réunion de l'Union africaine permettra de trouver une solution à la crise. Dans le cas contraire, la France, en liaison avec ses partenaires de l'Union européenne, est prête à envisager des mesures supplémentaires dans le cadre du Conseil de sécurité pour faire entendre raison à M. Mugabe", a conclu M. Ripert.

L'Opep prévoit un baril proche de 170 dollars cet été

Par FRANCE 24

Regardez l'intégralité du Talk de Paris avec Chakib Khelil, président de l'Opep, sur FRANCE 24 vendredi 27 juin 2008 à 19h10 (GMT+2).

Regardez notre dossier spécial : Le pétrole, bientôt un luxe ?





Le président de l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Chakib Khelil, prévoit une hausse du prix du pétrole. Il pourrait atteindre 150 ou 170 dollars le baril cet été.

“Je prévois probablement des prix de 150 à 170 dollars, durant cet été", a-t-il indiqué à Ulysse Gosset et Raphaël Kahane, sur le plateau du Talk de Paris de FRANCE 24, avant d’ajouter que les prix vont "peut-être décliner un peu vers la fin de l’année". Il ne s’attend pas à un pic à 200 dollars.

Il souligne que deux raisons principales, économique et géopolitique, sont à l’origine de cette flambée. Chakib Khelil pense que si la Banque centrale européenne relève ses taux t’intérêt cet été, cela affaiblira le dollar face à l’euro et entraînera une hausse du prix du pétrole (payé en dollar).

Il fait également référence à la hausse estivale de la demande, notamment aux Etats-Unis. Il ajoute que la pression internationale sur l’Iran peut aussi jouer sur les cours. "Il y a aussi les menaces contre l’Iran. Si elles deviennent encore plus importantes, je pense que le prix du pétrole va encore augmenter durant cet été".

Chakib Khelil est également le ministre algérien de l’Energie et des Mines depuis 1999. En tant que tel, il insiste sur le fait que l’Opep n’a pas besoin d’augmenter sa production. "Les statuts de l’Opep lui demandent de satisfaire les besoins sur le marché international. On l’a toujours fait (…). Maintenant, il est très difficile de trouver un marché (…). Je mets mon pétrole sur le marché et je ne trouve pas d’acheteurs".

Cependant, il admet que la position de l’Opep pourrait évoluer lors de la prochaine réunion, en septembre. "Nous reverrons la situation du marché en fonction de la demande", explique-t-il.

Il a également averti que si jamais une crise mondiale entraînait un arrêt de la production, l’Opep serait dans l’incapacité d’y faire face. Les membres de l’Organisation ne pourraient pas remplacer la production perdue. Dans ce cas, "les prix pourraient atteindre les 200, 300 ou 400 dollars le baril", prévient-il.

Bill Gates part, Microsoft se cherche

Par AFP (dépêche) et FRANCE 24 / P. Godart (vidéo)

Le 27 juin sera le dernier jour à plein temps de Bill Gates chez Microsoft, le groupe qu'il a fondé il y a 33 ans, transformé en empire mondial de l'informatique et dont il se détache pour se consacrer à sa fondation humanitaire.



Comme annoncé dès juin 2006, Bill Gates restera président non exécutif du conseil d'administration de Microsoft dont il abandonnera complètement les rênes à son ami fidèle, Steve Ballmer, qu'il connaît depuis Harvard et qui depuis 2000 dirige le groupe comme président exécutif.



Mais le retrait de Bill Gates intervient à un moment délicat pour le géant américain, dont le modèle économique, les logiciels payants, est fragilisé.



Le groupe vient en outre de rater le rachat de Yahoo!, numéro 2 mondial de la publicité sur internet et doit trouver d'autres voies pour se développer dans ce secteur.



Une diversification cruciale, car l'avenir est incertain pour ses deux principales sources de revenus: le système d'exploitation Windows, qui fait tourner plus de 90% des ordinateurs mondiaux, et les logiciels Office (traitement de texte Word, tableaux Excel, présentations Powerpoint).



Ces produits lui rapportent la quasi-totalité de son bénéfice opérationnel.



Pour Windows, la dernière version, Vista, sortie fin 2006, a suscité une avalanche de critiques et ne progresse que lentement: Microsoft n'a vendu que 150 millions de licences, beaucoup d'entreprises préférant garder XP, la version précédente.



Non seulement les nouveautés n'ont pas convaincu par rapport à Windows XP mais Vista s'est révélé incompatible avec moult logiciels et périphériques.



Microsoft a même dû accepter temporairement de continuer à fournir Windows XP, mais cessera le 30 juin.



Parallèlement, les ordinateurs MacIntosh d'Apple, seul fabricant de micro-ordinateurs n'utilisant pas les logiciels de Microsoft, ont vu leurs ventes grimper en flèche depuis un an et accru leur part du marché mondial à plus de 5%. Les MacIntosh tournent sous un système d'exploitation propre à Apple.



L'autre pilier des revenus du groupe, ses logiciels de bureau Office, sont eux de plus en plus concurrencés par des produits gratuits, comme les logiciels en ligne de Google ou les logiciels libres (Star Office, Open Office). Vient de s'y ajouter le logiciel libre de son concurrent IBM, Lotus Symphony.



IBM affirme qu'une entreprise de 20.000 salariés économiserait 8 millions de dollars par an de licences payées à Microsoft en basculant sur Lotus Symphony.



Steve Ballmer se retrouve donc sous pression, et plus encore depuis les trois derniers mois, avec le feuilleton Yahoo!. De nombreux analystes jugent qu'il aurait dû monter son offre pour remporter l'affaire, plutôt que de renoncer.



Microsoft avait d'abord proposé à Yahoo! 31 dollars par action (environ 44 milliards de dollars), puis était monté à 33 dollars par action (47 milliards), mais avait refusé d'aller jusqu'aux 37 dollars réclamés par les dirigeants de Yahoo!.



Microsoft a subi une nouvelle humiliation la semaine dernière quand Yahoo! a annoncé un vaste partenariat avec le leader mondial de la publicité en ligne Google, et mis fin aux discussions avec Microsoft, refusant au passage l'offre de Steve Ballmer de rachat uniquement du moteur de recherche de Yahoo!.



Microsoft veut essayer d'autres moyens pour se renforcer sur internet, où il a moins de 3% du marché mondial des recherches contre plus de 60% pour Google. Difficile d'imaginer comment, d'autant que M. Ballmer a déclaré vendredi qu'il n'était pas question d'une autre grosse acquisition.



Mais Bill Gates ne sera sûrement pas loin. Pour les grandes décisions, "je consulterai Bill Gates, mon ami, mon collègue", a lancé Steve Ballmer fin mai. "Bill est disponible pour moi, et c'est une ressource extraordinaire", avait-il conclu.

Après avoir franchi pour la première fois, jeudi soir, le cap symbolique des 140 dollars à Londres comme à New York, le cours du pétrole poursuivait

Par AFP

Dans un entretien à FRANCE 24, le président de l'Opep, Chakib Khelil, prévoit "probablement des prix de 150 à 170 dollars durant cet été".


Les cours du pétrole continuaient de moissonner les records vendredi, au lendemain du dépassement symbolique des 140 dollars le baril, dans un contexte de fortes incitations: des Bourses en berne, la Libye qui agite l'arme pétrolière et des pronostics de prix vertigineux.

Après avoir franchi pour la première fois jeudi soir le cap symbolique des 140 dollars à Londres comme à New York, les cours de l'or noir continuaient à moissonner les records: les prix ont atteint vendredi matin 141,98 dollars à Londres et 141,71 dollars à Londres.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril s'échangeait à 140,99 dollars à New York et à 140,91 dollars à Londres.

Selon un véritable cercle infernal, les prix du pétrole profitent de la désaffection des investisseurs pour les bourses d'action, qui elles-mêmes pâtissent lourdement du pétrole cher.

"Il faut observer que les flux financiers ont quitté les bourses d'action, qui ont enfoncé des planchers. Selon la répétition de schémas observés plus tôt cette année, quand l'argent n'a pas d'endroit où aller, il se retrouve coincé dans les matières premières, car c'est l'un des rares instruments financiers qui le fasse vraiment fructifier", observait Olivier Jakob, du cabinet Petromatrix.

Le Foostie de Londres a touché jeudi soir un plus bas depuis la mi-mars, le Dax de Francfort n'était pas loin vendredi d'enfoncer son plus bas de l'année (6.168 points) et le CAC 40 de Paris revenait à son niveau d'octobre 2005.

"Les prix du pétrole attisent les craintes d'inflation, mettant à mal les marchés d'action, ce qui par ricochet entraîne une nouvelle poussée des prix des matières premières, où les investisseurs viennent chercher de meilleurs rendements", renchérissait Michael Davis, de la maison de courtage Sucden.

L'affaissement de la devise américaine, passée jeudi de 1,55 à plus de 1,57 dollar pour un euro, augmentait encore la séduction du pétrole aux yeux des spéculateurs: lorsque le billet vert baisse, ils tendent à acheter des matières premières vendues en dollar pour se prémunir contre l'inflation.

En toile de fond, les prix restaient soutenus par un cocktail très haussier composé d'inquiétudes sur les disponibilités futures d'or noir, de tensions géopolitiques et de pronostics très haussiers sur les prix du pétrole.

La possibilité d'une réduction de la production en Libye, évoquée par Choukri Ghanem, le PDG du groupe pétrolier public National Oil, Shokri Ghanem, avait semé la panique jeudi.

Tripoli envisagerait de réduire sa production en cas d'éventuelles poursuites américaines, selon des propos de M. Ghanem rapportés par les analystes. Ce dernier n'aurait en revanche pas indiqué de combien serait cette baisse de production, ni même à quelle date elle pourrait intervenir.

Troisième pays producteur africain d'or noir --derrière l'Angola et le Nigeria--, la Libye produit en moyenne entre 1,7 et 1,85 million de barils de pétrole par jour.

Ajoutant à ce climat haussier, le président du géant énergétique russe Gazprom Alexeï Miller a déclaré que l'Opep n'avait virtuellement pas d'influence sur les prix du pétrole, dans une interview publiée vendredi par le Financial Times.

Il a prédit une hausse drastique des prix du brut, comme il l'a déjà fait récemment, prévoyant un prix à 250 dollars le baril (actuellement autour de 140 dollars).

"Si le pétrole parvient à clôturer au-dessus de 140,42 dollars, la situation sera beaucoup clarifiée: cela signifierait que le pétrole s'engage vers les 155 dollars", a pronostiqué de son côté la banque Barclays Capital dans une note technique.

Air France-KLM condamnée à une amende record

Par AFP



Air France-KLM a accepté de payer une amende de 350 millions de dollars dans une affaire d'entente illicite sur les prix du fret aérien aux Etats-Unis qui a donné lieu à plus de 500 millions de dollars d'amendes pour les compagnies impliquées, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.



Ces montants de pénalités doivent encore recevoir l'aval d'un tribunal du district de Columbia, saisi par le ministère de la Justice. Toutes les compagnies poursuivies ont plaidé coupable, est-il précisé dans un communiqué.



Si le tribunal valide ces accords entre le ministère et les compagnies poursuivies, il s'agirait pour le cas Air France-KLM de la 2e plus lourde peine jamais infligée à une entreprise dans le cadre d'un procès antitrust.



Au total, quatre compagnies sont concernées par cet accord: Air France-KLM, Cathay Pacific, Martinair et SAS. Initialement, les poursuites concernaient séparément Air France et KLM, qui ont fusionné depuis.



Cathay a accepté de payer 60 millions de dollars, Martinair 42 millions de dollars et SAS 52 millions.



Une autre compagnie aérienne était concernée par cette affaire, la britannique British Airways, qui a soldé les poursuites en août de l'année dernière, contre 300 millions de dollars de pénalités.

Ivanovic, Bartoli et Mauresmo éliminées

Par AFP

La N.1 mondiale Ana Ivanovic, battue par la Chinoise Zheng Jie, 133e mondiale, a été à son tour emportée vendredi dans le tourbillon de surprises qui balaie Wimbledon depuis trois jours, comme avant elle Maria Sharapova, Novak Djokovic et Andy Roddick.

La Serbe, championne de Roland-Garros il y a moins de trois semaines, avait déjà donné des signes plus qu'inquiétants de fébrilité au deuxième tour contre Nathalie Dechy, 97e mondiale. Elle ne s'était tirée d'affaire que grâce au filet, venu à son aide sur une des deux balles de match de la Française.

La faiblesse du jeu de la jeune star, toujours aussi flagrante, n'a pas pardonné face à Zheng Jie, qui s'est imposée avec une étonnante facilité en deux sets 6-1, 6-4.

Certes la Chinoise, âgée de 25 ans, vaut nettement mieux que son classement actuel (elle a été 27e mondiale en 2006 et a chuté après avoir manqué la moitié de la saison 2007 à cause de blessure).


Mauvaise préparation

"C'est une bonne joueuse. Elle a des coups puissants et elle reste toujours très bas, ce qui fait que les balles arrivent beaucoup plus vite", a dit la Serbe de son adversaire, qui lui rend 25 centimètres (1,64 contre 1,85 m).

Mais l'explication est plutôt à chercher du côté de sa préparation, insuffisante, comme elle l'a honnêtement avoué.

"Je n'ai pas pu me préparer aussi bien que j'aurais voulu. Il a fallu que je me repose un peu après Roland-Garros. Je n'ai pas eu le temps de travailler tous ces petits mouvements très particuliers dont on a besoin sur herbe. Par rapport à la terre battue, c'est un jeu complètement différent", a expliqué la Serbe, qui n'a disputé aucun tournoi sur herbe avant d'arriver à Londres.

La victoire à Paris, sa première en Grand Chelem, a eu aussi un inévitable contrecoup mental. "Ca a été deux semaines pleines d'émotions. J'en ai payé le prix. Avec mes coaches, nous avions décidé de réduire les entraînements pour que je puisse récupérer et avoir un peu de temps pour moi", a-t-elle admis.


Bon pour les Williams

Les éliminations d'Ivanovic dans la partie supérieur et de Sharapova dans le bas laisse le tableau grand ouvert, notamment pour les soeurs Williams.

Serena n'a pas paru au sommet de sa forme, mais cela lui a quand même suffit pour dominer une Amélie Mauresmo franchement diminuée par une blessure à une cuisse, 7-6 (7/5), 6-1.

La finaliste de l'année dernière, la Française Marion Bartoli, a été sortie par l'Américaine Bethanie Mattek 6-4, 6-1, ce qui n'est pas vraiment une surprise vu la faiblesse de ses résultats depuis le début de la saison.

Roger Federer a en revanche passé une journée tout à fait tranquille face au Français Marc Gicquel, balayé en trois sets 6-3, 6-3, 6-1.

Le Suisse, vainqueur de ses trois premiers matches sans perdre un set, va retrouver une vieille connaissance en huitièmes de finale, l'Australien Lleyton Hewitt, le dernier à avoir remporté le tournoi, en 2002, avant son règne de cinq ans. Le N.1 mondial reste sur une impressionnante série de onze victoires consécutives sur son prédécesseur, tombé à la 27e place mondiale.

Une grosse tête de série est aussi sortie du tableau masculin, David Ferrer (N.5), battu en quatre sets 6-4, 6-4, 6-7 (5/7), 7-6 (7/3). L'événement était prévisible car l'Espagnol, qui n'est pas un joueur de gazon malgré sa victoire la semaine dernière à Bois-le-Duc, tombait sur un ancien demi-finaliste, le Croate Mario Antique, de retour vers son meilleur niveau après de nombreux problèmes physiques.

Après son exploit contre Novak Djokovic, Marat Safin a poursuivi sa route, difficilement, en battant l'Italien Andreas Seppi en quatre sets 7-6 (7/5), 3-6, 7-6 (7/3), 6-4.

La Bulgarie retire ses haltérophiles des JO

Par AFP

La Fédération bulgare d'haltérophilie a annoncé vendredi qu'elle retirait ses équipes masculine et féminine des JO-2008 de Pékin après que tous les athlètes les composant se sont révélés positifs aux stéroïdes anabolisants lors de contrôles effectués les 8 et 9 juin.

"En conséquence, la Fédération bulgare d'haltérophilie a décidé d'annuler la participation de ses équipes nationales, masculine et féminine, aux Jeux olympiques", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Les contrôles, effectués lors d'une séance d'entraînement à Asenovgrad (sud), ont révélé la présence de métandiénone, un stéroïde anabolisant prohibé, chez les onze athlètes de la sélection bulgare, a précisé la Fédération.

Sur ces onze haltérophiles (huit hommes et trois femmes), six hommes et deux femmes devaient être retenus pour les JO-2008 en août.

Parmi les athlètes suspendus figurent le champion du monde 2007 Ivan Stoitsov (77 kg), qui espérait décrocher l'or à Pékin, ainsi que Velichko Cholakov, médaille de bronze aux JO-2004 d'Athènes (105 kg).

L'autre médaillé d'Athènes, Milen Dobrev, qui avait décroché l'or en 94 kg, ne figurait pas dans la sélection cette année en raison d'une blessure au dos.

Déjà en 1988 et 2000

Selon les premiers résultats, qui doivent encore être confirmés par une contre-expertise (échantillon B), la substance prohibée pourrait avoir été ingérée après avoir été mélangée à de la nourriture ou à des suppléments alimentaires légaux, a indiqué la Fédération.

Ivan Stoitsov a réagi en indiquant n'avoir jamais pris consciemment de substance prohibée et indiqué qu'il mettrait fin à sa carrière si l'échantillon B s'avérait également positif.

"Je ne peux pas croire que ce soit vrai", a-t-il déclaré à l'agence Focus.

Egalement contrôlé positif, Alan Tsagaev avait été le seul de l'équipe bulgare à avoir pu participer aux JO de 2000 après avoir fait appel de la sanction. Il avait alors remporté une médaille d'argent (105 kg). Vendredi il a également clamé son innocence et indiqué qu'il envisageait d'arrêter la compétition.

La Bulgarie, terre d'haltérophilie depuis les temps communistes, a déjà été secouée par plusieurs scandales de dopage qui ont notamment conduit au retrait de sa sélection lors des JO-1988 à Séoul et des JO-2000 à Sydney. Il s'agit de la première fois que ce retrait s'effectue avant la compétition.

La semaine dernière, la fédération internationale d'haltérophilie (IWF) avait annoncé la suspension de onze Grecs contrôlés positif lors de tests inopinés en avril, et réduit le quota grec pour les jeux Olympiques de Pékin de huit à quatre haltérophiles.

Pour l'homme, élégance et confort

HAUTE COUTURE
Pour l'homme, élégance et confort

Vendredi 27 juin 2008
Plusieurs couturiers marquent le début de la collection printemps-été 2009 : Gaspard Yurkievich dépoussière la maison Rodier, Yohji Yamamoto joue les proportions et Jean-Paul Gaultier habille les femmes comme les hommes.

Débats en ligne houleux sur l'élection zimbabwéenne

Débats en ligne houleux sur l'élection zimbabwéenne

Vendredi 27 juin 2008
L'appel international au report du second tour de la présidentielle au Zimbabwe provoque un débat houleux sur la Toile. Certains y qualifient Morgan Tsvangirai de "pantins de l'étranger", tandis qu'une pétition circule pour reporter l'élection.

Une culture et une langue millénaire


mardi 24 juin 2008
Une culture et une langue millénaire

S'étendant sur 2.800.000 Km2 (équivalent à l'Europe occidentale), l'espace Touareg, a été morcelé à l'indépendance des pays Africains en 1960 entre cinq pays: Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali et Niger : Comme toutes les minorités du monde (trois millions en tout, ils composent respectivement au Mali et au Niger 10 % et 20 % de la population globale), les Touaregs sont des mal-aimés par les pouvoirs centraux des pays qui les abritent de par même la spécificité de leur identité culturelle et linguistique auxquelles ils sont extrêmement et de façon atavique attachés. Ils parlent une langue millénaire : le tamashagh; et ils transcrivent une des plus anciennes écritures d'Afrique (avec l'amharique éthiopien) dont les caractères dessinés depuis la nuit des temps sur les grottes, les rochers et les puits gardent encore l'empreinte : le tifinagh, qui est une version d'écriture de l'alphabet antique amazigh. Les piliers traditionnels de leur vie économique sont constitués du nomadisme pastoral, l'agriculture d'oasis et le trafic caravanier; quoique l'établissement des frontières consécutives à la colonisation les ait acculés, de mauvaise humeur; à une certaine sédentarisation et il leur a interdit les grands cycles de transhumance donc réduit les rapports complexes et étroits qu'ils entretiennent instinctivement avec l'environnement naturel où ils se meuvent.

Nomades, les Touaregs l'ont toujours été et ils le sont encore dans une certaine mesure. Mais ils se défendent jalousement et avec force de l'étiquette que généralement l'imagerie sédentaire affuble à ce terme, qui fait d'un Touareg "un être acivique, qui se dérobe face à ses responsabilités, qui déambule sans raison, qui semble fuir son ombre, qui éventuellement vole, sûrement pille et razzie". Or, en pasteurs nomades, si les Touaregs sont obligés de se déplacer; c'est foncièrement par nécessité: faire bénéficier leurs bêtes des meilleurs pâturages selon une programmation préétablie en fonction des saisons et des parcours traditionnels.

L'entreprise coloniale en avait jadis trouvé argument pour asseoir son hégémonie sur beaucoup de pays Africains et conférer à sa domination "une légitimité humanitaire" : Selon une certaine littérature colonialiste, en plus qu'ils soient nomades errants, les Africains sont des barbares et des esclavagistes en dehors de la civilisation. Après l'indépendance des années 1960, les pays africains du Mali et du Niger, au nom de leurs pouvoirs centraux, procèdent de la même logique quand ils envoient leurs milices noires assujettir, réprimer, voire exterminer les Touaregs quand ils jugent illégitimes, irrecevables, et inacceptables leurs revendications : "Les nomades du nord sont des peuplades errantes, sans patrie, sans Etat, venues du désert en tribus minuscules.... Balayons toute présence nomade de nos villes et villages de nos terres même incultes... Refoulons les nomades dans les sables de L'Azawad ... Jusqu'à nos jours, les Touaregs refusent toute assimilation dans les pays que le hasard de la colonisation, et du tracé des frontières postscolaires leur a imposé. Ils en veulent à la France de les avoir traîtreusement lâchés, en conférant l'indépendance aux nouveaux Etats, le Niger et le Mali, et pas à eux, peuple millénaire. Les Touaregs le rappellent en 1994 à jacques chirac président du RPR en lancant un appel pressant par le biais de "l'association des réfugiés et victimes de la répression de l'Azawad "créée après les massacres commis contre eux dans cette région par l'armée Malienne. Bien auparavant en 1957, c'est-à-dire avant même l'accession du Mali à l'indépendance, le cadi de Tombouctou avait envoyé au général De Gaulle une pétition pour attirer son attention et celle du gouvernement français sur "la situation particulière des populations de l'Azawad (ou ex-boucle du Soudan) et sur la nécessité de prendre en compte leur spécificité dans un cadre territorial" ( voir extrait de la pétition).

Trente ans après les indépendances du Mali et du Niger en 1960, la situation de ces populations deviennent d'année en année de plus en plus dramatique. En 1990, la tension monta d'un cran entre eux et les pouvoirs centraux du Mali et du Niger quand l'ordre était donné à l'armée Nigérienne pour "nettoyer" la région de Tchin Tabaraden, opération s'étant soldée par des centaines de morts parmi la population Touarègue de l'Azawad. Depuis, des foyers insurrectionnels de grande ampleur virent le jour aussi bien chez les Touaregs du Niger que chez ceux du Mali. Après les événements de 1990, le peuple Touareg se sentit si menacé dans son existence même qu'il lança un nouvel appel au secours, cette fois-ci au peuple marocain et au roi Hassan Il. Un cri de désespoir (voir la lettre dans ce dossier justifié par "les liens ombilicaux" existant entre le peuple Touareg et le peuple marocain, "qui sont demeurés réels dans le subconscient collectif de notre peuple... "Lequel disait l'appel au secours, traversait" l'étape la plus cruciale de son existence des temps modernes, nous avons l'honneur et le devoir de faire remarquer à votre majesté que son attitude, face à notre drame, déterminera de façon substantielle l'avenir de notre peuple."
Aspiration des touaregs
Que veulent au fait les Touaregs ? Comme toutes les ethnies minoritaires du monde, au-delà de l'aire géographique, ils veulent d'abord une large autonomie politique et sociale qui leur permettrait de gérer leur quotidien dans le respect absolu de leur identité culturelle. Sur un espace où ils auront la liberté, disent-ils, de bâtir des villes et des villages quand la nécessité de la sédentarisation s'imposera, où leur langue et leur culture seront enseignées comme celles des autres peuples. Des revendications en somme inhérentes à toutes les minorités du monde, que les Etats démocratiques ont su satisfaire en respectant les spécificités ethniques, linguistiques, historiques, culturelles et toutes les composantes de la nation. Mais dans la diversité. L'Espagne, la Suisse, la Belgique et nombre d'autres pays démocratiques en savent quelque chose.
Publié par AFOUS AFOUS à l'adresse 17:02 0 commentaires
Libellés : MOHAMED AG ALY DIT BEBETO CHARGEE RELATION EXTERIEUR AFOUS AFOUS

Onze arguments contre les langues régionales : entre caricature et mensonges

ACTUALITÉ • LES BRÈVES D'EUROMINORITY
Onze arguments contre les langues régionales : entre caricature et mensonges
[26/06/2008]

Le débat sur les « langues dites régionales », à savoir les langues minorisées en Alsace, Bretagne, Catalogne nord, Corse, Flandre, Pays basque ou Occitanie … est un film sans fin. On imaginait un épilogue du type « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants… polyglottes. » Mais après un maigre espoir insufflé par les députés qui souhaitaient que les langues régionales fassent partie du patrimoine de la nation, ce que certains appellent la « géronto-génération » siégeant au Sénat en a décidé autrement. Pour prendre une décision pareille, ils ont certainement évalué le pour et le contre. Le pour est simple : « Toutes les langues naissent et demeurent libres et égales en droit. » C'est vrai, existe-t-il des langues supérieures et des langues inférieures, des langues élues et des langues vouées à disparaître, des langues transcrivant parfaitement les principes d'universalité et des langues communautaristes ? Toute personne sensée répondra rapidement à cette question.

Partant du principe que toutes langues sont égales, comment expliquer qu'il existe encore des opposants aux « langues régionales » ?

Pourtant, les pires clichés circulent dans la presse. Peut-être agacé par le récent sondage de Ouest-France, estimant que 68 % des sondés sont favorables aux « langues régionales », une presse très conservatrice, le Figaro, a emboîté le pas, laissant ses colonnes à l'expression des clichés les plus caricaturaux qu'on puisse trouver. Ces interventions, fortement imprégnées de ce qu'on appelle l'anti-communautarisme, ne sont autres que l'expression la plus simpliste d'un nationalisme d'un autre âge. Celui qu'on hait souvent pour son intolérance et sa bêtise, et qui parfois a eu des effets désastreux. L'analyse de différents articles parus dans la presse nationale (Figaro donc, mais aussi l'Express ou le Monde) ces dernières semaines de juin permet de prendre conscience des maigres arguments développés par ces éditorialistes attitrés ou d'un jour.

- Premier argument : les langues régionales ne sont pas des langues mais de vulgaires patois
Lorsqu'on lit Paul-Marie Coûteaux, député européen, proche des milieux souverainistes et villiéristes, on s'aperçoit immédiatement du dédain qu'il exprime envers les langues autres que le français. Relatant ses vacances en Occitanie, il nous dit avoir « assisté un soir d'été à une représentation théâtrale jouée par une compagnie d'amateurs du canton entièrement en patois » (Le Figaro, 24/06/2008). L'occitan est en effet immédiatement qualifié de patois. Pourquoi parlerait-il de langues parce qu'il estime apparemment qu'il ne s'agit que de sous-langues, le terme patois étant utilisé de manière évidemment volontaire et péjorative. Il s'agit souvent d'une façon dévalorisante d'écarter tout débat sur la place des langues régionales dans nos sociétés.

- Deuxième argument : il y a 73 langues minoritaires en France et elles sont trop nombreuses pour toutes les protéger
Le même auteur voit « un autre problème : les minorités linguistiques sont si nombreuses en France, 73 selon le rapport de l'ancien délégué à la Langue française, M. Cerquiligni, que leur protection serait infinie » (Paul-Marie Coûteaux, Le Figaro 24/06/2008). En effet, les opposants aux langues régionales avancent le fait qu'il y aurait 73 langues minoritaires en France, selon le rapport officiel et très contestable de Bernard Cerquiglini. Il s'agit en effet d'une longue liste de langues et de leurs variantes, comme si, pour le français, on comptait les variantes du Québec, et celles parlées en Afrique ou ailleurs. Il s'agit pourtant de la même langue prononcée parfois de manière différente. Un autre rapport, rédigé par Bernard Poignant pour le Premier ministre (Lionel Jospin à l'époque) était plus pragmatique et recensait pour sa part 8 langues métropolitaines : l'alsacien-mosellan (forme écrite allemand), le basque, le breton, le catalan, le corse, l'occitan, le flamand (forme écrite néerlandais) et l'arpitan (appelé franco-provençal), ainsi que les créoles et les langues des DOM-TOM, dont le tahitien et le kanak sont les plus emblématiques et le cas particulier des langues d'oïl. Et qu'importe en définitive, toutes les langues se valent, qu'il y en ait 300 ou 2 !

- Troisième argument : les langues régionales mettent en péril l'unité nationale
Les langues régionales sont vues comme des ennemies à la nation. Le 18 juin dernier l'Académie français sortant de son rôle (la promotion du français) estimait que l'inscription des langues régionales dans la constitution était une atteinte à l'unité nationale française. En effet, les opposants aux langues régionales développent souvent des théories des plus saugrenues sur les objectifs des défenseurs des langues autres que le français. Pour les opposants aux langues régionales, sans caricaturer outre mesure leurs arguments, les locuteurs de langues régionales sont téléguidés par les ethnicistes allemands, eux-mêmes très influencés par les Américains impérialistes n'ayant qu'un seul objectif : détruire la France. Pour preuve Alain-Gérard Slama , éditorialiste au Figaro estime que la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution « serait faire droit à des revendications extrémistes et une poussée de replis identitaires » (Le Figaro 21/06/2008). Arrêtons-là la plaisanterie. Il existe en effet des liens au niveau européen entre les communautés de langues minoritaires. Des échanges de pratiques existent, en termes linguistique (terminologie, lexicographie, mise en place d'observatoires…), et parfois politique. De là, à imaginer que l'Allemagne, rance de son passé peu glorieux, est un modèle pour les communautés minoritaires de France, il y a des limites que la décence ne peut pas accepter.

- Quatrième argument : l'encouragement de la francophonie est incompatible avec la défense des langues régionales
Cette théorie développée dans un article de François Taillandier, écrivain, est pour ainsi dire bizarre. Il prône l'encouragement de la francophonie, en affirmant qu'une « France qui voudrait se relier au monde commencerait par renforcer les liens de la francophonie » (Le Figaro, 24/06/2008). N'est-ce pas déjà le cas ? La promotion de la francophonie est doté de moyens que les langues régionales aimeraient bien se voir attribuer. Même s'il est vrai que les défenseurs des langues régionales, étant souvent francophones, ne s'y opposent pas ? F. Taillandier doit imaginer que reconnaissance des langues régionales serait un frein à la francophonie. Le fait que les francophones défendent leur langue est légitime. En effet, la langue française vaut tout autant que l'anglais, le swahili ou le basque. Elle n'est ni supérieure, ni inférieure. Mais en quoi les langues régionales peuvent-elles nuire à l'épanouissement du français ? Prône-t-il en filigrane l'impérialisme francophone, devant entraîner l'éradication de la pluralité linguistique ?

- Cinquième argument : les langues régionales ne permettent pas de véhiculer la modernité
Cet argument consiste à mettre sur des plans différents le français et les langues régionales. Le français est la langue de la modernité, tandis que les langues régionales sont des langues du passé. F. Taillandier parle des « langues que la modernité [et pas seulement en France] voue à mourir », thèse également développée par Alain-Gérard Slama qui estime que les langues régionales « tendent à décliner, moins par la volonté de l'État que sous le choc de la modernité ». Le premier insiste en estimant que « le comportement de nos élus en cette affaire a donné une pénible impression d'irresponsabilité ». Il enfonce le clou en indiquant que les promoteurs des langues régionales souhaitent accomplir « les rêves pastoraux du maréchal [Pétain] ». Ces propos ne sont pas tenus dans une gazette anonyme d'illuminés mais un journal d'audience nationale, se disant sérieux, à savoir le Figaro. Pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre qu'ils souhaitent véhiculer un message des plus grotestes, à savoir que les langues régionales condamnées à mourir ne peuvent pas transmettre la modernité et sont la réminiscence d'idées pétainistes, chose défendue par nos élus qui se laisseraient embarquer dans l'affaire. On croit halluciner !

- Sixième argument : les langues régionales mettent en péril l'apprentissage du latin et du grec ancien
F. Taillandier pose la question suivante : « Donnera-t-on demain au basque, au catalan, au breton ces heures d'enseignement, ces postes que l'on s'obstine à retirer au latin et au grec, deux langues anciennes qui constituent le socle historique et culturel de la maison Europe ? ». Sait-il que l'apprentissage d'une langue régionale stimule l'apprentissage des langues en général ? Est-il un monolingue frustré pour imaginer cela ? Sait-il que les lycéens Diwan obtiennent souvent des résultats au baccalauréat que de nombreuses écoles leurs envieraient certainement.

- Septième argument : il vaut mieux apprendre l'anglais qu'une langue régionale
On nous le répète sans cesse. « Tout jeune Français devrait apprendre une des langues de l'Union, ainsi qu'une des grandes langues véhiculaires [l'espagnol, l'anglais]. » Mais cela n'est pas opposé à l'apprentissage d'une langue régionale. L'apprentissage d'une langue régionale, entretenant des liens avec le territoire, de manière précoce vaut largement la pédagogie désastreuse d'apprentissage de langues étrangères à un âge avancé. Les différentes études menées sur ce sujet, dont celles de Gilbert Dalgalian, spécialiste de l'apprentissage précoce des langue, le prouve largement. Nous savons ainsi qu'un enfant apprenant le breton, le basque, le catalan dans leur région auront plus de faciliter à apprendre une langue d'un autre pays.

- Huitième argument : le français doit être la langue exclusive en France
C'est ce qu'on comprend à la lecture d'Alain-Gérard Slama qui se fait plus direct quand il estime que « l'affaire ne souffre aucune discussion ». Donc ni débat, ni confrontation. Monsieur a raison et c'est tout. Soit, mais comment justifier cela ? C'est simple : pour lui l'Académie française a dit « depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France ». Faux, archi-faux, mensonge historique éhonté. Ces cinq derniers siècles, les langues régionales ont été parlées en France et sur des territoires qui, à cette époque, n'étaient pas français. L'exclusivité du français sur le territoire n'a jamais été le cas.

- Neuvième argument : les langues régionales sont en bonne santé, pourquoi les défendre alors ?
« La demande d'enseignement en breton est forte. Donc pourquoi en faire plus ? » lancent certains détracteurs. Il s'agit évidemment d'un mensonge. Les langues régionales agonisent, sont étouffées par une administration française zélée ne leur laissant aucune place. Les blocages pour l'ouverture de classes sont permanents. Certes, la demande est forte, mais l'offre n'est pas promue.

- Dixième argument : l'Europe veut imposer à la France sa vision de la pluralité
Le plus nationaliste des « écrivains » français s'inquiète a priori que la France puisse se démocratiser. En effet quand il écrit que « faire entrer [les langues régionales] dans la Constitution peut être une porte ouverte vers la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales », il a raison. Et nous pourrions lui répondre que c'est un bien. En effet, pourquoi les différents États européens ayant adhéré à l'UE ont-ils été obligés de signer et ratifier ce texte (souvent sommés par la France de le faire), et que la France pourrait s'en dédouaner ? La France doit respecter les mêmes critères démocratiques que ses voisins ! La protection légale des langues régionales et minoritaires est un droit améliorant le standard démocratique permettant d'atteindre un niveau élevé de cohésion d'une société. Il ne s'agit en rien d'un élément de division, mais plus de cohésion euopéenne. L'Europe ne pourra se construire que dans le respect des autres, de leurs différences et des langues pratiquées par les citoyens qu'elles soient nationales ou régionales.

- Onzième argument : la France est une exception culturelle
Si on suit ce raisonnement, cela veut peut-être dire que la France ne peut pas suivre la vague de démocratisation déferlant sur le reste du monde, car ses coutumes et ses dogmes l'en empêchent. En effet, si l'exception culturelle prônée par les détracteurs des langues régionales empêche toutes avancées en matière de reconnaissance de la diversité culturelle, peut-on estimer que la France est un modèle universaliste ? Après en avoir fait l'expérience, lorsqu'il arrive de discuter avec un Allemand, un Italien ou un Chinois de cette exception française, ils rient, bien évidemment. Ils répondent tout simplement qu'ils sont aussi une exception car, qu'il s'agisse des peuples majoritaires ou minoritaires, chacun a ses particularismes culturels. La France n'est donc pas une exception. Elle crée son exception. Les plus beaux discours peuvent être tenus quant à la survie des peuples premiers (le musée du quai Branly à Paris en est la preuve formelle), mais s'ils ne s'appliquent qu'à l'extérieur, n'est-ce pas des incantations sans fondement ? Le conseil constitutionnel estimant que le concept de minorité n'existant pas sur le « sol français », la défense des langues minoritaires n'est par conséquent pas possible. C'est le cas surtout depuis 1992, lorsque pour s'opposer à l'anglicisation de la société, les parlementaires ont ajouté à la constitution l'article 2 stipulant que "le français est la langue de la République", principe s'étant retourné immédiatement contre les langues régionales. Les parlementaires avaient pourtant fait la promesse que ce ne serait pas le cas.


L'attitude qu'on peut qualifier de sectaire, pour rester gentil, des défenseurs exclusifs du français est honteuse. Leurs arguments sont caricaturaux, faux et méprisants. Il rappelle le plaidoyer de Marine Le Pen contre les panneaux bilingues en Bretagne, estimant que le rôle de la France est d'assimiler les populations au détriment de leurs origines et de leurs langues. En les lisant, on a l'impression que la langue française est supérieure aux autres langues. Le français n'est pas la seule langue parlée en Bretagne, au Pays basque, en Catalogne nord, en Alsace ou en Corse... Des locuteurs de langues minorisées veulent les parler, qu'elles soient enseignées et officialisées. Comment, au moment où l'ONU a décrété l'année 2008 Année mondiale des langues, de tels comportements peuvent-ils encore exister ? Espérons, comme le montrent les récents sondages, que les citoyens européens soient plus ouverts d'esprit que ces derniers spécimens d'une autre époque. Ces raisonnements écœurants ne peuvent qu'amener les Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Flamands ou Occitans a ne plus croire dans ce modèle fait de mensonges, de mauvaise fois et de mépris.

(Eurominority)

une vague de réfugiés touaregs à Timiaouine

une vague de réfugiés touaregs à Timiaouine

Posté par taoundart le 23 juin 2008

Une vague des centaines «plus de 100 familles »de réfugiés touaregs qui ontimg0041.jpg fui la violence dans le septentrion malien pour se réfugiés au sud de l’Algérie est arrivée depuis quelques jours à Timiaouine plus de 2500km sud ouest d’Alger selon des sources dignes de foi. Cette vague n’est pas la première qui a choisie la destination de Timiaouine depuis le retour de l’insécurité au nord du Mali.

Le nombre exact de refugiés qui ont dirigés vers l’Algérie est inconnu parce qu’il y a des familles qui abritent chez ses voisins et ses parents. L’état actuel des refugiés de Timiaouine, Tinzaouaten, Bordj Badji Mohktar reste toujours lamentable.

Ils vivent dans des conditions très difficiles et n’ont pas accès à une aide internationale suffisante, ils ont besoins de tout ce qui est nécessaire « produits alimentaire de première nécessité, médicaments couvertures… ». L’aide internationale « gouvernementale, non gouvernementale » est quasiment absente jusqu’au présent.

Les températures y atteignent 50 degré ces jours, et devant les vents de sable extrêmement chaud et insupportable, les tentes sont la seule protection dont ils disposent contre la chaleur et les tempêtes de sable. Pour rappeler, les misérables réfugiés touaregs sont en croissance chaque jour vers les états limitrophes.

C’est une demande et un cri de détresse de peuple touareg de l’Adagh des ifoghas vers les organisations humanitaires internationales, à la communauté internationale et à la presse internationale de jeter un cou d’œil sur cette zone oubliée.

Les langues « régionales » bannies de la Constitution

19 de junh de 2008

Communiqué de presse



Les langues « régionales » bannies de la Constitution

Le Sénat vient de remettre en cause par son vote la reconnaissance des langues régionales dans l’article 1 de la Constitution, adoptée par les députés en première lecture du projet de loi de réforme des institutions. Cela malgré les assurances données aux sénateurs par Rachida Dati selon lesquelles cette reconnaissance ne menaçait nullement l’indivisibilité de la République et d’autre part, il n’était pas question de ratifier la Charte européenne des Langues régionales et minoritaires, précédemment jugée non conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel. Ceux qui considéraient le vote de l’Assemblée nationale comme une première victoire mesurent le chemin qui reste à parcourir. Le jacobinisme est encore un lobby puissant qui transcende les clivages politiques. Pour preuve l’intervention de l’Académie française demandant le retrait de la mention des langues régionales dans la Constitution, une déclaration virulente et de bas étage de la Libre Pensée dans le même sens et une mise en garde de l’ex Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin sur le danger d’éclatement de la République pour ne citer que 3 exemples. Selon le principe des vases communicants, au moment où la France, dans les instances internationales prône la diversité culturelle et où l’ex-président de la République, Jacques Chirac, lance sa fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures, on assiste à un raidissement et à un repli frileux sur la langue française notamment de la part d’une majorité de sénateurs, de tradition jacobine, qu’ils soient de droite ou de gauche. En théorie, comme le texte de loi doit être approuvé dans les mêmes termes par les deux assemblées le gouvernement peut demander à l'Assemblée nationale de statuer en dernier ressort et l’Assemblée nationale pourrait rétablir l’amendement supprimé par le Sénat. Le gouvernement demandera t-il à l’Assemblée de le faire et cette dernière revotera-t-elle cet amendement à l’unanimité? Rien n’est moins sûr car ce n’est pas un sujet jugé prioritaire. Il est important de manifester autant que faire se peut, notre écœurement, notre révolte et notre colère mais en même temps, il faut bien comprendre, pour ceux qui en doutaient encore, que le problème n’est pas seulement culturel, il est surtout politique et qu’il ne suffira pas d’alerter les instances nationales et européennes et de manifester en 2009. Il faut d’abord et avant tout mobiliser les peuples de France qui jusqu’ici n’ont pas été suffisamment résolus dans la défense de leurs identités linguistiques et culturelles. Dans ce domaine comme dans celui du pouvoir régional nous ne deviendrons une force politique incontournable que si nous nous présentons partout aux élections régionales en 2010 et si nous obtenons des scores significatifs. Sans attendre le bon vouloir du prince à Paris, nous devons mettre un terme au génocide culturel et desserrer le carcan du centralisme depuis chez nous. Le Parti de la Nation Occitane s’y emploiera

Parti de la Nation Occitane

B.P 44 F - 30201 Bagnols sur Cèze

Tél. 04 66 82 71 94

mercredi 25 juin 2008

Allemagne-Turquie, une demi-finale riche en symboles

Par AFP

Suivez l'Euro sur le site des Observateurs


L'Allemagne et la Turquie, adversaires en demi-finales de l'Euro-2008 mercredi (18h45 GMT) à Bâle, entretiennent des rapports particuliers en raison de la présence de nombreux immigrés turcs en Allemagne.

Près de 2 millions de Turcs vivent en Allemagne, où le match suscite une énorme effervescence.

Les autorités de Berlin ont ainsi aménagé un espace de plus d'un kilomètre au pied de la Porte de Brandebourg afin d'accueillir 500.000 amateurs de ballon rond.

Dans la capitale, comme à Hambourg, Munich ou Düsseldorf, nombre de grandes villes ont organisé des retransmissions publiques, dans des salles, des stades ou en plein air.

Et de nombreuses entreprises, telles que Porsche, Daimler, Thyssen ou Alstom ont aménagé des horaires spéciaux pour leurs employés afin de leur permettre de suivre le match.

Sur le plan sportif, l'Allemagne sera favorite du premier match entre les deux équipes dans un grand tournoi depuis la Coupe du monde 1954.

En pleine confiance depuis leur succès sur le Portugal (3-2) en quarts de finale, le 19 juin à Bâle, les Allemands pourraient profiter des nombreuses absences qui affectent, pour cause de blessures ou de suspensions, les Turcs, vainqueurs de la Croatie (1-1 a.p., 3 tirs au but à 1) en quarts de finale.

L'autre demi-finale, Russie - Espagne sera disputée jeudi (18h45 GMT) à Vienne, où aura également lieu la finale dimanche (18h45 GMT).

Le Tibet est à nouveau ouvert aux étrangers

Par AFP

Le Tibet sera à nouveau ouvert aux touristes étrangers à partir de mercredi, a annoncé mardi l'agence officielle Chine nouvelle, citant un responsable du tourisme dans la région himalayenne.

Cette annonce intervient trois jours seulement après le passage de la torche olympique dans la capitale tibétaine, Lhassa, lors d'un relais étroitement surveillé qui a prouvé que le Tibet était redevenu "sûr" pour les étrangers, selon l'agence.

"Le succès du récent passage de la torche olympique au Tibet a prouvé que la région était plus stable et que le moment était venu de la rouvrir", a déclaré à Chine nouvelle un responsable du bureau touristique de la région, M. Tanor.

Selon M. Tanor, un petit nombre de touristes étrangers devrait arriver dès mercredi à Lhassa, où de violentes manifestations contre le pouvoir chinois avaient éclaté en mars, poussant Pékin à fermer la région aux visiteurs extérieurs.

Le responsable chinois ne précise pas cependant si des restrictions seront maintenues pour la venue des touristes ni si les journalistes étrangers seront autorisés à se rendre dans la région.

Contacté par l'AFP, le ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas pu fournir de précisions sur ces questions.

Pendant la répression qui avait suivi les émeutes du mois de mars, les autorités chinoises avaient d'abord interdit l'accès du Tibet à tout visiteur.

Ensuite, les habitants de la Chine continentale ont été à nouveau admis à y entrer fin avril et les touristes venant de Hong Kong, Macao et Taïwan en mai.

Mais la région restait fermée aux étrangers et aux journalistes, entraînant des difficultés pour de nombreuses entreprises de Lhassa, selon les médias officiels.

L'hôtel Lhassa, l'un des principaux établissements de la ville, a licencié temporairement plus des trois quarts de son personnel après les émeutes, selon le quotidien officiel Tibet Daily.

Avant les émeutes, les prévisions officielles misaient sur cinq millions de visiteurs en 2008 au Tibet et une augmentation de 24% des recettes du tourisme.

Mais depuis fin avril, les touristes n'ont été que 120.000. L'annonce de la réouverture du Tibet aux étrangers survient trois jours après le passage de la flamme olympique à Lhassa, sous haute surveillance policière.

Selon des responsables tibétains en exil, 203 personnes ont été tuées au cours de la répression des émeutes qui avaient éclaté à Lhassa après des marches pacifiques de moines bouddhistes, organisées pour marquer l'anniversaire de l'insurrection de 1959. Ces émeutes avaient gagné ensuite le plateau tibétain.

Pékin avait signalé pour sa part la mort d'un "insurgé" tibétain tué par les forces de l'ordre et déclaré les "émeutiers" responsables de la mort de 21 personnes.

Tsvangirai demande l'envoi d'une force militaire

Par AFP
Lisez notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimababwe


Ecoutez le témoignage d'une femme sur les violences subies par les partisans du MDC



Le régime au pouvoir au Zimbabwe a maintenu mardi qu'un second tour du scrutin présidentiel aurait lieu vendredi, ignorant l'appel de l'Onu à annuler l'élection, tandis que le chef de l'opposition a demandé l'envoi "d'une force militaire" avec un rôle de "maintien de la paix".

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré que le second tour de l'élection serait maintenu en dépit du retrait de la course du chef de l'opposition Morgan Tsvangirai, avant de déclarer être prêt à des négociations après le second tour de l'élection, selon le quotidien d'Etat The Herald.

"L'élection aura lieu vendredi en accord avec nos lois et notre Constitution", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice Patrick Chinamasa. "Tout retrait de candidature est nul et non avenu", a ajouté le ministre, affirmant que le retrait du leader de l'opposition aurait dû intervenir au moins 21 jours avant le premier tour, le 29 mars.

Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avait renoncé dimanche à participer au scrutin face au chef de l'Etat Robert Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, face à une "orgie de violences" orchestrées par le régime.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi à l'unanimité la campagne de violence contre l'opposition et "le comportement du gouvernement qui a dénié à ses opposants politiques le droit de faire librement campagne".

Le leader de l'opposition est réfugié depuis la nuit de dimanche à lundi à l'ambassade des Pays-Bas à Harare, qu'il quittera "dès qu'(il sera) sûr que (sa) sécurité est assurée", a-t-il dit à l'AFP mardi.

Dans un commentaire publié mercredi par le Guardian, M. Tsvangirai a évoqué l'envoi d'une force militaire. "Nous ne voulons pas de conflit armé, mais les peuples du Zimbabwe ont besoin que l'indignation exprimée par les leaders mondiaux soient accompagnés par la rectitude morale d'une force militaire", a-t-il écrit au quotidien britannique.

"Une telle force aurait pour rôle le maintien de la paix, pas celui de fauteurs de troubles", a-t-il ajouté.

Morgan Tsvangirai mise sur la communauté internationale pour faire plier le président Mugabe depuis la défaite du régime aux élections générales du 29 mars.

Le régime, qui selon les analystes craint de perdre tout semblant de légitimité si l'élection est annulée, reste sourd aux pressions internationales.

"La Grande-Bretagne et ses alliés racontent une série de mensonges à propos du Zimbabwe (...) parce qu'ils veulent créer une situation pour justifier leur intervention au Zimbabwe", a encore dit M. Mugabe lundi, selon The Herald.

Le plus vieux chef d'Etat d'Afrique accuse l'Occident, qui a adopté des sanctions contre le cercle au pouvoir après sa réélection contestée en 2002, de ruiner son pays, plongé dans un marasme économique sans précédent.

La manoeuvre de l'opposition le place toutefois en porte-à-faux vis-à-vis de ses habituels alliés en Afrique australe.

Le président angolais José Eduardo dos Santos, un solide soutien de l'ancien héros de la lutte contre la suprématie blanche, a appelé il y a quelques jours le régime à faire cesser les violences.

Il s'est entretenu mardi à Luanda avec le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères, Simbarashe Mumbengegwi, en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie de la région consacrée au Zimbabwe.

Le président Thabo Mbeki, médiateur de l'Afrique australe pris sous le feu des critiques pour avoir nié l'existence d'une crise au Zimbabwe, incarne désormais le seul espoir de la communauté internationale pour une solution négociée, certains analystes n'excluant plus une guerre civile.

Le Congrès national africain (ANC), autre parti hérité de la lutte, au pouvoir en Afrique du Sud, a pour la première fois mardi tancé le régime zimbabwéen, l'accusant de "bafouer les droits démocratiques" obtenus par la guerre d'indépendance.

Bill Clinton soutient Obama du bout des lèvres

Par AFP

L'ancien président Bill Clinton a accordé mardi son soutien de façon extrêmement laconique au candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama, tandis que son épouse Hillary reprenait ses activités de sénatrice.

Bill Clinton a émis un communiqué lapidaire d'une phrase via son porte-parole Matt McKenna pour soutenir Barack Obama après des mois de conflit latent pendant la campagne des primaires opposant Hillary Clinton à M. Obama.

"Le président Clinton s'engage naturellement à faire ce qu'il peut et ce qui lui est demandé pour s'assurer que le sénateur Obama sera la prochain président des Etats-Unis", a indiqué M. McKenna.

De son côté, la sénatrice de New York a fait sa première apparition au Sénat depuis sa défaite dans la course à l'investiture démocrate au début du mois, pour un déjeuner avec ses collègues démocrates. Vendredi, l'ex-Première dame et Barack Obama doivent organiser leur première réunion de campagne commune dans une ville du New Hampshire au nom symbolique de Unity ("Unité").

Bill Clinton ne devrait pas s'exprimer lors de la réunion Clinton-Obama vendredi. Il était resté silencieux le 7 juin lorsque Mme Clinton avait annoncé son ralliement à la campagne de son concurrent.

"Un parti démocrate unifié sera une force puissante en faveur du changement cette année, et nous sommes confiants dans le fait que le président Clinton jouera un grand rôle", a déclaré un porte-parole de Barack Obama, Bill Burton, ajoutant que le sénateur de l'Illinois et Mme Clinton avaient discuté dimanche de la façon dont l'ancien président pouvait s'impliquer dans la campagne.

Mardi, Mme Clinton devait assister à une rencontre de membres démocrates de la Chambre des représentants. Elle doit intervenir jeudi devant une association d'élus hispaniques (NALEO), avant de rencontrer des bailleurs de fonds avec Barack Obama, auquel elle a promis tout son soutien.

Huit retenus du centre de Vincennes libérés à Nîmes

Par AFP

La polémique sur les responsabilités dans l'incendie dimanche du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes enflait mardi, entre un gouvernement inflexible sur sa politique d'immigration et des associations qui la tiennent pour cause première du sinistre.

Deux retenus étaient toujours en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Paris. Ils pourraient avoir "incité à l'émeute" après la mort la veille d'un autre retenu qui a conduit à l'incendie volontaire du centre, selon une source judiciaire.

Par ailleurs, un retenu manquait toujours à l'appel mardi, sur les 249 qui étaient présents dans le plus grand centre de rétention de France lorsque le feu l'a ravagé.

Premier membre du gouvernement à s'exprimer sur cet événement, François Fillon a affirmé mardi, en marge d'un déplacement dans le Rhône, qu'il n'avait pas l'intention de changer de politique en matière d'immigration.

"On a échappé dans cet incendie à un drame humain qui aurait pu être catastrophique. C'est un incendie d'origine criminelle", a ajouté le Premier ministre. "Ce qui conduit à des situations explosives, c'est l'importance de l'immigration", a-t-il estimé.

La veille, un des porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, était vertement monté au créneau mettant en cause les "provocations" des associations qui manifestaient dimanche devant le centre de Vincennes, évoquant de possibles poursuites judiciaires, notamment à l'encontre du Réseau éducation sans frontières (RESF).

"Le discours serait d'un comique vulgaire s'il ne visait à masquer une réalité dramatique: le sort réservé aux sans-papiers par la politique du gouvernement que soutient M. Lefebvre", avait rétorqué RESF.

La Cimade, seule association habilitée dans les CRA, a estimé mardi que "faire porter sur 30 personnes qui manifestaient à l'extérieur la responsabilité de ce qui s'est passé, non seulement ce n'est pas sérieux mais c'est ridicule".

"Menacer RESF de poursuites pénales, c'est tout simplement intolérable (...) et c'est une façon grossière de ne pas assumer les responsabilités des pouvoirs publics", a affirmé son secrétaire général, Laurent Giovannoni.

Le monde associatif, qui organisait une manifestation mardi à 18H00 devant les décombres du CRA de Vincennes, a trouvé dans le député UMP Etienne Pinte un allié.

Pour l'élu des Yvelines, le "drame" de Vincennes était "malheureusement prévisible" car la politique d'immigration du gouvernement a provoqué des "situations explosives".

Quinze jours avant le sinistre, la Commission nationale de contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones d'attente (CRAZA) tirait la sonnette d'alarme dans un rapport remis au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux et à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

La commission y souligne le "climat de tension et de violence qui règne de façon permanente dans tous les CRA et spécialement à Vincennes, où un rien suffit à mettre le feu aux poudres" et souhaitait "très fermement que la capacité du pôle de Vincennes soit ramenée" à 140 places maximum.

La CRAZA avait déjà mis en exergue les problèmes liés à la concentration de personnes dans un lieu très anxiogène, dans ses observations jointes au rapport au Parlement de décembre 2007 du comité interministériel de contrôle de l'immigration.

La CRAZA va bientôt être remplacée par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, nommé le 11 juin. Ce dernier s'est "tenu informé" de la situation et ses services s'y rendront "après sa réouverture", a-t-il déclaré à l'AFP.

United Airlines entend licencier 950 pilotes

Par AFP

Le groupe UAL (United Airlines) a annoncé son intention de supprimer 950 postes de pilotes, dans le cadre de sa politique de réduction de ses capacités face à la flambée des coûts du carburant.

"Alors que nous réduisons la taille de notre flotte et prenons des mesures dans tout le groupe pour permettre à United de rester concurrentielle dans un contexte de prix du carburants records, nous devons prendre la mesure, difficile mais nécessaire, de réduire le nombre de personnes que nous avons pour notre activité", a déclaré le transporteur dans un communiqué.

UAL a fini en repli de 14,9% sur le Nasdaq pour finir à 6,09 dollars.

Les suppressions annoncées représentent près de 15% des quelque 6.500 pilotes employés par UAL.

La deuxième compagnie aérienne américaine avait annoncé son intention de supprimer 1.400 à 1.600 postes pour réduire de 14% ses capacités domestiques au quatrième trimestre.

UAL, qui emploie 55.200 personnes, a perdu 537 millions de dollars au premier trimestre. La société a eu des discussions de rapprochements avec certains concurrents visant à soutenir sa compétitivité face à la flambée des prix du kérosène.

United a toutefois annoncé récemment ne pas avoir l'intention de fusionner avec une compagnie aérienne et dit son souhaitait d'entrer dans une relation de coopération au niveau mondial avec Continental Airlines.

L'action annoncée par UAL n'est pas isolée. Le mois dernier, le groupe AMR (American Airlines) a fait part de son projet de réduire ses capacités sur ses vols intérieurs de 11% à 12% au quatrième trimestre et de supprimer plus de 1.000 emplois.

En mars, Delta Air Lines, qui projette de fusionner avec Northwest Airlines, a annoncé la suppression de 2.000 emplois et un réduction de ses capacités aux Etats-Unis de 10%.

Nokia lance une offre d'achat sur Symbian

Par AFP

Nokia a annoncé mardi avoir lancé une offre d'achat sur l'ensemble du capital de Symbian, entreprise basée à Londres et spécialisée dans les logiciels de téléphones portables, pour un montant estimé à 264 millions d'euros.



L'opérateur finlandais, qui détient déjà quelque 48% de Symbian, a estimé dans un communiqué que ce rachat "était une étape essentielle dans notre stratégie sur les logiciels".



"Symbian est déjà le leader sur les plateformes ouvertes de téléphones portables" et cette acquisition "va permettre le développement de nouvelles et attrayantes applications", a ajouté le PDG de Nokia, Olli-Pekka Kallasvuo, dans le communiqué.



Le prix par action proposé par Nokia est de 3,647 euros. Symbia emploie quelque 1.490 personnes et parmi ses actionnaires figurent aussi Ericsson, Panasonic, Samsung, Siemens et Sony Ericsson.



Ericsson, qui en détient 15,6%, a déjà indiqué dans un communiqué qu'il acceptait l'offre de Nokia.

Les prix du pétrole "ne vont pas baisser", selon l'Opep

Par AFP

Les prix du pétrole "ne vont pas baisser" et l'Opep "a déjà fait ce qu'elle peut", a déclaré mardi le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole Chakib Khélil, avant d'entamer une réunion avec l'UE à Bruxelles.

"L'Opep a déjà fait ce qu'elle peut faire et les prix ne vont pas baisser", a-t-il dit.

"Nous ne voulons pas accroître la production", a pour sa part confirmé le secrétaire général de l'organisation Abdallah el-Badri. "Il n'y a pas de pénurie".

Pour autant le commissaire européen à l'Energie Andris Piebalgs a indiqué qu'il allait réitérer sa demande d'un accroissement de la production pétrolière.

"Il n'y a pas de raison de conserver des plafonds de production", a-t-il commenté, en jugeant que la spéculation sur les marchés ne jouait pas "un rôle majeur" dans la hausse des prix.

La stagflation s'installe en zone euro

Par Reuters

L'activité dans la zone euro s'est contractée en juin, tant dans les services que dans l'industrie, mais les résultats surprenants de l'enquête mensuelle RBS/Markit auprès des directeurs d'achat ne sont probablement pas suffisants pour dissuader la Banque centrale européenne de relever ses taux d'intérêt en juillet.

Couplée à un indice Ifo inférieur aux attentes en Allemagne, l'enquête réalisée auprès de 5.000 entreprises de la zone euro vient alimenter les craintes de stagflation en confirmant le ralentissement de la croissance alors que les pressions
inflationnistes restent vives.

L'indice PMI dans les services a reculé à 49,5 en juin dans la zone euro contre 50,6 en mai, tombant pour la première fois
depuis juin 2003 sous la barre de 50 en-dessous de laquelle il rend compte d'une contraction.

Trente-six économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un indice à 50,5, et seuls trois le voyaient
descendre sous 50 - la prévision la plus pessimiste était 49,7.

L'indice RBS/Markit dans l'industrie a de même reculé à 49,1 contre 50,6, au plus bas depuis mai 2005, alors que les
économistes prévoyaient en moyenne 50,2.

L'institut allemand Ifo a annoncé au même moment une baisse de son indicateur du climat des affaires à 101,3 en juin contre 103,5 en mai, soit son niveau le plus faible depuis décembre 2005.


Contraction en France, ralentissement en Allemagne


Ces chiffres ont fait descendre l'euro à un plus bas du jour autour de 1,5500 dollar tandis que les futures sur Bunds montaient.

"Même si une contraction de l'activité des services et de l'industrie dans la zone euro ne plaide pas en faveur d'un
relèvement des taux de la BCE lors de sa réunion du 3 juillet, la balance semble néanmoins pencher en ce sens au vu de la nouvelle hausse des prix", juge Howard Archer, économiste chez Global Insight.

"Ceci dit, la nouvelle détérioration de l'activité économique dans la zone euro nous renforce dans notre conviction
qu'un taux à 4,25% (contre 4,00% actuellement) constituera un pic", ajoute-t-il en prévoyant trois allègements en 2009.

Les données flash publiées pour la France et l'Allemagne ont montré une nette détérioration dans le premier cas et un
ralentissement dans le second.

L'indice français des services est tombé sous 50 pour la première fois en cinq ans, à 49,2 contre 50,5 en mai et 50,8 prévu par les économistes. Son équivalent allemand a baissé à 53,3 contre 53,8.

L'enquête montre la persistance de pressions inflationnistes puisque que les prix payés par les prestataires de service ont connu leur plus forte hausse depuis septembre 2000.

Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, avait indiqué vendredi que la banque centrale conserverait un biais haussier sur ses taux tant que les gains de productivité ne permettraient pas de compenser le renchérissement des prix des matières premières.

Même si les entreprises ont réagi en relevant leurs tarifs à un rythme sans précédent depuis novembre 2000, elles n'ont pu compenser ces hausses de coûts.

Leurs anticipations sont de surcroît en nette baisse. Le sous-indice mesurant le volume d'affaires escompté a reculé à
54,9 en juin, son niveau le plus faible depuis 10 ans qu'existe l'enquête.


Baisse de l'emploi


L'affaiblissement de la demande n'épargne pas l'industrie.

Le sous-indice mesurant la production du secteur manufacturier a baissé à 49,5 contre 51,9, au plus bas depuis juillet 2003, et les commandes nouvelles se sont contractées pour le troisième mois consécutif.

Dans ces conditions, les entreprises ont réduit les embauches. Le sous-indice de l'emploi, à 49,7, est passé sous la
barre des 50 pour la première fois depuis février 2006.

"Les deux secteurs, des services et de l'industrie, sont vulnérables à de nouvelles baisses dans les prochains mois",
prévient Chris Williamson, chef économiste chez Markit (ex-NTC) qui a réalisé l'enquête.

Reflétant la faible demande, les stocks de produits finis ont augmenté en juin avec un indice à 50,9, au plus haut depuis
que l'enquête existe, contre 50,3 en mai.

Les baisses des indices des services et de l'industrie ont fait reculer l'indice composite à 49,5, son plus bas niveau
depuis juin 2003.

Allemagne-Turquie, une demi-finale riche en symboles

Par AFP

Suivez l'Euro sur le site des Observateurs


L'Allemagne et la Turquie, adversaires en demi-finales de l'Euro-2008 mercredi (18h45 GMT) à Bâle, entretiennent des rapports particuliers en raison de la présence de nombreux immigrés turcs en Allemagne.

Près de 2 millions de Turcs vivent en Allemagne, où le match suscite une énorme effervescence.

Les autorités de Berlin ont ainsi aménagé un espace de plus d'un kilomètre au pied de la Porte de Brandebourg afin d'accueillir 500.000 amateurs de ballon rond.

Dans la capitale, comme à Hambourg, Munich ou Düsseldorf, nombre de grandes villes ont organisé des retransmissions publiques, dans des salles, des stades ou en plein air.

Et de nombreuses entreprises, telles que Porsche, Daimler, Thyssen ou Alstom ont aménagé des horaires spéciaux pour leurs employés afin de leur permettre de suivre le match.

Sur le plan sportif, l'Allemagne sera favorite du premier match entre les deux équipes dans un grand tournoi depuis la Coupe du monde 1954.

En pleine confiance depuis leur succès sur le Portugal (3-2) en quarts de finale, le 19 juin à Bâle, les Allemands pourraient profiter des nombreuses absences qui affectent, pour cause de blessures ou de suspensions, les Turcs, vainqueurs de la Croatie (1-1 a.p., 3 tirs au but à 1) en quarts de finale.

L'autre demi-finale, Russie - Espagne sera disputée jeudi (18h45 GMT) à Vienne, où aura également lieu la finale dimanche (18h45 GMT).

Justin Gatlin interdit de compétition

Par Reuters

L'IAAF a répété mardi que le champion olympique du 100 mètres Justin Gatlin, suspendu pour dopage, ne pouvait participer à une quelconque compétition internationale alors que l'Américain a engagé une bataille juridique pour participer aux sélections nationales en vue des Jeux olympiques.


"Il ne sera pas autorisé à courir dans une compétition internationale durant la période de sa suspension", a écrit mardi le porte parole de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Nick Davies dans un courriel adressé à Reuters.


Ses propos font écho à un communiqué publié dans la journée par le Comité International Olympique (CIO) selon lequel "Gatlin n'est pas autorisé à participer aux Jeux olympiques de Pékin 2008".


Gatlin a été suspendu pour quatre ans après un test positif à la testostérone en 2006.


Il a porté l'affaire devant la cour fédérale de Pensacola, la ville où il réside en Floride, dont il attend qu'elle l'autorise à prendre part aux sélections qui débutent vendredi à Eugene, dans l'Oregon.


Mardi, le juge Lacey Collier a cependant débouté l'athlète en ne lui permettant pas de participer aux éliminatoires en vue des JO de Pékin, estimant que cette participation est "du seul ressort" du Comité olympique américain (Usoc).


"LES DÉCISIONS DU TAS SONT DÉFINITIVES"


L'avocat de Gatlin plaide la faute de procédure. Il estime que les autorités antidopage n'auraient pas dû lui infliger une suspension aggravée.
Une première affaire de dopage aux amphétamines, remontant à 2001 et justifiant éventuellement cette peine aggravée, est contestée par l'athlète, qui se prévaut d'une autorisation à usage thérapeutique.


Gatlin, triple médaillé aux JO d'Athènes, a été débouté ce mois-ci par le Tribunal d'arbitrage du sport (TAS) de Lausanne.


"Nous considérons les décisions du Tas comme définitives et obligatoires et nous ne pensons pas qu'un tribunal américain ait juridiction sur les règles de l'athlétisme international", a affirmé le porte-parole de l'IAAF.


Howard Jacobs, qui représente le Comité olympique américain (USOC), a argué que Gatlin ne pouvait faire appel que devant le Tribunal fédéral suisse.


"Ce tribunal, a-t-il dit lundi à Pensacola, n'a pas autorité pour se prononcer. Même s'il le faisait, le Comité international olympique ne laisserait pas (Gatlin) participer s'il décroche sa qualification."


La meilleure performance de Gatlin sur 100 mètres remonte à 2006, quand il avait égalé le record du monde alors détenu par le Jamaïcain Asafa Powell en 9"77.

Aretha, Leonard et Woody au Festival de jazz de Montréal

Par AFP

Leonard Cohen aura l'honneur d'ouvrir le bal, avec un concert de préouverture mardi 24 juin. A 73 ans et après 15 ans de répit, le romancier et chanteur montréalais fait sont retour sur scène.



Ses 40 ans de chansons, de classiques comme Suzanne, So Long, Marianne, Bird on a Wire, Hallelujah ou Everybody Knows, ont forgé et confirmé une signature résolument unique, inimitable.



Le chanteur à la voix grave si caractéristique parle d’un nouvel album pour cette année.



Au Festival de Montréal, il vient nous présenter ses nouvelles chansons, dans le cadre de sa nouvelle tournée, la première depuis 1993.



Un hommage lui sera rendu pour l'ouverture officielle du Festival, jeudi 26 juin, avec un grand concert gratuit où des têtes d'affiches comme Katie Melua, Steven Page, Garou et bien d'autres seront présentes.



"Hallelujah", Leonard Cohen a chanté "jusqu'au bout de l'amour" pour son premier concert après 15 ans d'absence sur scène dans sa ville natale, sa voix grave, sensuelle, envoûtante, n'ayant rien perdu de sa superbe.


Vêtu d'un complet gris, un chapeau mou sur la tête, les épaules voûtées, les genoux fléchis, Cohen est apparu sur scène à la fois souriant et ému devant une salle comble de 3.000 spectateurs en extase qui lui a réservé une ovation avant même qu'il ne pousse sa première chanson.

"Ça me touche profondément, vraiment", a-t-il lancé dans un français mâtiné d'un accent anglais craquant. "Danse avec moi jusqu'au bout de l'amour", a-t-il demandé à la foule, hypnotisée pendant plus de trois heures par sa poésie, ses mélodies et surtout sa "voix d'or".

Cette longue absence sur scène entre 1993 - date de sa dernière tournée - et aujourd'hui, a étrangement préservé, voire bonifié, la voix du poète anglo-montréalais.

Entouré de neuf musiciens y compris trois choristes angéliques, Cohen a décliné plus d'une vingtaine de ses classiques, de "Everybody knows" à "I'm your man" en passant par un "Hallelujah" un brin gospel chaudement salué par le public et l'incontournable "Suzanne".

Il a interprété cette chanson seul, caressant les cordes de sa guitare comme s'il s'agissait des cheveux ondulés de sa première amante. Après deux heures trente, l'apôtre de l'amour s'est retiré de la scène pour mieux y revenir.

"On n'est pas pressé", a-t-il soufflé avant d'additionner neuf chansons dans un rappel aux allures de communion entre le public montréalais et l'enfant prodigue dont le concert marquait un retour attendu dans sa ville d'origine, la presse locale consacrant des dossiers fouillés à cet artiste qui a su cultiver la rareté.

Cohen s'est retiré dans un monastère bouddhiste près de Los Angeles de 1993 à 1999. Et après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, il a cherché la tranquillité en Inde où il a passé un total de neuf mois.

"Parfois, je me demandais si je ne chanterais plus jamais sur scène. Ce n'était pas tragique, mais pendant que je faisais mon lit ou que je cuisinais - j'étais un cuisinier au monastère - je me disais: +c'est donc ça ma vie, je ne chanterai plus jamais en public, c'est fini+", déclarait-il récemment au quotidien La Presse, dans une rare entretien.

Si les chansons de Leonard Cohen évoque toujours le spleen ou une certaine mélancolie, l'homme est apparu radieux sur scène, ironisant sur sa propre vie, son parcours, sa consommation d'antidépresseurs et sa lutte contre l'alcoolisme.

"J'ai lutté contre la bouteille, mais il fallait que je sois ivre pour le faire", a-t-il plaisanté, se confiant à son public comme s'il s'agissait d'amis de longue date retrouvés au terme d'un long voyage.

Le chanteur folk, qui a entamé au début du mois de juin à Toronto une tournée mondiale qui doit le conduire en France, en Belgique et en Suisse, avoue candidement avoir besoin de ces spectacles pour se refaire un coussin financier après avoir été ruiné par son ex-manageur, Kelley Lynch.

"J'espère que malgré les prix gonflés (des billets) vous ne serez pas déçus", blaguait-il en lever de rideau. "Mon amour, j'espère que tu as été satisfaite... Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai", a-t-il conclu.



D'autres pointures telles Ayo et le Brésilien Gilberto Gil seront aussi à l'affiche de cette 29ème édition.



Le festival international de jazz de Montréal s'achèvera dimanche 6 juillet.

Le génome de chaque individu évoluerait tout au long de la vie

Par AFP

Le génome de chaque individu change dans le courant de la vie sous l'effet de facteurs environnementaux ou alimentaires, ce qui expliquerait l'émergence de maladies comme le cancer avec le vieillissement, selon des travaux publiés mardi.

Des chercheurs de l'université Johns Hopkins (Maryland, est) ont découvert que les marques épigénétiques sur l'ADN (autres que la séquence elle-même) se modifient au cours de la vie d'une personne et l'ampleur des changements est similaire parmi les membres d'une même famille.

L'épigénétique regroupe l'étude des mécanismes permettant aux cellules de maintenir l'intégrité de leur génome.

"Nous commençons à voir que l'épigénétique est au coeur de la médecine moderne car les changements épigénétiques, à la différence de la séquence d'ADN qui est la même dans chaque cellule, peuvent se produire sous l'effet du régime alimentaire ou de l'exposition à des facteurs environnementaux", souligne le Dr Andrew Feinberg, professeur de biologie moléculaire et de génétique à la faculté de médecine de l'Université Johns Hopkins.

"L'épigénétique pourrait bien jouer un rôle dans des maladies comme le diabète, l'autisme et le cancer", ajoute-t-il.

Ces chercheurs ont analysé des échantillons d'ADN provenant de quelque 600 personnes ayant participé à l'étude sur le coeur dite de Reykjavik. Les participants ont fourni des échantillons d'ADN en 1991, et de nouveau entre 2002 et 2005.

Ces généticiens ont mesuré les variations totales de méthylation, qui est la principale modification épigénétique (donc réversible) de l'ADN, dans 111 de ces échantillons.

Ils ont comparé la méthylation de ces personnes entre 2002 et 2005 à celle des échantillons collectés en 1991.

Ces chercheurs ont découvert que dans quasiment un tiers des cas, la méthylation avait changé pendant cette période de onze ans.

"Nous avons constaté un changement notable au cours du temps qui selon nous prouve que l'épigénétique d'un individu change avec l'âge", explique le Dr. Daniele Fallin, professeur associé d'épidémiologie à la faculté de médecine Johns Hopkins.

Ces changements épigénétiques pourraient aussi être héréditaire ce qui expliquerait pourquoi des familles sont plus touchées que d'autres par certaines maladies, poursuit-elle.

Cette étude paraît dans le Journal of the American Medical Association daté du 25 juin.

samedi 21 juin 2008

Émission de télé réalité «Case Sanga 2» : Les cinq candidats du Mali rendent visite à leur marraine, Babani Koné, avant l'arrivée des autres

ORTM / Télé / Radio
Émission de télé réalité «Case Sanga 2» : Les cinq candidats du Mali rendent visite à leur marraine, Babani Koné, avant l'arrivée des autres
Bamako Hebdo, 21/06/2008 E-mail Imprimer

Le coup d'envoi de l'émission Case Sanga 2 est prévu pour le 4 juillet. Les jeunes candidats originaires des différents pays et leurs parrains et marraines sont en train de bien se préparer avant l'ouverture de la résidence, le 27 juin prochain.

Certains candidats ont eu des audiences avec leurs ministres en charge de la culture, d'autres avec des chargés de mission des départements en charge de la culture et des loisirs, selon les pays. D’autres se contentent de rendre visite à leurs parrains et marraines. C'est ainsi que les cinq candidats du Mali, Alou Sangaré, Ousmane Toumani Diakité, Assanatou Keïta, Fanta Sissoko et Ibrahima Molobaly Théra étaient chez leur marraine, Babani Koné dite Sirani. Cette rencontre avait été reportée, pour des raisons de voyage de la star Babani Koné aux Etats-Unis. En fait, Sirani était allée aux les cérémonies de mariage de la fille de l'une de ses Jatigiw. C'est à son retour, avant qu’elle aille à Ségou pour l'intronisation du chef des griots, qu’elle les a reçus.

Les jeunes candidats étaient accompagnés par Baba Diarra dit Ander et de Papa Wane, les responsables de Fanaday, des deux animateurs de l'émission, Nana Salama Haïdara et Issiaka Ba dit Amkoullel et du réalisateur Moustaph Maïga. Après avoir mis un nom sur leurs visages, Sirani a donné l'assurance à ses désormais protégés, de les aider à bien se préparer pour défendre les couleurs de notre pays, "N'oubliez pas que c'est une compétition entre jeunes, mais que cette année elle est ouverte à d'autres jeunes d'Afrique. C'est pourquoi vous devrez être à hauteur de souhait. Je suis prête à vous accompagner partout, durant toute la compétition". Les jeunes ont, en retour, promis qu'ils défendront avec dignité le drapeau national.

Comme cela est devenu la tradition, les cinq Aigles chanteurs ont improvisé une chanson en l’honneur de leur marraine. A travers ce morceau, elle a pu tester en live les voix de chacun d'entre eux, à l’occasion de ce mini show dans le grand salon de la résidence Sirani. Emportée par l'ambiance créée par les jeunes candidats, elle a entonné avec une chanson pour encourager les concurrents, qui ont d'ailleurs fait les choristes.

Babani a donné des assurances à tous, concernant sa disponibilité pour un bon accompagnement des artistes en herbe durant toute la compétition. Les candidats maliens ont déjà participé à une émission sur Africable, au cours de laquelle chacun s'est présenté, avant d’interpréter une chanson. Pour ce qui est des candidats des autres pays, ils commenceront à arriver à Bamako à partir du 20 et jusqu'au 23 juin, la résidence débutant le 27. Le retard accusé par certains est simplement dû au fait qu’ils sont en train de passer le baccalauréat, qui prendra fin dans la plupart des pays le 25 juin prochain. Si tout va bien, les Sénégalais Fanta Sissoko et Abdoulatif N'Diaye arrivent le 24 juin, en provenance de Dakar, de même que Mariam Dioubaté et Ami Kanté, de Guinée Conakry.

Le lendemain, c'est le 25, ce sont les Burkinabé Kamboumini Patricia et Amadou Diabaté qui fouleront le sol malien. Le même jour sont attendues les 2 candidates du Niger, Ormela Mahou Messa et Frida Emile Nassar. L'unique candidat de la France, Madioula Manga arrivera à Bamako juste 48 heures avant l'ouverture de la résidence Case Sanga 2 le 27 juin. Il faut ajouter à ceux-ci les cinq candidats du Mali, Fanta Sissoko, Alou Sangaré, Ousmane Toumani Diakité, Assanatou Keïta et Ibrahima Molobaly Théra.

Au total, ils seront quatorze candidats, 9 filles et 5 garçons, qui vont se battre pour succéder à Mamadou Dembélé dit Dabara, lauréat de Case Sanga 1. Le premier prime time, c'est-à-dire début de la compétition, est prévu pour le 4 juillet prochain, au Palais de la Culture, plus précisement dans la salle Bazoumana Sissoko, en présence de la marraine des candidats du Mali et de Dabara.
Kassim TRAORE



Bamako Hebdo, est seul responsable du contenu de cet article
233 hits

Cérémonie d'intronisation du chef des griots de Ségou : Babani Koné dite Sirani distribue l'argent à flots

Faits Divers
Cérémonie d'intronisation du chef des griots de Ségou : Babani Koné dite Sirani distribue l'argent à flots
Bamako Hebdo, 21/06/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

L'association des griots de l'île de Damonzon Diarra a perdu son chef il y a quelque temps. Après les cérémonies de funérailles, les rituels traditionnels et le quarantième jour de sacrifices, les jeliw ont tenu une réunion pour décider de son remplacement. C'est ainsi qu'il a été décidé de nommer son frère à ce poste. Les chefs des associations de griots de plusieurs localités ont répondu à l'appel de ceux de Ségou, afin d’être témoins de la grande cérémonie d'intronisation. C'était le samedi 14 juin 2008 à Ségou.

C'est la place de l'Indépendance de Ségou, au centre ville, communément appelée la tribune, contiguë au stade municipal, qui a été le théâtre de cette manifestation. La cérémonie a été divisée en deux tranches. L'après-midi, c'était l'intronisation proprement dite. Ce rituel a réuni les chefs des griots de plusieurs régions et localités du Mali, comme Bamako, où Ousmane Soumano était à la tête de la délégation, San, Sikasso, Koutiala, Mopti, Kayes, Kita, Niono, en somme tous les chefs de griots étaient présents à l'intronisation de Ousmane Koita, qui succède au grand Bakirango Koita décédé.

La cérémonie n'a pas pris duré,car l'intéressé principal était bien préparé pour occuper le fauteuil de son prédécesseur défunt. Les artistes de Ségou ont fait une animation pour souhaiter longue vie à leur nouveau chef, tout en lui demandant d'être impartial dans sa gestion des affaires et des crises. Mais le clou a été les conseils des aînés, comme Ousmane Soumano, chef des griots de Bamako, et bien d'autres responsables, qui ont pris la parole au nom des grandes familles de griots du pays, pour prodiguer des conseils mais aussi des secrets. Comme les paroles, les morceaux étaient pleins de voeux et de leçons pour le nouveau chef.

Dans la nuit, c'est l'une des belles voix féminines de la région, en la personne de Babani Koné dite Sirani, qui a animé le Sandia, manifestation d'intronisation. Pour la circonstance, la fille de Ba Salif Koné et de Mariam Kouyaté était accompagnée par les griottes de l'association Génération Montante, qu'elle vient de mettre en place. Dans le lot des jeunes artistes qui étaient à Sido Diarra, il y avait Touma Diabaté, Ché Ché Dramé et bien d'autres. Les femmes, jeunes et autres mélomanes de Ségou qui avaient fait le déplacement étaient heureux, car Sirani était dans un grand jour. C'est grâce à son papa qu'elle avait accepté d'aller faire ce show, et elle a donné le meilleur d’elle-même.

Babani Koné est revenue sur tous les morceaux de l'album Ngnoumadon, qui est son dernier album sur le marché. Comme c'était une affaire entre Ségoviens, Sirani a mis la main à la poche, pour satisfaire et donner à gogo de l'argent aux griots et founés de la cité des Bamanan. Parmi eux, c'est le jeune Founé Petit Camara, l'un des maîtres de la parole qui reçu le plus d'argent.

La soirée a continué de plus belle avec les prestations des jeunes artistes, entrecoupées des prestations des griottes de Ségou, avec lesquelles Babani Koné a fait plusieurs duos, histoire de faire plaisir aux Jatigiw qui, eux aussi avaient fait massivement le déplacement. Le summum de la soirée à été la symphonie des griots, pour accompagner le nouveau chef dans son vestibule, afin que son commandement puisse commencer.
Kassim TRAORE

Bamako Hebdo, est seul responsable du contenu de cet article
500 hits
À lire également
La femme explosive (suite) : La température monte ( 5)

Vos commentaires
Posté par 0000, le 21 Jun 2008 09:09:13 GMT
SIRANI Allah ka barika don ila,ka shi ni kènèya ani labanko gnouma di
ima bisou.

La femme explosive (suite) : La température monte

Faits Divers
La femme explosive (suite) : La température monte
Bamako Hebdo, 21/06/2008 Commentaires [ 5 ] E-mail Imprimer

Ce jour là, la cour de la Direction des Enseignements Supérieurs était bondée de monde. Elèves et parents à la recherche de fonctionnaires chargés des domaines afférant à l'après bac. Vendeuses de tissus venues encaisser l'argent des dettes contractées par leurs clients.

Revendeuses de poissons frais et d'autres produits prisés par la clientèle des services de l'éducation et qui font la joie de la famille qui attend le soir au foyer. Car le travailleur ne rentre jamais les mains vides à la maison. Ce jour là les bureaux étaient désespérément vides à cause de la chaleur torride aggravée par la panne chronique des climatiseurs et des plafonniers.
Bienvenue

C'est souvent à l'ombre des murs que se déroulaient les entretiens entre les visiteurs et les cadres traitant les dossiers. Le lieu n'était pourtant pas commode pour les mesures d'accompagnement. Les visiteurs étaient gênés dans l'exécution de certaines pratiques : pots de vin et autres bakchichs nécessitant de la discrétion. Opérations charmes. Opérations sourires, viols de conscience, trafic d'influences, prévarication.

Etaient-ce les parents qui tentaient de graisser la patte des cadres au vu et au su de tout le monde ou ces derniers qui exigeaient d'eux des prix de moutons, de colas ou de carburant pour la mise en forme de leur volonté d'action. En tout cas les difficultés étaient à tous les angles en ces temps d'atroces soudures. Et l'aiguille oscillait entre le respect de la déontologie et la tentation de l'infraction.

C'est dans cette atmosphère délétère que la mercedès blanche de Baba fit son entrée, une entrée tant remarquée que l'on entendit un cri d'admiration poussé à l'unisson.

- Waou ! Ça c'est de la classe.

- Dès que ses occupants mirent pieds à terre, une nuée de mendiants vola sur eux. On aurait dit des oisillons affamés.

- Donnez aux pauvres pour l'amour du ciel ! Pitié !

Ne pouvant se frayer un chemin, Baba indigné éclata :

- Foutez-moi le camp ! On n'est pas vendredi aujourd'hui et on n'est pas une mosquée. L'ordre ne tomba pas dans l'oreille de sourds. Ce fut le calme.

- Patron, je garde la voiture sinon ils vont vous crever un pneu.

- Ah bon ! fit Baba. C'est toi qui veux crever mon pneu. Batraden. Si je te trouve ici à mon retour, je t'embarque à la police pour délinquance caractérisée. Entendu ?

Le petit talibé prit la fuite, ignorant sous la menace.

Des souvenirs agréables et salés

Alors Baba et Fati montèrent au premier niveau d'un bâtiment à cinq étages, longèrent un couloir qui les mena au secrétariat du Directeur Général des Enseignements Supérieurs.

- Bonjour Madame fit Baba très poli dans son apport remarquable.

- Bonjour. Que désirez-vous ? Demanda avec sourire la secrétaire en taille basse.

- Un entretien de courte durée avec Monsieur le Directeur.

Juste à ce moment un groupe de coopérant détendus sortit du bureau

- Vous avez de la chance, Monsieur, Veuillez entrer fit la secrétaire.

A la vue de Baba, le Directeur le dévisagea et lui fit ses hommages.

- Je crois que j'ai devant moi quelqu'un de très connu, Monsieur Baba si je ne me trompe.

- C'est bien moi ! Décidément le monde est petit

- La célébrité exige des rançons. Que me vaut l'honneur de votre visite ? D'abord daignez-vous asseoir. U